Coût de la masse salariale - volet 3
Posted by Québec de Droite in Cout de la masse salariale, Investissement privé on mercredi 4 novembre 2009
Un désavantage pour les entreprises au Québec Ainsi, une taxe sur la masse salariale augmente le coût d’un salaire pour l’employeur et diminue le salaire net pour l’employé. Par exemple, un salaire de 40 000 $ représente dans les faits une dépense de 45 831 $ pour l’employeur alors que l’employé ne recevra que 37 457 $ avant impôt, soit 82 % de ce qu’il en coûtera à son employeur. Notons que l’employé constate l’impact des contributions qu’il verse sur son talon de paie, mais ne voit pas ce que verse l’employeur.
C’est au Québec qu’il en coûte le plus cher parmi toutes les provinces à ce chapitre. L’Ontario, qui prélève aussi un impôt-santé sur la masse salariale des entreprises (équivalent des cotisations au FSS au Québec), présente néanmoins des taux plus bas que les nôtres et prélève des montants moindres Le Québec prélève dans ce cas environ 31 % de plus de TMS sur les salaires que l’Ontario. Cette constatation est vraie également pour d’autres niveaux de salaires, notamment entre 15 000 $ et 45 000 $. La différence augmente pour les travailleurs les mieux rémunérés, principalement en raison du FSS. Lors d’une hausse du fardeau des TMS, la majeure partie de ce nouveau coût est vraisemblablement assumée par l’employeur qui fait face à des salaires en grande partie rigides.
Par contre, ce coût supplémentaire de la main-d’oeuvre force les employeurs à limiter les augmentations salariales, transférant du même coup l’impact économique final de ces hausses de taxes sur les employés.
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