Grèce : l'attaque de la faillite géante

Si la dette publique du Québec en décembre 2009 se situe environ à 214 Milliards et celle du Canada à 519 Milliards, on doit assumer environ 23 % de celle-ci, donc environ 119 milliards.

L’endettement total des Québécois se situe environ à 333 milliards, puisque le PIB du Québec se situe à 298 Milliards, le niveau d’endettement du Québec se situe à 107%.

De plus, puisque M. Charest en bon père de famille s’est permis un projet de loi 40 (sous bâillon) qui fera en sorte que le gouvernement québécois pourra pendant quatre ans faire des déficits sans avoir l’obligation d'équilibrer son budget, plus le fédéral prévoit lui-même faire des déficits pour les 3 prochaines années, on vas s’approcher dangereusement de se faire dé-cotés, surtout si on se compare aux autres provinces.

Et là, ça va faire mal, ce qui se passe actuellement en Grèce ou en Californie l’année passée risque de nous arriver à très court terme pour le Québec.

Extrait de: Le déni de l’évidence, Pierre Duhamel, Argent, 16/11/09

Sauf respect, M. Parizeau est dans les patates. Le Mouvement Desjardins estime qu’en 2007 le niveau d’endettement du Québec représente 103 % de son PIB, ce qui le place au même niveau que l’Italie (104 %), au deuxième rang des pays industrialisés, derrière le Japon. L’endettement des Québécois est plus élevé que celui des États-Unis (62,9%) et de la moyenne des pays membres de l’OCDE (73,5%). Il est substantiellement plus élevé que celui de l’Ontario (62,9%) et du Canada (64,2%).

Jacques Parizeau oublie tout simplement la part de la dette fédérale que doit assumer les Québécois.

Pour pouvoir comparer la dette du Québec avec celle des autres pays ou juridictions, il faut tenir compte de toute la dette publique, pas seulement celle du gouvernement québécois. Si le Québec devenait indépendant, il devra nécessairement absorber une partie de la dette fédérale. La proportion ferait l’objet de négociations, mais le principe est incontournable.

 

Extrait de: Grèce : l'attaque de la faillite géante, Cécile Chevré, Money Week, 11 décembre 2009

"La Grèce en crise s'inquiète pour sa souveraineté", nous apprend Le Figaro. "Le chef du gouvernement estime que l'impasse financière du pays risque de menacer l'indépendance de sa politique économique".

"Faillite, faillite !", nous voyons les dettes, telles une bande de charognards, rôder autour des Etats en déperdition. Presque personne n'estimait possible il y a de quelques mois encore qu'un Etat occidental puisse faire faillite. Et pourtant à MoneyWeek, nous vous avertissons depuis des mois du risque que font planer les dispendieuses dépenses des Etats sur leur solvabilité ainsi que du risque de krach obligataire.

Cela nous a toujours semblé être la suite logique des politiques dispendieuses La menace plane sur de plus en plus nombreux pays européens. La liste s'allonge : le Portugal, l'Irlande et surtout la Grèce qui fait tant parler d'elle depuis quelques jours.

Il faut dire que la situation grecque n'est pas reluisante. Un taux de chômage qui approche dangereusement des 10%, une croissance en berne et, comme nous l'apprend Ryadh Benlahrech dans le dernier numéro de MoneyWeek, un endettement qui s'envole : "La dette publique est sur le point d'atteindre, en 2011, le dangereux taux de 135% du PIB".

Face, à ces chiffres, les doutes grandissent, les marchés s'inquiètent, l'Union européenne fronce les sourcils et s'en laverait bien les mains. Et surtout les agences de notation sont entrées en scène. Les agences de notations, c'est la bête noire des Etats endettés. Ils aimeraient planquer sous le lit les montagnes de dettes et échapper ainsi à l'oeil inquisiteur des agences.

La Grèce en a fait les frais ces derniers jours. La première salve est venue de Standard&Poor's qui avait mis lundi dernier la dette souveraine hellénique sous "sous surveillance négative" – ce qui n'est jamais bon signe. Fitch s'est chargé d'assener un coup supplémentaire. L'agence a dégradé la note de la Grèce la faisant passer de "A-" (ce qui n'était déjà pas très reluisant comparé à l'habituel "AAA" dont sont gratifiés les plupart des Etats de l'OCDE) à "BBB+". Nous n'attendons plus que le coup de grâce qui devrait être donné parla dernière des agences de notations, Moody's.