Sur le dos du cochon de payant

Sans commentaire, il a tout dit !

Extrait de: Sur le dos du cochon de payant, Serge Côté, Journal de Québec, 09/10/2009

Une information non confirmée circule actuellement, voulant qu’Hydro-Québec envisage de hausser les tarifs d’électricité. Chaque ménage devrait donc débourser entre 175 $ et 265 $ de plus par année.

Ce n’est pas rien si on tient compte des augmentations qui frappent tous les domaines. Ça fait encore plus mal lorsqu’on parle d’alimentation, de consommation d’électricité, de linge et d’essence. Quatre domaines auxquels on n’échappe pas. Dans certains cas (vêtements et nourriture), on peut toujours magasiner.

Mais nous sommes littéralement otages des détaillants de pétrole qui ajustent leur prix sur la concurrence et, encore plus, d’Hydro-Québec. La hausse du coût de l’électricité rapporterait un milliard de plus dans les coffres du gouvernement. Si tel devait être le cas, il s’agirait d’une mesure dégueulasse. Pourquoi? Parce qu’on s’en prend encore une fois au cochon de payant qui n’a rien à dire.

Pour l’heure, Hydro demande des hausses modestes : 0,2 % à compter d’avril 2010 et moins de 2,5 % pour les années subséquentes. Mais le scénario d’une augmentation majeure serait sur le bureau du PM.

Dégraisser Mais où sont les coupures majeures dans la fonction publique, les resserrements de dépenses, les abolitions de niveaux multiples dans la gestion? Nulle part.

La machine a depuis longtemps bouffé les opérateurs. À force de vouloir protéger la chèvre et le chou, il ne se passe rien. On ne me fera pas croire qu’on ne pourrait pas dégraisser ce monstre. Allons! Mais pour le faire, il faudrait attacher sa tuque avec de la broche parce que les hauts cris se feraient entendre rapidement.

Il faudrait effectivement faire la réingénierie en se disant qu’au bout du compte, c’est le contribuable qui assume les coûts en trop et qu’on doit le soulager au plus tôt. Tantôt, il n’aura plus le moyen de dépenser et de faire vivre les commerces. Il en aura juste assez pour payer les dépenses de base.

Mais, au lieu d’aller chercher de l’argent dans des économies récurrentes, on grossit le fardeau du cochon de payant. De façon récurrente!

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    # by Anonyme - 13 octobre 2009 22:31

    Je vous donne un petit exemple vécu chez Hydro-Québec. J'en ai été témoin.

    Un ingénieur et 2 secrétaires ont été formés pour faire des pages web.

    Seul l'ingénieur a utilisé sa formation. Des centaines d'heures pour faire quelques pages web très ordinaires. Les 2 secrétaires eux, n'ont jamais utilisés le logiciel.

    Quelle est la mission de l'ingénieur ? Certainement pas de faire des pages web. Ils ont des spécialistes en informatique pour cela.

    Des exemples comme cela, j'en ai des dizaines et des dizaines.

    Des milliers de dollars mal investis sur chacun des fonctionnaires au Québec représente plusieurs millions de $ mal investis.

    Les "gestionnaires" n'ont pas les habiletés pour se voir confier nos impôts sur nos salaires difficlement gagnés.

    Il est là le défi de ceux qui veulent réellement réformer le Québec.

    L'argent est abondant, mais il est dans de mauvaises mains.