Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

La source infinie du crédit pour satisfaire un État Providence

La libéralisation des marchés financiers internationaux des années 1980 

En 1971, on a cassé le lien entre l’or et la monnaie, on a vu les banques centrales émettrent des trillions d’obligations sans contrepartie réelle.

Les pays sont devenus des vassaux du milieu financier à cause des dettes irremboursables

Mais, avec la crise des années 1970 et l'explosion des pétrodollars, les États ont imaginé pouvoir se financer plus facilement, plus rapidement, à moindre coût et pour des sommes plus importantes sur les marchés financiers internationaux. La libéralisation des marchés financiers internationaux des années 1980, menée certes officiellement au nom du libéralisme, a paradoxalement été pilotée par les États afin de financer plus facilement des déficits étatiques massifs. Tout le mal est venu de là.

clip_image002

Une fois ouvert le champ immense de la finance internationale, les États ont abusé des capitaux internationaux et du déficit comme d'une drogue. Et comme les agences notations américaines étaient de mèche avec les politiciens, tu peux emprunter aussi longtemps que tu paies les intérêts, du crédit illimité leurs fut accordés.

Les possibilités paraissaient illimitées, et toutes avec une facture pour le contribuable bien plus faible que la facture réelle, pour toutes ces merveilleuses dépenses offertes à des divisions croissantes de la société.

Les politiciens n’auraient pas pu le faire, si la contrainte n’avait pas été levée sur la capacité de l’état à emprunter pour dépenser.

clip_image004

Les agences de notations de paires avec le monde de la finance ont permis aux États d’emprunter à l’infini aussi longtemps qu’ils payaient les intérêts.

Les pays sont devenus des esclaves du milieu financier à cause de la dette irremboursable.

Le recours à l’emprunt infini a ouvert la boîte de Pandore de la démagogie et du pillage politiciens : l'État providence, extrait de : Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

La démocratie dans nos États Providence

clip_image006La démocratie représentative, basée sur la tyrannie du nombre, conduit tout droit à la croissance de l’État, qui se transforme mécaniquement en État-providence, sans échappatoire, et remet en cause la prospérité.

Dans une démocratie, "les citoyens sont incités à obtenir des avantages au détriment des autres" et les hommes politiques "à dépenser autant que possible, afin de pouvoir obtenir les mérites et laisser leurs successeurs payer la note". La distribution des richesses, sous forme de subventions, de privilèges et d'emplois, se fait sous la pression de lobbys : "Dans ce système, le parasitisme, le favoritisme, et la dépendance sont encouragés, tandis que la responsabilité individuelle et l'autonomie sont découragées." 

Peu de gens remettent en cause l'origine principale des maux qu'ils subissent, la nature collectiviste de la démocratie.

Les différents groupes d'un tel État n'hésiteront pas à utiliser le processus démocratique pour piller les autres autant que possible, et pour interférer avec eux.

Les hommes politiques, pour avoir la faveur des électeurs, jettent de l'argent sur les problèmes, réglementent à tout va et créent des commissions pour mettre en œuvre leurs règles et réglementations.

Il ne faut pas s'étonner que les bureaucraties fleurissent, que les parasites qui doivent leur existence à l’État pullulent, que les hommes politiques soient saisis par la mégalomanie et que des citoyens toujours plus nombreux deviennent des assistés.

Notre « modèle social » était en fait financé par nos enfants avant même qu’ils ne soient nés… Où s’arrêtera le cynisme ?

Le fait que le surendettement des États se soit produit sous des régimes de gauche comme de droite, se sont avérés incapables de discerner l’intérêt de la nation à voir l’État ne pas tomber dans le surendettement l’endettement public a ainsi permis aux dirigeants de financer des politiques « séduisantes» pour une majorité de citoyens (congés parentaux, garderies 7$, gratuité santé ) ou pour défendre les intérêts particuliers de catégories de population particulièrement influentes (comme les fonctionnaires).

clip_image007

Le seul recours dont dispose l’homme politique pour obtenir la voix de cet électeur médian, et se faire ainsi réélire, est de favoriser un mode de financement qui lui masque l'impôt qu'il va payer pour la dépense publique dont il va bénéficier.

L'emprunt, qui est un impôt différé (d'où l'illusion fiscale), reporte le paiement de cet impôt dans le futur (souvent à la prochaine échéance électorale), mais chaque parti au pouvoir est contraint de respecter la même loi d'airain s'il veut rester en place.

Notre « modèle social » était en fait financé par nos enfants avant même qu’ils ne soient nés… Où s’arrêtera le cynisme ?

Résultat : des déficits budgétaires récurrents, financés par l'emprunt, qui s’accumulent sous forme d’une dette publique durable

L’État-providence encourage ceux qui en profitent et décourage ceux qu'il spolie, (environ le 1/3 de la population).

Le nivellement se fait par le bas. "Les désaccords privés sont continuellement transformés en conflits sociaux". "Tout le monde se sent poussé et encouragé à imposer sa vision du monde aux autres". Les hommes politiques ont une vue à court terme, celui de leurs échéances électorales et dépensent sans compter pour être réélus. L'argent manque ? Ils augmentent les impôts, puis empruntent, enfin font tourner la planche à billets, c'est-à-dire pratiquent le vol légal d'une manière ou d'une autre.

Le mécontentement est général. Plus personne n'a confiance.

Peu de gens remettent en cause l'origine principale des maux qu'ils subissent, la nature collectiviste de la démocratie.

Les démocraties pour satisfaire les groupes d’intérêts

Les peuples se fichent pas mal de leur propre liberté. Il leur faut simplement, depuis l’antiquité, du pain et des jeux, la version moderne d’avoir tout gratuit sans jamais subir les coûts réels.

Officiellement le Québec est une démocratie. De fait, le peuple élit ses parlementaires et son ministre. Mais cela n’a guère de conséquences pratiques. Sur les sujets essentiels, le peuple n’est pas consulté. (Ex : Instauration du privé dans la Santé, bond d’éducation, retraite dorée insolvable sur le dos du peuple, maintien de la sécurité, permanence, ancienneté de la fonction publique).

La démocratie représentative pure est devenue un régime oligarchique gouverné par des gérants irresponsables : politiciens, mais aussi hauts fonctionnaires des finances, dirigeants de syndicats et associations irresponsables, dirigeants des médias, etc., ils agissent avec l’argent des autres et perdent donc toute prudence !

Où le court terme est l’horizon déterminant.

Une saine démocratie doit se protéger contre la cupidité et l’avidité humaines, elle doit responsabiliser son peuple.

Inexorablement, 254 milliards de dettes pour 8 millions d’habitants, ou à toute fin seulement 25.4 % de la population paie véritablement des impôts, nous allons directement dans le mur.

Il faut démystifier la notion d’intérêt général qui n’est bien souvent qu’un alibi cachant un phénomène d’«exploitation» du reste de la société par une caste privilégiée.

Par contre, on doit apprendre de nos erreurs et de constater que nos démocraties ont failli, pas juste au Québec, mais dans le monde entier. Elle doit être capable de se protéger contre l’avidité humaine et sa cupidité, elle doit être capable de gouverner pour son peuple comme un bon père de famille.

clip_image009

Une saine démocratie doit se protéger contre la cupidité et l’avidité humaines, elle doit responsabiliser son peuple.

Mais le monde change, l’information passe instantanée, les transferts de capitaux dans le monde entier se font en micro seconde, l’introduction de la mondialisation et la libéralisation des marchés peuvent avoir des impacts majeurs sur sa population dans un laps de temps très court.

Donc, il faut avoir des démocraties qui peuvent réagir rapidement, des démocraties qui ne sont pas figées par les groupes d’intérêts, des démocraties qui fonctionnent en harmonie, où on prend les meilleurs éléments pour en faire des ministres, peu importe le parti, point d’ego, juste de l’efficacité, car elle sait très bien que sa survie dépend de son temps de réaction dans ce monde en constante ébullition.

Ce que nous avons actuellement ce sont des démocraties d’oppositions.

Fédéral vs provincial, PQ vs Libéral vs CAQ, public vs privé, au lieu de prendre toute l’énergie du peuple et le focaliser vers la réussite, on est constamment en bataille pour savoir si on va gagner plus de capital politique qu’un autre ou de garder des privilèges au détriment d’un autre.

Toute cette énergie qui devrait servir à la réussite est perdue en conflit. 

Une démocratie ou le peuple élu travaille ensemble pour améliorer son pays, sa province, son canton ou sa région.

Démocratie : Un vrai sujet tabou dans les États-Providences

Tous les gens comme moi ayant scruté l’économie internationale depuis des années arrivent aux mêmes conclusions, l’origine du problème des États-Providences est liée à leurs faiblesses démocratiques.

Par contre, ce sujet est littéralement tabou dans nos médias, on ne parlera jamais de faire des réformes démocratiques.

·       Plus de 80 % des médias canadiens sont concentrés par l’oligarchie, pensez-vous qu’ils veuillent exposer les failles démocratiques quand eux même jouissent des privilèges particuliers avec le pouvoir ?

·       La démocratie suppose la liberté du débat et la libre information des électeurs. Ces conditions ne sont plus réunies. À quelques très rares exceptions près l’ensemble de la caste journalistique défend de manière militante le politiquement correct et frappe d’interdits certains sujets, tels que nos failles démocratiques.

Dans les États-Providences ce ne sont pas des démocraties de peuples, mais des démocraties de groupe d’intérêts.

Ces mêmes groupes, en concentrant leur lobbying sur une mesure particulière, peuvent gagner l'adoption d'une politique qui leur vaut des bénéfices directs, tout en en diluant le coût sur des millions de contribuables ou de consommateurs, tels que des retraites dorées insolvables et illégales sur le dos du peuple.

·       Pensez-vous que les syndicats vont parler des défaillances démocratiques quand ceux-ci pendant plus de 30 ans, ont fait la main basse sur la richesse du peuple et le crédit de leurs enfants pour satisfaire leur privilège particulier ?

·       Pensez-vous que les politiciens vont vous parler de nos faiblesses démocratiques, quand ceux-ci sont élus par une démocratie dysfonctionnelle ?

Un vrai sujet tabou dans les États-Providences

Alors, il reste des gens comme nous, des blogueurs, les journaux alternatifs qui essaient de diffuser l’information.

M. le peuple, il y des démocraties dans le monde qui travaillent pour le peuple non pas pour satisfaire des groupes d’intérêts.

C’est pour cette raison, juste dans mon blogue, il y a plus de 211 carnets sur la démocratie, car :

UNE VÉRITABLE DÉMOCRATIE ÉGALITAIRE, IMPUTABLE ET TRANSPARENTE ENGENDRE UN PAYS PROSPÈRE

UNE FAUSSE DÉMOCRATIE ENGENDRE UNE FAILLITE D’ÉTAT

Un système électoral avec multiples votes

Parmi les centaines de milliers de lectures que j’ai faites, un article me revient à l’esprit, pourquoi ne pas avoir un système électoral avec multiples droits de votes en fonction du nombre d’impôts que vous payez. Tout le monde ayant 18 ans et plus auront le droit à 1 vote, par contre, ceux qui travaille dans le secteur privé auront multiples droits de vote.

clip_image011

On tente de palier à un problème majeur dans nos démocraties, presque le ¾ de la population vit aux dépens du 1/4, c’est pour cette même raison que dans l’ensemble des pays occidentaux et sans exception, les partis réformistes ne reçoivent en moyenne pas plus du ¼ des votes, l’autre ¾ ne voudront jamais voter pour un parti réformiste, car ils veulent maintenir leurs privilèges, le statu quo est préférable pour eux, même si l’État se dirige à pleine vitesse dans le mur.

Pourquoi le privé seulement ?

Car ce sont eux, qui créent véritablement la richesse. Les employés d’états sont des dépenses et au cours des décennies se sont eux qui ont fait du chantage syndical sur le dos du peuple en s’octroyant des salaires et des avantages nettement au-dessus de la capacité de payer par le secteur privé, de plus, ils ont tendance à voter pour le statu quo pour maintenir leurs privilèges.

Ceux qui se qualifient

Nb. De votes

Personne ayant plus de 18 ans

1

Privé, salaire entre 30k à 40k

3

Privé, salaire entre 40k à 50k

2

Privé, salaire entre 50k à 60k

3

Privé, salaire entre 60k à 70k

4

Privé, salaire entre 70k à 80k

5

Privé, salaire entre 80k à 90k

6

Privé, salaire entre 90k à 100k

Max : 7

Pourquoi, je favorise le 30k à 40 k à trois (3) votes, c’est la position fiscale de la classe moyenne du secteur privé.

En créant, un système à multiples votes pour le secteur privé, on leur donne plus de poids électoral permettant de limiter une mauvaise distribution de richesse.

Ce qu’on tente de faire c’est d’équilibrer entre ceux qui paient véritablement la facture et ceux qui en profitent.

Il existe une autre voie, la Suisse

Il existe une autre voie, celle de la décentralisation du pouvoir et de la liberté individuelle : "La décentralisation, contrairement à la démocratie nationale, est un système de "vivre et laisser vivre". Alors, laissons fleurir un millier de nations. La diversité dans la gouvernance implique que les gens peuvent décider plus facilement sous quel système ils souhaitent vivre."

L'exemple de la Suisse avec ses vingt-six cantons, ses 2.900 communes, ses impôts versés majoritairement au niveau cantonal et communal, et non pas fédéral, ses différentes réglementations qui se font concurrence, sa non-appartenance à l'Union européenne. La Suisse est en effet "un pays qui réussit très bien" : "Au niveau mondial, elle est dans le peloton de tête en termes d'espérance de vie, de niveau d'emploi, de bien-être et de prospérité. Elle est l'un des rares pays au monde qui n'a pas connu de guerre depuis plus d'un siècle. Malgré l'existence de quatre langues (allemand, français, italien et romanche), il y a beaucoup d'harmonie sociale."

C'est un exemple qui montre comment le pouvoir décentralisé pourrait fonctionner et comment il conduit à une baisse des impôts et à une plus grande liberté individuelle."

La Suisse, c’est la démocratie directe

La Suisse, ce n’est ni le chocolat ni les banques : c’est la démocratie directe. C’est en effet la démocratie directe qui réunit les Suisses. Et prouver que la démocratie directe fonctionne constitue la contribution historique de la Suisse.

Ce qui réunit les Suisses

La Suisse est certes constituée de quatre régions linguistiques (avec toutes les différences culturelles que cela implique), mais les Suisses de ces différentes régions partagent une même conception de la politique. Ils sont de fervents démocrates convaincus que seul le peuple détient la légitimité pour gouverner. La démocratie étant un régime politique dans lequel le peuple détient le pouvoir.

clip_image012Les Suisses ne considèrent pas comme pleinement démocratiques les pays où le peuple ne peut qu’élire des représentants et perd tout pouvoir de décision en dehors des élections.

Comment fonctionne la démocratie suisse ? Comme le peuple n’a pas le temps de prendre lui-même toutes les décisions politiques, il élit des représentants qui légifèrent et gouvernent. Ces représentants ne sont toutefois pas autorisés à confisquer le pouvoir. Le peuple conserve en effet la possibilité d’intervenir dans les affaires publiques en lançant des référendums (refuser une décision des élus) et des initiatives  (proposer une modification de la législation) : si le nombre requis de signatures est atteint, une votation populaire doit être organisée dont le résultat s’impose aux élus

Pourquoi la démocratie directe ?

La démocratie directe retire aux politiciens les outils indispensables au maquignonnage (l'échange de votes) qu'ils pratiquent pour gagner les votes en régime de démocratie représentative. Le marché politique pipé qui caractérise notre régime perdrait une part de ses travers. Les initiatives populaires, où de simples citoyens prennent l'initiative de soumettre une proposition au vote, servent à faire obstacle à la domination des groupes d’intérêts.

clip_image014

Il s’avère que la démocratie directe qui s'exerce sous forme de référendums et d'initiatives populaires contribue à circonscrire la taille des États et, par ricochet, à favoriser la croissance de la richesse.

Un frein et un moteur

Il y a deux outils essentiels, le référendum veto et l’initiative populaire, un frein et un moteur.

Le référendum veto consiste à permettre au peuple d’annuler une loi votée par le parlement. Il faut une pétition de citoyens (50 000 en Suisse) qui demande l’annulation de la loi. Si le nombre minimum de signatures est atteint, un débat est lancé et le référendum populaire a lieu environ six mois plus tard. Si le non l’emporte, la loi est annulée. Si le « oui » l’emporte, la loi est confirmée. C’est un frein pour s’assurer que les élus ne votent pas une loi que la majorité des citoyens réprouve, ce qui peut arriver compte tenu des puissants lobbies qui font aujourd’hui pression sur le gouvernement ou le parlement.

C’est un moyen de redonner la parole aux citoyens
non organisés en lobbies, en groupes de pression

clip_image016

L’initiative populaire est une pétition pour soumettre au référendum un projet de loi voulu par les citoyens signataires sur un sujet que le gouvernement ou le parlement ignorent ou ont peur d’aborder, c’est le moteur.

Sur le plan des finances publiques, les travaux des professeurs Feld et Kirchgässner ont montré en étudiant les résultats des référendums financiers aux É.-U.  et dans les cantons suisses que là où la démocratie directe existe, les impôts et les dépenses publiques sont un tiers plus bas que dans les pays où la démocratie est purement représentative. L’endettement public est de moitié plus faible. Ce résultat est d’une extrême importance.

Objections courantes :

Les adversaires à la démocratie directe allèguent la non-maturité et la désinformation des citoyens. Ceci n’est pas du tout avéré par les études empiriques qui portent sur près d’un siècle de pratique référendaire en Suisse et aux États-Unis.

Le référendum donne l’occasion au citoyen d’exprimer ce qu’il vit tous les jours d’où un degré d’information et de bon sens élevé. Par contre, le citoyen, lors d’une élection, vote souvent par mimétisme et non par expérience personnelle. Hitler est arrivé au pouvoir grâce à des élections parlementaires et non par un référendum.

clip_image018

L’élection offre par rapport au référendum moins de garanties de rationalité, car le citoyen est plus rationnel pour répondre à une question concrète que pour choisir un homme.

Supposé que toutes les décisions gouvernementales soient soumises en démocratie directe.  Chacun des citoyens voterait sur chaque mesure dans un référendum distinct, sans considération des décisions à venir ou déjà prises. Cette théorie simplifiée expliquerait, à elle seule, presque toute la réalité politique. Les groupes d'intérêt circonscrits s'en trouveraient largement exclus.

Cette argumentation explique en même temps l'hostilité des politiciens au principe du référendum, des initiatives populaires.

La démocratie directe retirerait aux politiciens les outils indispensables au maquignonnage qu'ils pratiquent pour gagner les votes en régime de démocratie représentative.

Démocratie de concordance

Dans la démocratie de concordance (suisse), la prise de décision ne se fonde pas (comme dans la démocratie majoritaire ou "démocratie de concurrence") sur le principe de majorité, mais sur la recherche d'accords à l'amiable et de compromis largement acceptés.

Tous les partis importants sont impliqués dans le processus et se voient attribuer des fonctions politiques et des postes à responsabilité dans l'administration proportionnellement à leur force électorale.

clip_image020

Le résultat en est la représentation simultanée au conseil fédéral de tous les grands courants de la politique suisse.

Ce mode électoral tend à privilégier les candidats attachés aux dossiers et prêts à travailler sur le long terme, aux dépens de ceux, plus doués pour les promesses démagogiques et les bains de foule.

Le Gouvernement reste quatre ans quoiqu’il arrive.

Tout cela a pour résultat d’assurer une remarquable continuité dans les affaires de l’État, sans crises politiques de type parlementaire tout en gardant le contrôle de l’ensemble par le peuple lui-même, grâce aux référendums et aux initiatives.

L’existence même de ces possibilités d’intervention du peuple rend l’administration très prudente et la conduit à autocensurer toute velléité excessive de pouvoir et de dirigisme.

L’État fédéral suisse reste pour cette raison, relativement léger par rapport aux administrations locales décentralisées.

On pourrait dire que le système suisse favorise, d’une part :

1.      Les libertés individuelles et d’autre part.

2.      Réduis l’autorité de l’État, tout en limitant les effets calamiteux des groupes d’intérêts.

Conclusion

Si on ne fait pas des réformes majeures de nos démocraties, on aura toujours ce copinage malsain des groupes d’intérêts entourant le pouvoir qui voudront acquérir la richesse du peuple en utilisant les politiciens qui n’ont que but ultime est de se faire réélire en distribuant la richesse du peuple selon le nombre de votes qu’ils perçoivent.

Si on pouvait faire disparaître la dette des pays occidentaux grâce à une baguette magique, 30 ans plus tard, on serait encore obligé d’utiliser la même baguette magique, car une majorité de la population (la nature humaine est ainsi faîtes), tentera toujours de vivre sur le dos d’une minorité, ils voudront toujours avoir des cadeaux gratuits sans assumer le coût réel.

clip_image022

Donc, une réforme majeure de nos démocraties s’impose, on doit insérer des balises pour empêcher ce dérapage de distribution de richesse, sinon, on tourne éternellement en rond.

 

 

Dérape : Profits sans prospérité

clip_image002

Un des effets pervers que nos apprentis sorciers des banques centrales n’avaient pas prévus en baissant les taux directeurs presque à zéro.

clip_image004Les gestionnaires de fonds (assurance, fonds spéculatif (hedge funds), fonds de retraite) ont besoin de rendement, malheureusement en achetant des obligations souveraines, municipaux ou des émissions d’obligations de compagnies, le rendement n’est pas au rendez-vous à cause des taux d’intérêt trop bas.

Donc, ils se tournent vers un monde spéculatif, le marché des actions, en obligeant ainsi la haute direction à émettre des dividendes ou faire hausser la valeur de l’action pour faire un gain de capital rapidement, et bien sûr, la haute direction va être choisis et rémunérer en conséquence pour satisfaire l’avidité de l’actionnariat même en risquant la pérennité de la compagnie.

Juste au cours des deux dernières années, 92 % des bénéfices des sociétés en Amérique ont été réinvesti à racheter leurs propres actions, ou à payer sous forme de dividendes pour faire augmenter la propre valeur de l’action.

Profits without prosperity

Vidéo provenant de Havard Business Review

Donc, pour la haute direction de la compagnie une façon facile d’augmenter la valeur de l’action est de réduire les investissements à long terme et utiliser ce profit et/ou emprunter clip_image006(car les intérêts sont très bas) pour acheter leur propre stock. Et lorsque vous achetez votre propre stock, ce qui signifie que vous ne mettez pas de l'argent dans la formation de capital. Vous ne créez pas de nouvelle usine. Vous n’embauchez pas. Vous réduisez votre recherche et développement. Et si vous avez une moralité douteuse vos licenciés vos employés, pour faire encore plus de profits et ce profit servira à acheter encore plus d’action, voir HP, ajouté une petite délocalisation sera la cerise sur le sundae pour satisfaire les actionnaires.

Ces manœuvres financières cannibalisent la compagnie, accélèrent sa décroissance, car elle est moins compétitive par rapport à ces concurrents. De plus, elle crée une inégalité des classes entre ceux qui ont le capital pour spéculer et le reste de la population qui a juste les moyens d’équilibrer les budgets.

clip_image008Donc en gros, c’est le secteur financier qui se retrouve avec beaucoup de gains avec peu de d’efforts, car, le véritable jeu, si vous êtes à Wall Street, c’est de convertir les profits des compagnies en gain de capital.

Donc, on s’assure que la haute direction soit rémunérée en fonction de la hausse de la valeur de l’action ou l’émission des dividendes.

En fait, ils sont de simple marionnette pour satisfaire la voracité du secteur financier.

Il est difficile même pour le PDG le plus dévoué de ne pas suivre cette tendance au risque de perdre leur emploi. La constante pression pour produire des résultats trimestriels pour satisfaire les locataires (actionnaires spéculatifs), pas les propriétaires à long terme, qui vont à échanger votre stock dès qu'ils peuvent empocher un gain rapide.

clip_image010

En examinant les 449 entreprises dans l'index de S & P 500 qui ont été cotées entre 2003 et 2012. Durant cette période, ces entreprises ont utilisé 54 % de leurs profits pour racheter leurs propres actions — un total de $ 2,4 trillions —, de plus, 37 % de leurs revenus ont été en dividendes. Ce qui reste très peu pour de l’investissement productif ou améliorer les salaires des employés environ 9%.

C'est mauvais pour l'économie de deux façons.

1.      Comme la croissance de la population active ralentit considérablement à cause du facteur du vieillissement, la croissance économique dépendra de plus en plus d’une productivité améliorée obligeant une augmentation des investissements en capital par travailleur. Ne pas effectuer de tels investissements vouera notre économie d'une nouvelle norme de croissance lente. 

2.      De nombreux chefs d'entreprise dire qu'ils sont réticents à faire des investissements à long terme sans attentes raisonnables de la demande croissante de leurs produits. Cela nous amène à la deuxième façon dont le court-termisme est mauvais pour l'économie. Si les employeurs refusent de partager les gains avec leurs employés, la croissance de la demande sera anémique. Car, la demande des consommateurs provient de leurs salaires.

clip_image012

Certaines solutions :

1)      Est de modifier le code pour le gain de capital en allongeant à trois ans la tenue de la période nécessaire pour se qualifier pour le traitement des gains en capital, si la vente de l’action se fait à l’intérieur de 3 ans le taux taxation seraient très élevés selon la durée.

2)      Simplement bannir le rachat d’actions par les compagnies.

3)      Changer l’orientation des CEO sur la création, non sur l’extraction des profits.

4)      Inclure dans le conseil d’administration des employés pour protéger leurs intérêts, comme en Allemagne.

5)      Modifier les impôts des sociétés pour qu’ils soient motivés à investir et à innover dans leurs pays.


Hewlett-Packard Co

Quand Carly Fiorina a commencé chez Hewlett-Packard Co en juillet 1999, une de ses premières actions comme chef de la direction a été de racheter les actions de la société. Au moment où elle a été évincée en 2005, HP avait racheté $ 14 milliards de ses actions, pour $ 12 milliards de bénéfice pendant cette période. Son successeur, Mark Hurd, a encore racheté plus d’action durant ses cinq années en charge – $ 43 milliards, par rapport aux bénéfices de $ 36 milliards. Après lui, Leo Apotheker a acheté plus de $ 10 milliards en actions avant la fin de son mandat qui a duré 11 mois en 2011.

clip_image014550

Les trois chefs de la direction, en l'espace d'une dizaine d'années, ont racheté plus 67 milliards d’actions, qui est devenue la norme pour de nombreuses grandes entreprises durant les deux dernières décennies : grands rachats de l’utilisation de la trésorerie, couplée à certaines acquisitions pour augmenter les ventes, pour satisfaire l’objectif premier augmenter la valeur de l’action.

clip_image016

Émission de rachat d’achat d’action par HP

Beaucoup d’argent aux mains des actionnaires particulièrement pour les gestionnaires de fonds institutionnalisé de Wall Street tout en compensant généreusement la haute direction, car le salaire est principalement basé sur la hausse de l’action et les dividendes.

clip_image018

Mais après six ans, son marché a rétréci et sa pénétration aussi par rapport à ces concurrents, ces manœuvres financières ont cannibalisé l'innovation, créant une décroissance, aggravant l'inégalité des revenus et réduisant sa propre compétitivité.

HP était l'enfant prodige d'une entreprise innovante qui a conservé les bénéfices et réinvestit dans les capacités productives des employés. Depuis 1999, cependant, il s’est détruit lui-même par la réduction de ses propres des effectifs, bien sûr, en compensant généreusement aux passages les bénéfices aux actionnaires. En fin de compte, les efforts de redressement et de restructuration de HP coûteront 80 000 emplois.


1)      As stock buybacks reach historic levels, signs that corporate America is undermining itself, By Karen Brettell, David Gaffen and David Rode, Reuters,Nov. 16, 2015

 

2)      The Financial System Is A Larger Threat Than Terrorisme, Paul Craig Roberts, Économic populist, March 13, 2016

 

3)      Profits Without Prosperity, William Lazonick, Harvard University, September 2014