Un «timing» assassin
Posted by Québec de Droite in Collusion, Construction, Fond de pension, Gouvernance, Syndicat on lundi 26 octobre 2009
Surprenant, Alain Dubuc commence à sortir du lien affectif entre les Libéraux et la Presse. On commence sur le bout des lèvres à diffuser qu'il y a une sérieuse iniquité entre le secteur public et privé, mais il se goure, totalement quand il dit 'Que les employés du public accusent maintenant un retard. Ils veulent donc, au nom des mêmes règles du jeu, un rattrapage', je pense, qu'il est incapable de lire les articles de ses propres confrères de la presse. Qui dit, tout le contraire :
1) Le public, le privé et les vrais chiffres, Michel Girard, lapresseaffaires.com
2) La grande illusion du front commun, Claude Picher, La Presse
Mais il commence à admettre que les régimes de prestations déterminés à la fonction publique sont inéquitables. Je comprends 72 % dans le privé n'ont même de fonds pensions fournis par l'employeur, et ceux qui en possède sont surtout des régimes de prestations fixes. Puisque le terme collusion est à la mode ces jours-ci. Existe-t-il une collusion entre les politiciens et les syndicats? Comment peut-on s'endetter de 76 milliards de déficits actuariels juste pour les fonds de pension des fonctionnaires. Quand les personnes les plus concernées sont le privé, car c'est eux qui génèrent la richesse et ils n'ont jamais été consultés à ce sujet.
1) Le public, le privé et les vrais chiffres, Michel Girard, lapresseaffaires.com
2) La grande illusion du front commun, Claude Picher, La Presse
Mais il commence à admettre que les régimes de prestations déterminés à la fonction publique sont inéquitables. Je comprends 72 % dans le privé n'ont même de fonds pensions fournis par l'employeur, et ceux qui en possède sont surtout des régimes de prestations fixes. Puisque le terme collusion est à la mode ces jours-ci. Existe-t-il une collusion entre les politiciens et les syndicats? Comment peut-on s'endetter de 76 milliards de déficits actuariels juste pour les fonds de pension des fonctionnaires. Quand les personnes les plus concernées sont le privé, car c'est eux qui génèrent la richesse et ils n'ont jamais été consultés à ce sujet.
Voici des extraits: Un «timing» assassin, Alain Dubuc, La Presse, 26 octobre 2009
Les chiffres du ministre nous feront découvrir l'étendue des dégâts. Cela nous rappellera qu'il faudra soit augmenter les impôts, soit hausser les tarifs, soit réduire les dépenses pour réussir à progressivement ramener le déficit à zéro. Et c'est à ce moment que les centrales réclameront des hausses de 13,7% sur trois ans. Cela exigerait encore plus d'impôts, plus de tarifs, plus de coupes. Quand on sait que les négociations de l'État avec ses employés sont essentiellement une bataille pour conquérir l'opinion publique, les centrales ont probablement perdu avant d'avoir commencé. Ces demandes, insensées dans le contexte, reposent toutefois sur un argument valide, qui est un argument de justice et d'équité.
Depuis un quart de siècle, le gouvernement a cherché à atteindre un équilibre entre la rémunération du secteur public et celle dans les grandes entreprises privées. En vertu de cette philosophie, l'État a été peu généreux pendant des années, parce que le public était mieux traité que le privé. Mais ce n'est plus le cas. Les employés du public accusent maintenant un retard. Ils veulent donc, au nom des mêmes règles du jeu, un rattrapage. L'argument est logique. On peut cependant lui apporter deux réponses. La première, c'est le principe de réalité. La récession est venue tout bousculer. Il y a une véritable crise des finances publiques. Ce choc est, en soi, assez important pour que l'on change les règles du jeu, même si cela semble injuste pour les employés de l'État. La seconde réponse repose sur des considérations d'équité. La récession a révélé à quel point les comparaisons classiques entre employés du public et du privé sont incomplètes.
Quand on tient compte de tous les éléments, le sort des employés du privé devient beaucoup moins enviable et l'argument du rattrapage devient difficile à défendre. Le premier facteur dont il faut tenir compte, c'est la sécurité d'emploi. Il est vrai que beaucoup de travailleurs du public n'ont plus la sécurité mur à mur d'antan. Mais ils ont été épargnés par ce qui a frappé les employés du privé: les 56 000 pertes d'emploi au Québec pendant la récession. Et toutes les autres que les statistiques ne révèlent pas, parce que les travailleurs mis à pied ont dû trouver un autre emploi, souvent moins intéressant. Et tous ceux qui ont accepté des baisses de salaire pour que leur entreprise traverse la récession. Ça fait beaucoup de monde. Il faut ajouter tous ceux qui ont eu peur, pendant des mois, de perdre leur job. L'année a été dure pour des centaines de milliers de personnes. Et cela a épargné le secteur public. Combien ça vaut?
L'autre grande différence, ce sont les caisses de retraite. Un grand nombre d'employés du privé verront leurs conditions de retraite se détériorer, soit parce qu'ils sont jeunes et n'auront pas les avantages de leurs aînés, soit parce que leur régime à cotisations déterminées sera moins généreux, soit parce que les déboires de leur régime à prestations déterminées affectent leur employeur. Ça n'arrivera pas dans le public. Ces deux éléments à eux seuls devraient suffire à comprendre pourquoi les demandes du front commun sont gênantes. Pas seulement pour des raisons financières, mais aussi au nom de la justice et de l'équité.
This entry was posted on lundi 26 octobre 2009 at 10:36 and is filed under Collusion, Construction, Fond de pension, Gouvernance, Syndicat. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.
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