Ce que le DGE en pense …
Posted by Québec de Droite in Démocratie, Scrutin on vendredi 27 novembre 2009
Extrait de: Carte électorale à la poubelle: le DGE furieux, Jean-Marc Salvet,Le Soleil, 22 octobre 2009
Le directeur général des élections du Québec est furieux d'apprendre que le gouvernement Charest a décidé de rejeter son projet de carte électorale. Et ce, sans même prendre connaissance des dernières modifications qu'il y a apportées.
«Je n'étais absolument pas au courant. J'ai été le premier surpris en lisant ça dans le journal», a confié Marcel Blanchet, mercredi.
Le DGE aurait aimé, et souhaiterait toujours, présenter la nouvelle mouture de son projet aux élus de l'Assemblée nationale. Elle prend en compte plusieurs critiques entendues, dit-il. «Mais je sais qu'on ne pourra pas satisfaire tout le monde.»
Pourquoi? Parce que la circonscription de Gaspé compte 27 000 électeurs. Celle de Masson, au nord de Laval, en regroupe 64 000. Ce sont des déséquilibres qu'il faut corriger, plaide M. Blanchet.
«Malheureusement, on ne peut pas équilibrer les circonscriptions de la Gaspésie en se servant de leurs voisines. Elles sont toutes déficitaires.»
Le Soleil révélait mercredi que le gouvernement sauverait les circonscriptions de Gaspé, de Kamouraska-Témiscouata et de Beauce-Nord en changeant les critères de la loi électorale. D'autres critères que ceux basés sur la démographie seraient désormais pris en compte pour concevoir les futures cartes des circonscriptions électorales québécoises.
«La loi actuelle est correcte sur le plan constitutionnel, met en garde M. Blanchet. Une autre formule pourrait poser problème.»
Équité entre les électeurs
Si louable soit-il, le désir de favoriser les régions hors des grands centres urbains en maintenant le nombre de circonscriptions qu'elles détiennent ne peut faire foi de tout, dit-il. Il faut tenir compte de l'équité entre électeurs québécois.
Le projet de loi ferait en sorte que de nouvelles circonscriptions pourraient être ajoutées là où il en manque sans que ces ajouts soient compensés par la disparition d'autres circonscriptions. Le ministre Claude Béchard, responsable de la réforme des institutions démocratiques, n'a pas voulu commenter ces informations, mercredi.
Son projet, s'il était adopté, ferait en sorte que l'Assemblée nationale compterait, à terme, plus de 125 députés. Il pourrait y en avoir 128 ou 130.
De nouvelles circonscriptions seraient créées dans des zones qui ont connu un fulgurant essor démographique, comme Laval, la Montérégie et les Basses-Laurentides.
L'Ontario, plus populeuse que le Québec, compte 107 élus à Queen's Park.
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Extrait de: Réforme de la carte électorale: le DGE craint de perdre deux ans de travail, Simon Boivin, Le Soleil,25 septembre 2009
Si les parlementaires le font poireauter encore cet automne, le Directeur général des élections (DGE) aura planché pendant plus de deux ans sur la nouvelle carte électorale et dépensé près de 1 million $ en pure perte.
«J'ai vraiment dit aux élus que l'heure est grave, a noté Marcel Blanchet, le DGE, jeudi au Soleil. Il faut vraiment procéder. Sinon, on aura un gros travail à refaire.»
À toutes les deux élections, le découpage électoral doit être revu. Les différentes circonscriptions doivent répondre à certains critères de représentativité. La carte électorale en vigueur a déjà trois élections dans le corps.
Après le scrutin de mars 2007, le DGE a refait le casse-tête. Une tournée de 24 soirées de consultation a suivi un peu partout au Québec. L
es sommes engagées au cours des deux dernières années s'élèvent à quelque 800 000 $.
Mais la nouvelle proposition est basée sur des chiffres de démographie qui datent de novembre 2007. Déjà moins à jour, elle deviendra désuète si son adoption est reportée à 2010, indique le DGE.
«J'ai demandé à plusieurs reprises à ce qu'on soit entendu, et ce n'est toujours pas fait», dit M. Blanchet.
Pour entrer en vigueur, la proposition doit être étudiée en commission parlementaire. Mais le DGE attend toujours le coup de fil.
La question est délicate, car elle touche au poids politique des régions. Lors de sa tournée, le DGE a essuyé des critiques nombreuses, souvent acerbes, hors des grands centres. Il dit avoir tiré des leçons, et être prêt à des «changements importants» à la suite des commentaires entendus.
Mais les mécontents ne disparaîtront pas. Les chances sont faibles que les trois circonscriptions qu'il a déjà identifiées - Beauce-Nord, Gaspé et Kamouraska-Témiscouata - survivent.
«C'est bien sûr qu'il va rester des gens qui seront insatisfaits des conclusions que nous devrons tirer, convient M. Blanchet. Malheureusement, les trois circonscriptions qu'il faut enlever, on n'y peut rien. Il n'y a pas assez de monde.»
Selon la loi, une circonscription ne peut regrouper moins de 34 000 ou plus de 56 500 électeurs. Des limites calculées à partir de la moyenne québécoise, dans l'esprit du principe «un homme, un vote». À l'heure actuelle, 20 circonscriptions dérogent aux règles. Après l'adoption de la nouvelle carte, seules quelques exceptions subsisteraient.
En effet, vu leurs particularités géographiques, les Îles-de-la-Madeleine et Ungava conserveraient leurs acquis. Autrement, la Gaspésie - même si elle perd une circonscription -, l'Abitibi et la Côte-Nord pourraient profiter d'une exception.
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