Préoccupations actuelles ayant trait aux régimes de retraite à prestations déterminées (9)
Posted by Québec de Droite in FARR, Fond de pension, Gouffre financier on jeudi 23 avril 2009
À l'échelle internationale et au Canada, la tendance dans le secteur privé est à l'abandon des régimes à PD au profit des régimes à CD. On explique couramment cette tendance par le fait que les entreprises commencent à reconnaître les véritables incertitudes et risques financiers associés aux régimes de retraite à PD. Cela est particulièrement vrai compte tenu des incertitudes qui planent sur les économies du monde entier et des réalités démographiques liées au vieillissement de la population.
Conception des régimes de retraites , décembre 2007, (Towers Perrin, échantillonage de 196 organisations canadiennes). Dans le secteur privé, seulement 23 % des employeurs offre une caisse de retraite, et tous ceux qui avaient des régimes à prestations déterminés se retirent graduellement. Ajouter la crise économique actuelle, on risque que régimes a PD dans le privé deviennent une denrée très rare.
Au Canada, les problèmes liés aux régimes à PD sont de deux natures. Premièrement, la disponibilité de ces régimes diffère radicalement entre le secteur public et le secteur privé. Presque tous les régimes de retraite du secteur public sont des régimes à PD, tandis que ceux-ci semblent en voie de disparition dans le secteur privé. Comme nous l'avons souligné précédemment, le promoteur d'un régime à PD est entièrement responsable d'en assurer la capitalisation intégrale. Or, dans le cas du secteur public, c'est le gouvernement qui agit comme promoteur.
Autrement dit, les contribuables (secteur privé) subventionnent largement les régimes de retraite des employés du secteur public. Il est frustrant de voir que les contribuables ayant un régime de retraite moins avantageux ou n'ayant aucun régime de retraite soient injustement tenus de payer des impôts élevés pour subventionner les régimes de retraite fort généreux du secteur public.
Il est vrai qu’en raison de ces faibles taux d'intérêt, les passifs au titre des régimes de retraite se sont accrus, ce qui signifie qu'il faut plus d'argent pour financer les régimes. Par ailleurs, le vieillissement de la population et le prolongement de l'espérance de vie ne font qu'aggraver la situation.
Depuis le début de la décennie, la valeur des engagements des régimes a gonflé de 130% alors que celle des actifs a progressé de 40%.
Plusieurs raisons expliquent cette détérioration, mais il y en deux principales. Le passif s'est gonflé à cause de la chute des taux d'intérêt des obligations canadiennes à long terme qui servent de mesure étalon pour l'évaluer. Ils sont passés de 6,4% en 2000, à 3,8%, fin 2008. Plus les taux sont faibles, plus il faut d'argent pour faire face aux engagements futurs d'un régime.
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