Fonction publique négociation.

Alors que le gouvernement du Québec déposera lundi ses offres aux employés de l'Etat, les syndicats qui les représentent comptent s'appuyer sur les constatations de l'Institut de la statistique du Québec pour le convaincre de se montrer plus généreux envers eux.

L’histoire de ce rapport bidon de la part de l’ISQ suggère que les employés de la fonction publique sont moins bien payés que le secteur privé.

Par contre, une précision s'impose: leur calcul est basé sur les compagnies de 200 employés et plus, il élimine ainsi 99 % de toutes les entreprises du Québec, le terme biaisé n’est pas assez gros.

Un autre rapport qui est beaucoup plus réaliste provient de la FCEI qui inclut tous les employés du Québec, ce qui est normal …

Serait-ce qu’une secrétaire d’une PME vaut moins qu’une secrétaire du secteur public, j’en doute fort !

Donc si on inclut tous les avantages sociaux plus les fonds de pension accordés à la fonction publique, un employé d’État gagne entre 29% à 43% de plus que dans le secteur privé.

Ne pas oublier ce foutu régime de prestation déterminé qui va devenir un vrai gouffre financier dans les années futures, de plus ce type de régime devient de plus en plus une rareté dans le secteur privé.

Les employés d’états vivent complètement sur une autre planète, prenez l’exemple des employés de la presse: (qui ont accepté un gel de salaire de trois ans et ont fait des concessions sur les congés, le régime de retraite et les assurances collectives. La semaine de travail passera de 32 heures sur quatre jours à 35 heures sur cinq jours.)

Il serait équitable que la fonction publique subisse le même sort que le privé, puisque c’est le secteur privé qui paie la facture, d’autant plus que nous sommes en déficit structurel.

Remarqué que la ministre Monique Gagnon-Tremblay a clairement indiqué dans son communiqué, d’arrêter de ce basé sur ce rapport bidon.

La ministre Monique Gagnon-Tremblay commente le récent rapport de l'ISQ sur la rémunération

    QUÉBEC, le 26 nov. /CNW Telbec/ - La présidente du Conseil du trésor et
ministre responsable de l'Administration gouvernementale, Mme Monique
Gagnon-Tremblay, a commenté les données parues aujourd'hui dans le rapport de
l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) intitulé "Rémunération des
salariés, état et évolution comparés". Ce rapport indique une avance de 3,6 %
de la rémunération globale des employés des secteurs public et parapublic par
rapport à celle des entreprises privées de 200 employés et plus.
    "D'entrée de jeu, il est bon de souligner que pour être valable, la
comparaison de la rémunération entre les secteurs public et parapublic et le
secteur privé doit être fondée sur la rémunération globale par heure
travaillée, qui prend en considération, en plus du salaire, les avantages
sociaux (notamment les contributions d'employeur aux régimes de retraite et
d'assurance) et les heures travaillées ", a précisé Mme Gagnon-Tremblay.
    Ainsi, l'avance de 3,6 % en rémunération globale par heure travaillée à
l'avantage du personnel de l'Etat mesurée par l'ISQ s'explique principalement
par un nombre moins élevé d'heures travaillées par semaine ainsi que par un
nombre plus élevé de congés payés que dans le secteur privé. Au total, les
employés de l'Etat travaillent 140 heures de moins par année que ceux du
secteur privé, soit l'équivalent de quatre semaines de travail de moins dans
l'administration québécoise.
    En plus de cet avantage, les employés des secteurs public et parapublic
bénéficient de conditions de travail flexibles favorisant la conciliation
travail-famille (horaires variables, semaine comprimée sur quatre jours dans
certains secteurs, etc.).
    Cet écart en faveur des secteurs public et parapublic serait encore plus
important si l'on prenait en compte les conditions de travail généralement
moins avantageuses des entreprises comptant moins de 200 employés, qui
totalisent près de la moitié des emplois au Québec. A titre d'exemple, une
très faible proportion de ces entreprises ont constitué un régime de retraite
pour le bénéfice de leurs employés.
    Par ailleurs, en période de crise économique comme celle que nous
traversons actuellement, certains éléments qui ne sont pas pris en compte dans
la comparaison faite par l'ISQ, comme la sécurité d'emploi et le fait que les
régimes de retraite des secteurs publics sont à prestations déterminées,
prennent encore plus d'importance. "Cette année, de nombreuses personnes dans
le secteur privé ont dû retarder de quelques années leur retraite en raison
des pertes assumées dans leurs placements, d'autres encore ont perdu leur
emploi à la suite de la fermeture d'entreprises", a fait valoir la ministre.
    En examinant ces données de l'ISQ, le gouvernement désire dresser le
portrait le plus objectif et complet possible de la rémunération globale des
employés de l'Etat. La ministre invite les syndicats à tenir compte dans leurs
revendications salariales des avantages sociaux et des heures chômées et
payées dont bénéficient les employés des secteurs public et parapublic, qui
représentent près de 40 % de leur rémunération globale.
    Il est possible de suivre l'évolution des négociations en consultant le
site www.negociations.gouv.qc.ca.