Plugin to show you where politicians get their funding

Un peu de technologie…

Un jeune américain de 16 ans a écrit une application plug-in permettant à votre lecteur de Web d’identifier les contributions politiques que le politicien a profité pour être élus.

Il faudrait un équivalent pour le Québec, on pourrait vérifier le nombre de prête-noms que le politicien a reçu pour se faire élire.

Aux États-Unis, la démocratie de Washington ressemble plus à une oligarchie, aux États-Unis depuis que la Cour Suprême a donné la bénédiction aux entreprises de pouvoir financer sans limite leurs candidats préférés, ils n’ont même pas besoin de se cacher.

Le cancer généralisé de nos démocraties est la corruption étatique, après on se demande pourquoi l’économie fonctionne tout croche.

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The murky world of lobby groups bankrolling politicians is garnering more attention, but is there a way to find out which representatives are in the pocket without a lot of tedious research? A 16-year-old programmer has developed a browser plugin that, when you mouse-over the name of a US lawmaker, will serve up a list of which parties have donated to their campaign funds, and the quantities. Greenhouse (geddit?) is currently available for Chrome, Firefox and Safari -- although our lawyers have (probably) asked us to point out that the data is from the 2012 elections, so they may not be entirely up to date.


Extrait de : THIS KID MADE AN APP THAT EXPOSES SELLOUT POLITICIANS, By Hannah Ewens, Jul 7 2014

With US politics swimming in so much corporate money that it's pretty much an oligarchy, it can be hard to keep track of which particular set of lobbyists is trying to milk more cash out of health care, fossil fuels, and other very important issues from one week to the next.

But thanks to 16-year-old Nick Rubin, keeping track of just how much politicians have sold out has become a lot easier. He created Greenhouse, a new browser plug-in that operates under the motto "Some are red. Some are blue. All are green." The plugin aims "to shine light on a social and industrial disease of today: the undue influence of money in our Congress." It sounds like a bit of a lofty aim for an app, but it's actually pretty simple and effective—it provides a breakdown of a politician’s campaign contributions when that politician's name comes up in an article. It is currently available for Chrome, Firefox, and Safari and is completely free. As you can imagine, reading about how your member of Congress voted in a recent health bill becomes all the more enlightening if you know how much money the health industry showered him in at the last election.

I spoke to Nick Rubin about the plugin, politics, and what he calls the "money stories" behind what you read in the news.

VICE: Hi, Nick. So how did you come up with the idea for Greenhouse?
Nick Rubin: Back in seventh grade, I gave a presentation on corporate personhood, and ever since then I’ve been really interested in that issue. I think the one problem is that the sources of income for members of congress haven’t been simple and easily accessible when people have needed it. More recently, I’ve been teaching myself how to code, and I thought that something like Greenhouse that puts the data at people’s fingertips would be a perfect solution. It really is the intersection of these two passions of mine—coding and politics. I made it after school and on weekends on my computer.


Extrait de: America is an oligarchy, not a democracy or republic, university study find. The Washingon Times, April 21, 2014

America is no longer a democracy — never mind the democratic republic envisioned by Founding Fathers.Policy adoption

Rather, it has taken a turn down elitist lane and become a country led by a small dominant class comprised of powerful members who exert total control over the general population — an oligarchy, said a new study jointly conducted by Princeton and Northwestern universities.

One finding in the study: The U.S. government now represents the rich and powerful, not the average citizen, United Press International reported.

In the study, “Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups and Average Citizens,” researchers compared 1,800 different U.S. policies that were put in place by politicians between 1981 and 2002 to the type of policies preferred by the average and wealthy American, or special interest groups.

Researchers then concluded that U.S. policies are formed more by special interest groups than by politicians properly representing the will of the general people, including the lower-income class.

“The central point that emerges from our research is that economic elites and organized groups representing business interests have substantial independent impacts on U.S. government policy, while mass-based interest groups and average citizens have little or no independent influence,” the study found.

The study also found: “When a majority of citizens disagrees with economic elites and/or with organized interests, they generally lose.


 

Uber se réjouis du taux d'alcoolémie de sa clientèle

Un peu de technologie …

Uber fait parler de lui, dans le monde, bien sûr, certains groupes d’intérêts s’y refusent.

D’après Uber, les gens qui ont tendance à bien fêter utilisent ce service.


Extrait de : Les apps de taxi Uber et Hailo sont officiellement lancées à Montréal, Julien Brault, les affaires, 13/11/2013

Les deux principales start-ups dans le secteur du taxi, la Britannique Hailo et l’Américaine Uber, ont officiellement lancé leur application mobile à Montréal ce mercredi. Les deux applications étaient en rodage depuis quelques semaines, mais il semble que l’une ne pouvait pas être lancée officiellement sans que l’autre ne lui emboîte le pas. En tant qu’utilisateur de taxi, je ne peux que me réjouir, puisque les applications jusqu’alors disponibles à Montréal, soit Tag Taxi et Taxi Diamond, ne prenaient pas en charge le paiement, une fonctionnalité pour le moins pratique.

Hailo, dont j’ai déjà traité de l’arrivée à Montréal, opère partout dans le monde en travaillant avec des chauffeurs de taxi licenciés, en règle générale des indépendants. Uber, pour sa part, s’est fait connaître grâce à ses limousines, mais offre aussi la possibilité de faire venir des taxis conventionnels.

À Montréal, Uber n’offre toutefois pas de limousine ; comme Hailo, l’application permet de héler des chauffeurs de taxi licenciés. Pour souligner son lancement à Montréal, Uber offre à ses nouveaux utilisateurs montréalais de les transporter gratuitement cette semaine, jusqu’à concurrence de trois courses coûtant au plus 20 $. La promotion commence ce mercredi à 11h00.

J’ai eu l’occasion d’essayer les deux applications et force est de constater que l’expérience utilisateur est très similaire. J’ai attendu 6 minutes pour le taxi commandé à partir de Hailo et 8 minutes pour celui commandé à partir de Uber. Les deux sont arrivés dans les délais prédits.

Le chauffeur de Hailo, Kambiz, travaillait avec Atlas Taxi, tandis que celui d’Uber, Jean-Jacques, était un indépendant ayant quitté Taxi Diamond il y a quelques mois. Ce dernier, qui travaillait avec Uber depuis samedi dernier, m’expliquait qu’il payait auparavant 450 $ par mois pour travailler avec Taxi Diamond.

·         Pour les chauffeurs de taxi, travailler avec Hailo ou Uber est avantageux dans la mesure où ils n’ont qu’à payer une commission sur les courses qui leur sont fournies via l'application.

·         De plus, ils ne peuvent pas se faire voler de course et ils attendent moins les clients, puisque ce ceux-ci sont automatiquement notifiés dès que le chauffeur arrive.

Uber se démarque toutefois de Hailo en fournissant aux chauffeurs un iPhone, tandis que Hailo s’attend à ce que les chauffeurs utilisent leur propre téléphone cellulaire.

Pour le client, les bénéfices de ces applications ne se limitent pas à recevoir la facture par courriel et à accélérer l’étape du paiement.

Les chauffeurs utilisant ces apps veulent s’assurer de recevoir le plus de courses possible et la note qu’on leur attribue à la fin de la course est cruciale pour eux.

Aussi, le chauffeur d’Uber a insisté pour conduire jusqu’à la porte de mon immeuble, malgré que j’aie insisté sur le fait que ce n’était pas nécessaire. En effet, j’habite sur un petit tronçon de rue à sens unique et les chauffeurs de taxi sont généralement soulagés de ne pas à devoir faire le tour du pâté de maisons. Le chauffeur d’Uber, toutefois, a insisté : « Vous payez pour le taxi; le moins que je puisse faire est de vous laisser devant votre porte », a-t-il fait valoir


Extrait de : Uber sonnera-t-il le glas du taxi?, La Presse, 14 juillet 2014

L'ère des «radio-dispatchs» qui grésillent dans les taxis pourrait bientôt être révolue à Montréal. Depuis l'arrivée d'Uber, l'automne dernier, des dizaines de milliers de Montréalais ont téléchargé l'application de cette start-up californienne, qui permet d'appeler un taxi sans passer par un répartiteur. Près de 500 chauffeurs, trop heureux de pouvoir arrondir leurs fins de mois, répondent - discrètement - à leurs appels. Seraient-ils en train de creuser leurs propres tombes?

Depuis quelques mois, un nouveau joueur fait trembler l'industrie du taxi à Montréal.

Uber est une plateforme technologique créée dans la Silicon Valley qui est en train de révolutionner le taxi dans toutes les grandes villes du monde. Grâce à la géolocalisation, l'application permet au client de héler virtuellement une voiture par l'entremise de son téléphone intelligent. À Montréal, des centaines de chauffeurs profitent des temps morts pour répondre aux appels générés par l'application. Après tout, ça ne leur coûte rien.

Uber, qui prélève une commission de 15 % sur chaque course, leur fournit même un iPhone.

Sans le savoir, les chauffeurs risquent pourtant de tuer leur propre industrie, s'inquiètent les patrons des entreprises de taxi montréalaises. «Uber le dit ouvertement: son but, c'est de faire la guerre au taxi», dit Dominique Roy, président de Taxi Diamond. «C'est clair: Uber veut tuer l'industrie traditionnelle», ajoute Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi.

Ils ne sont pas seuls à s'inquiéter. De Londres à Berlin, en passant par Paris, Rome et Barcelone, des milliers de chauffeurs ont manifesté le 11 juin contre la «concurrence déloyale» d'Uber. Deux semaines plus tard, les chauffeurs de Washington ont organisé une «opération escargot» dans le centre de la capitale américaine.

Tôt ou tard, prédit M. Roy, Uber procédera à Montréal comme il l'a fait ailleurs; il abandonnera les chauffeurs professionnels pour lancer UberPop, un service de covoiturage urbain où n'importe qui peut se transformer en taxi.

Uber affirme ne pas vouloir casser l'industrie, mais plutôt la «dynamiser». «L'industrie n'a pas évolué depuis 60 ans, dit Jean-Nicolas Guillemette, porte-parole de l'entreprise à Montréal. C'est sûr que lorsqu'on arrive avec une évolution de cette ampleur, cela crée des questionnements, et parfois des peurs.»

Un «oligopole» à Montréal

M. Guillemette accuse les entreprises de taxi de former un «oligopole». «Elles ne veulent pas de compétition, alors elles propagent des faussetés.» Tous les partenaires d'Uber sont des chauffeurs licenciés par la Ville de Montréal, dit-il.

Ça ne durera pas, prédit M. Roy. «Dans toutes les villes où ils se sont implantés, c'est le même scénario. Au début, ils sont les amis du taxi, mais après être allés chercher leur clientèle, ils virent de bord et leur déclarent la guerre. Les chauffeurs se font malheureusement endormir.»

Soutenu par des géants comme Google et Amazon, valorisé début juin à 18,2 milliards de dollars, Uber a les reins solides. Et la tête dure. À New York, où le service de covoiturage a d'abord été interdit, l'ancien maire Michael Bloomberg a dû faire marche arrière sous la pression des clients. À San Francisco, la toute première ville où l'application a été lancée, en 2010, le revenu des chauffeurs a chuté de moitié à cause d'UberPop. On prédit que les taxis auront disparu des rues de la ville d'ici quelques mois.

À Montréal, la pression est telle que la très grande majorité des chauffeurs affiliés à Uber refusent de témoigner à visage découvert. «Cette application m'intéressait beaucoup, raconte Abdel, chauffeur chez Taxi Diamond. Mais Diamond m'a téléphoné pour me dire que je n'avais pas le droit de travailler avec Uber. Ils m'ont pénalisé. Je n'ai pas eu de travail pendant une semaine.»

Jusqu'ici, Taxi Diamond a remercié une douzaine de chauffeurs surpris à répondre à des appels d'Uber.

«Ce n'est pas légal, ce qu'ils font»

À Montréal, les entreprises de répartition comme Taxi Diamond doivent obtenir un «permis d'intermédiaire». Uber n'a pas cru bon en faire la demande auprès des autorités municipales, sous prétexte qu'elle n'est pas une entreprise de transport, mais bien une entreprise technologique.

«Il faut un permis, c'est le règlement à Montréal. Uber se fout carrément de cela. Sous prétexte d'offrir une nouvelle technologie, elle ne joue pas selon les règles. Ce n'est pas légal, ce qu'ils font», tranche Dominique Roy, de Taxi Diamond.

Jean-Nicolas Guillemette rétorque que la réglementation date de 2001, quand les iPhone et les BlackBerry n'existaient pas. «Cette réglementation est dépassée. Elle est obsolète. Elle ne s'applique pas à une entreprise technologique comme la nôtre. Nous ne sommes pas une compagnie de taxis.»

Hailo, une entreprise anglaise qui offre une application équivalente depuis novembre à Montréal, a pourtant obtenu un permis en bonne et due forme. «Notre philosophie est très différente. Nous misons sur un suivi rigoureux de la réglementation, dit le directeur général de Hailo, Jeff Desruisseaux, qui déplore l'attitude cavalière d'Uber. Il y a un certain laxisme dans l'application de la réglementation, qui permet à un compétiteur illégal d'opérer en toute quiétude.»

La Ville doit agir, estime Dory Saliba. «Uber s'impose et on n'a jamais vu rien de concret de la part des autorités pour les arrêter.»

Harout Chitilian, vice-président du comité exécutif et responsable de la Ville intelligente, admet qu'il existe «une certaine confusion quant au statut» d'Uber. Le bureau du taxi de Montréal fait enquête à ce sujet.

Non à la déréglementation

Pour le reste, la Ville s'opposera à un éventuel service de covoiturage, où M. Tout-le-Monde pourrait s'improviser chauffeur. «Présentement, les propriétaires d'appareils téléphoniques Uber sont des chauffeurs licenciés qui ont le droit de travailler dans l'industrie, dit M. Chitilian. On est très fermes sur notre intention de ne pas déréglementer cette industrie.»

La Ville, assure toutefois M. Chitilian, ne ferme pas la porte à la technologie Uber - à condition qu'elle soit offerte dans le respect des règles en vigueur. «Il y a de l'ouverture, mais il y a une façon d'amener l'innovation, et ce n'est ni par la confrontation ni par des tactiques déloyales.»

Les chauffeurs, eux, sont partagés. «J'étais pour la venue de cette entreprise, parce qu'il y avait un vide technologique», dit Max-Louis Rosalbert, président du Regroupement des propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal. «Mais il faut un encadrement pour fonctionner. Ça, ça n'intéresse pas Uber.» Il promet désormais de se battre contre «ces requins qui rodent autour d'une industrie déjà fort mal en point».

Le héros rebelle de Silicon Valley

C'est le «héros rebelle de Silicon Valley, qui lutte contre les maux imposés par le lobby du taxi», a écrit le magazine Fortune, en septembre. L'illustration qui accompagne ce portrait du fondateur d'Uber est encore plus saisissante: Travis Kalanick devient Travis Bickle, le fameux personnage interprété par Robert De Niro dans le film Taxi Driver. Les cheveux rasés en mohawk, un macaron d'Uber épinglé sur sa veste militaire, un taxi en flammes derrière lui, les armes aux poings. L'air enragé.

Travis Kalanick est le nouveau chouchou de Silicon Valley. Considéré comme l'un des meilleurs entrepreneurs du monde, certains le comparent déjà à Steve Jobs ou à Jeff Bezos, le patron d'Amazon. Mais l'homme originaire de Los Angeles attire autant d'éloges que de controverses.

Il a eu l'idée de mettre au point son application un soir neigeux de 2008, à Paris, alors qu'il n'y avait pas un seul taxi à l'horizon pour le ramener à son hôtel. Lancé en 2010, Uber est aujourd'hui implantée dans 128 villes dans le monde. Et génère 20 millions de dollars de par semaine.

Uber est rapidement devenue l'une des plus importantes entreprises high-tech non cotées en Bourse. En juin, la start-up a été valorisée à 18,2 milliards de dollars - plus que la valeur des entreprises Hertz et Avis réunies.

Les succès de M. Kalanick lui valent le respect de l'industrie de la techno. Mais pour y parvenir, il s'est mis à dos beaucoup de monde. À commencer par les bonzes de l'industrie du taxi et des villes, qu'il n'hésite pas à défier. « Je pourrais tapisser les murs de mon bureau - ou plutôt, de tous nos bureaux - avec toutes les lettres de mise en demeure que je reçois, y compris d'autorités municipales de villes où nous ne sommes même pas!», a-t-il plaisanté lors d'une récente conférence à Paris, selon Le Monde. Ses anciens collaborateurs le disent arrogant, égocentrique. «Il cherche la bagarre, contourne des lois, défie les gouvernements, fait des crises de colère», a rapporté en janvier le Business Insider. Sans doute. Mais «s'il était moins impétueux, il n'aurait pas franchi la moitié du chemin qu'il a parcouru», a confié un collègue au magazine.

Révolution ou menace?

En Europe et aux États-Unis, les entreprises de taxi dénoncent la «concurrence déloyale» d'Uber. On ne compte plus les villes qui s'adressent aux tribunaux pour tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Malgré tout, la jeune entreprise croît à une vitesse fulgurante, plus populaire que jamais auprès d'une certaine clientèle branchée. Que peuvent en tirer les passagers - et les chauffeurs - de Montréal?


La première cible d'Uber, ce sont les gens ivres


Repéré par Mathieu Dejean,
22.07.2014 - 14 h 30

 

Le 21 juin dernier, un blogueur américain, Nate Good, directeur technique d’une entreprise d’événementiel à Pittsburg, mettait en évidence une possible corrélation entre la baisse du nombre d’arrestations pour conduite en état d’ébriété dans la région de Philadelphie et l’émergence des applications de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC). Depuis, Uber se vante d’être le garant de la sécurité publique, et donc le premier réseau de mise en relation de conducteurs sobres avec des personnes bourrées.

 

Cela fait partie de sa stratégie de communication depuis plusieurs mois. En mai 2014, l'entreprise californienne publiait ainsi déjà un article audacieusement intitulé: «Les taux d’arrestations pour conduite en état d’ivresse diminuent dans les villes où Uber est présent». «Chaque conducteur en état d’ivresse qui est remplacé par un partenaire sûr, professionnel et sobre sur la plateforme Uber représente une contribution considérable au bien-être d’une ville comme Chicago», détaillait l’article, qui revendiquait, statistiques à l’appui, une baisse de 10% du nombre d’arrestations pour conduite en état d'ivresse à Seattle depuis l’arrivée d’Uber.

 

Pour étayer encore l’hypothèse d’une réduction, grâce à elle, du nombre de personnes ivres qui prennent le volant, la multinationale californienne vient de rendre accessibles certaines des données géographiques et temporelles qu’elle collecte sur ses usagers en Pennsylvanie. Comme le rapporte le Washington Post, elles montrent effectivement que les adeptes de l’application l’utilisent très majoritairement «pour sortir en soirée, et plus spécialement encore pour rentrer chez eux après».

 

A Pittsburgh, au cours des six derniers mois, le pic d’utilisation de Uber se situe immanquablement dans la nuit du samedi au dimanche à 2h du matin, heure de fermeture des bars, comme l'indique ce tableau:

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Le quotidien américain émet cependant des doutes, car de nombreuses questions restent à documenter:

 

«Avant qu’Uber entre sur le marché, comment faisaient ces consommateurs pour sortir? En l’absence d’Uber, prenaient-ils leur propre voiture pour rentrer à 2h du matin? Ou des taxis? Uber a-t-il converti de potentiels conducteurs bourrés en passagers? Ou des capitaines de soirée en buveurs?»

 

Les entreprises de VTC –Uber en tête– livrent une guerre de communication pour contrecarrer les accusations qui leurs sont faites d’être moins sécurisées que les taxis, soumis à des réglementations strictes, et de leur faire de la concurrence déloyale. Raison de plus pour recevoir avec précaution les études qui émanent d’elles. Quoi qu’il en soit, on a rarement vu une entreprise se réjouir à ce point du taux d'alcoolémie de sa clientèle…

 

Source : La première cible d'Uber, ce sont les gens ivres, Slate Fr, 22.07.2014


 

Peuples repus trompés par des politiciens sans scrupules

Même si ce texte n’apporte rien de nouveau  à mon blogue, son humour caustique est amusant.


La dette publique, opportunité ou fatalité ?

 

Publié le 22 juillet 2014 dans Économie générale

 

Pourquoi les pays les plus riches sont-ils passés en 40 ans d’une gestion prudente de leurs finances publiques au laxisme le plus total ?

 

Par Patrick Aulnas

 

L’un des paradoxes de la situation économique de la planète est l’écrasante dette publique accumulée par les États les plus riches (Japon, États-Unis, Europe). Il était courant par le passé que des nations pauvres (en Afrique, en Amérique latine) se trouvent dans une situation de quasi-faillite nécessitant l’intervention du FMI. Mais les pays riches s’endettaient raisonnablement, principalement pour financer des investissements, sauf dans les périodes de guerre. Pourquoi en trente ou quarante ans, sont-ils passés d’une gestion prudente de leurs finances publiques au laxisme le plus total ? Chacun comprend que la fin de leur domination économique et l’émergence de nouvelles puissances placent les pays riches en situation de concurrence. Il faudrait donc s’activer et faire face. Mais des obstacles existent qui peuvent être présentés comme autant d’interprétations possibles de l’endettement public. En voici une récapitulation.

 

1. La dette publique, opportunité pour les gouvernements de gauche

A priori, nul doute que la propension à l’endettement public soit de gauche. La dette permet de financer des prestations sociales (santé, retraite, chômage) qui devraient être plus modestes si les comptes étaient équilibrés. Elle permet aussi de payer à crédit des fonctionnaires de l’État qui n’auraient pas pu être recrutés sans déficit budgétaire. Elle permet enfin de financer des investissements publics qui n’auraient pas eu lieu avec plus de rigueur. La redistribution et l’interventionnisme public étant des marqueurs de gauche, doit-on en conclure que la dette est une opportunité politique saisie par les gouvernements de gauche ? La question reste ouverte.

2. La dette, manœuvre des politiques

Pour les politiques, l’endettement permet de passer outre aux limites budgétaires d’une gestion prudente et sérieuse. Il permet de dépenser sans pour autant augmenter les prélèvements obligatoires, mesure évidemment impopulaire. Voter un budget déficitaire permet de s’accorder plus de capacité d’action et donc plus de pouvoir. Tout se passe comme si l’ensemble de la classe politique agissait de façon tacitement consensuelle : « Nous, femmes et hommes politiques, n’avons pas intérêt à augmenter les impôts et cotisations sociales, augmentons donc la dette pour pouvoir proposer des réalisations nouvelles. Nos successeurs seront en charge de la gestion de cette dette, pas nous. » Autrement dit, après nous le déluge. Les rapports de la Cour des Comptes en France n’ont aucun effet sur les politiques. Pas plus que les mises en garde des instituts et think tanks spécialisés dans le monde entier.

3. La dette, fatalité macro-économique

Le crédit est une technique financière permettant d’obtenir une satisfaction immédiate en payant le prix dans l’avenir. Un créancier n’accorde un crédit que s’il suppose que le débiteur sera apte à rembourser le jour de l’échéance. Le crédit ne peut donc exister qu’avec une vision optimiste du futur. Au niveau micro-économique (un individu, une entreprise), il est possible de cerner assez facilement la situation et de se faire une opinion sur le destin probable du débiteur pendant le délai du crédit. À l’échelle macro-économique, l’exercice devient périlleux et mille exemples montrent que les économistes ne prévoient pas grand-chose au-delà de la conjoncture à six mois. Personne ne se pose vraiment la question de la soutenabilité de l’endettement parce que personne ne croit aux prévisions des macro-économistes. Les prévisions n’étant pas fiables, la tentation est grande de les négliger. Les décideurs peuvent donc en dernier ressort accepter l’antique fatum : nous ne maîtrisons rien puisque l’avenir est une énigme. Qui vivra verra.

4. La dette, lâcheté de peuples repus trompés par des politiciens sans scrupules

Après la phase de croissance économique exceptionnelle des trente années d’après-guerre, la population des pays concernés (les pays riches d’aujourd’hui) s’est habituée à une évolution économique axée sur le toujours plus. Plus de consommation, plus de prestations sociales, plus de services publics (et donc de fonctionnaires), plus de loisirs, etc. Croissance, croissance… Revenir à la raison en considérant les Trente glorieuses comme l’exception est évidemment difficile. Le rêve s’achève et le réveil est douloureux. Mais ne voilà-t-il pas que des responsables de haut niveau susurrent à l’oreille des peuples repus qu’il est possible de prolonger le rêve : il suffit de payer à crédit. Soulagement ! Tout est donc simple : le rêve à crédit existe ! Mitterrand est un de ces prophètes du bonheur à crédit (retraite à 60 ans pour tous, abaissement généralisé de la durée du travail), Clinton en est un autre (promesse de propriété immobilière pour tous… puis crise des subprimes).

En combinant ses interprétations, et d’autres encore sans doute, on peut se faire une idée de la situation inextricable dans laquelle nous sommes plongés… et de l’énorme défi que représente la solution, si elle existe.

Source : La dette publique, opportunité ou fatalité ?


 

Baisser votre niveau de vie pour rester concurrentiel, ou crever !

Le Canada est dans une sérieuse précarité, nos exportations diminuent, le nombre d’entreprises diminue et l’investissement privé stagne.

Il y a plus de 3 ans, j’avais expliqué le phénomène du ‘grilled cheese’, malheureusement, nous sommes un cas unique dans le monde, nos deux pays de proximité sont les Américains et les Mexicains.

·         Le premier se bat pour se maintenir en vie, il accepte d’être au seuil de pauvreté pour avoir un emploi.

·         Et nous avons les Mexicains concurrençant directement le coût de la main-d’œuvre chinoise.

Les Américains se bat contre les Mexicains et il est prêt à travailler à 12 $ à 14 $ de l’heure dans le secteur manufacturier sans aucun bénéfices marginaux pour essayer de se sortir des ‘foods stamps, 48 millions, et nous on se bat contre les Américains et les Mexicains.

"If we don't look at what other countries are doing, and it's just basically decided on labour rates, then, quite frankly, they'll be no industry here in 10 years," he warned..

King said the labour rate issue is already decided.

"I think what's gone are the days where people that are working in low-skilled jobs are going to be able to command high high salaries based simply on unions being able to negotiate big increases," he said. "Those days are gone." (1)

Le Canada n’est tout simplement plus concurrentiel, l’investissement privé est au point mort (dead money), car aucun entrepreneur ne veut investir dans ces conditions, en plus, les gens se sont surendetté dû au crédit facile, donc, il limite leurs consommations, pourquoi augmenter la production ?

“Rather than investing the windfall from their tax cuts to create jobs, Canada’s largest non-financial corporations are hoarding cash and paying fat compensation to their CEOs,” says the Canadian Labour Congress in a press release accompanying the study.

Corporate income tax cuts by recent Liberal governments and the Harper Conservatives have failed to have the desired effect of prompting economic growth, the study concludes.

“Proponents of ever lower corporate taxes argued that the money corporations saved from lower taxes would be reinvested in real assets such as new factories, new machinery and equipment, and training, thus boosting economic growth and productivity, and helping create more and better jobs,” the study said.

“However, this is not what has happened. Real investment has languished while profitable corporations have been paying out much more in dividends to shareholders and accumulating more financial assets.” (1)

Vous constatez dans quel pétrin que nous sommes.

Harper voulant miser sur un seul cheval avec le pétrole albertain, il s’est trompé royalement, comme il s’est trompé royalement en baissant les impôts de société, nous privant ainsi de milliards d’impôts ou en laissant pendant plusieurs années un dollar canadien surévalué, détruisant nos entreprises.

Évidemment, comme j’avais mentionné  à plusieurs reprises, c’est bien plus complexe qu’une simple baisse d’impôts, mais comme c’est un ancien économiste, il avait lu cela quelque part dans un livre, enfin …

“Proponents of ever lower corporate taxes argued that the money corporations saved from lower taxes would be reinvested in real assets such as new factories, new machinery and equipment, and training, thus boosting economic growth and productivity, and helping create more and better jobs,” the study said.

“However, this is not what has happened. Real investment has languished while profitable corporations have been paying out much more in dividends to shareholders and accumulating more financial assets.”

CLC Secretary-Treasurer Hassan Yussuff said the taxes being paid by business have steadily declined in recent decades.

“Corporate income taxes amounted to only 8.3 per cent of all government revenues in 2011, down from 8.8 per cent in 2010 and from an average of 11 per cent in the 1960s and ’70s,” he said.

“In return for tax breaks, companies are supposed to be investing their windfall to create good jobs in Canada but instead they are hoarding cash.” (2)

Donc, la solution, elle ne sera pas joyeuse, et les politiciens ne voudront pas vous le dire, mais étant un blogue, j’ai pleine liberté de vous le dire :

L’Ontario a le même problème que le Québec, vous allez devoir baisser votre niveau de vie pour rester concurrentiel, en espérant que les compagnies ne vont pas disparaître entre temps.

Bien sûr, il y a des politiciens ou des économistes qui vont vous dire : on a juste à créer des compagnies avec de la valeur ajoutée avec des gens bien formés, tout le baratin standard, c’est vrai en théorie, mais ton voisin est aussi brillant que toi, mais il coûte moins cher, OUPS !

Créer une compagnie facile à dire, mais loin d’être évident, typique de ces individus qui n’on jamais mit la main à la pâte, ça prend au moins 10 à 15 ans avant de créer une PME, en espérant qu’elle n’a pas fait faillite ou l’entrepreneur ne s’est pas découragé entre temps, et cela dans un environnement de saine concurrence.

Ce qui est loin d’être le cas, on se bat contre un pays émergent et l’autre imprime chaque mois de la monnaie de singe, donc, on risque de mourir bien avant.

Donc, en résumé, si on veut être plus productif, 
on réduit notre niveau de vie ou on crève !

P.S. Évidemment, ça ne fait pas gagner des votes ou vendre des journaux, mais c’est la triste réalité.


Source: Ontario's Job Market Is Beginning To Look Like A Disaster, The Huffington Post Canada, By Daniel Tencer Posted: 07/13/2014 10:37 am

The foundations of Ontario’s job market are turning into quicksand that threatens to swallow the province’s economic future — and despite all the heated political rhetoric out there, at least one prominent economist believes the problem may not have a policy solution.

Ontario passed a grim historic milestone last month: According to StatsCan data, the number of manufacturing jobs — once the backbone of the province’s economy — hit their lowest level on record.

Manufacturing payrolls sank to under 750,000 last month, the lowest in records going back to 1976. And back in 1976, Ontario’s population was 8.2 million, or about 40 per cent lower than today’s 13.5 million.

The latest job numbers from StatsCan, released Friday, paint a vivid picture of what’s wrong with Ontario.

While Canada lost 9,400 net jobs in June and the unemployment rate edged up to 7.1 per cent, Ontario saw 33,900 jobs lost in the month (some of that was offset by job gains mostly in western provinces). Its jobless rate edged up to 7.5 per cent.

More than a third of those losses — 13,600 jobs — were in the manufacturing sector, which economists have been telling us for months is right on the verge of a renewed boom, thanks to the U.S.’s economic recovery.

Les économistes, on autant d’expertise que mon chien !

Well that recovery, such as it is, certainly is not translating into new jobs. Not surprisingly, the search for causes and solutions to this predicament has become political.

The Harper government is shielding itself from potential blame by focusing on the large deficits run up by the province’s Liberal government. Finance Minister Joe Oliver has been urging Ontario to cut its deficits, warning that when interest rates rise, taxpayers will get stuck with an unaffordable bill.

The Fraser Institute, that bastion of western Canadian conservative economic thought, recently slammed the province’s “interventionist government” for keeping corporate taxes at levels it sees as too high, and for otherwise not doing enough to attract private sector investment.

Vraiment, il ne comprend rien, on a déjà réduit les impôts de société, et ça n’a absolument rien changé, sauf que ça donné plus de dividende aux actionnaires.

Former Ontario Progressive Conservative Leader Tim Hudak followed a similar line of reasoning in his election campaign last month, promising corporate tax cuts and a reduction in the size of government to spur economic growth. But his vow to slash 100,000 civil servants’ jobs proved too much for voters in a province already struggling with a stagnant job market.

Liberal Premier Kathleen Wynne sees things differently. Her platform in last month’s election focused on government spending, rather than austerity, as the way out of the economic doldrums. Among other things, Wynne vowed to balance the budget by 2017-2018 in part by raising taxes on the top 2 per cent of earners.

But the politically driven solutions offered by politicians and think tanks may do little to help the situation, as Ontario’s problems appear to be driven by major shifts in the global economy, BMO chief economist Douglas Porter argues.

Ontario “is mostly a victim of economic circumstances far beyond its control, and not policy choices at home,” Porter wrote in a client newsletter Friday.

Reasons for Ontario’s decline include a 50-per-cent appreciation in the value of the loonie over the past decade, as well as the U.S.’s weak economic recovery and “relentless” competition for manufacturing jobs from China and Mexico, Porter wrote.

“For any manufacturing-dominated province, that’s an ugly external backdrop, which even the best economic policies would struggle to deal with,” he concluded.

That bit of insight ought to put finger-pointing politicians in their place.

But sadly, it brings us no closer to understanding
how to fix what’s wrong with Ontario
.

Solution : Baissez votre niveau de vie au niveau des Américains,
et peut-être on va s’en sortir…