Éliminons les commissions scolaires, ancienneté, convention collective
Posted by Québec de Droite in Ministère de l'éducation on jeudi 8 octobre 2009
Les auteurs sont des enseignants à l'école secondaire publique à Montréal. Je vais commenter son article:
Éliminons les comissions scolaires, Jean-François Allard et Luc Paquin, Cyberpesse, Opinions, 07 octobre 2009.
La semaine pour l'école publique est un moment propice pour s'interroger sur cette institution qui est trop souvent laissée dans l'ombre des comparaisons avec l'école privée. La gouvernance en matière d'éducation au Québec est trop peu souvent remise en question. Les sommes colossales investies dans l'éducation par les Québécois méritent d'être allouées aux élèves et aux intervenants de premières lignes dans les écoles publiques. Le Québec mérite une école privée de gaspillage.
Pour mettre en œuvre des changements profonds, il importe que l'État québécois prenne en charge la gouvernance de l'éducation . L'État québécois ne doit plus laisser l'éducation en sous-traitance aux commissions scolaires. Ces structures archaïques ont été mises en place au XIXe siècle pour gérer l'éducation «religieuse» alors que l'État était minimaliste. Aujourd'hui, l'État québécois à le devoir de prendre en charge la gestion du réseau scolaire.
Il n'y a plus lieu de conserver la commission scolaire tel qu'elle existait jadis d'autant qu'elle n'a plus la légitimité démocratique d'exercer son pouvoir fiscal depuis fort longtemps. L'existence même des commissions scolaires prive et dérive les écoles publiques des ressources dont elles ont tant besoin. Pour être efficace et adaptée à son milieu, l'école a besoin de liberté et d'indépendance. Les responsabilités et les prérogatives exercées par les commissions scolaires doivent être transférées aux établissements scolaires et au ministère de l'Éducation.
Ainsi, l'actuelle taxe scolaire fondée sur l'évaluation foncière doit céder sa place, par souci d'équité, à l'impôt sur le revenu comme pour tous les services gouvernementaux. Le gouvernement est garant d'un financement équitable. Les Québécois contribueront ainsi à l'éducation de l'ensemble de la jeunesse du Québec sans l'intermédiaire des commissions scolaires.
Cette réorganisation radicale de l'école québécoise lui offrira enfin les moyens qui lui font défaut pour convaincre ceux qui pensent qu'on fait mieux au privé.
Juste qu'à date je suis d'accord, la plupart des institutions scolaires qui fonctionnent bien dans le monde, sont totalement décentralisées. (Finlande, Allemagne, Danemark), il faut redonner le contrôle au directeur d'école et aux professeurs.
Une source supplémentaire de financement pour l'école publique doit aussi provenir du transfert des subventions accordées à l'école privée vers le secteur public. Un sondage CROP effectué en aout dernier révèle que 67% des Québécois y seraient favorables. Une éducation universelle doit nécessairement passer par le réseau d'écoles publiques. L'école privée constitue un choix pour les parents qui n'est pas remis en question. Par contre, ce choix a un prix et il convient que l'école privée accepte les règles du secteur privé, c'est-à-dire le prix courant sans intervention de l'État, comme c'est le cas en Ontario et aux États-Unis.
Avec des subventions à la hauteur de 60%, sans compter les crédits d'impôt, l'école privée est en voie de devenir une école publique payante et n'a de privé que le nom. Cette iniquité est incompatible avec le système scolaire gratuit et universel que s'est donné le Québec et qui est un principe fondateur de notre système d'éducation.
C'est là que je ne suis pas d'accord :
Au Québec, le financement se fait de la façon suivante. En 2008-2009, les subventions au réseau public représentent 6440$ par élève au niveau secondaire. Le gouvernement verse par ailleurs aux écoles privées une subvention correspondant à 60% de la subvention au public, soit 3865$ par élève. La différence est assumée par les parents sous forme de frais de scolarité. Ces frais varient d'un établissement à l'autre; en 2009, la contribution parentale moyenne était de 2512$. Autrement dit, ce système permet au gouvernement d'épargner 40% des couts, ce qui représente pour les contribuables une économie annuelle non négligeable de 246 millions.
Le secteur public doit cependant tirer des leçons du succès que l'école privée a connu ces dernières années: l'argent y est investi et géré plus efficacement, le ratio gestionnaires/enseignants/élèves est plus équilibré, chaque établissement possède une autonomie qui facilite l'adaptation de l'école à son milieu et enfin, la promotion du sentiment d'appartenance à l'école est importante pour le personnel, pour les étudiants et pour la communauté.
Pourquoi, ils sont mieux gérés, parce qu'ils sont imputables. Si le professeur n'est pas bon dans le privé, on le remercie. Car si on perd des élèves, on perd des revenus et on risque de fermer les portes. Toute la différence est là, ils sont en mode de survie.
Maintenant, essayer de remercier un professeur dans le public, parce qu'il est désabusé et n’est plus motivé. Vous être mieux de vous lever tôt, car les syndicats vous attendent sur le coin d'une porte. Si le public faisait bien son travail, il n’y aurait pas de privé. Ce n'est pas en abolissant le privé qu'on va régler le problème, C'est en décentralisant les décisions vers le directeur d'école, mais aussi de casser les conventions collectives qui sont trop rigides.
Convention collective : La mauvaise perception qu'ont les Québécois à l'égard des syndicats d'enseignants ne surprend pas les directeurs d'écoles, qui estiment que les conventions collectives en vigueur dans le monde de l'éducation nuisent aux élèves. « Les conventions collectives sont tellement contraignantes, qu'on n'arrive pas à donner les meilleurs services aux élèves», dit Chantal Longpré, de la Fédération québécoise des directions d'établissements (FQDE).
L'ancienneté : en cause Selon Tasha Kheiriddin, de l'Institut Fraser, c'est le système d'ancienneté défendu par les syndicats d'enseignants qui est à l'origine de cette perception. «Ce système favorise la rétention des professeurs sur des bases qui n'ont rien à voir avec la qualité de leur travail», dit-elle. «Même si un enseignant ne fournit pas une éducation de qualité, il peut être retenu au détriment d'un excellent professeur qui a moins d'ancienneté, déplore Mme Kheiriddin. Ceci n'est pas dans l'intérêt de l'éducation.»
Nous sommes devant un choix décisif. Soit, nous poursuivons sur la route de la privatisation de l'enseignement et nous privilégions une éducation à deux vitesses au prix d'une fracture sociale.
Soit nous optons pour la solution qui fera en sorte que tous (riches, pauvres et endettés) puissent s'assurer que l'école publique québécoise soit l'unique clef de la réussite collective et aussi le seul moyen par lequel chaque individu s'affranchit de l'ignorance
Alors moi j’ai une suggestion, faisons ce que Obama veut implanter : Prime au mérite
Face à la dégradation du niveau d’éducation, Barack Obama s’est fixé pour ambition de faire en sorte que le système américain « redevienne le meilleur au monde ». Et il ne recule devant aucun tabou. « Il faut récompenser les bons enseignants, et cesser de trouver des excuses pour les mauvais », affirmait-il, le 10 mars 2009, lors d’un discours à la Chambre de commerce hispanique à Washington. Le message est clair : pour le président des États-Unis, il faut instaurer une prime au mérite et ne pas hésiter à licencier les « moutons noirs » de l’éducation. Actuellement, aux États-Unis, il suffit d’avoir enseigné trois ans pour être professeur à vie
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