Financement et carte électorale

 
Extrait de: Des mesures plus sévères contre les dons occultes,Tommy Chouinard, La Presse, 25 novembre 2009

 

Financement des partis politiques

  • Amendes plus élevées pour ceux qui enfreignent la loi.

  • Interdiction de verser un don de façon anonyme.

  • Hausse de 64% des allocations versées par le DGEQ aux partis.

  • Instauration de règles pour encadrer les campagnes à la direction des partis.

  • Interdiction d'obtenir des contrats gouvernementaux pendant cinq ans pour toute personne ou entreprise coupable d'une infraction aux règles de financement.

  • Crédit d'impôt bonifié pour les petites contributions, le taux passant de 75% à 85% pour les premiers 100$.

Ce que l’opposition en pense:

Extrait de: Le Parti québécois estime que les mesures du gouvernement «ne vont pas assez loin». Dans les prochains jours, il proposera d'abaisser le plafond du don permis par l'État (3000$). «Il faut qu'on brise l'idée que donner de l'argent à un parti, ça donne une récompense, a dit le leader parlementaire Stéphane Bédard. La capacité des partis politiques de faire la promotion de leurs idées ne doit pas strictement être liée à la capacité financière de leurs donateurs.» Le PQ pourrait même suggérer que le DGEQ soit le fiduciaire des contributions populaires et qu'il les redistribue aux partis au prorata des votes obtenus aux élections.

Carte électorale

  • Instauration d'un nombre minimal de circonscriptions par région.

  • Création de deux circonscriptions d'exception, en plus des Îles-de-la-Madeleine: le Nunavik et l'Ungava.

  • Adoption d'un nouveau calcul qui ferait passer le nombre de circonscriptions de 125 à l'heure actuelle jusqu'à environ 128 ou 132 circonscriptions, en fonction des propositions à venir du DGE, estime le ministre Béchard.

  • Le péquiste Stéphane Bédard et l'adéquiste Sylvie Roy exigent de voir la dernière mouture préparée par le DGE, celle écartée par le gouvernement.

Extrait de: «jeter à la poubelle»,

Le PQ et l'ADQ accusent le ministre de «jeter à la poubelle» tout le travail réalisé par le DGEQ. «Le ministre a plus l'air d'un matamore là-dedans, a lancé le leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard. Il a travaillé en catimini, sans demander l'avis de personne. Il semble beaucoup plus préoccupé à sauver son comté qu'à avoir une véritable réflexion sur la carte électorale». Le PQ, l'ADQ et Québec solidaire proposeront de scinder le projet de loi, car le financement politique et la carte électorale sont deux sujets différents et que le premier est plus pressant que le second. Les règles sur le financement politique, «c'est une confiture dans laquelle le ministre a mis une pilule qui ne s'avale pas», a lancé Sylvie Roy.

Situation de la carte électorale:

Extrait de: Ce qui traîne se salit, Jean Marc Salvet, Le Soleil, 26 mars 2009

Ce n'est pas parce que l'Assemblée nationale cachera la nouvelle carte électorale sous le tapis qu'elle ne se verra pas. La procrastination de nos élus ne mènera nulle part.

À toutes les élections, le principe d'«un homme, un vote» est bafoué au Québec. À preuve : le poids d'un électeur de la circonscription de Matane pèse deux fois plus que celui d'un citoyen de Masson.

S'il pèse davantage, c'est que la circonscription gaspésienne compte moins de 28 000 électeurs, tandis que la seconde, située au nord de Laval, en regroupe plus de 64 000.

Elles envoient pourtant chacune toutes deux un élu au Parlement.

Le problème n'est pas que des distorsions existent. Elles sont inévitables dans un système électoral.

Dans le nôtre, nos 125 députés proviennent de circonscriptions comptant une moyenne de 45 000 électeurs. Et puisque ? justement ? le système ne peut être parfait, la loi prévoit que ce nombre peut être supérieur ou inférieur de 25 % à cette cible.

Le problème, le vrai, est que les distorsions se creusent ? ou plutôt qu'elles se creusent sans l'aval de l'Assemblée nationale.

À l'heure actuelle, 28 des 125 circonscriptions dépassent cette norme de 25 %. Onze ? toutes situées dans l'ouest de la province ? sont surpeuplées. Dix-sept ? presque toutes situées dans l'Est du Québec ? n'atteignent même plus le seuil légal.

C'est pour corriger cette situation que le directeur général des élections, Marcel Blanchet, traîne dans ses cartons un projet de nouvelle carte électorale. Son projet réduirait le nombre de circonscriptions dans l'Est. Il en ajouterait dans les couronnes sud et nord de Montréal.

Politiquement délicat. Très délicat, même.

Voilà sans doute pourquoi nos élus ne sont pas pressés d'en découvrir le détail. Ni d'en débattre en commission parlementaire.

Jouer à l'autruche est plus commode.

Ils oublient que ce qui traîne se salit.

De notre point de vue, s'il est vrai que le principe d'«un homme, un vote» est malmené, nous estimons cependant que l'on ne peut pas simplement s'appuyer sur des comparaisons mathématiques pour établir l'équité politique. Car c'est «l'équité politique» qu'il faut viser.

Il faut prendre en compte la solidarité entre les villes et les régions. Surtout lorsque les écarts socio-économiques s'approfondissent et que de plus en plus de citoyens des régions éloignées ont le sentiment d'être délaissés.

Il faut aussi tenir compte des rôles différents qu'exercent les députés, selon qu'ils ont été élus à Gaspé ou en plein coeur d'une ville comme Québec.

Nous réaffirmons que l'«équité politique» ne passe pas par la disparition de circonscriptions dans l'Est. Elle commande par contre que des territoires comme Laval, la Montérégie et les Basses-Laurentides soient redécoupés de manière à refléter leur fulgurant essor démographique. À terme, ces zones devraient bénéficier de deux ou trois circonscriptions de plus.

Les citoyens des circonscriptions actuellement menacées devraient accepter que leur poids relatif diminue au Parlement.

De toutes les solutions envisageables, celle-ci est la moins dommageable.

Nos élus sont sans doute tentés d'aller dans cette direction. S'ils préfèrent se taire, c'est qu'ils pressentent que la population dans son ensemble ne verrait pas d'un bon oeil qu'il y ait 128 députés plutôt que 125 à l'Assemblée nationale.

Ils savent que bien des gens regarderaient alors de l'autre côté de l'Outaouais. Ils souligneraient que l'Ontario, plus populeuse, compte 107 députés.

Mais nos élus seraient-ils incapables d'expliquer que ce dont on parle ici, c'est d'un ajustement technique de la carte électorale?

Des changements plus fondamentaux, s'il devait y en avoir, relèveraient d'un projet d'une autre nature. Ils relèveraient d'un projet politique.

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    # by Anonyme - 30 novembre 2009 22:29

    Hou. hou! C'est tout simplement pas lisible votre test de textes! Faites simple: Écrivez noir sur blanc et n'hésitez pas à utiliser une police sans sérif de 10 points minimum.

    Ou mieux, revenez à l'apparence qu'avait votre blog il y a quelques jours. On saura ainsi mieux apprécier votre discours de droite!

  2. gravatar

    # by Un Québec de Droite - 10 décembre 2009 09:15

    Nous avons ajouté une nouvelle fonction dans le blogue.

    Utilisé l'icône a doite et en haut de l'écran pour choisir le format de la page et la grosseur du caractère.

    Merci