Crise grecque-le rapport interne qui accable le FMI !

Crise grecque-le rapport interne qui accable le FMI !

Crise grecque : le rapport interne qui accable le FMI

La gestion calamiteuse crise grecque Fonds Monétaire International mise évidence rapport d’évaluation publié 28 juillet.

Le bureau indépendant d’évaluation du FMI a publié un rapport très sévère. Décisions hâtives, pression politique, règles contournées, le FMI a perdu pied en Grèce.

clip_image002C’est un rapport qui, au milieu de l’été, a au moins fait réagir une personne : Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec, (voir le prochain texte). Après la parution des 80 pages rédigées par le bureau indépendant d’évaluation du FMI sur la gestion de la crise de la zone euro, l’ex- star de la politique a demandé sur Twitter la démission de Poul Thomsen, l’homme du Fonds en charge des programmes pour la Grèce et le Portugal.

« Le FMI confesse avoir immolé la Grèce pour le compte de l’Eurogroupe », résume Yanis Varoufakis, après avoir pris connaissance de ce rapport accablant.

clip_image004Le travail d’investigation du bureau indépendant n’a manifestement pas été facile. Il est écrit que les enquêteurs ont eu du mal à obtenir les documents confidentiels qui étaient nécessaires à leur analyse. On comprend pourquoi. Ils accusent le FMI d’avoir pris des décisions hâtives, en contradiction avec ses propres règles au sujet de la Grèce.

Le FMI déclenche un plan d’aide à la Grèce sans restructuration de dette préventive

Ainsi, en mai 2010, le comité de direction du Fonds donne son feu vert à un plan de sauvetage du pays. Des fonds vont être débloqués pour permettre à Athènes de faire face à la tourmente, alors que le pays perd l’accès aux marchés financiers.

Or, le « board » a approuvé cette décision

·       « sans chercher à effectuer une restructuration de dette préventive », soulignent les experts,

·       « alors même que la dette souveraine n’était pas jugée soutenable avec une forte probabilité ».

·       Et d’enfoncer le clou : le cadre pour les sauvetages exceptionnels a été respecté de « manière superficielle ».

·       Pour coller à la situation, le FMI a même formellement modifié ses règles, mais sans mener de débats approfondis.

Les équipes du Fonds sujettes à une pression politique dans la gestion de la crise de la zone euro

Le second grief est lié au premier : le Fonds n’a pas su garder son indépendance. « Le fonctionnement de la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI) a pu exercer une pression politique sur les équipes techniques ». Dans ce cadre, le bureau d’évaluation critique les projections de croissance « excessivement optimistes » produites par le FMI. « Les leçons des précédentes crises n’ont pas toujours servi », déplorent les experts.

Et de conclure : « la gestion de la crise de la zone euro par le FMI pose la question de la responsabilité et de la transparence, qui entretient l’idée que le Fonds a accordé un traitement spécial à l’Europe ». Un coup dur pour l’institution. Les auteurs du rapport invitent le FMI à prendre un certain nombre de mesures pour renforcer son indépendance et sa crédibilité. Le Fonds immolé sur l’autel de la zone euro ?


Le FMI avoue avoir immolé la Grèce pour le compte de l‘Eurogroupe, par Yanis Varoufakis

Cette semaine a débuté avec un débat au parlement grec, lancé par l’Opposition Officielle (le principal – mais pas le seul – supporter de la troïka à l’intérieur de la Grèce), avec pour objectif final de me faire inculper pour avoir osé contrer la troïka lorsque je fus ministre des finances durant les six premiers mois de 2015.

clip_image006

La troïka, qui avait organisé une panique bancaire avant même que je prenne pied dans mon ministère, qui m‘avait menacé de fermeture des banques trois jours après que j‘aie assumé ma charge ministérielle, et qui avait mis en œuvre la fermeture de nos banques, avait à présent décidé de m’accuser d’avoir… fermé les banques et imposé le contrôle des capitaux. Comme tout bon harceleur, la troïka s’est montrée plus que prompte à blâmer ses victimes, et à bafouer et vilipender tout qui oserait résister à ses violences.

clip_image007

Ma réaction aux accusations de la troïka et à la menace d’être entraîné dans une enquête judiciaire fut simple : « Allez-y ! » « Je vous affronterai », les ai-je défiés, « dans l’arène que vous choisirez : dans un amphithéâtre, sur un plateau de télévision, même devant une cour de justice ! » Au final, ils se sont dégonflés, et la motion parlementaire a été rejetée lorsque quelques-uns d’entre eux (un petit parti qui est habituellement totalement inféodé à la troïka) ont fait le choix stratégique de voter contre elle.

Ensuite, pour parfaire la raclée essuyée par la troïka cette semaine, le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI (IEO en anglais) a été publié. C’est une évaluation brutale qui ne laisse aucune place au doute quant à la théorie économique triviale et à la diplomatie à la canonnière utilisée par la troïka. Ce rapport met en difficulté le FMI, la BCE et la Commission : soit ils restaurent un minimum de leur légitimité en admettant leurs erreurs et en se séparant de ceux qui portent le plus de responsabilité dans cette affaire, ou ils ne font rien, par la même décuplant le mécontentement des citoyens européens envers l’UE, accélérant ainsi la déconstruction de cette dernière.

Lorsque j’étais ministre, occupé à négocier avec ce genre d’individus, la presse pro-troïka (ou plutôt, la presse dépendant de la troïka) affirmait que j’étais indigne de conduire ces négociations parce que j’avais osé insinuer que, de 2010 à 2014, le FMI, la BCE et la Commission avaient soumis la Grèce à des simulations de noyade fiscale, provoquant une Grande Dépression inutile en raison de leur imposition violente de politiques macroéconomiques incompétentes. Les médias de l’establishment affirmaient que le ministre des finances d’une petite nation en faillite, soumise à des simulations de noyade fiscale par les fonctionnaires de la toute-puissante troïka, ne pouvait pas se permettre de dire, que ce soit en public ou même en privé, que l’on était en train de soumettre cette petite nation en faillite à des simulations de noyade fiscale.

Ma réponse fut que nous avions tenté le silence et l’obéissance de 2010 à 2014. Le résultat ? Une perte de 28 % du revenu national, et les raisins de la colère qui « …s’étoffaient et se faisaient de plus en plus lourd pour la récolte. » Il était donc temps de donner à la troïka des contre-propositions modérées, rationnelles, tout en refusant de continuer à hocher la tête devant leur tactique visant à « faire comme si. » Jamais on ne m’a pardonné d’avoir adopté cette position.

Un an après que la troïka ait réussi à me faire éjecter du gouvernement grec, en convaincant Alexis Tsipras à capituler devant eux contre les souhaits de 62 % des électeurs grecs, le « bureau des affaires internes » du FMI confirme maintenant que ma position était totalement justifiée, et non erronée ou peu diplomate. Dans son article du 29 juillet au sein du Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritcher a dit ceci à propos du rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI :

Un sous-rapport sur la saga grecque révèle que le pays a été forcé de se soumettre à un resserrement écrasant, équivalent à 11 % du PIB sur les trois premières années. Ceci a déclenché une spirale négative auto-alimentée. Plus la situation se dégradait, plus la Grèce était forcée de sabrer – ce que l’ex-ministre des finances Yanis Varoufakis a appelé « simulation de noyade fiscale. » (Voir plus bas pour des citations pertinentes du texte d’Evans-Pritchard).

À présent, la question est : que va-t-il se passer ensuite ?

  • Quel intérêt y a-t-il à recevoir un mea culpa, si les politiques imposées au gouvernement grec sont les mêmes que celles pour lesquelles un mea culpa a été publié ?
  • Quel intérêt y a-t-il à avoir un mea culpa, si les officiels qui ont imposé des politiques aussi désastreuses et inhumaines restent en place et sont, en fait, promus en récompense de leur incompétence crasse ?

Pour résumer, il est urgent que des excuses soient adressées au peuple grec, pas seulement de la part du FMI, mais aussi de la part de la BCE et de la Commission, dont les officiels ont encouragé le FMI à procéder à la simulation de noyade fiscale de la Grèce. Mais des excuses et un mea culpa collectif de la part de la troïka seraient terriblement insuffisants. Cela doit être suivi du licenciement immédiat d’au moins trois fonctionnaires.

Le premier sur la liste est M. Poul Thomsen – le chef de la première mission du FMI en Grèce, dont l’échec retentissant (selon les propres rapport du FMI, jamais auparavant un chef de mission n’avait présidé à pire désastre macro-économique) a résulté en une promotion au poste de Responsable pour l’Europe au sein du FMI. Le second, fort proche du premier sur cette liste, est M. Thomas Wieser, le président de l’EuroWorkingGroup, qui a trempé dans toutes les politiques et tous les coups qui ont conduit à l’immolation de la Grèce et l’ignominie de l’Europe, qui sera, il faut l’espérer, rejoint dans sa retraite par M. Declan Costello, dont les empreintes se retrouvent partout au sein des instruments utilisés pour la simulation de noyade fiscale. Et, enfin, un gentleman que mes amis irlandais ne connaissent que trop bien : M. Klaus Masuch de la BCE.

Enfin, et c’est le plus important, ces excuses et ces licenciements ne serviront à rien s’ils ne sont pas suivi d’un revirement complet sur les politiques macro-économiques, fiscales et de réformes appliquées en Grèce et au-delà.

Est-ce que l’un au moins de ces éléments se produira ? Ou le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI ne fera-t-il qu’illuminer le ciel un instant, avant d’être vite oublié ? Les signes penchent pour la seconde voie. Dans ce cas, les chances de l’UE de regagner la confiance de ses citoyens, chances qui sont déjà trop minces, s’échapperont des mains de nos dirigeants comme du fin sable blanc.

Carpe DiEM!
Yanis Varoufakis


Lectures complémentaires :

1.      Bailout has saved European banks, not Greece

2.      L’austérité en Grèce : tous les chiffres

3.      Restructurer la Grèce dans la zone euro est illusoire


Il est plus difficile pour un pauvre de devenir riche

Comment l’État aggrave les disparités économiques

Publié le 17 juillet 2016 dans Monnaie et finance

clip_image002Selon Piketty, les marchés sont responsables de l’accroissement des inégalités économiques. Mais ce sont les États eux-mêmes qui sont la cause des hausses des inégalités qu’ils prétendent combattre.

Par Philipp Bagus.

Le dernier livre best-seller de Thomas Piketty, Le Capital au XXième siècle  porte sur l’augmentation des inégalités liées au capitalisme. Les statistiques que Piketty met en avant soutiennent que les inégalités économiques grimpent et il conclut que les États devraient réparer ce « problème » avec encore plus de taxes sur les riches.

Il est vrai que le fossé entre les « super riches » et le reste de la population s’est creusé ces dernières décennies. Il est devenu plus difficile d’obtenir une fortune de taille moyenne via un salaire moyen. Mais peut-être que la raison la plus importante a été largement négligée dans le débat : notre système monétaire monopolistique – comme Andreas Marquart et moi le montrons dans notre nouveau livre  « Blind Robbery! How the Fed, Banks and the Government Steal our Money ».

clip_image004Dans un système monétaire fiat les coûts de production de monnaie chutent quasiment à zéro ; l’incitation à la production de nouvelle monnaie devient alors irrésistible. Et toute création de monnaie redistribue rentes et richesse, car tous les agents économiques ne reçoivent pas la nouvelle monnaie au même moment. Certains l’obtiennent plus tôt, d’autres plus tard. Les premiers en bénéficient car leurs encaisses maintenant plus élevées leur permettent d’acheter au prix ancien, pour l’instant bas. Une fois cet argent dépensé par les premiers, il circule jusqu’aux prochains bénéficiaires qui sont un peu moins avantagés à mesure que les prix augmentent. La nouvelle monnaie se propage progressivement à travers l’économie et modifie les prix à la hausse. Dans cette opération, les premiers récipiendaires de monnaie sont bénéficiaires, tandis que les derniers à en voir la couleur sont déficitaires : ils subissent la montée des prix bien avant une potentielle hausse de leurs revenus. Le pouvoir d’achat des derniers récipiendaires de la nouvelle monnaie est dégradé.

clip_image006

Mais qui sont ces premiers récipiendaires de la nouvelle monnaie dans notre système monétaire fiat ? Ceux qui en bénéficient doivent la recevoir où elle est produite, à savoir dans le système bancaire sous forme de prêt. Et pour être en mesure de se faire prêter par une banque il est utile d’être riche. Les personnes riches qui détiennent quantités d’actifs comme des actions ou de l’immobilier peuvent engager leurs actifs comme garantie pour de nouveaux prêts. Ils peuvent alors utiliser ces emprunts pour obtenir encore plus d’actions et de valeurs immobilières dont les prix continuent d’augmenter en conséquence.

clip_image008Puisque les coûts de production de monnaie sont proches de zéro dans notre système monétaire fiat, où les banques centrales et les autres banques sont en mesure d’en créer, on peut s’attendre à ce que les réserves de monnaie croissent continuellement. Par conséquent, les prix ont tendance à augmenter régulièrement. Dans un tel système, il n’est pas très judicieux d’économiser des espèces afin d’acheter des actifs comme une future maison. Il est raisonnable de s’endetter tôt dans le but d’acheter une maison avant qu’elle ne soit encore plus chère et rembourser la dette dans une monnaie dont la valeur se sera dépréciée. Puisque les actifs tels que les propriétés, les obligations ou les actions peuvent servir de garantie pour de nouveaux prêts et ainsi de moyens de devenir premier récipiendaire de nouvelle monnaie, dans notre système monétaire fiat les prix des actifs tendent à s’élever avec ceux des biens et des services, c’est-à-dire des salaires. C’est une des raisons qui explique pourquoi il faut en moyenne de plus en plus de temps pour acheter une maison avec un salaire moyen. C’est aussi pourquoi, dans notre système monétaire fiat, il est plus facile pour un riche de le rester et de plus en plus difficile pour un pauvre de devenir riche, par rapport à un système de monnaie-marchandise.

Pendant que les très riches, l’industrie financière et les grandes entreprises profitent de leur accès direct et rapide à la nouvelle monnaie créée, les classes ouvrières et moyennes, qui tendent à être des récipiendaires tardifs, doivent faire face à la montée des prix immobiliers, énergétiques et alimentaires. Le coût de la vie et les fortes taxes empêchent les classes ouvrières et moyennes d’épargner et d’investir dans des produits financiers.

Pour résumer, notre système monétaire conduit à une redistribution qui a tendance à faire circuler les richesses en direction des riches. Notre système monétaire est une création de l’État. Nous avons une monnaie monopolistique d’État, des planificateurs centraux des affaires économiques (les banques centrales) ainsi que des banques qui reçoivent des privilèges spéciaux de l’État. Ainsi, le point de vue de Piketty selon lequel les marchés sont responsables de l’accroissement des inégalités économiques est trompeur. Ce sont plutôt les États eux-mêmes qui sont la cause des hausses des inégalités qu’ils prétendent combattre.


Donald Trump his major speech on trade policy

La mondialisation a été imposée par l’oligarchie américaine pour faire des trillions de profits en exploitant la nature humaine à l’échelle mondiale.

Nos politiciens, nos médias et des économistes charlatans veulent maintenir le statu quo.

Regardez les finances lamentables de TOUS les pays occidentaux: trop de dépenses et pas ASSEZ DE REVENUS.

Évasions fiscales, chantage salarial, chantage pour obtenir des subventions, chantage fiscal, la musique classique de nos multinationales.

Free trade - 5

Il est grand temps qu’on se réveille, si vous ne le faites pas pour vous, faites-le au moins pour vos enfants.


Extrait de : Trump Spells Out a Winning Trade, Ian Fletcher ,Huff Post, 06/28/2016

Donald Trump has just delivered his major speech on trade policy, at an aluminum plant in Monessen, PA.

You can watch it on YouTube here. There’s a transcript here.

Hillary Clinton recently gave a long speech attacking Trump on many things. In it, she retreated from her recent feint against the Trans-Pacific Partnership and attacked Trump for “protectionism,” so it seems the divide between them on the issue remains clear.

Here are the key excerpts from Trump’s speech:

“America has lost nearly one-third of its manufacturing jobs since 1997 - even as the country has increased its population by 50 million people.

At the center of this catastrophe are two trade deals pushed by Bill and Hillary Clinton:

First, the North American Free Trade Agreement, or NAFTA.

Second, China’s entry into the World Trade Organization.

NAFTA was the worst trade deal in history, and China’s entrance into the World Trade Organization has enabled the greatest jobs theft in history.

It was Bill Clinton who signed NAFTA in 1993, and Hillary Clinton who supported it.

It was also Bill Clinton who lobbied for China’s disastrous entry into the World Trade Organization, and Hillary Clinton who backed that terrible agreement.

Then, as Secretary of State, Hillary Clinton stood by idly while China cheated on its currency, added another trillion dollars to our trade deficits, and stole hundreds of billions of dollars in our intellectual property...

It was also Hillary Clinton, as Secretary of State, who shoved us into a job-killing deal with South Korea in 2012.

As reported by the Economic Policy Institute in May, this deal doubled our trade deficit with South Korea and destroyed nearly 100,000 American jobs.

Trump trade -2

As Bernie Sanders said, Hillary Clinton ‘Voted for virtually every trade agreement that has cost the workers of this country millions of jobs.’ “

The above is all sadly true. He went on,

“The Trans-Pacific Partnership is the greatest danger yet.

·       The TPP would be the death blow for American manufacturing.

·       It would give up all of our economic leverage to an international commission that would put the interests of foreign countries above our own.

·       It would further open our markets to aggressive currency cheaters. It would make it easier for our trading competitors to ship cheap subsidized goods into U.S. markets - while allowing foreign countries to continue putting barriers in front of our exports.

·       The TPP would lower tariffs on foreign cars, while leaving in place the foreign practices that keep American cars from being sold overseas. The TPP even created a backdoor for China to supply car parts for automobiles made in Mexico.

·       The agreement would also force American workers to compete directly against workers from Vietnam, one of the lowest wage countries on Earth.

·       Not only will the TPP undermine our economy, but it will undermine our independence.

·       The TPP creates a new international commission that makes decisions the American people can’t veto.

·       These commissions are great Hillary Clinton’s Wall Street funders who can spend vast amounts of money to influence the outcomes.

·       It should be no surprise then that Hillary Clinton, according to Bloomberg, took a ‘leading part in drafting the Trans-Pacific Partnership.’

·       She praised or pushed the TPP on 45 separate occasions, and even called it the ‘gold standard.’

·       Hillary Clinton was totally for the TPP just a short while ago, but when she saw my stance, which is totally against, she was shamed into saying she would be against it too - but have no doubt, she will immediately approve it if it is put before her, guaranteed.”

Here’s Trump’s actual specific agenda on trade:

“Here are seven steps I would pursue right away to bring back our jobs:

One: I am going to withdraw the United States from the Trans-Pacific Partnership, which has not yet been ratified.

Two: I’m going to appoint the toughest and smartest trade negotiators to fight on behalf of American workers.

Three: I’m going to direct the Secretary of Commerce to identify every violation of trade agreements a foreign country is currently using to harm our workers. I will then direct all appropriate agencies to use every tool under American and international law to end these abuses.

Four: I’m going tell our NAFTA partners that I intend to immediately renegotiate the terms of that agreement to get a better deal for our workers. And I don’t mean just a little bit better, I mean a lot better. If they do not agree to a renegotiation, then I will submit notice under Article 2205 of the NAFTA agreement that America intends to withdraw from the deal.

Five: I am going to instruct my Treasury Secretary to label China a currency manipulator. Any country that devalues their currency in order to take advantage of the United States will be met with sharply

Six: I am going to instruct the U.S. Trade Representative to bring trade cases against China, both in this country and at the WTO. China’s unfair subsidy behavior is prohibited by the terms of its entrance to the WTO, and I intend to enforce those rules.

Seven: If China does not stop its illegal activities, including its theft of American trade secrets, I will use every lawful presidential power to remedy trade disputes, including the application of tariffs consistent with Section 201 and 301 of the Trade Act of 1974 and Section 232 of the Trade Expansion Act of 1962.”

The above agenda is not crazy. It is, in fact, fairly standard trade-hawk stuff, and would be different from previous trade hawks only in that Trump appears set to actually do all these things, rather than just talk about them. These are all solid, meaningful actions, which have been discussed in knowledgeable circles for years, not impulsive daydreams: the man has been doing his homework. They are all all designed to happen within existing law: even his mention of withdrawing from NAFTA carefully reminds everyone that the treaty itself contains a withdrawal provision. There’s no wild talk of kicking over the existing global trading system by storming out of the WTO. He understands that chaos wouldn’t be good for our economy.

That being said, there’s the obvious hint that a President Trump could hypothetically up the ante if our trading partners don’t fall into line. For one thing, America can hypothetically withdraw from the WTO, just like from NAFTA, and Trump doesn’t have to make that threat openly for it to be tacitly there. For another, the Section 201, 301, and 232 tariffs Trump mentions aren’t quantitatively limited: they could, if things really got nasty, be big tariffs on major industries. So the message seems to be

“I’m serious about trade reform, serious about not screwing it up, and I’m willing to play nice if other nations are. But if they’re not, I’ll escalate to whatever it takes to get this done.”

Would this agenda actually solve America’s trade crisis? Well, obviously the above steps are all ultimately quantitative in effect, so it would depend on how far they were pursued, but yes, these are the right measures to do the job. They’re not the only possible measures - trade can be manipulated by a lot of different levers - but they’re valid. This is not window dressing.

How far a hypothetical Trump administration would push, in a environment where Trump won’t be king, merely a president subject to any number of political constraints from Congress on down, cannot be predicted outright. But it’s obvious that a) this is one of his big priorities, on which he would spend serious political capital, and b) this agenda would be popular with the public, so Congress will feel a lot of pressure to go along.

How America’s trading partners would react, is even less predictable. My own guess is that they’ll recognize that the days of Uncle Sam playing Uncle Sucker are over, and strive to maintain as much stability in the global trading system as they can in a world in which the days of racking up huge surpluses against the U.S. are gone for good.

They know they can’t stop a truly determined United States from forcing its trade back into balance, they know an endless American deficit can’t go on forever anyway, and they know that causing chaos by kicking up a futile fuss will be very expensive for them.

All in all, this is a winning proposal on trade.

Note: For readers new to my column, I am not a Trump supporter per se. Here’s where I said nice things about polar opposite Bernie Sanders. If Hillary Clinton had a rational trade policy, I would praise it.


Lectures complémentaires :

1.     Dérapage de la droite: Mondialisation

2.      Un petit cours 101 sur la mondialisation

3.      Unbiased Look at “Free Trade

4.      TTIP is about a huge transfer of power from people to big business."


Dishonesty wasn't really a solution, it was simply easier

·       Quand nous empruntons des milliards de nos enfants, pas graves !

·       Quand nous créons une bulle immobilière et nous endettons le peuple à la limite du déraisonnable, pas grave !

·       Quand nous détruisons l’épargne des gens qui ont travaillé fort toute leur vie pour l’acquérir en maintenant des taux d’intérêt trop bas, pas grave !

Un système de fourberie et de malveillance !


THURSDAY, JULY 21, 2016

If We Can't Be Honest, No Solution Is Possible

clip_image002Dishonesty wasn't really a solution, it was simply easier.


Scale-invariant refers to a dynamic that functions equally well on the micro-level as it does on the macro-level. (The scientific definition is:"scale invariance is a feature of objects or laws that do not change if scales of length, energy, or other variables, are multiplied by a common factor.")

Accounting is scale-invariant. If a household has fewer assets than liabilities, it is insolvent. If a $10 billion company has fewer assets than liabilities, it is insolvent.

Human emotions also have scale-invariant features, as we all share the same wetware / genetic heritage / naturally selected default settings and capabilities.

The notion that the ideal solution to a problem is to hide it by ignoring it and refusing to discuss it is scale-invariant. "The elephant in the room" in a marriage is a problem that one or both partners fear might blow up the relationship, and neither is willing to take that risk.

In a corporation (for example, in Nokia before it collapsed), mid-level managers hide problems for fear of being fired or demoted.

In national governments and central banks, major financial/ economic problems are glossed over with soothing public relations and rigged statistics.

We all know this "solution" (hiding a problem and refusing to acknowledge it directly) eventually blows up the relationship, the corporation or the national economy.

Dishonesty wasn't really a solution, it was simply easier: directly acknowledging a serious problem is difficult for many reasons. Nobody likes to acknowledge failure and/or powerlessness, and nobody likes to sacrifice or ask others to sacrifice.

So we ignore the problem, gloss it over, mask it, and refuse to honestly confront the unwelcome realities.

Kyle Bass has consistently maintained that China's ballooning debt has reached the point that the government, despite its claims to the contrary, can no longer control the inevitable implosion of China's $3 trillion in corporate debt and trillions in other private-sector debt.

In comparing the asset-liability mismatch that triggered the collapse of the U.S. housing bubble in 2008 with China's current mismatch, Bass said:

"...our asset-liability mismatches were two and a half percent of our system, and you know what they did. So China's excesses (at 10% of their system) are already, they're already so far ahead of the world's excesses in prior crises that we're facing the largest macro imbalance in world history. And to this day, I can't figure out why people don't see it for what it is."

If we can't be honest, no solution is possible.

Many of us declared the official response to the Global Financial Meltdown of 2008-09 nothing but smoke and mirrors and extend and pretend.

Interestingly, after seven years of weak growth and rising wealth/income inequality,the mainstream media is finally discussing the reality that the official "fixes" of quantitative easing (QE) and zero-interest rate policy (ZIRP) have not been solutions at all: they've only exacerbated imbalances and inequalities that have grown in size and severity.

Putting off the day of reckoning is not a real solution.  Solutions require honesty, and currently that honesty is too painful to bear.

So instead of getting an opportunity to think through a long-term solution, we'll get another meltdown (this time in China) and the authorities will choose politically expedient "extend and pretend" fixes that only make the underlying imbalances and instabilities worse.

Denial is not a solution, and neither is acting like the problem doesn't exist. But this is our short-term default setting in all scales of human life.

There is a high price to be paid for not solving problems, just as there is a great dividend for those few who have learned to tackle problems head-on in a brutally honest fashion


Low-wage earners with graduate degrees on rise

Le problème est relativement simple, pourquoi payer un PHD en biochimie à $120,000 en cdn quand je peux avoir les mêmes qualifications au 1/4 du prix en Inde, valable pour tous les secteurs professionnels.

Quand seul le coût de la masse salariale compte, nous coûtons trop chers avec les pays émergents.

Vivre le libre échange stupide sans considérer les coûts sociaux et environnementaux de nos démocraties.


Low-wage earners with graduate degrees on rise, new study shows

RACHELLE YOUNGLAI

The Globe and Mail, Published Wednesday, Jul. 13, 2016 12:00AM EDT

University degrees do not always lead to higher wages.

A new study shows that the ranks of low-wage earners with a master’s degree or PhD has soared over the past two decades.

Of the employees with a MA or PhD, 12.4 per cent were low-income earners in 2014 compared with 7.7 per cent in 1997, according to a study by the Centre for the Study of Living Standards, an economics research group.

Incidence of low-wage jobs, by educational attainment

1997 2008 2014

Low wage jobs

The study showed that the percentage of low-wage earners grew across all levels of education but increased at a higher rate among the most educated.

There was a 60-per-cent increase in low-wage incidence among employees with a MA or PhD from 1997 to 2014. Meanwhile, over the same period, there was a 20-per-cent increase among low-wage workers with a bachelor’s degree, according to the study.

Employees with little education or some high school still represent the largest proportion of people who fall in the low-income group. (Of the workers with zero to eight years of education, 50.7 per cent were low-income earners in 2014 compared with 44.6 per cent in the late 1990s.) But what is surprising is the percentage growth among employees with top degrees.

“Increased educational attainment should be lowering the incidence of low wages over time. This, however, is not showing up in the actual incidence of low wages,” said the study authored by Jasmin Thomas, an economist. “This suggests that the demand for well-paying jobs has outpaced the supply.”

The survey looked at all employees between the age of 20 and 64. It classified a low-income earner as someone who earned less than two-thirds of the median hourly wage for full-time workers.

The study also found that the prevalence of low-income earners was the highest in the accommodation and food-services sector, followed by retail trade and agriculture

Housing accounted for a about half of Canada's economic growth in 2015

Extrait de : Canada Real Estate Is Essential To The Economy. This Graph Shows Just How Much, The Huffington Post Canada, Jesse Ferreras, 03/02/2016

Canada's economy emerged fairly strongly in the fourth quarter of 2015, despite projections of zero growth.

And for that, you can thank real estate.

Data released by Statistics Canada on Monday shows the country's gross domestic product (GDP) growing by 0.8 per cent in the fourth quarter. Canada's total annual GDP growth was 1.2 per cent.

Housing accounted for a $7.4 billion increase in GDP — about half of Canada's economic growth in 2015, the agency said.

GDP measures economic activity within a specific time period. It is a simple method for determining a country's economic health.

When GDP is positive, that means an economy is growing. When it's negative, that means an economy is shrinking, or contracting.

Real estate GDP grows steadily from month after month, while other industries, such as manufacturing, oil and gas, tend to fluctuate.

Most of the real estate GDP had to do with "imputed rent," University of Calgary economics professor Trevor Tombe told The Huffington Post Canada.

It's a concept that involves calculating how much it would cost to rent out an owner-occupied property.

Imputed rent accounted for just over $4 billion in real estate GDP, Tombe said, and much of Canada's overall GDP growth.

clip_image002

Agriculture followed second to real estate after generating around $3 billion in GDP, followed by finance and insurance at just over $2 billion.

While manufacturing saw heavy economic activity relative to other industries, it also experienced negative growth of approximately $2 billion on the year.

clip_image004

The very fact that the economy managed to grow over the course of 2015 demonstrates just how essential real estate is — but it's also an observation making some analysts uneasy.

"It is concerning to see that degree of concentration coming from one sector," TD Bank economist Brian DePratto told Bloomberg in January.

"This underscores the importance of real estate to Canadian growth, and also reinforces how key of a risk the real estate sector is for the Canadian economy."

Last year, ratings agency Fitch said Canadian homes were overvalued by about 20 per cent, though the numbers varied by location.

Prior to that, the Bank of Canada said housing could be overvalued by as much as 30 per cent.

Fitch predicted that rising prices in Canadian housing markets in the last decade will eventually abate, "with modest declines to follow."


Lectures complémentaires :

1.      Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

 

2.      De quels moyens disposons-nous pour ralentir le marché de l’habitation (Desjardins)


Sanders lance un sérieux avertissement au parti Démocrate

Dans un éditorial New York Times publié mardi soir, le sénateur Bernie Sanders a émis un avertissement à la direction du parti démocrate qui, s’ils ne se réveillent pas dus à la profonde insatisfaction des pauvres et des classes populaires aux États-Unis, ils peuvent très bien se réveiller à un choc similaire vécue par beaucoup au Royaume Uni la semaine dernière, quand une majorité — alimentée en grande partie par les frustrations financières — a choisi de quitter l’Union européenne.  « Ce rejet de la forme actuelle de l’économie mondiale pourrait arriver aux Etats-Unis ? Vous pariez que c’est possible. »

— Bernie Sanders « Surprise, surprise. Beaucoup de travailleurs en Grande-Bretagne, ont vu une baisse de leur niveau de vie, tandis que les plus riches dans leur pays sont devenus beaucoup plus riches, ils ont tourné le dos à l’Union européenne et d’une économie mondialisée qui ne parvient pas à eux et leurs enfants, à vivre décemment » Sanders écrit.


Bernie Sanders: Democrats Need to Wake Up

By BERNIE SANDERS JUNE 28, 2016

clip_image002

Surprise, surprise. Workers in Britain, many of whom have seen a decline in their standard of living while the very rich in their country have become much richer, have turned their backs on the European Union and a globalized economy that is failing them and their children.

And it’s not just the British who are suffering. That increasingly globalized economy, established and maintained by the world’s economic elite, is failing people everywhere. Incredibly, the wealthiest 62 people on this planet own as much wealth as the bottom half of the world’s population — around 3.6 billion people. The top 1 percent now owns more wealth than the whole of the bottom 99 percent. The very, very rich enjoy unimaginable luxury while billions of people endure abject poverty, unemployment, and inadequate health care, education, housing and drinking water.

Could this rejection of the current form of the global economy happen in the United States? You bet it could.

During my campaign for the Democratic presidential nomination, I’ve visited 46 states. What I saw and heard on too many occasions were painful realities that the political and media establishment fail even to recognize.

In the last 15 years, nearly 60,000 factories in this country have closed, and more than 4.8 million well-paid manufacturing jobs have disappeared. Much of this is related to disastrous trade agreements that encourage corporations to move to low-wage countries.

Despite major increases in productivity, the median male worker in America today is making $726 dollars less than he did in 1973, while the median female worker is making $1,154 less than she did in 2007, after adjusting for inflation.

Nearly 47 million Americans live in poverty. An estimated 28 million have no health insurance, while many others are underinsured. Millions of people are struggling with outrageous levels of student debt. For perhaps the first time in modern history, our younger generation will probably have a lower standard of living than their parents. Frighteningly, millions of poorly educated Americans will have a shorter life span than the previous generation as they succumb to despair, drugs and alcohol.

Meanwhile, in our country the top one-tenth of 1 percent now owns almost as much wealth as the bottom 90 percent. Fifty-eight percent of all new income is going to the top 1 percent. Wall Street and billionaires, through their “super PACs,” are able to buy elections.

On my campaign, I’ve talked to workers unable to make it on $8 or $9 an hour; retirees struggling to purchase the medicine they need on $9,000 a year of Social Security; young people unable to afford college. I also visited the American citizens of Puerto Rico, where some 58 percent of the children live in poverty and only a little more than 40 percent of the adult population has a job or is seeking one.

Let’s be clear. The global economy is not working for the majority of people in our country and the world. This is an economic model developed by the economic elite to benefit the economic elite. We need real change.

But we do not need change based on the demagogy, bigotry and anti-immigrant sentiment that punctuated so much of the Leave campaign’s rhetoric — and is central to Donald J. Trump’s message.

We need a president who will vigorously support international cooperation that brings the people of the world closer together, reduces hypernationalism and decreases the possibility of war. We also need a president who respects the democratic rights of the people, and who will fight for an economy that protects the interests of working people, not just Wall Street, the drug companies and other powerful special interests.

We need to fundamentally reject our “free trade” policies and move to fair trade. Americans should not have to compete against workers in low-wage countries who earn pennies an hour. We must defeat the Trans-Pacific Partnership. We must help poor countries develop sustainable economic models.

We need to end the international scandal in which large corporations and the wealthy avoid paying trillions of dollars in taxes to their national governments.

We need to create tens of millions of jobs worldwide by combating global climate change and by transforming the world’s energy system away from fossil fuels.

We need international efforts to cut military spending around the globe and address the causes of war: poverty, hatred, hopelessness and ignorance.

The notion that Donald Trump could benefit from the same forces that gave the Leave proponents a majority in Britain should sound an alarm for the Democratic Party in the United States. Millions of American voters, like the Leave supporters, are understandably angry and frustrated by the economic forces that are destroying the middle class.

In this pivotal moment, the Democratic Party and a new Democratic president need to make clear that we stand with those who are struggling and who have been left behind. We must create national and global economies that work for all, not just a handful of billionaires.

Source: Bernie Sanders: Democrats Need to Wake Up