Est-ce que notre RRQ se comporte comme une chaîne de Ponzi?

Je suis malheureusement d’accord avec Mme Elgrably!

Nathalie Elgrably est une chroniqueuse que je respecte beaucoup au Québec, je trouve trop souvent que nos journalismes sont trop complaisants et ne critique pas assez le bien fondée du modèle Québécois, qui malheureusement se dirige vers un abîme financier. Peut-être, ce manque d’analyse critique résulte d’une ligne directrice de leur supérieure, où de ne pas offusquer les partis politiques en place, Nathalie Elgrably fait exception.

Plusieurs économistes indépendants ont de sérieux doutes sur les calculs actuariels fournis pour la RRQ, ils sont beaucoup trop optimistes par rapport à notre réalité économique.

Devant la crise économique associée à une dégradation nettement plus rapide de l’économie québécoise et des créateurs de richesse additionnée à une longévité accrue, on risque sérieusement de manquer d’argent.

Le coût de la cotisation est de 9.9% de votre salaire, l’employeur et l’employé partagent ce coût à parts égales. Réduire les prestations serait une solution, l’autre solution serait graduellement les augmenter si on veut maintenir une équité entre les inters générations, ayant de moins en moins de cotisants dus à la démographie négative du Québec, le seul problème on est déjà surtaxés.

Le second problème qu’on évite de discuter est qu’à chaque fois qu’on augmente la cotisation de la RRQ, on augmente le coût de la masse salariale (la masse salariale peut être définie comme l’ensemble des charges liées à la rémunération des salariés par l’employeur), le hic c’est que la masse salariale au Québec est déjà 30 à 40% plus élevée que dans le reste du Canada, ce qui fait fuir tous investisseurs étrangers.

Donc aucune solution facile!

Pire que Madoff!Chronique de Nathalie Elgrably-Lévy, Économiste sénior, Institut Économique de Montréal
Voici certains extraits de sa chronique

«Une chaine de Ponzi repose sur le principe pyramidal: la promesse de rendements supérieurs attire les premiers investisseurs, mais lorsque le fonds ne génère pas les rendements promis, on rémunère les premiers épargnants avec l'argent des nouveaux entrants. Tant que le nombre d’investisseurs augmente, la pyramide subsiste. En revanche, elle s’écroule dès qu’ils sont en nombre insuffisant pour financer les sorties de fonds»

«La RRQ administre un régime financé par répartition avec une capitalisation partielle. Concrètement, cela signifie que la rente versée à un retraité est indépendante de l’accumulation de ses cotisations et des intérêts. Au contraire, le régime est redistributif: les cotisations perçues aujourd’hui servent à payer les rentes des retraités actuels».

«Au 31 mars 2008, on estimait que la réserve actuarielle permettrait de tenir quarante ans. Or, les pertes considérables réalisées par la Caisse de dépôt, ainsi que le vieillissement accéléré de la population permettent d’affirmer que la réserve sera nulle beaucoup plus tôt que prévu, et que le régime est insoutenable à long terme, à moins d’augmenter significativement les cotisations et de réduire les prestations».

«Les jeunes d’aujourd’hui, obligés de contribuer à la RRQ, croient donc de bonne foi qu’ils épargnent pour leur retraite. Or, le mode de fonctionnement du régime constitue une chaine de Ponzi. Et comme on estime que la province comptera 2 travailleurs pour un retraité en 2030, comparativement à 5 pour 1 en 2000, la base de la pyramide se rétrécit et le système court à sa perte».

Chronique audio aussi disponible: Nathalie Elgrably

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Le RRQ en 2008 a reçus 9,9 milliards de cotisations et en as distribués 9.2 milliards, d'après M. Plamondon il n'y aura pas de problèmes pour 2009, j'en doute fort!

Si en pleine croissance économique, tu avais environ 7% de marge de manœuvre positive.

En pleine débandade économique, tu risques d'avoir un rendement négatif, à moins qu'il utilise les mêmes lunettes roses que Mme Forget.

Chronique audio avec Paul Arcand et Pierre Plamondon, actuaire en chef de la RRQ
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