Louise Harel et le ménage dans les arrondissements

Les commentaires des blogueurs sont très pertinents

Extraits de: Louise Harel et le ménage dans les arrondissements, Nathalie Collard, Cyberpresse, 16 Octobre

Mme Harel estime, avec raison, que les arrondissements en ont trop, qu’ils sont devenus des quasi-villes, une situation qui, soit-dit en passant, est unique au Québec. Quant aux maires de ces arrondissements, toujours selon Mme Harel, ils se comportent comme s’ils dirigeaient une petite ville avec leur personnel politique, leur attaché de presse, etc. Un ménage s’impose. Dans d’autres villes québécoises, comme Sherbrooke et Québec par exemple, les arrondissements sont dirigés par un président qui a beaucoup moins de pouvoirs qu’un maire. Il ne peut pas, par exemple, lever des surtaxes comme l’ont fait plusieurs maires d’arrondissements montréalais au cours des dernières années.

C’est cette formule de présidence d’arrondissement que Mme Harel souhaite instaurer à Montréal. Et comme elle veut centraliser des responsabilités à l’hôtel de ville (développement économique, urbanisme, déneigement, par exemple), elle laisse entendre qu’une fois cette centralisation effectuée, il y aurait éventuellement trop de conseillers pour gérer de simples services de proximité dans les arrondissements.

Actuellement, on compte 103 élus au conseil municipal de Montréal. C’est énorme! La Ville de Toronto, beaucoup plus grande, en compte 45. Mme Harel aimerait donc que le nombre d’élus montréalais fasse l’objet d’un débat. pierrelanaudiere 16 Octobre 200907h57 Les grands coupables du fouillis, du bordel à Montréal:Jean Charest et le PLQ qui ont permis les défusions.. Montreal 1,620,693 habitants… 103 Conseillers…. Défusion Toronto 2,503,281 habitants….. Fusion…… 45 Conseillers Toronto est le résultat de la fusion de 45 villes.

Pourquoi le maire de Québec peut-il bouger vite, dans un monde qui évolue rapidement? Parce que, heureusement, il y eut peu de défusions. Il n’a pas à traîner un paquet de roitelets(lire:maires d’arrondissements) pour bouger. Imaginez le maire de Québec maire de l’ancienne Québec:il ne pourrait jamais travailler efficacement et rapidement comme il le fait actuellement.Pourquoi? Parce qu’il représente l’immense majorité des gens qui vivent dans le même environnement. L’Ontario qui compte environ 13 millions de personnes compte environ 2 fois moins de municipalités que le Québec. Lorsque le gouvernement ontarien a fusionné de force Toronto(il y eut beaucoup d’oppositions, comme au Québec), le gouvernement qui a suivi a eu la sagesse de rien changer.

Alors que Charest et le PLQ, en petits politiciens sans envergure, sont revenus à la charge avec les défusions..!!! Alors l’Ile de Montréal est divisée en plusieurs municipalités, dont Montréal. Pire encore, Montréal compte ses “roitelets”. C’est le bordel!
pierrelanaudiere 16 Octobre 200908h06
Lysianne Gagnon écrivait, le 18-11-2000, dans la grosse Presse: “Il fallait, pour le croire, le voir par écrit. Mais c’était vrai, c’était incroyable mais vrai: tous les journaux ne pouvaient se tromper en même temps. Une île, une ville ! Jamais je n’aurais cru qu’un gouvernement aurait le courage politique de régler ce dossier qui pourrit depuis trois décennies….(…)”…

Neuf ans plus tard, voyez où en est rendue la Ville de Montréal: 19 “petits maires!” pis un supposé “grand maire”…Le bordel!! La démocratie, en matière d’affaires municipales, c’est quand le pouvoir supérieur, c.à.d. Québec, met ses culottes au nom du bien commun.. En 1965, il y eut fusion de Laval….et beaucoup de démagogie au nom “de la démocratie”.Heureusement que l’Union Nationale n’a pas permis la défusion.Qui oserait revenir en arrière en 2010 ? Je le répète:Charest et le PLQ sont les grands responsables du fouillis à Montréal.

Pendant ce temps-là…. les gens de Québec, St-Jérôme,Laval, Saguenay,Gaspé, Baie Comeau, Terrebonne, Trois Rivières avancent.Pendant qu’à Montréal, tout le monde s’enfarge dans ses lacets de bottines. Toronto………45 municipalités
Ottawa……….14 municipalités
Hamilton……..11 municipalités
Sudbury………12 municipalités

Il y a au Québec autour de 1300 municipalités, alors qu’en Ontario, c’est moins de 600. Pourtant, la population de l’Ontario est de 5 millions de plus environ. Oui, TOUS LES COMITÉS et TOUTES LES COMMISSIONS D’ENQUETE sur les affaires municipales, depuis plus de 40 ans ont recommandé les fusions.

chat65 16 Octobre 200907h48
Il est incroyable le semblant de maire Tremblay. Pas de problème de structure de la ville, pas de problème au appel d’offre, pas collusion, etc. A-t-il changé de prescription dernièrement?
IL ne sait rien, ne voit et ne dis rien. On comprend pas le marasme de Montréal. Moi c’est le nombre 103 qui me fait halluciner versus Toronto avec ses 43! Peut pas croire que ça ne peut pas nous couter plus d’argent cette structure malade. Comme sérieusement en avoir ras-le-bol de l’incompétence et des magouilles… Je prépare mes valises pour Québec.

rega 16 Octobre 200907h34 Le trouble a commencé quand le PQ a fait les fusions forcées. Il a créé une grosse patente avec un roi à sa tête, chapeautant une dizaine de petites patentes quasi autonomes avec chacune son roitelet. Et bien sûr, plus la patente est grosse, plus le syndicat des cols bleus est gros, donc plus fort pour faire chier le monde. Le parti Libéral a commis l’erreur de faire une job partielle de défusions, ce qui a amené encore plus de confusion. Trop tard pour revenir à la situation qui prévalait avant “Une île, une ville”. Ce que ça prend aujourd’hui, c’est un gouvernement provincial et un nouveau maire (ou mairesse) de Montréal avec assez de courage politique pour procéder au dégraissement de la structure du haut de l’organigramme et surtout, avoir le courage de sacrer à terre la statue de Lapierre et de mettre les cols bleus en tutelle.

mogali 16 Octobre 200909h39
Elle n’aurait pas de difficulté à savoir où sont les dégâts, c’est elle qui a contribué à les créer. Quand une ville a un problème d’administration ou de gestion et que l’on oblige, par les fusions forcés, les payeurs des villes voisines à ouvrir leur porte-monnaie, on fait toujours parti du problème, pas de la solution. Quand on veut passer par-dessus la démocratie, il faut s’attendre à en payer le prix.