Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

Les gagnants et les perdants de la mondialisation

Les gagnants :

1.  Les multinationales

a)      Chantages fiscales

Une autre lacune des idéologies prônant la mondialisation, c'est leur grande difficulté à arrimer les régimes d'imposition à cette nouvelle réalité économique. Dans un monde fibre d'entraves économiques, les multinationales peuvent magasiner leur régime d'imposition et choisir le pays qui leur offre les taux d'imposition les plus avantageux.

Au fil des ans, cette dynamique a plongé les pays dans une concurrence féroce et a engendré une chute dramatique des taux d'imposition applicables aux multinationales.

Cette crise, c’est la classe moyenne – celle des contribuables particuliers – qui la subira, car elle doit compenser en impôts et en taxes le manque à gagner des impôts de société.

Au Canada

Les réductions d'impôt des sociétés étaient censés stimuler la croissance économique et la création d'emplois, mais une nouvelle étude portant sur ​​plus de 90 années de données soutient ces réductions n’ont rien fait pour aider la croissance fait - en fait, cela montre qu'ils ont peut-être ralenti l'économie vers le bas.

En effet, les entreprises ne font pas ce qu'ils devaient faire de leur manne fiscale, selon l'étude du Centre canadien de gauche de politiques alternatives.

Au lieu de tourner l'argent ainsi libéré dans des investissements qui créeraient de nouvelles activités économiques et de nouveaux emplois, les grandes entreprises ont commencé à stocker de plus grandes réserves de trésorerie - ou «argent mort», comme l'ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, appelé en 2012 .

Au cours des trois dernières décennies, les gouvernements du Parti progressiste-conservateur Brian Mulroney, libéral Jean Chrétien et conservateur Stephen Harper tous les impôts sur les sociétés réduits. Aujourd'hui, le taux fédéral est de 15 pour cent, en baisse d'un taux de 36 pour cent dans les années 1980.

Il est le plus faible taux a été depuis la Grande Dépression, et "trésor de trésorerie des entreprises" du pays est proche de tous les temps. les taux d'imposition sur les hauts revenus et les sociétés ont été coupées, tandis que l'utilisation des niches fiscales et les paradis fiscaux se sont multipliés. La conversion de la taxe de vente au détail aux taxes sur la valeur ajoutée tels que la TPS / TVH a changé les coûts de ces taxes aux consommateurs et à l'écart des entreprises. Et avec le téléchargement des responsabilités aux provinces et aux municipalités, ces paliers de gouvernement se sont appuyés sur l'augmentation des taxes plus régressives. Notre système fiscal est devenu si régressif que le top 1% paie un taux global d'imposition plus faible que les 10%.

Voilà qui est intéressant, parce que de nouveaux numéros de Statistique Canada indiquent que le tas de «argent mort» de Corporations Canada oscille maintenant à 680 milliards $  - encore plus  que la dette nationale du Canada.

Le calendrier plus large montre la horde de l'argent mort de Corporations Canada a plus que doublé depuis 2005, passant de 355 milliards $ au cours du temps de chef conservateur Stephen Harper dans le bureau à 680 milliards.

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Selon un  rapport de 2014  par le Fonds monétaire international, la taille de la cachette de l'argent mort de Corporations Canada est la plus forte croissance parmi les pays du G7 .

Laissant des tas d'argent inactif sur cette échelle signifie «les entreprises canadiennes peuvent être manquantes sur les possibilités d'investissement productifs", a déclaré le FMI.

Voilà un facteur qui contribue à la baisse de l'investissement des entreprises au Canada dans les machines et R & D, la faible croissance de l'emploi et la croissance économique stagnante.

Entreprises canadiennes fait maintenant  au dernier rang  parmi les pays pairs quand il vient à l'investissement dans la R & D selon le Conference Board du Canada, blesser notre capacité à construire une économie par l'innovation.

Et même si les Canadiens ont été enseigné à maintes reprises que la réduction des impôts des entreprises stimulera l'investissement des entreprises et de stimuler la croissance économique, tous les éléments de preuve à la conclusion contraire.

les taux d'imposition des sociétés ont été presque réduit de moitié, passant de 28% en 2000 à seulement 15% aujourd'hui.

Réductions de l'impôt des sociétés entre 2006 et 2015 ont coûté au Trésor fédéral d'environ  12 milliards $ par année  selon le Bureau parlementaire du budget.

b)      L’évasions fiscales

En raison de la cadence et l'intensité de la clip_image004mondialisation et de la numérisation croissante des processus de plus en plus économiques ont une dimension internationale. En conséquence, un nombre croissant d'entreprises adaptent leurs structures aux systèmes juridiques nationaux et étrangers et les lois fiscales. En l'absence de règles réalistes, les Etats perdent des revenus dont ils ont besoin de toute urgence afin d'assumer leurs responsabilités. Dans le même temps, la question de la justice fiscale est de plus en plus pressant, parce que le nombre de contribuables qui font une contribution adéquate au financement des biens et services publics est en baisse.

La lutte contre les paradis fiscaux est au point mort. Le G20 est incapable de combattre efficacement ces centres financiers opaques car trop d’États membres sont concernés.

clip_image006De façon poli, trop de premier ministre et de président sont élus grâce à la finance, ex :  (Obama – Wall Street, David Cameroun – Centre financier de Londres, Trudeau -Bay Street) pensez-vous qu’ils vont voter pour une transparence fiscale, quand leurs postes ont été financés par de généreux donateurs.

La déclaration du sommet du G20 était pourtant sans appel. « L’ère du secret bancaire est terminé », avait déclaré dans leur communiqué final les chefs d’Etat des vingt pays les plus riches du monde s’engageant à prendre des sanctions contre « ces trous noirs de la finance mondiale » par lesquels transitent près de 800 milliards chaque année.

Une évasion qui entraîne des pertes considérables pour les États entre 350 et 500 milliards dans le monde, selon la Banque mondiale.

Shining light into dark places

An estimated $21 to $32 trillion of private financial wealth is located, untaxed or lightly taxed, in secrecy jurisdictions around the world. Secrecy jurisdictions - a term we often useas an alternative to the more widely used term tax havens - use secrecy to attract illicit and illegitimate or abusive financial flows

 

Pour l’ONG, même si des progrès ont été enregistrés avec notamment les traités bilatéraux, les paradis fiscaux n’ont pas disparu contrairement à ce que laisserait penser la liste publiée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Échange d’informations fiscales

clip_image008Enfin l’ONG révèle dans son rapport une liste de l'ONG Tax Justice Network, un réseau de spécialistes engagés dans la lutte contre les paradis fiscaux, qui pointe du doigt 73 territoires dans le monde.

Le score d’opacité est mesuré à partir de 15 critères dont notamment le secret bancaire, la coopération judicaire, la coopération fiscale mais aussi les activités criminelles. Parmi les pays qui cultivent un fort degré d’opacité, on trouve notamment le Luxembourg, la Suisse, les Iles Caïmans, Hong-Kong, le Liberia et le Ghana. Mais aussi des membres du G20 comme le Royaume-Uni (21), les États-Unis (6), le Canada (17) ou le Japon (10).

Shadow Banking

Évidemment nos multinationales et le 1 % a déjà trouvé une parade, si le G20 veut tenter de savoir ce que nous avons cumulés dans les paradis fiscaux, bye, bye !,.

Nous avons déjà transféré notre argent vers les banques non régularisées et évidemment les politiciens le savent très bien, juste une façade pour faire croire au peuple foncièrement naïf que nous travaillons TRÈS TRÈS fort pour que tout le monde paye une juste part des impôts.

Nouveaux chiffres montrent que l'industrie du shadows banking a augmenté d'un bond de $ 5 trillions en 2013 à 75 $ trillions de dollars en 2015.

Les acteurs de ce marché en pleine expansion (fonds d'investissements, fonds monétaires, sociétés de financement, assureurs...) agissent «comme les banques» en prêtant de l'argent collecté auprès d'investisseurs, mais ne sont soumis à aucune régulation, indique le Fonds monétaire international dans un rapport, on spécule, mais les profits restent cachés.

Note : C’est pour cette raison qu’il est très difficile d’avoir un débat économique sérieux si on ne connaît pas les ficelles internationales de la finance, alors, quand le peuple demande que les multinationales payent leurs justes parts d’impôts.

Ce n’est pas le ministre du Québec ou du Canada qui va changer grand-chose, c’est une décision du G20 et le G20 malheureusement est constitué par multiples ministres ou présidents qui sont en poste grâce à l’appui des financiers, le président américain en est un exemple. Alors, ils vont tenter de maintenir la tour à Babel le plus longtemps possible, pour que le 1 % et les multinationales fassent le maximum de profits en s’abottant la régularisation.

c)       Chantages salariales

Évidemment, les multinationales vous disent que vos salaires sont trop élevés, si on éliminerait tous les couts sociaux, vous auriez encore un salaire de 3 à 5 fois trop élevés par rapport aux pays émergents, et comme le QI et la production du Chinois, de l’Indien ou du Mexicain est aussi élevée que vous, votre chat est mort, c’est une situation est sans issue.

Vous allez devenir de plus en plus pauvre pour atteindre le salaire équivalent à un pays émergent, et comme il y a plus de 3 milliards de personnes dans les pays émergents à satisfaire, cela risque d’être long, longtemps, avant qu’on atteigne un équilibre salarial entre les pays émergents et les pays occidentaux.

Et comme, les multinationales n’ont pas le temps à perdre à renégocier les contrats de travail, puisqu’il n’y a plus de barrière tarifaire, il délocalise tout simplement.

Les partisans du libre-échange mondialiste soulignent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à bas salaires, jamais les prix dans les hypermarchés n’ont été aussi bas.

Mais c’est oublier que les consommateurs ne sont pas seulement des acheteurs.

·       Ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts

En tant que consommateurs ils peuvent acheter des produits meilleur marché. Mais pour ces consommateurs la contrepartie de ces importations à bas prix :

·       est finalement la perte de leur emploi ou

·       la baisse de leurs salaires, ou

·       des impôts accrus pour couvrir les déficits, dû à un manque de revenus, réduisant la marge de manœuvre aux peuples pour consommer, réduisant encore les revenus de l’États, on se retrouve dans un cercle vicieux, ou le serpent mange sa queue pour survivre.

Dès lors les avantages apparents des produits bon marché sont plus que contrebalancés par leurs coûts économiques et sociaux réels de toutes sortes »

À quoi ça sert d’avoir un TV Samsung 40" 1080p à 497,98 $,
si tu n’as plus de JOB.

The global competitive landscape does not have borders.”

 

Pourtant, lorsque le processus de mondialisation a commencé, les économistes ont projeté que le nouveau contexte allait être plus favorable aux pays en développement et le monde serait meilleur. Or il s'avère aujourd'hui que ce n'est pas le cas. Les plus riches se sont enrichis davantage et les plus pauvres se sont compliqués la vie, on le constate avec le salaire median dans les pays occidentaux.

La «reprise» en termes d'emplois peut se résumer comme suit: des tonnes de salaires mal rémunérés, une diminution des emplois de la classe moyenne, et peu d'emplois en haut.

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Les États-Unis ont maintenant une grande partie de sa population active dans des emplois à bas salaires. Cette situation est problématique lorsque le coût du logement, la santé, l'automobile, l'énergie, et de l'université tout semble être à la hausse à une vitesse vertigineuse.

Over the long term, the picture is pretty clear. Effectively, inflation-adjusted US median household incomes are still roughly where they were in 1989, when they hit $53,306.

That means the American middle class
 hasn’t made durable progress for
25 years
.

And median household incomes are still more than 6.5% below the peak back in 2007, when they were $57,357. (1)

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Nos politiciens corrompus et nos économistes apprentis sorciers nous ont promis une monde meilleure, meilleure pour qui ? pour vos petits amis !.

Il y a plus de 25 ans, on acceptait la Chine dans l’OMC (11 décembre 2001) et c’est à partir de ce moment que le bal à commencer, sauf, on n’était pas invité.

Belle fumisterie !

d)      Chantages subventions

·       Un autre effet pervers de la mondialisation, le chantage fiscal ou tous les cadeaux attitrés pour garder les compagnies en place.

 

·       Les subventions aux entreprises, et de façon plus large les politiques industrielles – l’idée d’encourager l’industrie X au lieu de l’industrie Y – sont inefficaces. En subventionnant une entreprise, l’État lui permet de consommer des ressources et de la main-d'oeuvre, qui deviennent indisponibles pour les autres entreprises. Et comme l’État ne peut «encourager» de cette façon toutes les industries, cette politique nuit aux nombreuses entreprises qui n’ont pas la chance – ou les bons contacts – d’obtenir la subvention.

 

·       Les gouvernements ont tendance à la diffusion irresponsable l'argent dans le paysage des entreprises, promettant toutes sortes de résultats admirables, comme l'innovation, la croissance économique et la création d'emplois. Mais après les annonces sensationnelles et les cérémonies d'inauguration sont terminées, les gouvernements font un travail lamentable d'assurer leurs objectifs ambitieux sont jamais rencontrés.

 

·       Les entreprises canadiennes ont un dossier détérioration de l'investissement dans la R & D et les nouvelles technologies, en dépit des généreuses incitations fiscales et autres subventions. Les dépenses des entreprises canadiennes en matière de R & D a continué de baisser au cours de la dernière décennie, de glisser en dessous de 1 pour cent du PIB, se classant 26e au Canada sur 41 pays rivaux , selon la science et la technologie de Conseil de l'innovation de l'Etat du rapport Nation 2014 .

 

·       Et trop souvent, les incitations pendaient par une province volent tout simplement des emplois d'une autre province, sans aucun gain net pour l'économie canadienne.

Prochain carnet : Les gagnants et les perdants de la mondialisation à suivre …


Dérapage de la droite: Mondialisation

La mondialisation

1)  La «mondialisation heureuse» : une illusion ?

Le point de vue dominant libéral/mondialiste y clairement exposé : le libre-échange mondial, la dérégulation des économies nationales et la globalisation des grandes firmes et des services déboucheraient sur « la mondialisation heureuse ». Selon ces théories, le libre-échange mondial présenterait deux caractéristiques :

A.      Il s’agirait d’un jeu à somme positive ;

B.      Tout le monde y gagnerait !

2)  Les étapes de la mondialisation : diminution des barrières douanières et libération des mouvements de capitaux

La libéralisation des échanges commerciaux va être mise en oeuvre après la guerre entre Occidentaux, à l’inspiration des États-Unis. Dès la conférence de Bretton Woods (1944), un cycle de négociations s’engage pour libéraliser le commerce mondial : il s’agit de procéder à un abaissement des droits de douane et de faire disparaître les normes nationales à effet protectionniste. Ces négociations, cependant, ne concernent pour l’essentiel que les Occidentaux et quelques pays non occidentaux membres de l’OCDE, comme le Japon.

La libéralisation du commerce international va changer de dimension et devenir vraiment mondiale à compter du moment où la Chine décide, au début des années 1980, tout en restant dirigée sur un mode autoritaire par le parti communiste, de participer elle aussi progressivement à la mondialisation de l’économie. La chute du « Mur » (1989) et la disparition des blocs accentuent à leur tour la mondialisation. L’économie libérale, qui ne concernait jusque-là que l’occident, va dès lors être adoptée par la quasi-totalité des pays de la planète.

Dans ce contexte d’élargissement géographique de la mondialisation, les États vont prendre à partir des années 1980 deux types de décisions pour développer les échanges commerciaux internationaux :

A.      Ils vont d’abord décider d’accentuer la libéralisation du commerce extérieur. clip_image002Les cycles de négociation du GATT, devenu OMC, ne concernent plus cette fois les seuls occidentaux, mais la majorité des pays. Ces négociations aboutissent à la poursuite de la politique d’abaissement des droits de douane et des barrières non tarifaires d’une part ; et à l’ouverture de secteurs jusque-là protégés de la concurrence internationale (comme le textile) d’autre part.

B.      Les États participant à la mondialisation vont décider d’autre part de libéraliser les mouvements internationaux de capitaux. Jusqu’aux années 1980, il existait dans la plupart des pays un « contrôle des changes » : toute opération de change de monnaie ne pouvait s’effectuer qu’avec l’accord des autorités publiques, l’objectif du contrôle des changes étant d’empêcher les sorties massives de capitaux hors du territoire national et de protéger la valeur de la monnaie nationale.

Dans les années 1980, conformément aux principes de l’économie libérale, les États (occidentaux du moins) qui pratiquaient un contrôle des changes ont décidé de le supprimer et de libéraliser les mouvements de capitaux.

3)  La mondialisation un argumentaire grossièrement mensonger

·       Le scénario de la mondialisation heureuse suppose tout d’abord que des pays comme le Canada soient à même de maintenir durablement leur position dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Or,  la Chine ou l’Inde sont capables à terme de développer eux aussi (et à moindre coût) une production dans les domaines de haute technologie (informatique, télécommunications, biotechnologies, nanotechnologies…).

« Si le capital et la technologie migrent là où le travail
est le moins cher, il n’y a plus d’avantages comparatifs »

·       L’argumentaire pro mondialisation n’est pas recevable, en second lieu, parce que le nombre des emplois supprimés par la désindustrialisation est de toute évidence très supérieur au nombre des emplois générés par la nouvelle économie mondialisée (dans les secteurs de la haute technologie, de la finance …)

Le constat découle mécaniquement de la nature même du processus de délocalisation.

·       Les activités à haute valeur ajoutée incorporent davantage de technologie, c’est-à-dire qu’elles requièrent davantage de « facteur capital (savoir) ». Les types de productions délocalisées sont ceux qui au contraire utilisent un «facteur travail (main d’œuvre)» important.

·       Pour le pays qui délocalise et se spécialise sur la production fortement capitalistique, le solde en emplois liés directement à la spécialisation internationale est donc nécessairement négatif, savoir-faire élevé, mais peu d’emplois.

·       Les partisans de la mondialisation insistent, on l’a vu, sur le fait que les pays développés, s’ils doivent abandonner les emplois industriels peu qualifiés au processus de délocalisation, peuvent en revanche conserver les emplois qualifiés liés aux activités hautement technologiques. clip_image004Or l’on constate que la délocalisation concerne désormais également des emplois qualifiés. C’est ainsi que les activités de recherche-développement des entreprises font désormais également l’objet de délocalisations.

·       L’argument selon lequel le rattrapage progressif des salaires dans les pays émergents supprimera à terme l’intérêt de procéder à des délocalisations ne nous paraît pas davantage recevable.

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·       Le processus de rattrapage, en effet, s’il se produit jamais, sera d’une durée telle qu’il n’empêchera pas la désindustrialisation complète des pays occidentaux de se produire d’ici là.

4)  La mondialisation a été décidée et organisée par les dirigeants occidentaux

 

Il faut ici insister sur un point décisif.

La mondialisation, contrairement à ce que cherchent à faire croire les politiciens et les oligarques, ne s’est nullement imposée aux pays occidentaux. Ce ne sont pas la disparition du bloc de l’Est et le changement de politique de la Chine qui expliquent, à eux seuls et au premier chef, les délocalisations et l’effet de dumping général qui les accompagne.

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Délocalisations et dumping n’ont été rendus possibles que grâce aux décisions stratégiques évoquées plus haut, prises en toute conscience par les dirigeants occidentaux, sous l’influence des États-Unis : l’abaissement des barrières douanières et la libération des mouvements de capitaux.

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5)  La hausse du pouvoir d’achat

Grâce à la baisse des prix des biens et services que nous consommons. Cette baisse peut provenir d’une augmentation de la productivité ou de l’achat croissant de biens importés qui coûtent moins cher parce qu’ils sont fabriqués dans des pays à bas salaire. Avec la mondialisation dérégulée, c’est ce facteur qui est prédominant.

Telle est l’équation de la mondialisation heureuse ! Dans les premières années de celle-ci, cela s’est produit grâce à l’arrivée massive sur le marché de biens de consommation et d’équipement à très bas coût.

6)  Chantage à la délocalisation

Ce temps est maintenant révolu. Car l’ouverture des frontières n’a pas pour seul effet de laisser entrer des produits à bas coût. Assez rapidement, elle met sous pression les sa­laires, notamment via le chantage à la délocalisation.

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Et comme la baisse des salaires n’est jamais assez importante pour concurrencer la main-d’oeuvre chinoise ou mexicaine ou indienne, elle débouche in fine :

Sur la destruction des emplois et la désindustrialisation progressive du pays.

Nous en sommes là ! Et encore, le terme de désindustrialisation ne donne pas la juste mesure du phénomène et les services sont également touchés.

Après la baisse des salaires, c’est plus de salaires du tout !

Il faut être réaliste, si un Chinois, un Mexicain ou un Indien possède un QI aussi élevé et aussi productif que nous, et il en coûte 3 à 5 moins chers que nous. Dans l‘esprit de la mondialisation ou seul le coût de la masse salariale est prise en compte, quel sont nos avantages : Aucun !

7)  Gagnant à court terme, mais perdant à moyen long terme

L’équation de la dérégulation totale des échanges est donc gagnante sur le court terme, mais nécessairement perdante à moyen et long terme pour les pays occidentaux.

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Lecture additionnelle :

Globalization and the Demolition of Society

clip_image016Since the 1980s, advocates of “free market” forces and unrestrained individualism have succeeded in making their views dominant worldwide. In this timely, startlingly honest, wide-ranging, and profound book Dennis Loo shows that free market fundamentalism - also known as neoliberalism - make us not more secure or prosperous: it tears the social fabric and undermines security, leading inevitably to disasters on the individual, regional, and global levels. Neoliberalism is based on the mantra that market forces should run everything. It aims to eliminate job and income security, the social safety net (including welfare and other social guarantees), unions, pensions, public services, and the governmental regulation of corporations. It consequently undermines the basis for people to voluntarily cooperate with authority as almost everyone is increasingly left by themselves to face gargantuan private interests, with governmental and corporate authority ever more indifferent to the public’s welfare.

Loo points out that given this trend, the government must rely on ever increasing secrecy, deception, surveillance, fear and force in order to keep people in line, no matter which political party is in power. This is the underlying reason why the Democratic and Republican Parties are less and less distinguishable from each other, and why both parties have been moving politically to the Right. Loo tells this story of two worlds in contention – those who uphold private interest vs. those who defend the public interest - by drawing from everyday life to illustrate and bring alive what might otherwise seem to be disconnected and disparate disturbing developments. Even after reading only one chapter, you will come away from Globalization and the Demolition of Society looking at the world differently.

Prochain carnet : Les gagnants et les perdants de la mondialisation à suivre …

Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

Depuis le début de la crise en 2007, la dette globale a augmenté de 57 000 milliards de dollars américains pour atteindre, à ce jour.

Cette situation soulève des questions sur la stabilité financière.

·       Neuf pays dans le monde ont un niveau de dette publique supérieur à 300%.

·       39% des pays atteignent les 100%.

·       De nombreuses nations sont confrontées à une nouvelle crise et les perspectives de croissance sont limitées pour la quasi-totalité d'entre elles.

·       Nous avons accumulé tellement de dettes qu’il faut masquer notre insolvabilité par la création de monnaie.

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La libéralisation des marchés financiers internationaux des années 1980

En 1971, on a cassé le lien entre l’or et la monnaie, on a vu les banques centrales émettent des trillions d’obligations sans contrepartie réelle.

Mais, avec la crise des années 1970 et l'explosion des pétrodollars, les États ont imaginé pouvoir se financer plus facilement, plus rapidement, à moindre coût et pour des sommes plus importantes sur les marchés financiers internationaux. La libéralisation des marchés financiers internationaux des années 1980, menée certes officiellement au nom du libéralisme, a paradoxalement été pilotée par les États afin de financer plus facilement des déficits étatiques massifs. Tout le mal est venu de là.

Une fois ouvert le champ immense de la finance internationale, les États ont abusé des capitaux internationaux et du déficit comme d'une drogue. Et comme les agences notations américaines étaient de mèche avec les politiciens, tu peux emprunter aussi longtemps que tu paies les intérêts, du crédit illimité leurs fut accordés.

Les possibilités paraissaient illimitées, et toutes avec une facture pour le contribuable bien plus faible que la facture réelle, pour toutes ces merveilleuses dépenses offertes à des divisions croissantes de la société.

Les politiciens n’auraient pas pu le faire, si la contrainte n’avait pas été levée sur la capacité de l’état à emprunter pour dépenser.

Le recours à l’emprunt a ouvert la boîte de Pandore de la démagogie et du pillage politiciens : l'État providence.

Les politiciens ne veulent pas voir les causes de la crise. Probablement parce que cela ne les intéresse pas, pour la simple raison qu’ils en sont responsables. Comme ils sont responsables des dettes et déficits publics.

L'État providence, quand on y regarde de près, n'est guère plus qu'un vaste « espace en propriété commune », où les citoyens sont amenés à siphonner la richesse de leurs voisins ou leurs enfants.

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L’homme politique qui fait carrière dans ce métier a un objectif simple : Être élu et réélu par une majorité d'électeurs et plus particulièrement sur son électeur médian, et, en disperse les coûts (c'est-à-dire les impôts) sur les autres.

Mais les riches et les pauvres sont trop peu nombreux pour financer la masse des dépenses publiques que l’on offre aux électeurs de la classe moyenne.

Le seul recours, dont dispose l'homme politique pour obtenir la voix de cet électeur médian, et se faire ainsi réélire, est de favoriser un mode de financement qui lui masque l'impôt qu'il va payer pour la dépense publique dont il va bénéficier. L'emprunt, qui est un impôt différé (d'où l'illusion fiscale), reporte le paiement de cet impôt dans le futur.

Un déficit en croissance permanente conduit les États à qu’émender des subsides sur les marchés financiers et donc à se placer - TRÈS volontairement, je le souligne - sous la dépendance des investisseurs qui choisissent d'investir leurs capitaux dans un pays ou un autre.

Aucun politicien n’osera parler contre le système financier actuel, car ils ne sont plus capables de rembourser leurs obligations échues, sans être obligé de contracter de nouvelles dettes pour les rembourser.

Les pays sont devenus des vassaux du système financier, ils nous ont données une corde pour me mieux se pendre, et les politiciens sans aucun remords l’ont mis autour de leurs cous pour rester aux pouvoirs en achetant des votes à crédit.

Les gagnants :

·       Le système financier

·       Les politiciens qui sont restés aux pouvoirs

·       La génération des papys et baby-boomers qui ont reçu des services et des privilèges sans avoir à assumer les coûts réels.

Les perdants :

·       Les enfants et petits-enfants qui doivent assumer l’insolvabilité des pays occidentaux.

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La venue des CDS a déresponsabilisé le prêteur

Des siècles durant, les défauts de paiement ont été un garde-fou efficace contre la montée en puissance de l'État : parce qu'ils doutaient des remboursements à venir, les créanciers hésitaient à prêter.

Seule une discipline budgétaire solide permettait d'établir la confiance. Comme la faillite pour une entreprise, le défaut de paiement d'un État joue un rôle économique essentiel. Non seulement il est une sanction pour ceux qui ont mal utilisé des ressources, mais aussi pour ceux qui ont apporté des capitaux sans prendre suffisamment de précautions.

C’est quoi des CDS (Credit default swap), me direz-vous. Et bien, il s'agit tout simplement d'assurances sur un prêt accordé à un État, pour le cas où ce dernier ferait défaut et ne pourrait donc pas rembourser son emprunt, le créancier se couvre donc, auprès d'une assurance.

Si vous lisez ma petite histoire sur la règle d’or, elle n’aurait jamais pu s’implanter si les CDS avaient été interdits.

JP Morgan Chase a inventé CDS dans les années 1990, un produit dérivé fort lucratif, la beauté des swaps, c'est qu'ils transfèrent le risque à partir des gens qui n'en veulent pas à des gens qui sont heureux de le supporter, pour un prix.

Par contre, le CDS fausse la prudence du créancier, normalement, un investisseur détenant des obligations d'un pays voudra s’assurer de ravoir son capital, la venue des CDS a faussé cette perspective,  elle déresponsabilise le risque du prêteur en cas d’un défaut de paiement et déresponsabilise le pays souverain en se surendettant.

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La même analogie s’applique avec le monde immobilier, si ‘Fannie Mae and Freddie Mac’ n’avait pas existé, il n’y aurait pas eu de bulle immobilière.

Ce sont les assurances sur les prêts douteux qui ont incité les banques à prêter à des gens souvent à la limite de la solvabilité.

La même logique avec la SCHL, plus de 60 % des prêts immobiliers au Canada, sont sur une couverture de la SCHL, donc plus de 60 % des gens qui ont des prêts auraient été trop à risque sans avoir cette assurance.

Ces assurances déresponsabilisent le risque des banques, engendrent du crédit facile et une bulle immobilière.

En fait, les produits dérivés comme les CDS devraient être interdits, mais soyez assurés, ça n'arrive pas, car nos politiciens ont trop besoin du crédit de l'État pour acheter des votes.

Spéculation des CDS sur la dette des États.

1.       Certains « hedge funds » achètent des CDS à nu pour en faire monter le prix, et donc la perception du risque associé à la dette souveraine.

2.       Du coup, les investisseurs qui ont vraiment la dette souveraine en question se ruent sur les CDS, et les fonds peuvent tranquillement leur revendre avec une plus-value.

3.       Deuxième effet, la hausse du prix des CDS fait monter les taux d’intérêt et réduire la valeur des obligations souveraines.

4.       C’est une deuxième source de revenus pour les « hedge funds », qui parient à la baisse sur la valeur des obligations.

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Les gagnants :

·       Le système financier dans sa globalité incluant les super banques : Goldman–Sachs ou Merril–Lynch et les Hedges Funds.

·       Les politiciens qui sont restés aux pouvoirs.

·       La génération des papys et baby-boomers qui ont reçu des services et des privilèges sans avoir à assumer les coûts réels.

Les perdants :

·       Les enfants et petits-enfants qui doivent assumer l’insolvabilité des pays occidentaux.

À suivre …