Lourd héritage des finances publiques

Une réponse d'un blogueur qui mérite d'être mentionné, sur le bloque de M.C. Auger

Jean-Pierre Bedard, St-Basile-le-Grand, 10 avril 2009

Le lourd héritage des finances publiques n'est pas l'apanage de Monique Jérôme-Forget. La Ministre démissionnaire a simplement accepté de gérer les finances publiques de bonne foi et rien ne permet de douter de son intégrité et de ses bonnes intentions autant que tous ses prédécesseurs. Jamais la population n'a t-elle été aussi bien informée et éduquée qu'aujourd'hui. Pourtant, on refuse de voir l'évidence du gouffre financier dans lequel les québécois se retrouve.

La raison est fort simple et tous les québécois le savent bien : on n'a pas les moyens de s'offrir l'ensemble des services publics que nous nous évertuons à protéger depuis tant d'années. On n'a plus les moyens depuis longtemps et c'est encore plus vrai à chaque jour qui passe.

L'amélioration de nos finances publiques passe par le même chemin que nos finances personnelles : il faut diminuer les dépenses et a fortiori dans la difficile conjoncture économique actuelle. ‘'L'éloge de la richesse'' écrit par Alain Dubuc est fort éloquent à cet égard. Il y a une impossibilité politique d'équilibrer les finances publiques au Québec si on ne change pas notre attitude envers le rôle de l'état et ce qui fait la richesse d'une société prospère. On n'a pas réussi au Québec au cours des dernières décennies à inverser l'accroissement du fardeau de la dette ou même à créer de la richesse collectivement.

Un jour viendra un Ministre qui fera face à une impossibilité de trouver le domino nécessaire pour continuer la partie.

A ce moment, la partie sera belle et bien terminée et qu'on le veuille on non, qu'on soit d'accord ou non, la seule façon de boucler le budget, de stopper l'accroissement de la dette et de faire face aux obligations immédiates et courantes sera de renoncer à offrir les mêmes niveaux de services présentement offerts aux citoyens, comme les soins de santés, et à se désengager progressivement de ses obligations financières futures comme les caisses de retraites.

Comment pourrait-il en être autrement ?