Construction au Québec: une industrie pourrie!
Posted by Québec de Droite in Collusion, Construction, Corruption, Montréal on vendredi 16 octobre 2009
Comme il fallait s'y attendre, le gouvernement Charest a bloqué la motion de l'ADQ qui réclamait une enquête publique sur l'industrie de la construction. Les enquêtes publiques, c'est toujours dangereux pour un gouvernement.
Extraits de: Construction au Québec: une industrie pourrie!, Alain Gravel, Radio Canada,15 octobre 2009
Ce qui est en train de changer est cette volonté de certains de briser la loi du silence. François Beaudry, cet ingénieur retraité du ministère québécois des Transports, est le premier à avoir le courage de témoigner à visage découvert. C'est lui qui nous a contactés après notre passage, Marie-Maude et moi, à Tout le monde en parle au printemps dernier. Il nous a simplement envoyé un courriel pour nous informer qu'il savait des choses Certains de ces entrepreneurs ont témoigné cette semaine de façon anonyme, derrière une vitre givrée. On les comprend. Il suffit d'entendre les menaces dont ils ont été victimes pour se convaincre du danger qu'ils courent à trop parler dans ce milieu qui peut être très violent. L'entrepreneur de Blainville André Durocher, d'Excavation Panthère, m'a raconté comment son frère, Denis, qui travaillait pour lui, a été tabassé en août dernier. Mais il a refusé de témoigner à la caméra, terrifié par la peur.
Un seul coup de poing, mais trois fractures au visage de la part d'un commanditaire au prénom à consonance italienne, lui a dit son assaillant. Mais où vivons-nous? Au Québec ou en Sicile? Pour la première fois, ceux qui convoitent la mairie à Montréal réclament une commission d'enquête publique pour qu'on fasse la lumière sur ce qui se passe dans l'industrie de la construction. Qu'on nous explique pourquoi au Québec on paye beaucoup plus cher qu'ailleurs la construction de nos routes. Qu'on éclaircisse aussi la relation souvent tissée serrée qui existe entre entrepreneurs et élus, comme on l'a vu dans notre enquête à Boisbriand.
Celui qui a obtenu le plus de contrats dans cette ville au cours des cinq dernières années tente, au cours de rencontres secrètes, de convaincre les conseillers de l'opposition de conclure une entente qui aurait eu pour effet d'empêcher la tenue le 1er novembre d'élections dans cette municipalité. S'il y avait eu entente, tous les conseillers actuels auraient été réélus sans opposition, y compris la mairesse Sylvie St-Jean.
Le plus troublant dans cette histoire, c'est que Mme St-Jean était présente dans une de ces rencontres, et qu'elle m'a dit au téléphone appuyer la proposition de cet entrepreneur, Lino Zambito, de la firme Infrabec, pour économiser le coût d'une élection contestée.
Lire les commentaires de Patrick Lagacé sur le cas de Mme St-Jean: Démissionnez, madame la mairesse
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