Il y a-t-il eu un conflit d’intérêts entre la CDP et Coventree sur l’achat des PCAA ?

· Extrait provenant de : Les affaires, Hugo Joncas, 26 février 2009 Puisque la CDP doit maintenir un rendement d’au moins 8 %, presque la moitié des avoirs de la caisse lui rapporte 4 % (ex: projet immobilier, bonds du gouvernement), donc pour maintenir ce rendement l’autre moitié doit faire 12 %.

Ils prennent donc des risques financiers sauf, que les fonds principaux sont des fonds retraites, on devrait avoir un comportement prudent. Deux des trois plus grandes agences de notation, Standard & Poor's et Moody's, ont refusé de coter la fiabilité du PCAA.

La CDP était ainsi dépendante d'une seule agence, DBRS, pour l'évaluer, un risque qui a été sous évalué..

« Coventree, le plus important émetteur canadien de PCAA non bancaire, s'est inscrite à la Bourse de Toronto à la fin de 2006. À cette époque, la Caisse était à la fois principal propriétaire, principal client et principal prêteur de Coventree. C'est comme si un planificateur financier (la Caisse) recommandait à son client (un déposant) d'investir dans son propre cabinet de services financiers (Coventree).

Est-ce dans l'intérêt véritable du déposant ? "Je pense que si la Caisse de dépôt n'avait pas été dans l'actionnariat de Coventree, elle n'aurait probablement pas acheté autant de papier commercial", dit Robert Pouliot, coordonnateur de FidRisk, un programme communautaire de caisses de retraite encourageant les meilleures pratiques fiduciaires. "La Caisse était juge et partie dans le cas du PCAA, ajoute-t-il.

Elle devait protéger l'intérêt de ses déposants, mais elle s'est comportée comme une banque d'affaires qui a développé la machine à PCAA avec Coventree." La société d'État se défend en disant qu'elle n'achetait pas ces produits financiers directement de la firme ontarienne, mais par des intermédiaires, et que l'investissement dans l'actionnariat de Coventree n'a jamais dépassé 6 millions de dollars. »