Le FMI préconise une taxe sur le patrimoine

Il est probable quand un pays va faire défaut de paiement (ex : Chypre), le peuple devra assumer une partie de la perte, exemple :

1.         Saisir une portion des dépôts bancaires.

2.         Saisir une portion des REER.

3.         Saisir une partie des fonds de retraite de la Caisse de Dépôt

4.         Imposer une taxe sur le patrimoine.

5.         Imposer une surtaxe sur les retraites.

6.         Tous les avenues sont possibles … à vous de choisir.

Peu  importe la méthode, le peuple devra renflouer une partie de l’irresponsabilité de nos 20 à 30 dernières années d’avoir trop emprunté.

Le FMI vient d’officialiser la méthode à suivre.

Par contre, vous pouvez prévoir le coup, transférer une partie de vos avoirs dans les paradis fiscaux, on ne sait jamais, comme le vieux dicton dit :

"une personne avertie en vaut deux"

FMI taxe patrimoine


Extrait de : Le FMI préconise une taxe sur l'épargne des ménages, BFM Business
10/10/2013

Un tout petit paragraphe à la toute fin d'un document de 49 pages, dans un rapport du FMI. Le genre de document que l'on commence justement à lire par la fin. Un paragraphe en forme de proposition: et si l'on créait un prélèvement une fois pour toute sur le capital?

Il y a évidemment un point d'interrogation, mais aussi un raisonnement charpenté. L'endettement des Etats avancés est tel qu'on n'a pas le choix. Une taxe sur l'épargne privée a l'avantage de ne pas perturber le système. Certains diront même qu'elle est juste.

Taxe prélevée une seule fois

Mais pour cela il faut deux conditions. Que personne ne puisse y échapper et être absolument certain qu'elle ne sera prélevée qu'une seule fois.

Le rapport évoque les travaux de plusieurs économistes basés sur des exemples historiques où l'hypothèse a été envisagée pour désendetter des Etats.

Puis, il conclut si l'on veut revenir à des niveaux d'endettement d'avant la crise et compte tenu des calculs concernant 15 pays de la zone euro, qu'il conviendrait de mettre en place une imposition de 10% sur tous les ménages disposant d'une épargne positive.

Dans un rapport, le FMI s'inquiète de l'endettement des Etats européens et propose donc une taxe de 10% sur l'épargne des ménages pour y remédier !


Extrait de: Tell me what’s holding you, Sovereign man,

I generally don’t spend very much time in the US.

I think there are more desirable places out there… and to me, the US is just like any other country in decline like Italy or Spain– I really enjoy it as a tourist, I just don’t care enough for the politics or media to stay for long periods of time.

That’s one of the benefits of being a permanent traveler with no fixed home: I have the luxury of not being constantly force-fed propaganda that spreads fear and ignorance.

When I come back to the states, though, I feel like there’s a political agenda being thrown in my face everywhere I look. One of the most pervasive, from my outlook, is this notion that the economy is rosy, and that the government has everything under control.

I think this is absolutely ludicrous. The government doesn’t have anything under control, including themselves. Instead of putting the country on sound financial footing, they’re doing the exact opposite– spending without limit, borrowing without regard, and furthering a culture of entitlement.

Congressman Ron Paul was on CNBC yesterday talking about these same issues. He criticized the administration and Congress for their reckless spending, and he railed against the Federal Reserve for inflating away the currency and bailing out select banks.

For whatever reason, his ideas don’t seem to resonate with the public. Becky Quick even chided the Congressman for his bullishness on gold as a more effective store of value than paper dollars.

In fact, a bit of basic math shows us that, since the dollar became a worthless piece of paper in 1971 when Nixon left the gold standard, gold has generated a 9.2% annualized return in dollar terms, while stocks have only returned an annualized 6.6% and bonds about 8%.

Now, I’m not a gold bug, but I’d rather take my chances on this ‘barbarous relic’ than on a worthless piece of paper controlled by bureaucrats.

(Actually I prefer ammunition as a store of value, but I’ll save that for another time…)

Think about it– the entire modern financial system is based on a very small group of people having the power to create money out of thin air. It’s obvious that this is corrupt and unsustainable.

So is borrowing trillions of dollars each year.

They (the government) think that we can simply grow our way out of debt… that if the economy has a big boost, the size of its debt won’t matter very much in relation to the size of our economy and consequent tax revenue.

This is also completely ludicrous. If every single person in the US were to pay 100% of his/her salary for the next year to the federal government in taxes, it still wouldn’t be enough to pay off the debt– the US would still be a few trillion in the hole.

That’s just a pipe dream anyhow. The government is going to give the largest voting blocs even more tax cuts and entitlement programs, then stick the bill to (1) future generations; (2) those who are unprepared to deal with inflation; (3) productive citizens who generate wealth and create jobs.

We can see this already happening around the world.


 

Qualité du risque entrepreneurial pour une économie sérieuse

C’est pour cette raison que les économistes et les politiciens et même les journalistes sont de piètre créateur de richesse, car ils n’ont jamais pris de risque pour en créer une.

Donc, ces personnages pensent que la richesse vient du ciel.

Et non, ça prend des visionnaires capables de prendre des risques, mais aussi être récompensés pour le risque qu’ils ont pris.

Donc, si l'on veut créer de la richesse il faut satisfaire les dix critères de libertés économiques, sans cela l’entrepreneur ne sera pas chaud à prendre un risque si le terrain n’est pas fertile ou le fera dans un endroit plus propice en réduisant son risque.

D’où le pourquoi, que la croissance du Québec est à plat.

Vous voulez un exemple concret, lisez –l’article du l’Actualité Terrasser le monstre du déficit commercial, il vous donne 10 solutions, mais en n’aucun moment, il va parler de la masse salariale trop élevée, le fardeau réglementaire trop lourd, l’agressivité fiscale agressive et le taux syndicalisation la plus élevée de l’Amérique du Nord, typique d’un article sans grande substance, vous donnant toujours la recette standard, mais sans attaquer les véritables problèmes de fonds, car il ne faut surtout pas traumatiser les groupes d’intérêts, pas bon pour les affaires du quotidien !.

Au Québec, des facteurs tels que l'interventionnisme étatique, les impôts élevés, la puissance des syndicats ainsi que l'existence de programmes et de droits sociaux étendus ont considérablement réduit la liberté économique, nuisant ainsi aux Québécois.

Une réglementation excessive entrave la création d’entreprises et la croissance, réduit de façon significative l’entrepreneuriat, l’innovation et en définitive, les niveaux de vie.

Supposons que vous être un fermier et vous avez décidé de semer du maïs, vous devez tenir compte du choix de la semence, du type de terre, le niveau d’irrigation, de la température, l’exposition au soleil, multiples facteurs qui influenceront le résultat de votre récolte.

Donc pour avoir une récolte prospère, il ne suffit pas d’avoir des semences, mais aussi un environnement approprié.

Le climat de l'investissement provincial comprend dix composantes:

(1) Les impôts des sociétés,

(2) La prudence budgétaire,

(3) Les impôts sur le revenu des particuliers,

(4) La qualité des infrastructures,

(5) La taxe de capital des entreprises,

(6) Taxe de vente et d’accise,

(7) Le code du travail,

(8) Le fardeau réglementaire,

(9) Coût de la masse salariale

(10) Agressivité fiscale

Donc, les journalistes, les politiciens, les économistes sont toujours des spécialistes à faire du bruit, par contre les entrepreneurs qui créent la véritable richesse et prennent le risque ne sont pas caves, ils le font ailleurs, car le Québec n’est pas une province ou un État favorisant la création de richesse, surtout que ça fait plus de 10 ans, qu’elle est plafonnée au dernier ou avant-dernier rang (49 ou 50) sur la notion de liberté économique.

Economic freedom


Extrait de : Risque entrepreneurial, inégalités et richesse, par Bernard Zimmer, 16 octobre 2013

Dans son travail (« Pour une révolution fiscale ») sur le rôle des prélèvements dans l’accumulation de richesse, notamment au sein du 1% des revenus français les plus élevés, Thomas Piketty de l’École Économique de Paris, a excellemment démontré que ce 1% paie considérablement plus que la moyenne des Français (voir son tableau ST17 sur le site internet qui accompagne son essai « pour une révolution fiscale ») et qu’il faut aller jusqu’au dernier centième de ce 1% , soit 1 pour 10.000, pour voir ce taux de prélèvements décroître ; mais de quantités infimes rapportées aux montants des prélèvements déjà supportés.

Cependant, tous ses travaux et ceux de collègues de pensée,
oublient un facteur considérable :
la prise de risque.

Comme pour beaucoup d’économistes qui n’ont fait que de l’économie théorique et n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise, tout se passe pour lui comme si les entreprises, leurs emplois, leurs profits étaient un don du ciel ; ou, lorsqu’ils se laissent aller à s’approprier Marx, le résultat de la rente, c’est-à-dire du profit accumulé, et de la sueur des travailleurs.

 Mais le monde réel est bien différent de ce qu’ils prétendent représenter.

Dans le monde réel, la quasi-totalité des produits, biens ou services qui font notre vie journalière, des grands magasins aux Bateaux Mouches, de la Tour Eiffel au viaduc de Millau, de l’Air Liquide à la fermeture éclair, de la photocopieuse à la bande Velcros, n’existent que parce que des entrepreneurs, généralement visionnaires, se sont lancés dans l’aventure de leur vie, souvent au péril de celle-ci.

Ces entrepreneurs ont réussi à créer une entreprise autour d’un produit, d’un service qui avant eux n’existait pas, à développer un savoir-faire simple leur permettant de réaliser produit ou service à des prix acceptables pour la grande masse des consommateurs, mais cependant réalisables par des salariés, souvent sans grande formation.

Des économistes américains ont pu ainsi montrer que l’augmentation des inégalités aux USA depuis 20 ans disparaîtrait si l’on sortait des calculs de richesse 5 comtés, ceux où habitent les millionnaires qu’ont fait naître les grands succès américains des dernières années, les Jobs, les Buffets ou les Bill Gates.

Mais les médias ont curieusement ignoré les travaux d’économistes qui se sont penchés sur l’origine de la fortune du 1% des Américains les plus riches.

On n’y trouve presque jamais mentionné que les « riches » du 1% sont pour les trois quarts issus, non pas de la rente, de la Bourse, ou de la finance, mais de la création d’entreprises. Ils ont percé grâce à un produit ou un service original, qui constitue près de 80% de leur fortune et de leurs revenus.

Le phénomène est similaire en France, même si la part de l’entreprenariat a été atténuée par les investissements immobiliers, qui sont restés le moyen le plus sûr de faire fortune, grâce en particulier aux incitations fiscales ; celles-ci sont complètement défaillantes lorsqu’il s’agit de créer des entreprises productives.

Or ces travaux d’économistes existent et nous nous proposons de les faire connaître dans les prochaines éditions. Ils illustrent un facteur capital sur lequel Thomas Piketty et ses collègues ont été totalement muets : le risque. Il explique le succès des sociétés occidentales et particulièrement européennes dès l’ère industrielle jusqu’à l’avachissement constaté en France depuis 1980 à cause de la montée de l’État et de la puissance publique.

Le risque est omis, comme si les entreprises avaient existé depuis le commencement du monde et que tous ceux qui osent créer des entreprises réussissaient la chose la plus facile du monde.

C’est croire que l’économie réelle appartient au monde d’Alice au pays des merveilles et oublier que les échecs de ceux qui entreprennent ou même de ceux qui ont réussi et réinvestissent, sont malheureusement beaucoup plus nombreux que les succès ; ceux-ci sont (voir nos études sur les gazelles par exemple La tragédie des gazelles françaises) seulement de l’ordre de 3% des créations en France, 6% en UK.

Donc, si on veut véritablement créer de la richesse, il faut améliorer les chances de succès de l’entrepreneur en herbe et aux moins qu’ils soient capables de compétitionner au moins à armes égales avec ces voisins de proximité.

Créer une entreprise représente un risque et même un risque élevé puisque la moitié des entreprises qui se créent ont disparu au bout de 5 ans, et ce, à peu près de tout temps et sous toutes les latitudes ou longitudes. Ce risque se mesure en argent mais aussi en efforts personnels, en drames familiaux, parfois en suicides.

Nos économistes, particulièrement ceux de l’École de Paris, n’ont jamais pris en compte ce risque et le prix à payer.

Pourtant il se mesure, et est beaucoup plus important que la plupart des prélèvements de toutes natures si patiemment analysés par Thomas Piketty, comme nous le montrerons dans une prochaine étude. Ceci est lié aux constatations des économistes américains qui ont montré que pour être dans le 1%, il fallait prendre énormément de risques et que la probabilité d’en retomber était également très élevée.

Il est impensable de faire aujourd’hui de l’économie sérieuse sans faire du risque l’élément central de toute réflexion et de toute politique.


La maladie ou les retraites financées à crédit

Extrait d’un texte d’origine française, mais valable pour le Québec.


Extrait de : Après la dette publique, la dette sociale, Jean Yves Naudet, Liberté & Responsabilité, 08 Octobre 2013

La maladie ou les retraites financées à crédit

Mais l’essentiel n’est pas là. Ce que les Français, habitués aux discours sur le déficit de la Sécu, ne mesurent pas, c’est ce que représentent ces déficits et la dette sociale qui en découle. Certes, ils n’ont plus d’illusions sur les réformes qui font que cette fois, « c’est sûr, les mesures prises vont redresser les comptes et sauver la Sécu ». Personne n’y croit plus. Le déficit de la Sécu fait partie de notre paysage familier et nous en avons perdu le sens. Contrairement aux collectivités locales, qui financent leurs investissements à crédit, ce qui est très discutable, mais qui peut être défendu, dans le cas du déficit de la Sécu, ce sont les dépenses de fonctionnement qui sont financées à crédit.

De quoi s’agit-il ? Pour l’essentiel, des retraites, de l’assurance-maladie et des prestations familiales. Rien, absolument rien, ne peut justifier que le financement de ces dépenses soit reporté, par l’intermédiaire de la dette. La dette n’est pas un tour de passe-passe qui finance par magie les dépenses ; elle ne fait que reporter ce financement dans le temps. Cela veut dire que lorsqu’on remboursera cette dette, dans quelques dizaines d’années, on ponctionnera la génération suivante pour financer nos dépenses de retraite, d’assurance-maladie ou de prestations familiales d’aujourd’hui. Rien, ni du point de vue économique, ni du point de vue moral, ne peut justifier ce scandale, quasiment unique dans les grands pays européens, comme le rappelait Didier Migaud.

Que faire ?

Que faire ? Certains, de moins en moins nombreux, proposent d’augmenter les recettes ; on l’a vu avec les retraites récemment. Cela n’a aucun sens puisque nous sommes déjà champions des prélèvements obligatoires et que les taux actuels impliquent qu’une nouvelle hausse des cotisations se traduira, en raison de l’effet Laffer, par une baisse des recettes. D’autres envisagent une baisse des prestations : cela semble logique, il faut diminuer les dépenses. Mais la longue liste des déremboursements successifs dans le seul domaine de l’assurance-maladie devrait faire réfléchir : moins rembourser les soins dentaires ou optiques, les médicaments, ou créer un forfait hospitalier n’a jamais supprimé le déficit de la Sécu ; la machine folle continue sa route, inexorablement. Et ici les propositions de la Cour des comptes sur les lunettes ou la biologie médicale ne nous sont pas d’un grand secours. Le jour où la Sécu ne remboursera plus rien, elle sera peut-être sauvée, mais devenue inutile.

La solution n’est donc pas de ne plus rien rembourser, mais dans la réforme, dans le changement de système :

·       la capitalisation, maintes fois évoquée dans cette publication, pour les retraites,

·       la privatisation et la mise en concurrence pour l’assurance-maladie ;

·       quant aux familles, la première des réformes consisterait à cesser de les matraquer fiscalement pour leur laisser le fruit de leur travail : il n’y a rien de plus absurde que de leur prendre 100 pour leur en rendre 10 !

Tant que les gouvernements continueront à refuser ces trois réformes, la dette sociale continuera sa course folle et nos enfants et petits-enfants nous maudiront de ne leur avoir légué que des dettes.


 

En route pour un nouvel ordre mondial


Extrait de: U.S. fiscal failure warrants a de-Americanized world, By Xinhua writer Liu Chang, Beijing, Oct. 13 (Xinhua) –

As U.S. politicians of both political parties are still shuffling back and forth between the White House and the Capitol Hill without striking a viable deal to bring normality to the body politic they brag about, it is perhaps a good time for the befuddled world to start considering building a de-Americanized world.

Emerging from the bloodshed of the Second World War as the world's most powerful nation, the United States has since then been trying to build a global empire by imposing a postwar world order, fueling recovery in Europe, and encouraging regime-change in nations that it deems hardly Washington-friendly.

With its seemingly unrivaled economic and military might, the United States has declared that it has vital national interests to protect in nearly every corner of the globe, and been habituated to meddling in the business of other countries and regions far away from its shores.

Meanwhile, the U.S. government has gone to all lengths to appear before the world as the one that claims the moral high ground, yet covertly doing things that are as audacious as torturing prisoners of war, slaying civilians in drone attacks, and spying on world leaders.

Under what is known as the Pax-Americana, we fail to see a world where the United States is helping to defuse violence and conflicts, reduce poor and displaced population, and bring about real, lasting peace.

Moreover, instead of honoring its duties as a responsible leading power:

·       A self-serving Washington has abused its superpower status and introduced even more chaos into the world.

·       By shifting financial risks overseas.

·       Instigating regional tensions amid territorial disputes.

·       And fighting unwarranted wars under the cover of outright lies.

As a result, the world is still crawling its way out of an economic disaster thanks to the voracious Wall Street elites, while bombings and killings have become virtually daily routines in Iraq years after Washington claimed it has liberated its people from tyrannical rule.

Most recently, the cyclical stagnation in Washington for a viable bipartisan solution over a federal budget and an approval for raising debt ceiling has again left many nations' tremendous dollar assets in jeopardy and the international community highly agonized.

Such alarming days when the destinies of others are in the hands of a hypocritical nation have to be terminated, and a new world order should be put in place, according to which all nations, big or small, poor or rich, can have their key interests respected and protected on an equal footing.

To that end, several corner stones should be laid to underpin a de-Americanized world.

For starters, all nations need to hew to the basic principles of the international law, including respect for sovereignty, and keeping hands off domestic affairs of others.

Furthermore, the authority of the United Nations in handling global hotspot issues has to be recognized. That means no one has the right to wage any form of military action against others without a UN mandate.

Apart from that, the world's financial system also has to embrace some substantial reforms.

The developing and emerging market economies need to have more say in major international financial institutions including the World Bank and the International Monetary Fund, so that they could better reflect the transformations of the global economic and political landscape.

What may also be included as a key part of an effective reform is the introduction of a new international reserve currency that is to be created to replace the dominant U.S. dollar, so that the international community could permanently stay away from the spillover of the intensifying domestic political turmoil in the United States.

Of course, the purpose of promoting these changes is not to completely toss the United States aside, which is also impossible. Rather, it is to encourage Washington to play a much more constructive role in addressing global affairs.

And among all options, it is suggested that the beltway politicians first begin with ending the pernicious impasse.


Extrait de : « Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial », Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur, par Comité Valmy, lundi 21 octobre 2013

Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union Soviétique. Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète.

L’évènement qui a dominé le récent Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, fruit d’une gestation de deux ans dans le sillage de la crise syrienne, referme cette parenthèse dramatique.

Confirmant la renaissance de la Russie et l’émergence du bloc des BRICS à direction russo-chinoise, il symbolise la recomposition de la vie internationale sur de nouvelles bases : le « moment unipolaire américain », qui consacrait le triomphe des « grandes démocraties » et de leur « économie de marché », est terminé.

C’est le glas qui sonne pour la plus grande escroquerie politique de l’ère contemporaine : la « communauté internationale » franco-anglo-américaine est agonisante.

Le double accord conclu entre la Russie et l’Amérique au sujet de la Syrie est l’acte fondateur de cette mutation. Le Mur de Berlin apparaissait comme le symbole du triomphe du « monde libre » et de « la fin de l’Histoire ». En cet automne 2013, c’est le mur de l’arrogance qui a été brisé, le ci-devant « Axe du Bien » apparaissant dans toute sa splendeur, sur fond de soleil couchant. Loin d’être finie, l’Histoire continue.

C’est une belle leçon de diplomatie qu’a prodiguée la Russie (soutenue sans défaillance par la Chine, par ses autres partenaires « BRICS » comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi par une bonne partie du monde) en réussissant à faire prévaloir la légalité internationale et les grands principes onusiens contre les partisans de l’ingérence à tout va.

Ne nous y trompons pas : pendant quelques jours, le monde a bel et bien frôlé la catastrophe et la guerre mondiale. Que Russes et Américains se soient mis d’accord sur le principe d’une solution politique et diplomatique ne peut que réjouir les gens de bonne volonté qui prônent et espèrent depuis de longs mois l’amorce d’un processus de négociation en Syrie. En espérant que la dynamique de paix sera contagieuse…

Il convient bien entendu de saluer la « Syrie réelle », c’est-à-dire tous ceux qui ont misé une fois pour toutes sur le dialogue pour mettre un terme à la guerre universelle à laquelle est confronté leur pays. C’est en effet grâce à leur détermination et leur lucidité que la mère de notre civilisation a pu résister – résiste toujours - aux terribles épreuves infligées par ses « faux frères » d’Orient et ses « faux amis » d’Occident : plus de 100 000 morts, huit millions de réfugiés et déplacés, soit un Syrien sur trois, plus de la moitié du pays en ruines, y compris la ville martyre d’Alep, capitale économique livrée au pillage, les infrastructures dévastées, écoles et hôpitaux inclus, des zones entières à la merci de combattants d’un autre âge. Sans oublier des millions et des millions de vies brisées…La communauté internationale, l’universelle, celle qui représente la majeure partie de la planète, ne sera-t-elle pas fondée à demander des comptes à ceux qui entretiennent, en notre nom par-dessus le marché, cette entreprise de massacre et de destruction, comme jadis en Irak et naguère en Libye ?

Certes, voir la grise mine de quelques « amis » bien connus du peuple syrien devant une perspective de solution pacifique a de quoi nous réjouir, mais nous ne pouvons dissimuler notre tristesse et notre colère de voir la France brader ses intérêts nationaux, ruiner son crédit moral en affirmant une préférence marquée pour le mauvais côté de l’Histoire. A l’heure où les uns et les autres se félicitent de voir la raison l’emporter et redisent leur engagement en faveur d’une issue politique négociée en Syrie, la France ne manifeste pas un enthousiasme délirant – c’est un euphémisme – pour l’option de la paix et du droit, dont la diplomatie russe s’est faite le symbole.

On aurait plutôt, jusqu’ici, l’impression qu’elle choisit de se retrancher dans le camp de la guerre en compagnie des financeurs du djihad. Pourquoi a-t-elle tant tenu à court-circuiter le Conseil de Sécurité dont elle est l’un des membres permanents et pourquoi, se plaçant dans une logique d’ingérence, a-t-elle mis tant de constance à bafouer les principes du droit onusien dont elle se réclamait. Quel dommage et quel ravage !

Le gouvernement français fait grand cas des votes du Congrès américain et bon marché de l’opinion majoritaire des Français. Il a grand tort. Sa politique est aussi injuste qu’immorale et la part de culpabilité qui est la sienne dans l’atroce tragédie syrienne n’a d’égale que son écrasante responsabilité dans notre enfermement et notre terrible humiliation. Pesant mes mots (comme un ministre bien connu qui pourtant rate toutes les occasions de se taire), je souhaite plein succès à ce Genève II que les vrais amis de la Syrie appellent de leurs voeux : il est grand temps que la voix de la diplomatie se substitue au fracas des armes, que la stabilité et la paix reviennent en Syrie.

Et puis, faut-il rappeler l’évidence ? C’est aux Syriens et à eux seuls qu’il appartient de décider de leur destin en toute souveraineté et en toute indépendance. Les dirigeants étrangers, de Paris ou de Washington, de Riyad ou d’Ankara, n’ont aucune légitimité pour le faire à leur place, et il leur faut un fabuleux toupet pour établir des « feuilles de route » concernant l’avenir ou la reconstruction d’un pays qu’ils auront tout fait pour anéantir.


 

Labour costs in Canada have increased by 75 per cent


Extraits de: Canadian Auto Manufacturing Faces Collapse, Even As Industry Booms, By Daniel Tenter, The Huffington Post Canada, 10/07/2013

Canadian domestic car sales are on track to hit a record high this year. The U.S. auto market has recovered to pre-crisis levels and overall car production in North America is up four per cent in 2013.

So it's sunny skies for Canadian auto manufacturers, right? Wrong.

Despite the industry's global rebound, vehicle production in Canada is down nine per cent so far this year.

“In 2005 Canada produced over one million more vehicles than Mexico. That’s swung to a near 700,000 advantage for Mexico over the past year,” BMO economist Benjamin Reitzes wrote in a client note.

But that isn’t the worst of it. Industry consultant Joe McCabe says the country can expect a 28-per-cent collapse in car production.

McCabe, president of consulting firm AutomotiveCompass, predicts car production will slide to 1.8 million vehicles annually by the end of the decade, from just under 2.5 million today.

By comparison, Mexico’s auto industry is expected to grow by 48 per cent during the same period.

“Michigan, the southern U.S. and Mexico are winning
at the expense of Canada”

McCabe told an auto parts conference in Mississauga last week, as quoted at the Globe and Mail.

McCabe singles out Canada’s high-flying dollar as the source of the problem.

“A lot of the manufacturing in Canada has shared manufacturing in other places in NAFTA. As the exchange rate punishes labour costs in Canada … it’s more cost feasible for some manufactures to move their operations to build the same exact vehicle on the same exact platform in a less costly area,” he told CBC News.

That reasoning could prove controversial in today’s political climate.

When NDP Leader Tom Mulcair and then-Ontario Premier Dalton McGuinty suggested last year that a high Canadian dollar, fueled by Canada’s oil exports, was hurting central Canadian manufacturing, they both came in for severe criticism from Western Canadian political leaders. They see a threat to their economy from the “Dutch Disease” argument: The idea that energy exports are killing manufacturing.

But there’s no denying that the loonie is above its long-term norms and that the resulting increase in the cost of Canadian labour on the global market is hurting manufacturing exports.

In an article last week, the Globe and Mail noted that more than half of U.S. executives at manufacturers with sales of at least $1 billion annually expect to bring home factory jobs from overseas.

That phenomenon isn’t happening in Canada.

Canada’s share of global trade has fallen by nearly half, the Wall Street Journal reported this summer, to 2.5 per cent today from 4.5 per cent in 2000.

Some of that has to do with the rise of Asia -- the booming Chinese and (until recently) Indian economies have made Canada’s economy a relatively smaller part of global trade.

But some of that has to do with Canada’s manufacturing sector becoming uncompetitive in the global economy:

Since 2000, labour costs in Canada have increased
by
75 per cent compared to the U.S.

But McCabe says Canada’s auto parts manufacturers still have a shot: They need to become strategic about where future growth will be, and aim for those markets.

It’s the responsibility of the suppliers to [find out] how they can position themselves to follow the business even though their whole [national] market may be reducing in size,” McCabe said, as quoted at Canadian Manufacturing.

The global competitive landscape does not have borders.”


 

The government is lying to us!


Extrait: Unfortunately, skeptics have reason to doubt official statistics , Todd Hirsh, The Globe and Mail, Oct. 11 2013

 “Don’t tell me you believe those numbers!” she said, practically laughing. “The government is lying to us!”

I was a bit taken aback, but I shouldn’t have been. The woman in the audience was reacting to my statement that Canadian inflation is currently below the Bank of Canada’s 2-per-cent target. But increasingly, I find that people I meet are losing faith in Statistics Canada’s official figures. And that’s a problem.

Alisha, left, and Julie, walk in a park in Halifax on Thursday, Sept. 13, 2012. Seven years after the federal government gave its blessing to same-sex marriage, it's clear Canada's gay and lesbian couples have been seizing the wedding day   

The skeptics have a point.

·       Since August, 2008, prices in the all-items basket of consumer goods and services have risen 6.5 per cent.

But if you break it down into its components, you quickly sympathize with the disbelievers: Prices for discretionary items have been stable or falling, but prices for many non-discretionary items have taken off.

Over the past five years,

·       Prices of food purchased from stores rose 14.3 per cent,

·       Led by fresh vegetables (16.3 per cent) and baked goods (15.2 per cent).

·       If you ride the bus or subway, prices are up 17.5 per cent.

·       If you require child care, that will cost you 21.1 per cent more.

·       And good luck if you’re trying to improve your employment prospects through education – tuition fees have increased by 21.2 per cent.

On the other hand, if you’re a higher-income Canadian with discretionary cash to spend, you’ve been seeing some breaks.

Furniture prices have fallen by 3.8 per cent, as have prices for freezers and refrigerators (down 1.5 per cent), women’s clothes (down 13.6 per cent), and home entertainment equipment (down 27.1 per cent).

You’re probably not taking the bus, but the price of your new car has barely budged (up by only 0.2 per cent). A nice cabernet sauvignon from the wine store is up a mere 0.4 per cent.

Low-income Canadians, who are disproportionately renters, are seeing greater increases in rental prices (up 7 per cent) than are owners of their accommodation (up 4.6 per cent). On top of this, home owners are seeing big savings in natural gas heating prices (down 38.6 per cent).

Inflation is not the same for everyone. If you have plenty of discretionary income to spend on flat screen TVs, clothes, and big houses heated with natural gas, inflation is tame. But if you’re scraping to get by and facing rising prices for food, rent, child care and public transportation, inflation is crushing you. No wonder so many Canadians just don’t believe the official inflation figures.

This poses two distinct problems. The first is that it exacerbates the concerns about growing income disparities. We know that the degree of income disparity has increased in most developed economies, including Canada. Not only are the rich getting richer, but also their consumer costs are increasing more slowly.

But for a low-income worker, a “cost of living” wage increase of 2 per cent does not match the reality of the monthly bills.

The second problem is more nuanced. If Canadians lose faith in the official statistics, it’s a signal that they are losing confidence in the messages delivered by governments in general. I happen to have absolute faith that Statscan’s inflation figures are accurate and honest, but clearly the skeptical woman in my audience – who believes the government is lying – does not. Such distrust of governments and their agencies is not healthy in a democracy.

When skeptics challenge me about the legitimacy of the inflation numbers, I point out that Statscan is independent of government interference and among the most highly regarded statistical agencies in the world. Then they point out the federal government’s termination of the long-form census. And I cringe.

Economic indicators such as the consumer price index are important not only to economists, but also to union negotiators, human resource departments, business planners, and the general public. It’s important that Canadians have confidence in their accuracy and legitimacy.

Some recognition of the rising inflationary pressures on low-income households (such as a separate subindex on non-discretionary items) would be a good start.

But perhaps the federal government should also reconsider its involvement with Statistics Canada. The more Canadians believe the agency to be free of government interference, the more likely those inflation figures will be considered legitimate.

Todd Hirsch is the Calgary-based chief economist of ATB Financial and author of The Boiling Frog Dilemma: Saving Canada from Economic Decline.