La police réclame une enquête publique

Le syndicat des policiers de la SQ estime que la création d'une commission d'enquête publique n'empêcherait pas les policiers de faire leur travail, mais permettrait d'aller plus loin que les enquêtes policières.«Une enquête publique va au-delà de ça. Il y a des gens qui peuvent être appelés à témoigner. Et si ça devient public, ça ne sera pas confiné dans une salle de cour, explique M. Dagenais. On ne comprend pas la résistance du gouvernement.»

Tu comprend pas, je vais te le dire le parti libéral risque d'être totalement éclaboussé par une enquête publique.

Le commentaire de M. Dumont est très pertinent:

«Tu sais, le Parti libéral ramasse plus d'argent qu'Opération Enfant-Soleil. Je ne sais pas s'il y a du monde assez niaiseux pour penser que ça se ramasse à coups de deux piastres. Les activités qui rapportent, ça vient de la communauté des affaires pour beaucoup».

La construction sous la loupe: la police veut des renforts, Marc Allard, Le Soleil, 23 novembre 2009

Jugeant que les enquêtes policières ne suffiront pas à faire toute la lumière sur la corruption dans le milieu de la cons­truction, le syndicat des policiers de la Sûreté du Québec réclame une enquête publique.

Le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), Jean-Guy Dagenais, qui représente plus d'un tiers des policiers québécois, a l'intention cette semaine d'envoyer une lettre à ce propos au ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, et à la ministre de la Justice, Kathleen Weil.

En entrevue exclusive au Soleil, M. Dagenais a expliqué que même si le gouvernement a ajouté des effectifs dans l'opération Marteau pour enquêter sur les allégations d'actes criminels dans le secteur de la construction, il faudra davantage que des arrestations pour que le public soit éclairé sur la corruption et que la surveillance des appels d'offres soit resserrée.

«Ce n'est pas parce qu'il va y avoir des enquêtes policières, qui vont finir j'imagine par accuser ou identifier des gens et les mener en justice, que ça va faire changer les façons de faire, explique-t-il. Ce n'est pas la police qui, demain matin, avec des arrestations, va modifier les façons d'attribuer les contrats.»

Les nombreux scandales portant sur la collusion entre l'industrie de la construction et le monde municipal, auxquels se sont ajoutées la semaine dernière les révélations du vérificateur général sur le piétinement des règles d'octroi de contrats au ministère des Transports, ont convaincu

Les policiers syndiqués de la SQ d'unir leur voix à ceux qui réclament une commission d'enquête publique, explique Jean-Guy Dagenais. La semaine dernière, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, a lui aussi réclamé une enquête publique sur les nombreuses allégations de malversations qui entourent le monde de la construction.

Attendre les conclusions

Malgré la pression du Parti québécois et de l'ADQ, le gouvernement Charest refuse toujours de créer une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction, soutenant qu'il ne veut pas interférer avec les enquêtes policières déjà en cours, dont il attend les conclusions pour se prononcer.

Le syndicat des policiers de la SQ estime que la création d'une commission d'enquête publique n'empêcherait pas les policiers de faire leur travail, mais permettrait d'aller plus loin que les enquêtes policières. «Une enquête publique va au-delà de ça. Il y a des gens qui peuvent être appelés à témoigner. Et si ça devient public, ça ne sera pas confiné dans une salle de cour, explique M. Dagenais. On ne comprend pas la résistance du gouvernement.»

En octobre, le ministre Jacques Dupuis a lancé l'opération Marteau, qui a permis à la Sûreté du Québec d'ajouter 24 policiers et 14?employés civils spécialisés aux 20 personnes de l'équipe mixte sur la malversation mise en place le 13?septembre. L'Association des policiers provinciaux du Québec avait alors salué l'annonce du gouvernement. Mais si le gouvernement ne se décide pas à lancer une commission d'enquête, souligne Jean-Guy Dagenais, «on ne règle qu'une partie du problème».

Extrait audio: Jean-Guy Dagenais, président du syndicat de la SQ, estime que l'opération Marteau décrétée par Québec est insuffisante, Radio-Canada

Envoyé par j.c.virgil , 23 novembre 2009

C'est incroyable de voir l'entêtement de Charest. C'est évident qu'il désire se rendre aux fêtes en espérant que la population aura oublié au retour des travaux de la chambre au mois de Février. Il prouve encore une fois son cynisme et la corruption de son gouvernement,mais on ne le lachera pas cette fois. Tiens toi bien mon frisé,ça fait juste commencer!

Envoyé par walkingthedog, 23 novembre 2009

M. Charest vous avez été élu pour représenter la population et non pour n'en faire qu'à votre tête. Il est tres visible que la population à quelques exceptions près ( peut-être ceux qui sont impliqués dans le scandale) veut cette enquête, même les policiers la demande.Plus vous refusez, plus ca semble louche !

Envoyé par Jefff34, 23 novembre 2009

C'est rendu que même la police la demande cette foutue enquête et Charest veut toujours rien savoir... Ca vous dis-tu comment le parti Libéral est croche. Le seul moyen que je vois pour l'avoir cette enquête publique c'est de faire un recours collectif auprès de la court suprême pour l'avoir. Nos dirigeants n'écoutent même plus la populace, c'est vous dire comment Charest se fou de nous autre!!! En tout cas mon idée est faite sur cette gang de verreux, ca va prendre des années avant que je vote pour cette pomme pourrie rempli de ver....