Un candidat municipal avec compétence
Posted by Québec de Droite in Gouvernance, Montréal, Ville on mercredi 4 novembre 2009
Des suggestions pour améliorer la gouvernance des villes.
Extrait de: Suggestions à Laurent Lessard, Stéphane Gendron, Canoe -Info, 03/11/2009
Maintenant, j'aimerais suggérer au ministre Laurent Lessard quelques pistes de réflexion dans le cadre des travaux qui vont bientôt s'amorcer relativement à une réforme des moeurs de la scène municipale. Je sais que ma première suggestion ne sera pas retenue parce qu'elle est calquée sur le régime chinois, qui exige d'un candidat municipal une certaine base d'expérience et de formation.
Ce régime «méritocratique» a au moins l'avantage d'écarter du pouvoir tous les «hillbillies» qui pensent déjà se voir dans la chaise d'un maire. Pourquoi les régions se portent aussi mal aujourd'hui ? C'est souvent parce que la communauté est dirigée par une personne qui n'a aucune vision et qui ne possède pas les outils nécessaires. C'est élitiste, mais c'est la réalité.
Un illettré ne devrait pas avoir accès au poste de maire, tellement la tâche est lourde de conséquences. Trop de maires sont faibles et sans envergure dans nos régions. Il faut exiger la compétence avant tout. Si le ministre veut réellement rehausser la qualité de la gouvernance municipale, il devrait pouvoir élever la fonction de maire à un poste à temps plein, sans exception.
Même s'il peut s'agir d'une communauté de moindre envergure au niveau du nombre de citoyens, bien peu de municipalités au Québec ont la gestion d'un budget en deçà d'un million de dollars. Si nous voulons que l'élu exerce un réel contrôle et un leadership exemplaire, la fonction à temps plein de maire est devenue une nécessité, encore plus à l'heure de la survie des régions.
À cette nouvelle fonction à temps plein se greffe évidemment la question du salaire des élus. Personnellement, je n'opterais pas pour un salaire annuel de 100 000 $, même si la fonction de maire de Huntingdon le vaut largement. Je n'aime pas l'argent et j'exerce la politique par conviction et vocation.
Mais pour d'autres, le poste de maire comporte une contrepartie financière, et c'est correct ainsi.
J'imagine mal un salaire minimum de moins de 50 000 $ pour occuper une telle fonction dans la plus modeste de nos municipalités.
Les exigences et la lourdeur de la tâche de maire font en sorte que la mairie n'est plus ce qu'elle était. On ne gouverne plus une municipalité en dilettante comme c'était le cas dans les années 1980. Aujourd'hui, le maire est à la tête d'une entreprise et de la plus importante organisation communautaire de notre vie démocratique, d'où l'importance d'attirer des gens de qualité et d'expérience.
Concernant les allégations de corruptions, aucun mécanisme législatif ne pourra régir le comportement criminel de certains élus.
Qu'on nous impose plutôt une loi permettant le rappel à l'initiative des électeurs, cette procédure communément appelée «recall» aux États-Unis qui permet aux citoyens de congédier leurs élus en cours de mandat.
Nous verrons renaître parmi la population un sentiment de réelle démocratie.
D'ici là, électeurs devenus citoyens, déplacez-vous aux séances des conseils municipaux et faites votre devoir de surveillance !
This entry was posted on mercredi 4 novembre 2009 at 12:31 and is filed under Gouvernance, Montréal, Ville. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.
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