Quand le bâtiment va...

Combien de vos amis, qui gravitent autour de la construction et gravite autour de la caisse électorale libérale ? Oui!, vous avez deux mains sur le volant pour protéger vos amis et satisfaire vos groupes de pression ...

Extrait de: Quand le bâtiment va..., Serge Côté, Journal de Québec, 25/09/2009 

Le Québec a vécu une période noire dans ce domaine. C’était sous le mandat de Robert Bourassa. Les travaux titanesques de la baie James étaient en cours. Un beau jour, une poignée de lascars du Conseil des métiers de la construction (FTQ) a décidé de saccager le chantier LG-2, sur les bords de la rivière La Grande. Un volumineux document qui met en relief le fait que 4 syndicats sur 23 du Conseil des métiers de la construction ont mis en place un système qui s’apparente à celui de la pègre : chantage, sabotage, voies de fait, menaces, etc.

Le PQ et l’ADQ réclament la tenue d’une telle commission. Avec raison d’ailleurs. En disant refuser d’accéder à cette demande parce que des enquêtes policières sont en cours, le ministre Jacques Dupuis n’a pas choisi le bon argument. Il y a déjà eu des enquêtes de cette importance pendant que les forces policières étaient sur un dossier. Le gouvernement entend investir des dizaines de milliards dans les infrastructures : Certains renseignements précisent qu’il en coûte plus cher pour réaliser des projets d’importance ici qu’ailleurs dans les pays industrialisés.

Pourquoi? Et comme, au bout du compte, on parle toujours de l’argent des contribuables, ne serait-il pas judicieux de faire le point? Les avantages qui en découleraient surpasseraient de loin les coûts. Il faudrait voir jusqu’où vont ces manœuvres… Qu’impliquent-elles? Et, surtout, découvrir les incidences directes sur les contribuables. Pendant que le Québec veut imposer des augmentations de tarifs pour accroître ses revenus, pourrait-on penser à faire baisser les coûts des projets qu’on réalise?
Voir aussi: Les libéraux ne veulent pas d'une commission d'enquête maintenant ! Enquête sur la construction: rigueur ou sensationnalisme?