Le Québec est un boulet

Voici un économiste anglais qui fait bien jaser actuellement.
Dans Fearful symmetry, Brian Lee Crowley, président fondateur de l'Atlantic Institut for Market Studies, défend la thèse que les provinces riches du Canada, soit l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique, sont de plus en plus opposées à l'idée d'avoir à financer l'interventionnisme québécois.

Il y affirme notamment que le gouvernement fédéral a investi le secteur social principalement pour calmer les indépendantistes et les baby-boomers francophones.

Le Québec va perdre de plus en plus du pouvoir politique à cause de sa démographie, il ne sera plus la province qui empêche le Canada de tourner rond.

De plus, il éliminera la péréquation, les provinces assumeraient leurs choix des programmes sociaux au lieu de transférer les coûts aux autres provinces.
(il parle très bien français)

Extrait de: Le Québec, boulet du Canada, Chantal Hébert, Le Devoir, 21 septembre 2009
Si la classe politique québécoise ne devait lire qu'un ouvrage canadien cet automne pour prendre le pouls, changeant, de la relation Canada-Québec, ce devrait être Fearful Symmetry de l'économiste Brian Lee Crowley.

Le livre vient tout juste de paraître et il fait déjà figure d'incontournable aux yeux de bien des penseurs du ROC. Il est voué à alimenter les réflexions dans les cercles qui gravitent autour du Parti conservateur fédéral. À moins que cela ne soit déjà fait, il est destiné à atterrir sur la table de chevet du premier ministre Stephen Harper. Et il va déranger bien des Québécois.
Fearful Symmetry est, de loin, l'exemple le plus articulé d'un courant d'opinion qui s'amplifie au Canada et selon lequel le Québec est un boulet qui a empêché et qui empêche toujours la fédération canadienne de réaliser son plein potentiel. Pour l'auteur, il est temps de lâcher du lest.

En gros, l'ouvrage argue que quarante années d'efforts fédéraux pour contrer la souveraineté ont amené le Canada à abandonner ses valeurs fondamentales. Selon Crowley, la surenchère entre Ottawa et Québec pour l'adhésion des Québécois à leurs projets nationaux respectifs et le désir inévitable de symétrie interprovinciale en matière de programmes a engendré une culture de dépendance étatique pancanadienne.

Avec le vieillissement des premiers et, surtout, avec le déclin du poids démographique du Québec et la perte de vitesse de son élan nationaliste, il affirme que le temps est venu de remettre les pendules à l'heure. Pour ce faire, Crowley abolirait les transferts sociaux aux provinces, pour les forcer à financer leurs choix sociaux selon leurs propres moyens -- quitte à leur céder, pour ce faire, le champ de la TPS.

Mais il estime également que ce régime rendrait, à terme, le fardeau financier du modèle québécois insoutenable.