Les ‘Charter Schools’: une école publique, plus proche de l’étudiant

Enfin! Une école pour les étudiants.

Ce n'est pas en éliminant les écoles privées, qu'ont vas améliorer la qualité de l'éducation dans le publique, c'est la structure qui est trop lourde.

Imaginez une école sans bureaucratie, sans syndicat, mais le seul but est d'enseigner.

La problématique

Pour lutter contre le décrochage scolaire, un collectif formé de six «sages» du monde de l'éducation dont l'ex-sous-ministre Robert Bisaillon et Paul Inchauspé, connus comme les pères de la réforme ne réclame pas des millions. Leur proposition? Donner aux écoles le pouvoir de se prendre en main et de trouver leurs propres solutions, au lieu de les paralyser avec des décisions venues d'en haut. Un cri du coeur qui va faire grincer des dents.

Ça va mal dans le système scolaire: les écoles étouffent, victimes de la bureaucratie et de la technocratie, selon un collectif de six sages du monde de l'éducation, qui lancent aujourd'hui L'école comme établissement d'enseignement et la réussite. Pris dans un système qui privilégie la norme au détriment des singularités, le personnel des écoles se démotive, ayant l'impression que son travail est désavoué par les commissions scolaires et le gouvernement. Où l'équipe-école prend en main la réussite des élèves, en ayant «la latitude et les ressources pour mettre en place des interventions appropriées à leur situation particulière». Une école qui embauche son propre personnel et choisit elle-même comment dépenser son budget: en achetant des ordinateurs ou en payant le salaire d'un animateur pour la cour de récré?

Actuellement, «il n'y a pas de possibilité d'être créatifs et inventifs et de s'adapter aux besoins du moment», a dénoncé Serge Morin, ex-président de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE), l'un des auteurs. «Essentiellement, on dit: qu'on laisse les écoles respirer et qu'on leur demande des comptes à la mesure des responsabilités qu'elles ont le droit d'assumer», a expliqué Robert Bisaillon, un autre des sages. Pour cela, «il faut alléger les encadrements», ceux des commissions scolaires, du ministère de l'Éducation, des syndicats, etc.

Historique des ‘Charter Schools’

«Durant les années 1980, explique Malcolm Peabody, président de l'association Les amis du libre choix dans les écoles urbaines, toutes les tentatives pour réformer les écoles ont raté. Elles ont été coulées par la bureaucratie de l'enseignement public et des syndicats de professeurs. Quand la bureaucratie exerce un contrôle sur les écoles, c'est un désastre. En 1991, un groupe de Minneapolis a eu l'idée de détacher les écoles de la bureaucratie. Quarante-trois États sur cinquante ont adopté une législation allant dans ce sens.» Les Américains les plus aisés échappent à la médiocrité de l'enseignement gratuit en envoyant leurs enfants dans des private schools. Elles sont l'équivalent de nos écoles privées, en beaucoup plus cher (18 000 dollars minimum de droits d'inscription par an et par enfant). Les familles des classes moyennes et défavorisées, ne peuvent pas se les offrir. Ce sont elles qui souffrent le plus de la décomposition de l'école publique.

Une bonne solution, les ‘Charter Schools’ Des groupes de professeurs avec des groupes de parents décident de faire leur propre école, pas de syndicats, pas de commissions scolaires, pas de ministères de l’Éducation. Rien de tout cela, juste de la motivation et prendre à cœur l’éducation des élèves.

Les obligations:

1)         Elle reçoit le même montant qu’un étudiant de l’école publique.

2)         Elles doivent être des associations à but non lucratif, gratuites et ouvertes à tous.

3)         Elles ne peuvent être que laïques.

4)         Pour le reste, elles organisent leur enseignement comme elles l'entendent. 5) Elles sont dégagées de toute tutelle administrative. 6) On ne les juge que sur les résultats scolaires obtenus.

Les résultats:

Elles se ruent donc vers les charter schools. Les quelque cinq mille écoles qui se sont créées sur ce modèle accueillent 1,3 million d'enfants aux États-Unis. À Washington DC, les charter schools ont déjà raflé 28 033 des 73 120 élèves du secteur public. Leurs classes ne comportent jamais plus de dix-huit élèves, les établissements sont de petite taille (250 élèves en moyenne). Leurs résultats scolaires sont infiniment supérieurs à ceux des écoles publiques. À Washington, les jeunes Noirs ou les Latinos qui constituent 91 % des recrues des charter sortent du secondaire avec des taux de réussite en lecture et en mathématiques deux fois supérieurs à ceux des écoles publiques. Les élus sont ravis. L'État, sans dépenser un sou de plus qu'ailleurs, offre aux minorités défavorisées de meilleures chances de promotion sociale.

Barack Obama:

Face à la dégradation du niveau d’éducation, Barack Obama s’est fixé pour ambition de faire en sorte que le système américain « redevienne le meilleur au monde ». Et il ne recule devant aucun tabou. « Il faut récompenser les bons enseignants, et cesser de trouver des excuses pour les mauvais », affirmait-il, le 10 mars 2009, lors d’un discours à la Chambre de commerce hispanique à Washington. Le message est clair : pour le président des Etats-Unis, il faut instaurer une prime au mérite et ne pas hésiter à licencier les « moutons noirs » de l’éducation.

Actuellement, aux Etats-Unis, il suffit d’avoir enseigné trois ans pour être professeur à vie.

Pour réformer l’éducation aux Etats-Unis, Barack Obama soutient également le développement des « charter schools », des écoles bénéficiant d’une très large autonomie dans l’enseignement et dans les programmes scolaires. Ces établissements sous contrat, fondés par des enseignants ou par des parents d’élèves, sont entièrement gratuits, comme les écoles publiques. Leur financement est assuré principalement par de l’argent public, en échange d’une double obligation : non discrimination et enseignement laïque. Pour le reste, les « charter schools » n’ont aucune contrainte. «Les écoles publiques classiques ont un nombre fixe d’heures de cours, elles doivent suivre un programme, c’est très standardisé, raconte Mary Patillo, qui siège au conseil d’administration du lycée Urban Prep, dans les quartiers sud de Chicago.

Les ‘charter schools’ ont, au contraire, une liberté presque totale, nous avons des journées et des années scolaires plus longues et seulement la moitié de nos professeurs doivent être certifiés ». A Urban Prep, la flexibilité a produit des résultats spectaculaires auprès d’un public de jeunes noirs issus de milieux défavorisé.

Charter school

 

  1. gravatar

    # by Anonyme - 13 septembre 2013 à 13 h 20

    Je pense avoir trouvé la solution concernant le voile que les femmes islamiques ont l’obligation de porter selon le Coran.

    UNE PERRUQUE OU UN VOILE FABRIQUÉ EN CHEVEUX synthétiques ou autres…

    Avis aux inventeurs…entrepreneurs…

    GÉNIAL !

    Au 21e siècle, on peut encore trouver des solutions. NON! Finis les chicanes!