Industrie laitière, une autre belle arnaque !
Posted by Québec de Droite in Ministère de l'agriculture, Subvention on mercredi 25 novembre 2009
Manger une tranche de fromage? Rien de plus simple. Mais faire en sorte que cette tranche de fromage se retrouve dans votre assiette? C’est une tout autre histoire.
La plupart des Canadiens ignorent les manœuvres élaborées qui se jouent dans les
coulisses. Dans la grande majorité des industries, ce sont les marchés intérieurs et internationaux qui déterminent l’ampleur de la production et les prix.
Mais dans le cas l’industrie laitière, les prix sont établis par des représentants officiels sanctionnés par le gouvernement, la production est limitée en fonction de la demande intérieure aux prix établis et les importations sont tenues à l’écart.![]()
On appelle ce régime la « gestion de l’offre ». La justification économique est simple : en limitant efficacement l’offre de lait, les producteurs peuvent faire monter les prix.
Les prix administrés du lait assurent aux producteurs laitiers une rétribution élevée et une protection considérable. Les prix que touchent les producteurs canadiens pour leur lait et leur beurre, par exemple, équivalent régulièrement au double ou au triple des prix mondiaux.
De même, les marges de profit des exploitants de ferme laitière sont systématiquement et considérablement plus élevées que celles d’autres exploitants agricoles canadiens.
Les exploitants de ferme laitière comptent parmi les agriculteurs les plus aisés et les Canadiens les m
ieux nantis. À la différence des exploitations d’autres secteurs agricoles, plus de 90 p. 100 des exploitations du secteur laitier ont engrangé des recettes supérieures à 100 000 $ en 2007, tandis que la ferme laitière moyenne enregistrait en 2007 un bénéfice en trésorerie net de plus de 97 000 $.
L’octroi de subventions à des producteurs laitiers aux dépens de Canadiens moins bien nantis constitue donc une politique régressive.
En d’autres termes, pour que la tranche de fromage se retrouve dans votre assiette, les gouvernements permettent ni plus ni moins aux représentants d’un petit groupe d’exploitants agricoles de limiter la production, de restreindre l’entrée, d’établir des prix à des niveaux qui garantissent des rendements beaucoup plus élevés que ceux dont jouissent les exploitants d’autres secteurs agricoles et qui finissent probablement par faire grimper les prix à la consommation, et de faire tout en leur pouvoir pour que leurs profits actuels et futurs soient supérieurs à la normale.
La hausse des prix, des profits et de la valeur des quotas décourage les producteurs inefficaces de quitter le marché.
Il est parfaitement raisonnable que les producteurs cherchent à dégager les marges de profit les plus élevées possibles. Toutefois, les raisons qui motivent la politique du gouvernement consistant à autoriser ce régime aux dépens de la plupart des autres Canadiens sont loin d’être aussi faciles à défendre.
Réf: La production laitière : Les pratiques, les acteurs et les pressions derrière la gestion de l’offre, Conference Board, Novembre 2009
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