La "volcker rule" est encore retardée

Une des raisons, pourquoi je parle d’économie internationale, parce que tout est lié depuis la libéralisation des flux financiers et la mondialisation.

Et quand les Américains (Washington, non le peuple) agissent en irresponsable, cela affecte tout le monde.

·         Quand on imprime de l’argent à tout rompre, on crée de l’inflation dans le monde entier.

·         Quand on favorise la mondialisation débridée, on réduit les salaires des pays occidentaux.

·         Quand on est incapable d’implanter une loi fiscale internationale, on favorise l’évasion fiscale.

·         Quand on ne régularise pas suffisamment le milieu financier, il dérape et l’avidité du gain favorise une spéculation excessive et nous avons une belle crise économique sur les bras.

L’exemple est flagrant, la Volcker Rules est encore retardée permettant aux banques américaines de jouer à la roulette russe et si cela pète qui va payer les pots cassés ?

Entre temps, il tape sur les banques étrangères, telles que la UBS ou la BNP, parce qu’il ne respecte pas les lois américaines, mais ne sont même pas foutu de régulariser leurs propres banques sur leur propre territoire.

 Oui, ça fait dure …


http://www.motherjones.com/mojo/2014/12/volcker-rule-extension-federal-reserve

Extrait de : Elizabeth Warren: Wall Street Just Got Another Giveaway, By Erika Eichelberger, Mother Jones, Dec. 19, 2014

When lawmakers passed a giant spending bill that funds the government through September, they included a provision written by Citigroup lobbyists that allows banks to make more risky trades with taxpayer-insured money. Then, on Thursday, bankers got another giveaway: The Federal Reserve announced it would delay for up to two years implementation of a crucial section of the Volcker rule—one of the most important regulations to come out of the 2010 Dodd-Frank financial reform bill. The rule generally forbids the high-risk trading by commercial banks that helped cause the financial crisis. The move by the Fed pushes the deadline for banks to comply past the next presidential election and gives Wall Street lobbyists more time to weaken it.

"Less than a week after Wall Street slipped a bailout provision written by Citigroup into the government spending bill, the Fed has given the big banks another victory," Sen. Elizabeth Warren (D-Mass.) said in a statement Friday.

"It's really hard to see an excuse for this," says Marcus Stanley, the financial policy director at Americans for Financial Reform, an advocacy group.

The Volcker rule ensures that financial institutions don't engage in something called proprietary trading, which is when a bank trades for its own benefit as opposed to for the benefit of its customers.

Banks were supposed to comply with the Volcker rule by July 21, 2014.

Last year, when banking watchdogs finalized the rule, the Fed granted banks a year-long extension. The Fed's Thursday announcement gives banks another year to get rid of certain investments—including those in private equity firms and hedge funds. The central bank also noted Thursday that it plans to push out the deadline again next year, by another 12 months. That brings the new compliance deadline to July 2017, far past the 2016 election. If the new president is a Republican, he could fill his administration with Wall Street insiders opposed to the rule, making it even easier for lobbyists to gut it.

Before the Volcker rule was finalized last year, the financial industry fought like mad to weaken it.

The regulation could slash the total annual profits of the eight largest US banks by up to $10 billion, according to an estimate by Standard & Poor's. Banking reform advocates were fairly happy with way the final reg turned out. But now the financial industry has extra time to take a few more whacks at rule before banks actually have to obey it. "Wall Street’s loophole lawyers and other hired guns will… continue to hit at the rule as if it were a piñata," Dennis Kelleher, the president of the financial reform advocacy group Better Markets, said when regulators completed the rule in 2013.

The Dodd-Frank law already contains a provision allowing banks that will have difficulty getting rid of particular investments before the initial compliance deadline to request an extension from banking regulators. The Fed's announcement yesterday amounts to an unnecessary "blanket" extension, Stanley says. "It's hogwash."


 

Faible hausse du PIB parce que vous êtres cassées.

Deux articles qui sont liés.

On vient d’apprendre que vous êtres de plus en plus pauvres, rien de surprenant depuis des années on vous assomme de taxes additionnelles de tous bords pour tenter d’équilibrer les budgets.

Au lieu, bien sûr, de couper dans les dépenses.

Évidemment, il ne faut pas traumatiser les 850,000 emplois (sens large) du secteur public avec leurs gros syndicats en siphonnant littéralement le peu de richesse qui reste du peuple.

Comme vous êtres surendettés, et vous avez de moins en moins de marge de manœuvre pour dépenser et stimuler la véritable économie.

Notre PIB, surprise, a de la difficulté à progresser, cherche pourquoi ?

C’est exactement ce qui se produit quand on maintient des politiciens incompétents depuis des décennies en n’attaquant pas les vrais problèmes à la source.


Extrait de : Le pouvoir d'achat des Québécois a fléchi, JULIEN ARSENAULT, La Presse, 17 décembre 2014

Le pouvoir d'achat des Québécois a fléchi en 2013 - une première en 17 ans - principalement parce que les augmentations salariales n'ont pas suivi l'inflation, estime l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Dans un rapport publié mercredi, l'agence souligne que le revenu disponible par habitant - destiné à la consommation de biens et services - a grimpé de 0,9 pour cent l'an dernier, mais n'a pas suivi l'indice des prix à la consommation, qui a progressé de 1,2 pour cent au cours de la même période.

«Il s'est créé moins d'emplois à temps plein en 2013 et les revenus de placement ont aussi reculé, explique le spécialiste en aménagement du territoire et développement régional de l'ISQ, Stéphane Ladouceur. Les revenus d'emplois ont progressé, mais de façon anémique, autour d'un pour cent.»

De plus, le Québec se classe au 12e et avant-dernier rang - devant l'Île-du-Prince-Édouard - en ce qui a trait au revenu disponible, avec 26 774 $ par habitant. La moyenne canadienne se situe à 30 746 $ par habitant, ce qui représente une croissance de 1,3 pour cent par rapport à 2012. 

Selon l'ISQ, cette situation s'explique principalement par la progression plus rapide des impôts directs et des cotisations aux régimes d'assurance sociale par rapport aux revenus.

D'après le rapport, il faut remonter à l'année 2009 pour voir le Québec présenter une hausse réelle supérieure à la moyenne canadienne.

Les habitants des Territoires du Nord-Ouest (41 035 $) ont disposé du montant le plus élevé, suivi, de ceux du Yukon (41 030 $), de l'Alberta (40 303 $) ainsi que de la Saskatchewan (33 050 $).

«Les provinces riches en ressources naturelles occupent le haut du classement, observe M. Ladouceur. Ce sont ces provinces qui tirent la moyenne vers le haut. Pour une rare fois, même l'Ontario (30 401 $) a affiché un revenu disponible inférieur à la moyenne canadienne.»

L'expert de l'ISQ n'a toutefois pas voulu s'avancer sur l'effet que pourrait avoir la dégringolade du baril de pétrole sur le revenu disponible dans les provinces des Prairies, affirmant ne pas avoir de données sur les derniers trimestres de l'année 2014.

Au Québec, Montréal semble battre de l'aile puisqu'il s'agit de la seule région administrative parmi les 17 de la province à subir une baisse (-0,3 pour cent) du revenu disponible par habitant, qui se situe à 26 984 $.

«Il y a eu une baisse plus marquée du ralentissement de la croissance des salaires», souligne M. Ladouceur.

La Côte-Nord occupe le haut du classement à ce chapitre pour une quatrième année consécutive, avec un revenu disponible de 28 890 $, suivie par la Montérégie (28 115 $) et l'Abitibi-Témiscamingue (27 997 $).

L'ISQ note cependant un essoufflement de la croissance du revenu disponible sur la Côte-Nord (0,4 pour cent) ainsi qu'en Abitibi-Témiscamingue (0,8 pour cent), notamment en raison du ralentissement des investissements miniers constaté dans ces deux régions en 2013.

«Au cours des dernières années, ces deux régions affichaient une croissance de plus de quatre pour cent (...) et cette année c'est anémique», observe M. Ladouceur.

À l'échelle provinciale, selon l'ISQ, les investissements miniers ont été de 4,6 milliards $ en 2013, en baisse de près de 11 pour cent comparativement au record enregistré l'année précédente. La Côte-Nord a accaparé 45 pour cent de ce montant, alors que 18,2 pour cent des investissements ont été réalisés en Abitibi-Témiscamingue.

Finalement, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et la Mauricie arrivent en queue de peloton, avec un revenu disponible par habitant, respectivement, de 23 136 $ et 23 474 $.

La faiblesse des salaires et un taux d'emploi plus bas dans ces deux régions que dans le reste de la province expliquent en grande partie cette situation.


Extrait de : Faible hausse du PIB du Québec, Le Devoir, 20 décembre 2014

Le PIB du Québec a enregistré une faible hausse au troisième trimestre. La croissance a été de loin inférieure à celle au Canada.

Le PIB québécois a progressé de 0,4 % au troisième trimestre, soit une hausse annualisée de 1,5 %. « En regard des trois mêmes trimestres de 2013, le PIB réel progresse de 1,5 % au Québec contre 2,4 % au Canada », a souligné l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

À la Financière Banque Nationale, les analystes ont retenu que ces données « ne sont pas particulièrement réjouissantes dans la mesure où les meilleures nouvelles étaient déjà connues, à savoir une solide performance commerce international de marchandises. Le commerce extérieur, qui comprend également le commerce interprovincial, explique à lui seul la croissance du trimestre », ont-ils noté. « Malgré cela, la demande intérieure a avancé à pas de tortue notamment en raison de la faiblesse des investissements des entreprises et de la consommation. » Pour eux, la croissance de l’économie du Québec devrait s’établir à 1,6 % en 2014.

L’ISQ confirme qu’au troisième trimestre, « la croissance provient essentiellement de l’amélioration du solde du commerce extérieur, alors que la demande intérieure finale avance à peine en dépit d’une hausse de l’investissement en capital fixe et que l’accroissement des stocks ralentit ».

En hausse de 0,7 %, les exportations progressent depuis le premier trimestre de 2014, avec une croissance plus substantielle de 3,3 % au deuxième trimestre. « Les exportations vers les autres provinces [+ 1 %] viennent les épauler. » S’ajoute un recul des importations au troisième trimestre après avoir augmenté de 3,1 % au deuxième.

Au final, « la croissance des exportations totales, conjuguée à la diminution des importations totales, fait que le déficit du commerce extérieur décroît de 1,4 milliard », souligne l’ISQ.


 

Merkel une bouffonne à la solde des américains

En politique étrangère ça bouge, tandis qu’ici ce sont les mêmes discussions qui s’éternisent, ‘Coupe mais pas dans ma cour’.

Trois articles :

1.      Mme Merkel se fait ramasser politiquement en se faisant traiter de bouffon à la solde des américains.

2.      Les finances de la Russie est nettement plus solide que nos états providences sur le bords de la faillite.

3.      Et toutes les tractations américaines pour prendre le contrôle de l’Ukraine.

Entre temps Harper, fait sa petite marionnette pour satisfaire les caprices de l’oligarchie de Washington.


Extrait de : La mise en cause d’Angela Merkel par Sahra Wagenknecht, par Le Russe (son site), 10 décembre 2014

Le 26 novembre 2014, devant le Parlement allemand (le Bundestag), Sahra Wagenknecht [1] accuse Angela Merkel de servir les intérêts américains, de façon claire au détriment du bien-être des citoyens allemands et de l’Union européenne.

Si quelque chose de bon est sorti du coup l’Ukraine et la Guerre froide qui s’en est suivi entre, d’une part, la Russie et, d’autre part, les États-Unis et l’Union européenne, c’est que le monde entier a maintenant compris à quel point les dirigeants européens sont invertébrés et corrompus, et Angela Merkel ne fait pas exception à cette règle.

On a l’impression qu’il y a quelque chose, Mme Merkel, que vous pensez être encore plus important que les intérêts des entreprises allemandes, ce sont les intérêts du gouvernement américain et des entreprises américaines.

Dans votre discours à Sydney, Mme Merkel, vous vous êtes terriblement indignée par le fait que 25 ans après la chute du Mur de Berlin, il continue d’exister une ancienne façon de penser selon des sphères d’influence qui piétinent le droit international.

 » Qui aurait cru cela possible ? « , avez-vous dit !

Cela soulève plusieurs questions :

Mme Merkel, dans quel monde vivez-vous ?

Et où avez-vous vécu ces 25 dernières années ?

Où étiez-vous, lorsque les États-Unis ont piétiné le droit international en Irak, afin d’étendre leur sphère d’influence sur le pétrole irakien ?

Où étiez-vous, quand le droit international en Afghanistan était (et est toujours) bafoué, avec la participation de l’Allemagne ?

Où étiez-vous quand la Libye a été bombardée, lorsque l’opposition syrienne a été armée et affiliée à ISIS [l’État islamique] après les livraisons d’armes ?

Tout cela était-il, à votre avis, conforme au droit international ?

Bien sûr, ce n’était pas du tout à propos de sphères d’influence !

Je peux vous recommander de lire le livre de Zbigniew Brzezinski, qui a longtemps été un pionnier de la politique étrangère américaine. Le beau titre de ce livre, écrit en 1997, se présente ainsi : » Le grand échiquier : la primauté de l’Amérique et ses impératifs géostratégiques « .

En ce qui concerne l’Europe, Brzezinski plaide pour un élargissement décisif de l’Otan vers l’est : d’abord en Europe centrale, puis dans le Sud, puis dans les pays baltes et enfin en Ukraine.

Parce que, comme l’auteur le justifie de façon convaincante, « chaque étape de l’expansion étend automatiquement la sphère immédiate d’influence des États-Unis « .

C’est une vieille façon de penser en termes de sphères d’influence, mais qui a été mise en œuvre avec succès, et vous ne l’avez vraiment jamais, jamais remarqué, Mme Merkel ?

Au contraire, vous apparteniez à ceux qui ont ensuite transposé et supporté cela en Europe !

Vous étiez juste l’un des vassaux qui utilisaient les mots de Brzezinski pour endosser cette stratégie !

[Le Président] Mme Wagenknecht, laissez…

… Je parlais de Brzezinski, de l’élargissement de l’Otan à l’est et la politique allemande à cet égard.

Mme Merkel, maintenant vous avez conduit l’Allemagne à réveiller la Guerre froide avec la Russie, à empoisonner le climat politique et mettre en péril la paix en Europe.

Vous êtes à l’origine d’une guerre économique insensée, qui nuit massivement et principalement à l’économie allemande et européenne.

Et quand vous pleurnichez, vous n’êtes pas de ceux qui travaillent pour des entreprises dont les commandes ont fortement chuté, vous n’êtes pas de ceux qui gèrent ces entreprises ou travaillent pour elles.

Vous n’avez pas à supporter les dures conséquences de ce que vous avez fait.

Vous nous avertissez qu’il y a le feu, Mme Merkel, mais vous êtes parmi ceux qui tournent autour avec des allumettes enflammées.

L’escalade verbale est toujours ce qui précède le pire ! C’est ce que Hans-Dietrich Genscher vous a dit après votre discours à Sydney.

Non, cela ne veut pas dire que nous aimons Poutine, ou le capitalisme russe avec ses oligarques, mais la diplomatie exige de prendre au sérieux les intérêts de l’autre côté plutôt que de les repousser par ignorance.

Et il ne peut pas être ignoré que Mikhaïl Gorbatchev et Helmut Kohl presque avec exactement les mêmes mots avertissent que sans un partenariat germano-russe la stabilité et la sécurité en Europe est possible.

L’ancien président du Parti social-démocrate (SPD), Platzeck, a souligné que le commerce entre la Russie et les États-Unis a augmenté cette année, tandis que le commerce entre la Russie et l’Union européenne, principalement l’Allemagne, a connu un énorme effondrement. En réaction, l’Union chrétienne-démocrate [La CDU, le parti de Merkel, NdT] essaie de coincer les gens comme M. Platzeck, et d’autres supposés apologistes de Poutine à la conférence des Dialogues de Saint-Pétersbourg.

Au lieu de prôner la compréhension, vous encouragez l’ignorance ! En Ukraine, vous coopérez avec un régime, dans lequel les fonctions importantes des services de police et de sécurité sont occupées par des nazis reconnus !

Le Président Porochenko parle de Guerre totale !. Il a arrêté tous les paiements aux retraités et aux hôpitaux dans l’est de l’Ukraine !

Et pour le Premier ministre Iatseniouk les insurgés sont des créatures, qui doivent être détruites.

Au lieu de travailler avec ces voyous, nous avons à nouveau besoin d’une politique étrangère allemande dans laquelle la sécurité et la paix en Europe est plus importante que les instructions de Washington.

En cette année qui marque le centenaire de l’éclatement de la Première Guerre mondiale et 75 ans après celui de la Seconde Guerre mondiale dans une telle année il serait, je pense extrêmement approprié de rappeler une phrase de Willy Brandt : « La guerre, ce n’est pas l’ultima ratio [dernier argument raisonnable - Lat.], la guerre c’est est l’irratio ultima » [dernier argument stupide Lat.].

La guerre ne peut pas être utilisée comme outil politique plus longtemps, Mme Merkel !

Donc, revenez à la voie de la diplomatie, la levée des sanctions !

Et si, en fait, il y a dans le SPD des voix appelant au bon sens en politique étrangère, de Helmut Schmidt à Matthias Platzeck, alors s’il vous plaît écoutez, Mme Merkel, la voix de vos partenaires de la coalition !

Arrêtez de jouer avec le feu !

Je résume : Vous avez gaspillé tous les gains de la d » politique et conduit l’Europe dans une nouvelle guerre froide, et au bord du précipice, parce que vous n’avez pas le courage de vous lever contre le gouvernement américain.

Ce n’est pas quelque chose dont vous pouvez être fière.

Dans tous les cas, les citoyens de notre pays méritent une meilleure politique, une politique où l’appel à la prospérité pour tous est enfin à nouveau pris au sérieux, ainsi que le retour à une politique de voisinage amical avec tous nos voisins européens.

Sahra Wagenknecht

Traduit par Jean-Jacques pour VineyardSaker.fr


Extrait de : « L’économie russe est bien plus brillante que l’économie française ! Les vrais chiffres », Charles SANNAT, 22 décembre 2014

Poutine est vilain, Poutine est un méchant mangeur d’enfants, Poutine ci, Poutine çà… Bon, d’accord, mais tout de même, lorsque l’on se penche sur les chiffres de l’économie russe, il y a de quoi être agréablement surpris par la gestion en bon père de famille de Vladimir Poutine, et les statistiques russes feraient pâlir d’envie n’importe quel économiste du monde libre (nous, les gentils quoi).

Je n’oserais pas dire que Poutine gère à la « De Gaulle », on pourrait me taxer de « poutinophilie » alors que vous avez bien compris qu’il faut être « poutinophobe »… Sinon vous êtes un vilain affreux collabo des forces du mal obscur, ou quelque chose comme ça.

Pourtant, Poutine fait comme de Gaulle en son temps. Pas de dette, l’accumulation de réserves d’or et évidemment une politique d’indépendance… Bon, autant dire que Poutine comme De Gaulle ont su faire suer les Américains au plus haut point, ce qui se termine généralement assez mal. En France, mai 68 n’est pas tout à fait un hasard… Et ce qu’il s’était passé à cette époque s’appellerait aujourd’hui une « révolution orange »… C’est beau une révolution orange, c’est un concept marketing financé par la CIA et c’est d’ailleurs l’un des objectifs recherchés par les États-Unis… Renverser Poutine en affamant le peuple parce que objectivement, l’attaque contre la monnaie russe ne repose sur aucun des fondamentaux économiques permettant de faire la force ou la faiblesse d’une monnaie. Le rouble ne devrait pas baisser dans ces proportions compte tenu de la typologie de l’économie russe.

Voici les chiffres essentiels à avoir en tête.

Haaaa, la dette… Alors que notre pays a un ratio dette sur PIB de 95 %, que les USA sont endettés à hauteur de plus de 105 % de leur PIB, la Russie, elle, n’a presque pas de detteUn pauvre petit et minusculement ridicule 15,7 % de dettes sur PIB pour l’année 2014… Autant dire rien. Objectivement, la Russie est nettement plus solvable que la France…

Haaaaaaaaaaaa la balance commerciale… Alors que la France, la 2e économie de la zone euro tout de même, importe pour des centaines de milliards de chinoiseries diverses et avariées (sans oublier un grand paquet de gaz russe et de pétrole), ce qui nous fait tout de même une balance commerciale déficitaire d’environ 101 milliards d’euros, soit un paquet de sous tout de même qui quitte chaque année notre pays pour aller enrichir les autres (et accessoirement faire monter leur monnaie respective).

Le solde commercial de la Russie est, lui, de 179 milliards de dollars… Ce qui le rapproche de façon très dangereuse de l’Allemagne, grand exportateur devant l’éternel et dont pourtant personne ne cherche à contester la puissance.

Le déficit russe est de zéro… Là où nous nous débattons depuis plus de 40 ans pour obtenir un budget équilibré, sans succès évidemment, et nos déficits s’enchaînent inexorablement en nous menant vers une ruine collective.

Nous sommes 65 millions d’habitants et les Russes plus de 145 millions.

Alors que nos mamamouchis se demandent quand ils seront en mesure d’inverser de façon positive la courbe sans espoir du chômage de masse, en Russie, sous Poutine, le chômage plafonne à 5,6 %… De quoi laisser rêveur plus d’un mamamouchi français.

Le PIB russe est d’un peu plus de 2 057 milliards de dollars US, là ou le PIB de la France est de 2 902 milliards de dollars. C’est donc un avantage enfin pour nous petits Français. Nous sommes certes plus riches mais nettement moins bien gérés… Nous sommes donc, au final, nettement plus pauvres si l’on raisonne en « net de dette »…

La pression fiscale ne souffre également d’aucune comparaison… En effet, en Russie, les recettes fiscales ne sont que de 15,1 % du PIB là ou, en France, elles sont de 47 % (chiffre 2012) et les recettes publiques (au sens large de la taxation en France) de 53,5 % du PIB… Vous comprenez donc mieux pourquoi notre acteur national, le grand Gégé, est allé se faire tondre par Poutine plutôt que par Hollande….

Vous voyez également pourquoi la Russie a potentiellement la possibilité d’augmenter encore la pression fiscale pour s’en sortir, elle a de la marge avant d’atteindre une pression fiscale à la française… Et quelle marge !!

Pourquoi vous raconter tout cela ?

Juste pour vous montrer qu’en dépit de la propagande à laquelle nous sommes soumis ici sur la faiblesse de la Russie, ce pays est en réalité beaucoup plus robuste que l’image que l’on nous en donne. La Russie est pays économiquement solide, aux fondamentaux excellents. C’est un pays qui exporte plus qu’il n’importe et c’est l’un des rares dans le monde dans ce cas. C’est donc un pays dont la devise devrait structurellement s’apprécier et non pas l’inverse. C’est également une économie qui peut parfaitement introduire l’or en étalon monétaire contrairement à tous les pays déficitaires sur leur balance commerciale. Ainsi, un pays déficitaire comme la France verrait finalement ses réserves d’or partir à l’étranger en quelques mois afin de payer ses achats… ses importations ! Ce n’est pas le cas de la Russie. Et vous voyez que tous les pays commercialement déficitaires éprouveraient les plus grandes difficultés avec un étalon-or… À commencer par les Américains, grands déficitaires devant l’éternel.

Il ne faut donc pas enterrer la Russie, l’ours russe que nous venons bien imprudemment de réveiller.

La Russie est une grande nation, son peuple est courageux et capable d’endurer des efforts qui nous semblent tout simplement impossibles. L’âme russe a brisé aussi bien les armées de Napoléon que celles d’Hitler… Ce n’est pas celles d’Obama et encore moins d’Hollande qui feront mieux.

Nous ferions mieux, bien mieux, de revenir à des sentiments nettement plus constructifs à l’égard de la Russie qui fait partie de la grande Europe comme la définissait le Général de Gaulle, « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural »…  Car il ne faut pas imaginer que l’attaque économique dont la Russie vient de faire les frais restera impunie… En Russie, plus qu’ailleurs, la vengeance est un plat qui se mange froid.


Extrait de : La guerre glaciale de Washington contre la Russie (Counterpunch), Diana JOHNSTONE, Le Grand soir, 5 décembre 2014

Depuis plus d’un an, les États-Unis ont joué un scénario conçu pour

(1)   réaffirmer le contrôle américain sur l’Europe en bloquant le commerce de l’UE avec la Russie,

(2)   pousser la Russie à la faillite, et

(3)   se débarrasser de Vladimir Poutine pour le remplacer par un fantoche des Américains, comme le défunt soulard, Boris Eltsine.

Les derniers jours ont révélé de façon limpide la perfidie de l’aspect économique de cette guerre des États-Unis contre la Russie.

Tout a commencé lors de l’importante réunion internationale de haut niveau sur l’avenir de l’Ukraine qui s’est tenue à Yalta en Septembre 2013, dont un thème majeur a été la révolution du gaz de schiste que les États-Unis espéraient utiliser pour affaiblir la Russie.

L’ancien secrétaire à l’énergie américain Bill Richardson était là pour défendre l’affaire, applaudi par Bill et Hillary Clinton. Washington espérait utiliser ses techniques de fracturation hydraulique pour fournir des sources de substitution du gaz naturel et bouter la Russie hors du marché. Ce qui revient à vendre à l’Europe un chat dans un sac.

Mais cette astuce ne pouvait réussir en s’appuyant sur le sacro-saint « marché », puisque le fracturation est plus coûteux que l’extraction de gaz russe. Il fallait une crise majeure pour fausser le marché par des pressions politiques.

Par le coup d’état du 22 Février, manigancé par Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine pour l’Europe et l’Eurasie, les Etats-Unis ont effectivement pris le contrôle de l’Ukraine, en plaçant au pouvoir leur agent "Yats" (Arseniy Iatseniouk) favorable à l’entrée de son pays dans l’OTAN.

Cette menace directe contre la base navale russe en Crimée a conduit au référendum, qui a mené au retour pacifique de cette péninsule historiquement russe à la Russie. Mais le chœur mené par les Etat-Unis a condamné le retour, sans aucun désordre, de la Crimée comme une « agression militaire russe ». Cette manœuvre défensive est claironnée par l’OTAN comme preuve de l’intention de Poutine d’envahir les pays voisins sans prétexte.

Pendant ce temps, l’invasion économique des États-Unis est passée largement inaperçue.

L’Ukraine a quelques-unes des plus grandes réserves de gaz de schiste en Europe. Comme d’autres Européens, des Ukrainiens ont manifesté contre les conséquences néfastes pour l’environnement de la fracturation hydraulique sur leurs terres, mais contrairement à certains autres pays, l’Ukraine n’a pas de législation restrictive à ce sujet.

La société pétrolière américaine Chevron, très liée au pouvoir, est déjà à l’œuvre.

Depuis mai dernier, R. Hunter Biden, fils du vice-président américain, est membre du conseil d’administration de Burisma Holdings, le plus grand producteur de gaz privé de l’Ukraine. Le jeune Biden sera en charge de l’unité juridique de Holdings et contribuera à son « expansion internationale ».

L’Ukraine a un sol riche, en plus des réserves de pétrole de schiste. Le géant de l’agroalimentaire américain Cargill est particulièrement actif en Ukraine, en investissant dans des silos à céréales, aliments pour animaux, un grand producteur d’œufs et agroalimentaire, UkrLandFarming, ainsi que le port de la Mer Noire à Novorossisk.

Le très actif Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine comprend des dirigeants de Monsanto, John Deere, le fabricant de matériel agricole CNH Industrial, Pioneer DuPont, Eli Lilly & Company.

Monsanto prévoit de construire une « usine de semences de maïs non-OGM en Ukraine » de $ 140 000 000, ciblant évidemment le marché européen réticent aux OGM. Ce fut dans son discours lors d’une réunion parrainée par Chevron du Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine il y a un an que Victoria Nuland a mentionné les cinq milliards de dollars dépensés par les Etats-Unis au cours des vingt dernières années pour gagner l’Ukraine.

Le 2 Décembre, le président Porochenko a nommé trois étrangers comme ministres : un Américain, un Lituanien et un Géorgien. Il leur a accordé la citoyenneté ukrainienne quelques minutes avant la cérémonie. (Un deuxième Géorgien fut ajouté ensuite.)

Natalie Jaresko, née aux Etats-Unis, est la nouvelle ministre des Finances de l’Ukraine. Originaire d’une famille ukrainienne et diplômée des universités de Harvard et de DePaul, Jaresko est passée du Département d’État à Kiev lorsque l’Ukraine a obtenu son indépendance de l’Union Soviétique, afin de diriger le département économique de l’ambassade américaine qui venait d’ouvrir. Trois ans plus tard, elle a quitté l’ambassade des États-Unis pour diriger le Fonds Western NIS Enterprise financé par le gouvernement des Etats-Unis. En 2004, elle a fondé sont propre fonds d’actions. En tant que partisane de la Révolution orange de 2004, elle a siégé au Conseil consultatif des investisseurs étrangers du président vainqueur de cette « révolution », Viktor Iouchtchenko.

Le Banquier d’investissement lituanien Aivaras Abromavicius est le nouveau ministre de l’Economie, plaçant la politique économique du gouvernement sous l’influence, ou plutôt le contrôle, américain.

Le nouveau ministre de la Santé, Aleksandr Kvitashvili de la Géorgie, a été éduqué aux Etats-Unis et ne parle pas ukrainien. Il a occupé le poste de ministre de la santé dans sa Géorgie natale, sous la présidence du protégé des Etats-Unis de l’époque, Mikheïl Saakachvili.

La mainmise des États-Unis sur l’économie de l’Ukraine est maintenant totale. Le décor est planté pour commencer la fracturation, faisant peut-être de Hunter Biden le plus récent des oligarques de l’Ukraine.

Personne n’en parle, mais l’accord commercial controversé entre l’UE et l’Ukraine, dont le report avait déclenché les protestations de Maidan, qui ont abouti au coup d’état piloté par les Etats-Unis du 22 février, supprime les barrières commerciales, permettant l’entrée libre dans les pays de l’UE des exportations agricoles produites en Ukraine par des sociétés américaines. Le gouvernement ukrainien est profondément endetté, mais cela n’empêchera pas les entreprises américaines de réaliser d’énormes profits dans ce pays à bas salaires, fertile et déréglementé. Les producteurs céréaliers européens, comme la France, pourraient souffrir d’une telle concurrence bon marché.

L’assaut du gouvernement russophobe de Kiev contre la région du Sud-Est est en train de tuer le secteur industriel du pays, dont les marchés se trouvaient en Russie. Mais pour les dirigeants de Kiev de l’Ukraine occidentale, cela n’a pas d’importance. La mort d’une vieille industrie peut aider à garantir des salaires bas et des profits élevés.

Au moment même où les Américains prenaient résolument le contrôle de l’économie ukrainienne, Vladimir Poutine a annoncé l’annulation du projet de gazoduc South Stream. L’accord avait été signé en 2007 entre Gazprom et la compagnie pétrochimique italienne ENI, afin d’assurer les livraisons de gaz russe dans les Balkans, en Hongrie, en Autriche et en Italie en contournant l’Ukraine, dont le manque de fiabilité en tant que pays de transit avait été démontré par de fréquents impayés ou le siphonnage pour son propre usage de gaz destiné à l’Europe.

L’allemand Wintershall et le français EDF ont également investi dans South Stream.

Ces derniers mois, des représentants des États-Unis ont commencé à faire pression sur les pays européens concernés afin qu’ils se retirent de l’affaire. South Stream était une bouée de sauvetage potentielle pour la Serbie, toujours appauvrie par les destructions causées par les bombardements de l’OTAN et les privatisations au rabais de ses industries au profit d’acquéreurs étrangers. En plus du bénéfice des emplois et d’une sécurité énergétique qui lui font gravement défaut, la Serbie était en passe de gagner 500 millions d’euros de tarif de transit par an. Belgrade a résisté aux avertissements insistants exigeant de se conformer à la politique anti-Russe pour conserver son statut de candidat à l’entrée dans l’Union européenne.

Le maillon faible était la Bulgarie qui, en tant que terminal du gazoduc, devait tirer des bénéfices similaires. L’ambassadeur américain à Sofia Marcie Ries a commencé par avertir les hommes d’affaires bulgares qu’ils pourraient souffrir s’ils faisaient des affaires avec des entreprises russes sous sanctions. Le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso du Portugal, qui était « maoïste » lorsque le « maoïsme » servait de couverture à l’opposition aux mouvements de libération soutenus par les Soviétiques dans les colonies portugaises d’Afrique, a menacé la Bulgarie de poursuites de l’UE pour irrégularités dans les contrats South Stream. Il s’agit de règles de l’UE qui interdisent que la même entreprise puisse à la fois produire et transporter du gaz. En bref, l’UE voulait faire appliquer ses propres règles de façon rétroactive à un contrat signé avant que ces règles ne soient adoptées et avec un pays qui n’est pas membre de l’UE.

Enfin, John McCain a pris l’avion pour Sofia pour intimider le Premier ministre bulgare, Plamen Orecharski, en exigeant qu’il se retire de l’affaire, laissant le gazoduc South Stream sans point d’entrée terrestre dans les Balkans.

C’est plutôt drôle si l’on considère qu’un thème majeur de la propagande belliciste actuelle des États-Unis est de dénoncer la vente de gaz russe comme étant surtout une arme d’ « intimidation », de « coercition » et de « contrainte » politique utilisée par Poutine pour dominer l’Europe.

Enfin, il est vrai que la Russie a dû rappeler à maintes reprises à l’Ukraine de régler ses factures de gaz impayées. Avec un succès mitigé.

L’annulation de South Stream constitue un coup tardif porté par l’OTAN contre la Serbie. Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a regretté la perte de South Stream, en soulignant que : « Nous payons le prix d’un conflit entre grandes puissances ».

Les partenaires italiens de l’accord sont également très mécontents devant les pertes subies. Mais les responsables européens et les médias, comme d’habitude, rejettent toute la faute sur Poutine.

Si l’on vous insulte sans cesse en vous faisant sentir que vous n’êtes pas le bienvenu, il se peut que vous fassiez vos bagages et partiez. Poutine a emporté son projet de gazoduc vers la Turquie où le Premier ministre turc, Recep Erdogan, n’a pas tardé à l’acheter. Cela ressemble à une bonne affaire pour la Russie et pour la Turquie. Mais l’affaire demeure inquiétante.

Le pétrole russe comme moyen de coercition ? Si Poutine pouvait utiliser Gazprom pour obtenir d’Erdogan de changer de politique envers la Syrie, et d’abandonner sa détermination à renverser Bachar al Assad, afin que les fanatiques de l’Etat Islamique soient vaincus, ce serait un excellent résultat. Mais il n’y a aucun signe d’un tel résultat.

L’abandon de South Stream creuse le fossé entre la Russie et l’Europe occidentale, ce qui, à long terme, est néfaste pour les deux. Mais il creuse aussi l’inégalité économique entre le Nord et le Sud de l’Europe. L’Allemagne reçoit toujours du gaz de Russie, notamment avec le co-projet de Gerhard Schroeder avec Poutine, Nord Stream. Mais les pays d’Europe du Sud, déjà dans une crise profonde provoquée en grande partie par l’euro, sont laissés dans l’incertitude de leur approvisionnement. Cette tournure des événements pourrait contribuer à la révolte politique qui se développe dans ces pays.

Tandis que des voix s’élèvent en Italie pour se plaindre que les sanctions anti-russes font mal à l’Europe, mais laissent les États-Unis indemnes, les Européens pourraient se consoler avec les aimables propos de l’hôte de la Maison Blanche et lauréat du prix Nobel de la paix qui a salué l’Union Européenne pour avoir fait la bonne chose, même si c’est « difficile pour l’économie européenne. »

Dans un discours adressé à d’importants PDG le 3 décembre, Obama a déclaré que les sanctions visaient à changer « l’état d’esprit » de Poutine, mais ne pensait pas que cela réussisse. Il attend que « la politique à l’intérieur de la Russie rattrape ce qui se passe dans l’économie, c’est pourquoi nous allons continuer à maintenir cette pression. »

·         Ce qui est une autre façon de dire que voler le marché du gaz naturel de la Russie.

·         Forcer l’Europe à adopter des sanctions,

·         Et couper les liens entre la Russie et l’UE sont autant de mesures destinées à faire en sorte que le peuple russe se retourne contre Poutine et s’en débarrasse.

Un changement de régime, en somme.

Le 4 Décembre, la Chambre des Représentants US a officiellement révélé le motif des Etats-Unis derrière ce gâchis en adoptant ce qui doit sûrement être le pire projet de loi jamais adopté : la Résolution 758.

La résolution est un recueil de tous les mensonges répandus contre Vladimir Poutine et la Russie depuis un an. Jamais peut-être autant de mensonges ont été rassemblés dans un seul document officiel de cette longueur. Et pourtant, cette propagande de guerre a été approuvée par un vote de 411 contre 10. Si, en dépit de cet appel à la guerre entre deux puissances nucléaires, il y a encore des historiens dans le futur, ils devront juger que cette résolution est la preuve de l’absence totale d’intelligence, d’honnêteté et de sens des responsabilités du système politique que Washington s’emploie à imposer au monde entier.

L’ancien parlementaire Ron Paul a écrit une excellente analyse de ce document honteux. Quoi qu’on puisse penser de la politique interne ultra-liberale de Paul, sur les affaires internationales, il se distingue comme étant une voix de la raison très isolée.

Après une longue liste de "considérant que", de mensonges, d’insultes et de menaces, nous arrivons enfin à l’aspect commercial grossier de cette campagne dangereuse. La Chambre appelle les pays européens à « réduire la capacité de la Fédération de Russie à user de son approvisionnement en énergie comme un moyen de pression politique et économique sur d’autres pays, y compris en encourageant l’augmentation des exportations de gaz naturel et d’autres d’énergies depuis les États-Unis et d’autres pays » et « demande instamment au président d’accélérer l’approbation par le ministère américain de l’énergie des exportations de gaz naturel liquide vers l’Ukraine et d’autres pays européens. »

Le Congrès est prêt à risquer et même à promouvoir la guerre nucléaire, mais au fond il ne s’agit que de voler le marché du gaz naturel de la Russie par ce qui n’est encore à ce jour qu’un pari : le gaz de schiste américain obtenu par fracturation. Un chat dans un sac.

Pire que la guerre froide

Les néo-conservateurs qui manipulent les politiciens ignares des Etats-Unis ne nous entrainent pas dans une nouvelle guerre froide. C’est bien pire. La longue rivalité avec l’Union Soviétique était « froide » en raison de la DMA, la Destruction Mutuelle Assurée. Washington et Moscou étaient parfaitement conscients qu’une guerre « chaude » signifiait échanges nucléaires qui détruiraient le monde entier.

Cette fois, les Etats-Unis pensent qu’ils ont déjà « gagné » la guerre froide et semblent ivres de confiance qu’ils peuvent gagner à nouveau. Ils modernisent leur arsenal nucléaire et construisent un « bouclier nucléaire » à la frontière de la Russie dont le seul but ne peut qu’être de donner aux États-Unis la capacité d’une première frappe - la capacité d’empêcher des représailles russes contre une attaque nucléaire des États-Unis. Cela ne peut pas marcher, mais cela affaiblit la force de dissuasion.

Le danger d’une guerre ouverte entre les deux puissances nucléaires est en réalité beaucoup plus grand que pendant la guerre froide. Nous sommes à présent dans une sorte de Guerre Glaciale, figée, parce que ce que les Russes disent ou font n’a aucun effet. Les néoconservateurs qui fabriquent la politique des États-Unis dans l’ombre ont inventé une histoire totalement fictive sur une « agression » russe que le président des États-Unis, les médias et maintenant le Congrès ont acceptée et approuvée. Les dirigeants russes ont répondu avec honnêteté, vérité et bon sens, et sont restés calmes malgré les invectives lancées contre eux. Rien n’y fait. Les positions sont gelées. Quand la raison échoue, la force suit. Tôt ou tard.

Diana Johnstone

6 décembre 201


 

Myth : Defined Benefit Plans are “Guaranteed”. The answer is “nothing”.

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Extrait de: Myth #4: Defined Benefit Plans are “Guaranteed”, By Jana Steele and Ian McSweeney, Canada Pensions & Benefits Law, Target Benefit Plans, November 26th, 2014

In this final post of our series on the myths surrounding target benefit plans (TBP) and defined benefit (DB) plans, we address probably one of the biggest myths surrounding DB plans – that their benefits are guaranteed.

What is truly guaranteed in life other than death and taxes?

The answer is “nothing”.

The traditional DB pension plan – where the employer “guarantees” the pension benefits – may not be sustainable in some public and private sector cases and could lead to crisis situations that TBPs could help avoid.

Generous DB plans may, in adverse circumstances, put both the members and the employer at risk.

There have been many high profile instances over the last decade or so where the pension solvency issues threatened the continued operation of an organization. And, there have been other high profile instances where a company has gone under and pensions have been permanently reduced.

Ultimately, the so called “guarantee” comes down to the employer’s willingness and ability to pay.