Revenu Québec préfère attaquer les gens honnêtes, c’est plus facile ? Et atteins ces quotas.

Tant aussi longtemps que l’État demande d’aller chercher des impôts additionnels par l’entremise d’Agence Revenu Québec elle sera toujours agressive.

«Le nombre de vérificateurs est directement lié aux objectifs budgétaires du gouvernement.
Des objectifs qui ne cessent de croître»

clip_image002Revenu Québec se démarque par son agressivité parmi les centres de perception en Amérique du Nord. La mentalité qui prévaut est celle «d'aller chercher le plus d'argent possible», auprès de la population.

 

À Revenu Québec, la mentalité est plutôt de considérer chaque cas litigieux comme celui d'un fraudeur latent.

 

En ne respectant une société de droit, en saisissant avant même de se défendre, on attaque directement le droit de propriété étant la base fondamentale de la démocratie.

 

Puisque, ce cas est unique au Québec, car dans le reste du pays, les impôts sont gérés par Revenu Canada. Cette agressivité a des conséquences beaucoup plus graves qu’on le croit, si on ne respecte plus le droit de propriété.

 

Un tel comportement a un prix très lourd à payer, d'autant plus, les entrepreneurs se font de plus en plus rares au Québec, voici différentes avenues :

 

1.      Accepte de payer, car les frais d’avocats vont excéder le montant supposément dû, en espérant qu’il possède assez d’argent. Il profite de l’incapacité du contribuable de se défendre pour faire des cotisations abusives, voir le vidéo de TVA à la fin du carnet.

2.      N'ayant pas les moyens de se défendre et le montant réclamé est trop exorbitant, fait faillite et perd l'effort d'une vie.

3.      Ou, le cotisant a suffisamment d'argent pour supporter la cause légale et comptable pendant un minimum de trois ans, et par une chance divine, le cotisant gagne sa cause devant un juge compatissant voyant le caractère abusif d'Agence Revenu Québec (cas extrêmement rare).


Pour un an de retard

Extrait de : Marc Hervieux conteste des pénalités de 120 000 $ pour ses impôts de 2014, JEAN-FRANÇOIS CLOUTIER,25 mai 2016

Le chanteur Marc Hervieux est en guerre contre Revenu Québec, qui lui réclame plus de 240 000 $ pour une déclaration d’impôt remise en retard en 2014.

«Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. C’est eux qui ont le gros bout du bâton», dénonce le populaire artiste lyrique, très amer, en entrevue avec notre Bureau d’enquête.

Il conteste les frais d’environ 120 000 $ que le fisc lui réclame, selon lui, pour avoir tardé à payer ses impôts de l’année 2014. Une somme qui s’ajoute à un montant à peu près équivalent qu’il doit en impôts.

«Je ne comprends pas qu’on mette des pénalités comme ça», dit-il.

Ce combat est en train de l’épuiser moralement. «Ça prend une très grande force pour traverser tout ça. C’est exigeant».

Mais il continue de se battre. «Il y a bien des citoyens qui tireraient la plogue, ajoute-t-il. Mon propre comptable m’a suggéré de faire faillite. Moi je ne me cache pas. Je vais régler mes affaires.»

Il estime que les bureaucrates du fisc sont en mission. «Je leur ai dit que j’allais les payer [cette semaine], mais je ne vais pas laisser ça comme ça, dit-il. C’est sûr que je vais continuer à me battre et à contester. C’est vraiment un abus. Ça n’a pas de bon sens la façon que ça fonctionne».

Revenu Québec ne nous a pas rappelés, hier.

M. Hervieux étudierait avec ses proches la possibilité d’engager des recours contre le fisc.

Hypothèque légale

L’Agence du revenu du Québec (ARQ) a émis il y a une semaine une hypothèque légale de 241 539,68 $ sur la propriété du ténor québécois, dans les Laurentides.

«Ça devait être réglé. J’ai parlé à la préposée de Revenu Québec. J’en reviens pas [qu’il y ait une hypothèque légale]. J’imagine qu’elle ne m’a pas cru», a-t-il dit, soufflé, lorsque nous l’avons contacté.

Le fisc invoque dans un document légal l’article 2724 du Code civil selon lequel «les créances de l’État pour les sommes dues en vertu des lois fiscales (...) peuvent donner lieu à une hypothèque légale».

Selon le chanteur natif d’Hochelaga-Maisonneuve, la moitié de la somme due est uniquement composée de pénalités et d’intérêts.

«Comme toujours, ce que demandent Revenu Québec et Revenu Canada, ça n’a rien à voir», dit-il.

Agence Revenu Canada est beaucoup plus sage, si on pousse trop l’agressivité fiscale, les dommages qui peuvent en résulter sont beaucoup plus dommageables que les recettes fiscales.

Demandez à un investisseur privé ou étranger d’investir dans un pays qui ne respecte pas le droit de propriété ou le principe d’une société de droit, il ne serait pas très chaud à vouloir investir.

À Revenu Canada, on a tendance à donner le bénéfice du doute au contribuable. Dans les cas ambigus, on évite d'envoyer un nouvel avis de cotisation, de crainte de se tromper.

Changements de compagnie

En entrevue, Marc Hervieux a dit que c’est un changement de compagnie qui aurait fait que sa déclaration de 2014 «a tardé» à être remise aux autorités. Sur Facebook hier soir, il a toutefois évoqué une séparation de couple à titre d’explication. Il aurait remis sa déclaration environ un an après la date limite, selon lui.

Marc Hervieux dit qu’il savait très bien qu’en remettant en retard sa déclaration, il allait compliquer ses affaires. Il avoue par contre que «ça les a compliquées pas mal plus que je pensais».

Proie facile

«Moi je suis de bonne volonté. Je leur offre de payer 100 cennes dans la piasse. Mais je vais pas payer ce que je dois pas, dit-il.

«Je paye en moyenne 30 000 $ en TPS/TVQ par trimestre. On dirait que ça devient de la jalousie à un moment», dit-il.

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Selon le chanteur, Revenu Québec préfère attaquer les gens honnêtes qui ont la plupart de leurs actifs au Québec.

«Je ne suis pas dans les Panama Papers. J’ai pas de compte offshore. C’est facile d’aller contre moi. Je suis peut-être un peu nono».

«Tu veux pas crosser le système, mais quand tu vois tout ce qui se passe, il y a des gens qui n’ont fait que ça des magouilles. C’est sûr qu’on devient cynique», conclut-il.

Malheureusement, tu fais partie des 25 % qui génèrent véritablement la richesse, alors tu es un parfait dindon pour te déplumer, et tous les moyens sont bons pour maintenir un État obèse. Q.D.


Exclusif - Trois ex-vérificateurs confirment l'existence de quotas, Jean-François Cloutier | Bureau d'enquête, Publié le 1er février 2016

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Trois ex-vérificateurs de Revenu Québec qui cumulent plus de 30 ans d’expérience disent que des quotas de récupération existent bel et bien au sein de l’Agence et que la pression pour les atteindre s’est accrue fortement au cours des dernières années.

Notre Bureau d’enquête a pu rencontrer ces trois anciens vérificateurs de Revenu Québec, il y a quelques jours. Sous le couvert de l’anonymat, ils ont accepté de parler de la pression vécue et du climat de travail qui, selon eux, s’est dégradé au sein de l’Agence.

L’un d’eux dit avoir été remercié après sept ans de service parce qu’il ne rapportait tout simplement pas assez au fisc. Dans son évaluation personnelle, il est d’ailleurs question d’un quota ou d’un objectif de 500 $ de l’heure.

«Les quotas, dit-il, c’est une réalité, mais ce n’est pas bien fondé. On ne peut pas savoir à l’avance si un dossier va rapporter 100 000 ou 200 000 ou 50 000$, pas du tout.»

Un autre vérificateur dit s’être fait demander de maintenir une cotisation, même s’il estimait ne pas avoir les arguments pour la justifier. «On m’a dit de pousser, et que le contribuable avait juste à contester.»

Ce même vérificateur dit aussi avoir déjà soumis un projet de cotisation à un contribuable sans qu’aucune explication lui soit demandée, juste parce qu’il y avait une anomalie apparente dans sa déclaration. Selon lui, Revenu Québec fait le pari que la plupart des contribuables ne contesteront pas vu les coûts élevés de s’adresser aux tribunaux.

Interdit de parler aux médias

L’identité de ces trois ex-vérificateurs, a été authentifiée par notre Bureau d’enquête. Ceux-ci n’ont pas voulu parler à visage découvert, par crainte de représailles.

«L’Agence a le bras long, lance l’un d’eux, parti en 2014. Il y a des gens qui se sont fait vérifier et cotiser après avoir pris position contre elle. »

Une note interne datée de 2014 interdit d’ailleurs à tout le personnel de Revenu Québec d’accorder une entrevue à un journaliste ou de transmettre de l’information sur le fisc «et ce peu importe le contexte, le sujet ou les circonstances».

La question des quotas

Notre Bureau d’enquête a révélé une bande vidéo, en décembre dernier, où deux vérificatrices sont captées à leur insu. L’une d’entre elles dit qu’elle doit cotiser entre 1000 et 1200$ de l’heure.

Une vérificatrice dit aussi avoir reçu un boni de performance exceptionnel correspondant à 3,5% de son salaire.

Les trois vérificateurs rencontrés jugent que cette conversation est loin d’être hors norme ou le fruit d’une «mauvaise compréhension » des politiques de l’Agence.

«La compréhension partout, dit l’un d’eux, c’est que les bonis sont liés à l’argent que tu vas chercher.»

√ En décembre, le porte-parole de Revenu Québec, Stéphane Dion, a nié tout lien entre l’octroi d’un boni et les montants cotisés par un vérificateur.

CE QU’ILS ONT DIT

Sur les quotas

«On a des statistiques. Chaque dossier doit rapporter 300$ de l’heure (dans un projet spécifique). On nous le dit que le dossier doit rapporter 300$ de l’heure en moyenne.»

Sur le climat de travail

« En raison des pressions énormes, les employés travaillent chez eux (en plus des heures normales). C’est une culture, une façon de faire très malsaine, en raison des pressions, des exigences et puis des quotas exigés.»

«Ça importe peu que le contribuable n’ait pas d’argent. Ça c’est le recouvrement qui s’occupe de ça. Nous autres on s’occupe pas de ça.»

Sur la culture de l’organisation

«Si vous osez faire des critiques vous êtes un ennemi de Revenu Québec. Vous risquez de subir des conséquences.»

Sur les problèmes de recrutement

«Quand il y a une occasion les (employés) laissent Revenu Québec pour aller à Revenu Canada, ça c’est clair.»

«À Revenu Québec, vous pouvez entrer avec un DEC (diplôme d’études collégiales) tandis qu’à Revenu Canada pour (le même travail) ils vous demandent un bac.»

LES ABUS SE MULTIPLIENT

√ En 2010, le ministre des Finances Raymond Bachand a fixé à Revenu Québec des objectifs de récupération fiscale extrêmement ambitieux. ​

√ De 2010 à 2014, la récupération totale du fisc québécois a augmenté de 1,1 G$, un bond de 41%.

√ Le Vérificateur général du Québec a toutefois dit en 2012 que le fisc sous-estimait les mauvaises créances irrécupérables dans ces sommes cotisées.

√ En 2015, le Protecteur du citoyen a dénoncé des pratiques clairement abusives chez Revenu Québec: «Revenu Québec a empêché bon nombre de contribuables de faire valoir leurs arguments devant des avis de cotisation erronés basés sur de simples présomptions.»

RÉCUPÉRATIONS FISCALES EN HAUSSE

2010-2011: + 320 M$

2011-2012: + 705 M$

2012-2013: + 1,1 G$

2013-2014: + 1,4 G$


 

House-Rich, but Cash-Poor

La génération des Baby-boomers vont être à la retraite d’ici dix ans. Que va-t-il se passer une belle explosion de la bulle immobilière.

Puisque les gens possèdent très peu de liquidité et l’épargne ne rapporte plus et la seule équité qui leur reste est leur maison.

Donc pour survivre, ils vont être obligé de vendre leurs maisons et la génération millénium n’auront pas les moyens de les achetés, soyez assuré, les prix vont drôlement baisser.

On le constate déjà dans certaines régions au Québec, il y a tellement de maisons à vendre, ceux qui se vendent sont au-dessous de l’évaluation municipale.

Bienvenue dans ce monde illusoire de la richesse, grâce à l’endettement et les taux d’intérêt trop bas.

Illusion, illusion, illusion ….


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Extrait de: Canadian Debt Survey Finds Many Risk Becoming House-Rich, Cash-Poor, The Huffington Post Canada  |  By Daniel Tencer, 05/24/2016

More than one-third of Canadian households were unable to pay their bills at some point in the past year, a sign that rising housing costs are biting into Canadians’ finances, Manulife Bank says.

Ever-larger mortgages mean many Canadians are at risk of retiring house-rich but cash-poor,

Manulife said in a homeowner debt survey released Tuesday. That means many will face difficult choices like retiring later than planned or selling their home and moving into a smaller one.

Fully 37 per cent of respondents said they were unable to pay a bill at least once in the past year, little changed from the survey carried out last fall. But the amount of mortgage debt the average Canadian mortgage holder carries grew 3.4 per cent in half a year — to $181,000 this spring, from $175,000 in last fall’s survey.

Vancouverites are, not surprisingly, the most heavily mortgaged homeowners in the country, carrying an average debt of $259,000. Homeowners in Calgary and Edmonton were the next most heavily indebted, with $217,000 of debt on average. Torontonians were third, with $194,000 in debt, on average.
(Chart: Manulife Bank of Canada)

You may not get to retire in your dream home

Perhaps most tellingly, only four in 10 respondents said they felt comfortable they had enough savings to retire.

Canadians have set paying off their debts as a top priority, but “they must also find a balance between debt repayment and saving for retirement so they don't end up house-rich and asset poor," Manulife Bank President and CEO Rick Lunny said in a statement.

Those who do find themselves lacking cash in retirement may have to make some tough choices, Manulife says, among them:

·        Retire later than originally planned

·        Accept a lower standard of living in retirement

·        Move to a less expensive home and use extra equity to fund retirement

·        Borrow against their home equity

"If you reach retirement with significant home equity but limited savings you may need to adjust your thinking if you wish to stay in your current home," Lunny said. "Your home is your castle, as they say, but it's also a significant financial asset that you should take into account when planning your retirement income.”

The Manulife survey polled 2,373 Canadian homeowners between the age of 20 and 59, and with a minimum household income of $50,000. It was carried out by Environics Research from Feb. 3 to Feb. 20, 2016.


 

Asservissement par la dette

Valable pour le Canada


Extrait de : La révolte des esclaves de la dette a commencé, Wolf Richter, Wolf Street, 19 avril 2016

Ah, oui, la Génération du millénaire.

clip_image002Si nous pouvions pousser les consommateurs à emprunter plus pour dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas sur des choses dont ils n’ont pas besoin pour gonfler le PIB et les profits des corporations, tout irait beaucoup mieux. C’est ainsi que pensent les économistes d’aujourd’hui.

Puisque 68,5% du PIB américain est lié aux dépenses de consommation personnelle, l’encouragement des dépenses de consommation est perçu comme crucial.

Parce que 75% des salaires stagnent et n’augmentent plus suffisamment pour faire face à l’inflation, la seule manière d’encourager les consommateurs à dépenser plus est de les encourager à emprunter davantage et à dépenser immédiatement leur nouvel argent.

La réduction des taux d’intérêt jusqu’à zéro pourcent était supposée venir en aide à ce noble objectif (bien que, chose inexplicable, les consommateurs ne perçoivent que ces taux zéro sur leur épargne, et non sur leur dette).

Cet objectif de gonflement du PIB au travers de la dette des consommateurs, bien qu’il ait fonctionné des décennies durant, ne fonctionne plus aujourd’hui :

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Cette stratégie en est arrivée à ses limites. Et ce qui en reste n’est rien d’autre que de la dette.

Beaucoup de dette. Pour beaucoup de monde : 61% des Américains se disent endettés, selon un rapport publié récemment par Gallup, qui montre à quel point la dette impacte les habitudes des consommateurs et diminue les dépenses. Comme l’explique Gallup, « ne rien acheter est mauvais pour l’économie ». Mais c’est là exactement ce que beaucoup de consommateurs endettés se retrouvent obligés de faire.

clip_image006Les habitudes des consommateurs sont largement influencées par les fléaux de l’économie américaine, et par le fait de « ne pas disposer de suffisamment d’argent pour vivre confortablement », comme l’explique le rapport, ce qui ne surprendra personne. Mais les consommateurs endettés – même ceux qui « ont suffisamment d’argent pour vivre confortablement » - jouent un rôle très important dans le marasme économique.

Ces gens ont « beaucoup plus de chances » de s’engager dans des activités de réduction de coûts que ceux qui n’ont pas contracté de dette :

·        46% d’entre eux repoussent à plus tard des dépenses significatives telles que l’achat d’appareils électroménagers, leurs vacances ou la rénovation de leur domicile.

·        31% d’entre eux attendent plus longtemps pour s’acheter une nouvelle voiture.

·        20% d’entre eux sont forcés de vendre une partie de leurs possessions pour joindre les deux bouts.

·        63% d’entre eux s’engagent dans au moins une des dix activités de réduction de dépenses citées par le sondage.

Qui sont ces gens qui réduisent leurs dépenses ? La Génération du millénaire et la Génération X, selon le rapport de Gallup (voir la deuxième partie du rapport). Dans le cadre du sondage, ils se sont vus demander s’ils prenaient part à certaines activités de réduction de leurs dépenses. Voici les deux plus importantes, par génération :

·        Dépense majeure reportée à plus tard (autre que l’achat d’une nouvelle voiture) : Génération du millénaire 48%, Génération X 51%, Baby-boomers 36%.

·        Achat d’un nouveau véhicule reporté à plus tard : Génération du millénaire 39%, Génération X 21%, Baby-boomers 21%.

Mais le PIB doit continuer de gonfler. Alors même les 35% qui déclarent qu’ils n’ont « pas assez d’argent pour vivre confortablement » tentent de combler leurs manques de revenus grâce à la dette. Dans l’ensemble, leurs factures de carte de crédit sont 36% plus élevées – il s’agit là de l’une des formes de dette les plus coûteuses – que celles de ceux qui déclarent avoir suffisamment d’argent pour vivre confortablement. Voici ce que nous en dit Gallup dans un autre rapport :

La différence est particulièrement importante parmi la Génération du millénaire : ceux qui disent ne pas avoir suffisamment d’argent pour vivre confortablement ont une dette de carte de crédit trois fois plus importante que ceux qui disent avoir assez d’argent.

Leurs dettes automobile et personnelle sont aussi plus importantes :

La Génération du millénaire est la seule génération parmi laquelle ceux qui disent ne pas disposer de suffisamment d’argent portent 8% de plus de la dette totale de consommation que ceux qui disent avoir suffisamment d’argent.

Ayant atteint la vie adulte à l’époque des taux d’intérêt à zéro pourcent de la Fed, la Génération du millénaire complémente ses revenus en empruntant plus que ses semblables des générations passées, et de la manière la plus coûteuse.

clip_image008L’usage de cartes de crédit ou de prêts personnels pour acheter des biens à la consommation ne revient qu’à emprunter à l’avenir pour consommer aujourd’hui. Cette dette devra un jour être remboursée, avec de l’argent qui aurait autrement pu être dépensé pour l’achat de biens de consommation.

Parce que la Génération du millénaire est jeune et n’en est qu’au début de la vie active, elle n’emprunte pas seulement au futur en accumulant de la dette, mais aussi au présent.

La Génération du millénaire attend de plus en plus longtemps pour se marier, pour avoir des enfants, pour poursuivre son éducation et établir son indépendance (certains vivent de nouveau chez leurs proches). C’est un problème qui est aggravé par la dette étudiante. La dette moyenne des enfants du nouveau millénaire est de 29.000 dollars – mais une fois leur dette étudiante incluse, elle atteint plus de 40.000 dollars.

La dette des consommateurs est à double-tranchant. D’une part, elle alimente l’économie en offrant aux consommateurs davantage de pouvoir d’achat. Mais de l’autre, elle est un fardeau qui limite les choix des individus dans le futur, comme par exemple l’achat d’un domicile ou d’une voiture. Et pour ceux qui ont une dette étudiante, elle peut devenir un fardeau trop lourd à porter.

Le fardeau de la dette a été créé par le passé pour stimuler le PIB, et pèse aujourd’hui sur les dépenses des consommateurs et sur le PIB.

Voilà qui explique pourquoi les dépenses des consommateurs sont en déclin, malgré une hausse de la population aux Etats-Unis – de l’ordre de 16 millions de personnes depuis la crise financière – et malgré le record à la baisse des taux d’intérêt, qui rendent le coût de la dette moins onéreux. C’est un autre prix à payer aujourd’hui pour les politiques imposées par la Fed en 2008.

Les impacts en sont visibles partout. Les ventes des entreprises américaines sont retombées au niveau de 2012. Les stocks ont gonflé pour atteindre les mêmes proportions qu’avant la crise. Et les sociétés commencent à y répondre en réduisant leurs coûts et en limitant leurs effectifs.


Lectures complémentaires :

1. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

2. Faible hausse du PIB parce que vous êtres cassées.

3. Économie artificielle par la banque du Canada


Pourquoi les experts les plus médiatiques sont-ils les moins compétents ?

Pourquoi les experts les plus médiatiques sont-ils les moins compétents ?

par Jérôme Barthélemy, Harvard Business review

Le 13/05/2016

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Au milieu des années 1980, des journalistes du magazine anglais The Economist demandent à quatre ministres des finances, quatre dirigeants de grandes entreprises, quatre étudiants d’Oxford et quatre éboueurs londoniens de prédire l’évolution de plusieurs indicateurs économiques. Dix ans après, ils constatent que la plupart des prévisions sont fausses.

 

Ils remarquent aussi que les éboueurs ont fait les meilleures prédictions (à égalité avec les dirigeants de grandes entreprises).

 

Les ministres des Finances sont arrivés bons derniers…

 

Au même moment, Philip Tetlock, professeur à l’université de Pennsylvanie initie une étude beaucoup plus rigoureuse. Il demande à 284 experts de faire des prédictions économiques et géopolitiques (comment le PIB des Etats-Unis évoluera-t-il ? Le Québec fera-t-il sécession du Canada ? Le régime de l’apartheid sera-t-il aboli en Afrique du Sud ? L’Union Soviétique implosera-t-elle ? …). Au total, il collecte 82 361 prédictions. Vingt ans après, il publie les résultats de son étude dans un ouvrage qui deviendra une référence (« Expert Political Judgment: How Good Is It? How Can We Know?« , Princeton University Press, 2005). Comme les journalistes de The Economist, il constate que la plupart des prédictions réalisées par les experts sont fausses.

 

Pire, elles ne sont pas meilleures lorsqu’elles portent sur leur domaine d’expertise plutôt que sur un sujet qu’ils connaissent moins. Tetlock remarque aussi que le niveau d’études et l’expérience des experts n’ont aucun impact sur la qualité de leurs prédictions. Une seule variable influence la qualité des prédictions réalisées par les experts : leur exposition médiatique.

 

Plus un expert est médiatique, moins ses analyses sont fiables (lire aussi l’article « Comment les experts gagnent-ils de l’influence« ) !

 

Renard et hérisson

A première vue, ce résultat peut sembler surprenant. La compétence ne devrait-elle pas être un prérequis pour être invité à s’exprimer dans les médias ? Pour expliquer le paradoxe selon lequel les experts les plus médiatiques sont les moins compétents, Tetlock reprend la distinction classique entre les hérissons et les renards : dans un article intitulé « Le Hérisson et le Renard », le philosophe anglais Isaiah Berlin explique, en effet, qu’il y a deux catégories de personnes, celles qui ne voient le monde qu’à travers une règle simple (les hérissons), et celles qui tirent parti d’une multitude d’expériences car, selon elles, le monde ne peut être réduit à une idée simple (les renards).

Les hérissons ont donc une idée à laquelle ils croient dur comme fer. Comme ils n’utilisent qu’une seule grille de lecture, leurs analyses sont très tranchées… mais pas forcément fiables.

Les renards, eux, sont moins dogmatiques. Ils utilisent plusieurs grilles de lecture et leur pensée est en perpétuelle évolution. Cela leur permet de réaliser des analyses plus fiables que celles des hérissons… mais parfois trop subtiles pour marquer les esprits.

Les chaînes d’information en continu ont particulièrement bien compris l’impact médiatique des renards.

 

Pour faire de l’audience, mieux vaut inviter un hérisson… ou deux hérissons avec des points de vue opposés.

 

Même si leurs analyses sont moins rigoureuses que celles des renards, l’ambiance sur le plateau sera beaucoup plus électrique … et l’audience sera au rendez-vous.

 

Source : Pourquoi les experts les plus médiatiques sont-ils les moins compétents ?


 

Why Bernie Is So Popular : capitalism with a safety net

clip_image002Le texte est bien écrit, j’ai ajouté certains graphiques et d’autres textes pour une meilleure compréhension.

Ce sont surtout les jeunes qui ont voté pour Sanders, car ils sont pris dans l’étau d’une mondialisation débridée, coût de la vie élevée et peu d’emploi payant même si tu vas à l’université.

Un autre élément est à considérer, aussi bien Trump ou Sanders l’ont maintes fois mentionné, le choix du président est truqué.

Le rôle des super délégués est d’empêcher que des présidents potentiels ne dérogent pas trop de la ligne du parti. Et comme les super délégués sont choisis par l’élite, les présidents choisis favorisent indûment les positions de l’élite d’où la grande disparité de richesse entre le 1% et le peuple américain.


Extrait de: Millions Now Understand That Capitalism Needs Socialism to Work—Which Is Why Bernie Is So Popular

Sanders' vision of democratic socialism is just capitalism with a safety net.

By Alex Henderson / AlterNet

clip_image003May 21, 2016

Three short years ago, the idea of a major candidate in a presidential election openly describing himself as a socialist would have seemed unthinkable. President Barack Obama had entered his second term and the Democratic Party had won the popular vote in five of the last six presidential elections not by running to the left, but by campaigning mostly from the center. In 2013, “socialism” was still a dirty word in American politics. But that was before Bernie Sanders ran for president and before polls showed the word socialist taking on an increasingly positive connotation among millennials in the United States. The word is still rejected by most strategists in the Democratic Party, but in 2016, it at least gets a seat at the table in the marketplace of ideas.

When Sanders officially entered the Democratic presidential primary in April 2015, his campaign was considered a longshot. Sanders, who had been serving in the U.S. Senate as an independent, proudly and openly described himself as a “socialist”—and conventional wisdom in the Democratic National Committee was that running for president as a centrist was essential unless one wanted to suffer a landslide defeat like George McGovern in 1972 or Walter Mondale in 1984. But Sanders has run a disciplined, aggressive campaign that, as of May 15, 2016, had won him 1,473 Democratic delegates and 40 superdelegates. Hillary Clinton, with 2,240 delegates and 524 superdelegates, remains the frontrunner and the likely nominee.

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“This system is so rigged”: Outrage as undemocratic superdelegate system gives Clinton unfair edge over Sanders

This is primarily because of the Democratic Party’s superdelegate system, which has come under harsh condemnation in this election for being thoroughly undemocratic.

Hundreds of unelected party elites known as superdelegates or unpledged delegates have enormous sway in the primary election.

Superdelegates comprise approximately 15 percent of total delegates, and 30 percent of delegates needed to win the party’s nomination.

This unelected party nobility, which overwhelmingly backs Hillary Clinton, entrenches establishment politics and can undermine the candidate democratically chosen by the party’s mass base.

Debbie Wasserman Schultz, the chair of the Democratic National Committee and a close ally of Clinton, has herself openly admitted that the superdelegate system exists to undermine grassroots democracy within the party.

In a Feb. 11 interview, CNN’s Jake Tapper asked Wasserman Schultz, “What do you tell voters who are new to the process who say this makes them feel like it’s all rigged?”

“Unpledged delegates exist really to make sure that party leaders and elected officials don’t have to be in a position where they are running against grassroots activists,” the DNC chair calmly explained, in a moment of shockingly blunt honesty. (1)

But the fact that Sanders has made this much progress in a 21st-century Democratic presidential primary by describing himself as a democratic socialist and campaigning so aggressively on single-payer health care and free higher education is downright historic.

Context is important. When Sanders describes himself as a democratic socialist, he is referring to democratic socialism as practiced in Sweden, Denmark, Switzerland, Italy, Norway and many other countries in Western Europe; in other words, capitalism with a safety net. Sanders is essentially a capitalist who rejects the type of crony capitalism and ruthless corporatism that is killing America’s middle class. By European standards, Sanders is a mainstream liberal, which is a far cry from orthodox Marxist-Leninism as practiced in the old Soviet Union. And compared to some of the left-wing parties that have been gaining momentum in parts of Europe (such as Podemos in Spain or Syreeza in Greece), Sanders is not that far to the left. Rather, the political discourse in the U.S. moved so far to the right in the 1980s and '90s that openly embracing socialism on any level was considered toxic.  

In January 2016, YouGov posed the question: “do you have a favorable or an unfavorable opinion of socialism?” The poll found that Americans under 30 had a view of socialism that included “very favorable” (8%), “somewhat favorable” (35%) or “somewhat unfavorable” (13%). In the 30-44 demographic—that is, the older millennials and younger Generation Xers—Americans had a view of socialism that included “very favorable” (7%), “somewhat favorable” (20%) or “somewhat unfavorable” (19%). And in the 45-64 demographic, a combination of Gen-Xers and Baby Boomers had an opinion of socialism that included “very favorable" (4%), “somewhat favorable” (23%) or “somewhat unfavorable” (18%).

The most right-wing Americans in the YouGov poll tended to be older. Americans who had a “very unfavorable” view of socialism included 13% of Americans under 30, 31% of Americans aged 30-44, 36% of Americans aged 45-64 and 40% of Americans over 65. And they tended to be whiter: 36% of whites had a view of socialism that was “very unfavorable” compared to only 10% of blacks or 28% of Hispanics.

A Gallup poll released in June 2015 found that 47% of Americans viewed the word “socialist” favorably, including 59% of Democrats, 49% of independents and even 26% of Republicans. And a new Gallup poll released in early May 2016 offered additional insights on Americans’ thoughts on socialism. When Gallup asked Americans if they had a “positive or negative image” of socialism, those who had a positive image included 55% among those aged 18-29, 37% among those aged 30-49, 27% among those aged 50-64 and 24% among those 65 or older. But at the same time, the terms “entrepreneurs,” “free enterprise” and “capitalism” fare well in the polls—even among millennials.

In the 18-29 demographic, Gallup found Americans to be 90% favorable to “entrepreneurs,” 78% favorable to “free enterprise” and 57% favorable to “capitalism.” If anything, millennials have a slightly higher view of “entrepreneurs” than Gen-Xers and Boomers do: the word “entrepreneur,” in that poll, is viewed favorably by 87% of Americans aged 30-49, 87% of Americans aged 50-64 and 83% of Americans who are 65% or older.

If Americans between 18 and 29, according to Gallup, are 55% pro-socialist but 90% pro-entrepreneur and 78% pro-free enterprise, is that a contradiction? How can over half of Americans in their 20s be pro-socialist if most of them are also pro-entrepreneur and pro-free enterprise? No, it isn’t a contradiction. Again, context is crucial, and while the Gallup poll didn’t mention Sanders by name, it does indicate that his vision of capitalism with a safety net is resonating with many Americans—millennials in particular.

Sanders is not anti-capitalist, and the economic views he identifies with are not those of Fidel Castro, Che Guevara or Vladimir Lenin, but those of President Franklin Roosevelt and Dr. Martin Luther King, Jr. Sanders has never called for traditional communism or Marxist-Leninism (which barely exists outside of North Korea or Cuba these days), but he is fiercely opposed to corporate welfare and banksters operating with impunity. And when he calls for breaking up the U.S.’ largest banks into a bunch of smaller banks, that is right out of President Roosevelt's playbook for saving capitalism from itself.

Capitalism needs a certain amount of socialism in order to function well: when Americans are broke and unemployed, they have less ability to make the purchases that keep companies in the black. And at the same time, a social safety net needs successful free enterprise and entrepreneurs to contribute to the tax base.

Gen-X and Baby Boomers have been hit hard by the economic downturn in the U.S., but at least they are old enough to have enjoyed the prosperity of the Bill Clinton years. Millennials, on the whole, have spent their adult lives in an era of diminished hopes and expectations. And Sanders’ appeal to millennials is not hard to understand when one takes into account all the bad economic news Americans have been bombarded with in the post-2008 economy.

College Tuition Costs More, But Offers Less

Back in the 1950s and 1960s, a college degree practically guaranteed a decent income. Seeing college graduates in low-paying service jobs was practically unheard of. Now, it is common. College tuition costs a lot more, but there is no guarantee that college graduates won’t end up with a dead-end, minimum-wage, entry-level job in a dollar store.

College fee College fee wage

Being Stuck at Home at 27 Is Common

clip_image011In 2013, the U.S. Census Bureau found that between 2007 and 2011, the number of millennials in the 23-28 range who were living with their parents had increased by more than 25%. The twentysomethings of the more socialistic, more unionized, more New Deal-friendly 1950s and 1960s (both white-collar and blue-collar) were more likely to enjoy home ownership, marriage, a steady income and upward mobility; now, affording rent—let alone a mortgage—is an uphill climb for twentysomethings.

Wages Aren’t Keeping Up with the Cost of Living

A difficult job market is bad enough, but it becomes a double whammy when the cost of living continues to soar. For example, the cost of single-family rentals, according to the U.S. Census Bureau, increased by 34% nationwide from 2006-2014. But wages are not keeping up with the cost of living, making it a battle to keep a roof over one’s head. According to the Pew Research Center, the purchasing power of the federal minimum wage peaked in 1968 and has declined by 8.1% since it was last raised in 2009.

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Long-Term Unemployment

Although recessions and layoffs occurred in the 1950s and '60s, workers were more likely to bounce back. But in 2016, long-term unemployment—meaning being out of work more than six months—is a painful reality for more than 2 million Americans.

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The seasonally-adjusted SGS Alternate Unemployment Rate reflects current unemployment reporting methodology adjusted for SGS-estimated long-term discouraged workers, who were defined out of official existence in 1994. That estimate is added to the BLS estimate of U-6 unemployment, which includes short-term discouraged workers.

Outsourcing

High-paying white-collar jobs are harder to come by than they were in the '50s and '60s, and so are high-paying blue-collar jobs. So-called free trade deals like NAFTA have been every bit as devastating as Ross Perot predicted they would be back in the early 1990s. A 2012 study by economists David Autor, David Dorn and Gordon Hanson found that between 1991 and 2007, the U.S. had lost roughly one-quarter of all its manufacturing jobs because of low-wage competition from China.

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Bearing all this economic misery in mind, it isn’t surprising that so many millennials—and many Gen-Xers and Boomers as well—have been receptive to Sanders’ call for an economy that contains a certain amount of socialism and a certain amount of capitalism/free enterprise. Economically, Americans on the whole were much better off economically when the New Deal was still being protected, union membership was high, the ultra-rich paid their fair share of taxes and the country was a lot more socialistic than it is now. And if the Gallup data of 2016 is any indication, millennials who consider themselves pro-socialist and pro-entrepreneur at the same time are not rejecting capitalism altogether, but rather, are rejecting crony capitalism and longing for a New Deal 3.0 (President Lyndon Johnson’s Great Society was arguably the New Deal 2.0).

But while Sanders’ campaign has shed a considerable amount of light on the term “democratic socialism,” public opinion was starting to move in a more pro-socialist direction long before he decided to run for president. In 2010, a Pew Research Center poll found that 43% of Americans aged 18-29 had a positive view of socialism; in a Pew poll conducted a year later in 2011, that number had increased to 49%. Pew, in 2011, also found that support for socialism was viewed positively by 34% of Americans aged 30-49, 25% of Americans aged 50-64, and 13% of Americans aged 65 and older.

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In poll after poll, from PPP to CNN to USA Today, Sanders performs well during a hypothetical Sanders/Trump matchup, defeating the Donald by double digits. The ability of the Sanders campaign to bring in $182 million while repeatedly calling himself a socialist doesn’t indicate a desire on the part of millions of American to embrace a Soviet Union-style government, it is a widespread acknowledgement that 35 years of Reaganomics and trickle-down economics have failed the working class miserably and that a return to the policies of the New Deal would be a blessing.


Lectures complémentaires :

1. Démocratie déficiente aux États-Unis influence le reste du monde

2. Inequality Is The World's Greatest Threat : Thomas Piketty

3. The U.S. is an Oligarchy