64 milliards, une projection réaliste ? (13)

«Le passif au titre des régimes de retraite du gouvernement devrait s’établir à 64 471 millions de dollars au 31 mars 2009, montant qui est reconnu dans la dette brute du gouvernement.» Voici l’énoncé dans le budget 2001-2010, je doute fort que ça soit réaliste. Les meilleurs gestionnaires de fonds de retraite du monde sont tous déficitaires, car les rendements ne sont pas au rendez-vous.

On sait que le gouvernement a emprunté plus de 32 milliards avec un taux moyen de 5 %, Plan budgétaire 2009-2010, p. D21 «La politique de placement du FARR est composée à 30 % de titres à revenu fixe (obligations, etc.), à 35,5 % de titres boursiers et à 34,5 % d’autres placements (immeubles, placements privés, etc.). Ces pondérations sont similaires à celles qui sont retenues en moyenne par l’ensemble des déposants de la Caisse.» «En vertu de sa politique de placement, le FARR devrait générer un rendement annuel à long terme de 7,0 %. Ce rendement est comparable au rendement prévu par la plupart des régimes de retraite au Canada Plan budgétaire 2009-2010, p. D26.»

On a juste omis que contrairement aux autres régimes de retraite, le Québec lui ! as emprunter l’argent pour le fonds du FARR, donc ce n’est plus 7%, qu’il doit viser mais plutôt 12%, pour compenser le coût de l’emprunt (5%). Devant ce dilemme, la CDP a été obligé de faire de la spéculation à haute voltige, malheureusement, on en connait les conséquences maintenant.
Les actuaires avaient estimes à 62 milliards pour fonds de retraite de la fonction publique, mais ils n’avaient pas prévus la crise économique qui nous a coûté a elle seule, un autre dix milliards. Devant une récession qui semble perdurer pendant quelques années, quelle vas être le coût réel, 72 milliards, 82 milliards…

C’est la problématique majeure de ces régimes, on garantît des déboursés,
mais le rendement n’est pas garanti pour subvenir à ces déboursés.

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