L’inflation est strictement gouvernementale

L’inflation est strictement gouvernementale , Excellent article de André Dorais, du blogue magazine nagg, 13 avril, 2009 Extrait de l'article:

«Devant tant d’incompréhension et d’injustice, il n'est guère surprenant d’être en crise économique. Malheureusement, celle-ci risque de se prolonger, car les gouvernements utilisent les mêmes recettes pour sortir de la crise que celles qui y ont conduit. Comment pourraient-ils agir autrement lorsqu’ils sont incapables de reconnaître leurs torts? C’est plus facile d’accuser le capitalisme détesté, mais incompris, de par le monde.

Les gouvernements baissent le taux directeur afin de faciliter le crédit et conséquemment l’inflation et augmentent leurs dépenses dans le but avoué de faire «rouler» l’économie. Que les dépenses soient effectuées par les gouvernements plutôt que les ménages et les investisseurs, elles ne permettront pas plus à l’économie de «repartir», car elles n’en constituent pas le «moteur».

 Le moteur de l’économie est l’épargne et plutôt que de l’encourager, les gouvernements s’acharnent à la dilapider sous les mauvais conseils d’une panoplie de gens, dont plusieurs économistes qui seraient censés être plus avisés. C’est l’épargne qui permet à l’entrepreneur d’accroître ses moyens de production et c’est cette production accrue qui permet aux gens de s’enrichir. Lorsqu’on cesse d’épargner, on doit puiser dans l’épargne accumulée pour maintenir ou accroître la production, mais dès lors qu’il n’y a plus d’épargne la production stagne pour ensuite reculer.

Les dépenses gouvernementales sont nuisibles à l’épargne pour deux raisons : d’abord parce qu’elles sont effectuées sans l’accord explicite des contribuables, ensuite parce qu’elles ne cherchent pas à produire de la richesse, mais à la consommer.

Les gouvernements tentent de faire croire à leur population que leurs dépenses sont des investissements, par conséquent qu’ils visent une production plutôt qu’une consommation de richesse, mais c’est oublier que la richesse est propre à chaque individu. Lorsqu’on admet cela, on ne se laisse pas berner par la distinction entre une dépense d’investissement et une dépense de consommation puisque cette distinction est valide uniquement au niveau individuel.

Il s’ensuit que les dépenses gouvernementales constituent des dépenses de consommation qui sont rendues possibles grâce à de l’argent soutiré aux contribuables.»