Stratégie québéoise de la recherche et de l'innovation

Même, si je crois qu’on donne beaucoup trop de subvention en recherche et développement au Québec, on pourra quand même améliorer le système actuel.

Un des problèmes majeurs du système, on ne subventionne que le processus du développement du produit seulement. Mais non pas sa commercialisation, on sait très bien qu’il peut en coûter aussi chers de commercialiser un produit que le développer, engager des représentants, trouver de nouveau distributeur, allez dans les foires d’exposition.

Combien de fois, que j’ai vus des entreprises possédant un produit fini à être commercialisé grâce à la recherche et développement, mais rester sur les tablettes, car la compagnie n’a pas les moyens de le commercialiser. Ce n’est pas un problème unique au Québec, mais dans tous le Canada.

On fait travailler des ingénieurs, des docteurs pour développer un produit, ce qui paraît bien sur les statiques en recherche-développement, mais on n’a pas le capital de risque ou une méthodologie efficace pour rendre le produit fini sur le marché commerciale.

C’est comme courir la moitié d’un marathon en oubliant qu’il faut se rendre jusqu’à la fin pour gagner.

Extrait de: Consultation du Groupe‐conseil sur l'actualisation de la Stratégie québéoise de la recherche et de l'innovation, FCCQ, 8 septembre 2009

Une simplification nécessaire des mesures - Prises individuellement, les différentes mesures qui composent la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) sont intéressantes. Dans le quotidien d’une entreprise désireuse d’investir en innovation et en R-D, elles apparaissent cependant, prises ensemble, comme étant trop nombreuses, trop fragmentées et trop complexes.

La SQRI doit permettre de stimuler l’investissement en entreprise. Or, le nombre élevé de programmes différents, jumelé à leur fragmentation, entraîne des coûts administratifs qui pourraient plutôt être investis en recherche et développement. Concrètement, les entreprises doivent généralement procéder à des assemblages de programmes qui parfois poursuivent des objectifs incompatibles pour obtenir un soutien gouvernemental adéquat. Cela s’avère ardu et nécessite la mobilisation de plusieurs ressources. Cette problématique décourage également plusieurs entrepreneurs qui préfèrent alors ne pas effectuer de demande.

De même, pour certaines entreprises, la complexité des formulaires, jumelée aux conditions qu’il importe de rencontrer, ne justifie pas le temps consacré à la préparation d’un dossier. La mesure visant à défrayer une partie du salaire d’un chercheur est d’ailleurs un exemple de cette problématique. Privilégier le modèle des crédits remboursables – Dans la foulée d’une simplification des mesures de soutien à l’innovation et à la R-D, nous proposons que la SQRI s’appuie davantage sur le principe du crédit d’impôt remboursable. En pratique, cette approche revêt plusieurs avantages. En plus de contribuer à la simplification du système québécois d’innovation, elle offre un effet levier sur le financement des initiatives prises en entreprises.

L’élargissement de la formule du crédit d’impôt remboursable permettrait d’ailleurs aux entreprises visées de réunir plus facilement un niveau suffisant de capital pour assurer la participation des institutions financières au financement global de leurs projets d’innovation et de R-D. Alors que les retombées des investissements en innovation et R-D doivent souvent se calculer en années, cette approche a le mérite de faciliter le financement à long terme des initiatives portées par les entreprises. De même, nous croyons que cet élargissement doit reconnaître que l’innovation signifie davantage que la conception de produits.

Il devrait englober la commercialisation, les changements organisationnels structurants, les nouvelles méthodes de production et encourager les investissements qui contribuent de façon importante à l'accroissement de la productivité.