REER public

L'idée est intéressante.

Le seul souci, c'est que si les gens n'ont même pas assez d'argent pour contribuer à un REER, vont-ils avoir assez d'argent pour contribuer pour un REER public.

De plus, de dire que c'est la caisse de dépôt qui gère les fonds me rend perplexe. Devant les résultats plus ou moins mitigés de la CDP, laissé gérer notre argent qui est sous influence politique, pas sûre !

À savoir que les hauts fonctionnaires ne sont pas d'accord, ils n'ont rien compris. S’il y a une trop grande disparité entre les bénéfices des retraités publics et privés. Il se pourrait très bien que leurs régimes de prestations de déterminés soient convertis en simple régime de rente.

Quant un État fait des déficits structurels, tous les avantages seront à renégociés, qu'il n'en plaise ou pas soyez assuré que leurs régimes de prestations déterminées de la fonction publique risque d'être un gros nuage, quant un état approche de la faillite.

Extrait de: Québec prépare un REER public, Michel Hébert, Journal de Québec 05/11/2009

Un million de personnes, soit le tiers des employés du secteur privé, sont menacées de finir leur vie dans la pauvreté parce qu’ils n’ont pas de régime de retraite et devront se contenter de leurs pensions gouvernementales.

(D'autres études démontrent que c'est la moitié, nous allons avoir de sérieux problèmes sociaux, dans de tel cas si rien n'est fait, la pression politique du privé devant cette iniquité de richesse risque d'être renégocier sérieusement, ce qui s’est produit dans d'autres pays. Q.D.)

Au bout de leur vie active, la pauvreté attend un million de personnes, soit le tiers des employés du secteur privé qui devront se contenter des maigres chèques de la Régie des rentes et du Régime de pension du Canada.

Pour leur assurer un revenu plus décent, le gouvernement Charest prépare un régime volontaire d’épargne-retraite auquel les hauts fonctionnaires ne sont pas très ouverts, précise un document confidentiel diffusé par erreur à l’Assemblée nationale, mercredi. Au grand déplaisir des banques, ce régime public, une idée de Sam Hamad, vise les travailleurs de 73 400 petites et moyennes entreprises dont le salaire varie de 20 000 $ à 50 000 $. Aucune de ces entreprises n’offre un régime de retraite à ses employés. «Le régime proposé s’inscrit dans le plan de lutte contre la pauvreté notamment parce qu’un incitatif financier pourrait être envisagé par les personnes à faible et moyen revenu, bâti sur un modèle similaire à la «prime au travail», dans le but de les aider à payer leur cotisation au régime volontaire», précise le document obtenu par le Journal. CÉLI

Voici essentiellement de quoi il s’agit : un travailleur n’ayant pas de régime de retraite complémentaire serait habilité à verser à la Régie des rentes une somme additionnelle, celle qui lui convient, dans un Compte d’Épargne Libre d’Impôt, un CÉLI. Les cotisations seraient collectées par la Régie de rentes et gérées par une institution financière ou la Caisse de dépôt et placement du Québec après une offre de rendement garanti, plus de 5%, dit-on. La rente accumulée au fil des ans serait récupérable à la retraite par les cotisants, en sus des prestations régulières de la Régie des rentes. Des cotisations pourraient aussi être versées au profit des enfants ou du conjoint.

Ce serait comme un RÉÉR public. Un «document protégé» émanant du Secrétariat des comités interministériels précise que le gouvernement québécois projette des consultations publiques sur le sujet et des discussions avec Ottawa sur les impacts fiscaux d’un tel régime. Un mémoire doit être soumis au cabinet avant la fin de l’année, a-t-on aussi appris. «Ça fait un an et demi que je réfléchis à cela. M. Charest est très sensible à la situation et on se dit qu’il faut faire quelque chose pour ce million de personnes», nous a confié le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, hier. M. Hamad, responsable d’une foule de choses dont la distribution de l’aide sociale, a en quelque sorte cristallisé sa pensée au cours des récentes consultations publiques sur la Régie des rentes.

Sauf que, comme le gouvernement de Jean Lesage en 1966, les banques sont réfractaires à la création de ce RÉÉR public; des profits en moins pour elles... Mais la résistance est aussi ressentie au ministère du Revenu qui exige «une étude de faisabilité et à une évaluation des coûts» à cause d’un impact possible sur ses activités.

Plusieurs autres comités ministériels recommandent au gouvernement de «surseoir» au projet du ministre Hamad. Seul le Secrétariat à la jeunesse est d’accord avec lui.

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    # by fabien - 9 novembre 2009 07:57

    Il ne s'agit pas proprement dit d'un REER mais comme le dit le texte, c'est plus proche d'un CELI car à la sortie, rien ne sera imposable.

    http://www.celi.ca/le-gouvernement-charest-veut-lancer-un-celi-qui-concurrencera-les-banques/

    Quant à la gestion par la CDP cela me rend méfiant moi aussi mais je remarque que toutes les portes sont ouvertes y compris la possibilité de confier la gestion à des institutions externes. Tant que ce n'est pas une banque ou une caisse!

  2. gravatar

    # by Un Québec de Droite - 11 novembre 2009 16:47

    Un autre bémol à ajouter

    "Avis aux clients d'Épargne Placements Québec à qui Revenu Québec réclame un présumé solde d'impôt impayé?! Revenu Québec peut saisir votre compte d'Épargne Placements Québec pour défrayer ladite dette."

    Ce qui crée une mauvaise reputation

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/200908/21/01-894736-revenu-quebec-peut-saisir-epargne-placements-quebec.php