Congés parentaux : Otages des promesses intenables

Avant de créer un programme social –démocrate louable, il faudrait au moins avoir la décence dans connaître le coût.

Questions tout à fait légitime, mais pour un politicien Québécois c’est secondaire, ce qui l’intéresse c’est le nombre de votes qu’il peut gagner, le financement on verra après. Comme l’État n’avait pas les moyens d’assumer le coût de son programme social-démocrate, elle a dit pas de problème je vais taxer.

Pour tous ceux qui travaillent oups! une autre cotisation additionnelle, avez-vous eu le droit d’en discuter, c’est quant même vous qui crée la richesse, pas besoin l’état travaille pour la collectivité il sait, même si il ne connaît pas les coûts réels, par contre il sait combien de votes qu’il gagnera, si il instaure ce nouveau programme social démocrate.

Donc, à tous nos sujets travailleurs, le gouvernement a décider pour vous de soutirer 40% des coûts des congés parentaux, en ayant votre pleine collaboration. Mais qui absorbe les autres 60 %, pas de problème nos politiciens ont décidé que c’était l’employeur, serait-ce que l’employeur est une compagnie d’assurance.

Pas grave nos politiciens décidèrent pour le bien-être de la cie, qu’il devait payer les congés parentaux, donc ajoutons une prime additionnelle au coût de la masse salariale des employeurs. Examinons certains constats :

  • Le coût du régime en 2008 est de 1,590 milliards.
  • Ce régime a commencé en 2006, permettant aux parents qui viennent d'avoir un ou plusieurs enfants de rester à la maison jusqu'à 50 semaines en touchant entre 70 et 75 % de leur salaire.
  • Les dernières données rendues publiques par l’Institut de la statistique du Québec en 2008, le Québec a compté 87 600 naissances
  • Ces données révèlent une augmentation de 15 % des naissances par rapport à janvier 2005, pour environ 13,000 enfants.
Donc M. Charest, j’ai quelque question puisque c’est vous qui avez entériné ce programme ? Donc si je comprends bien, nous avons dilapidé 1.6 milliard de richesses collectives en 2008, pour faire 13,000 enfants de plus, ce qui revient à peu près à 120,000 dollars par bébé, vos bébés sont-ils en or ?

Pourriez-vous ventiler entre ceux qui ont pris ces congés parentaux, entre le public et le privé. Je doute fort que dans le privé on puisse partir 50 semaines pour avoir un enfant. Évidemment dans le public permanence et conciliation famille est de mise, pas grave c’est le secteur privé qui paye. Saviez-vous juste à la SQ ils ont des problèmes de gestion de personnel, 13 600 jours d’absence en 2007 pour congé parental et bien sur du temps supplémentaire pour compenser. Rappelons qu'entre 2005 et l'été dernier, à eux seuls, les patrouilleurs de la SQ ont effectué un million d'heures supplémentaires, pour un total estimé à 50 millions de dollars, pas grave c’est le secteur privé qui paye.

Saviez-vous que le coût de la masse salariale au Québec pour un employeur est le plus élevées que dans le reste du Canada après on se demande pourquoi il n’y a plus d’investissement privé au Québec, demandez au président de SNC/Lavallin, il en coûte 25 % plus chers pour le mêmes emplois au Québec que dans le reste du Canada Saviez-vous que la dette publique actuellement est de 205 milliards, au rythme que ça va on risque d’être à 300 milliards, quant nos enfants vont être en âge de travailler

Avant de dilapidé 1.6 milliard de richesses chaque année. Faites donc votre travail gérer donc comme un bon père de famille, réduisez donc la dette a quoi sert de faire 13,000 enfant additionnel, si on leur donne un cimetière de dette,

Évidemment nos politiciens, pense pas plus loin que 4 ans, le reste est une éternité.

Québec avance 300 millions pour sauver les prestations parentales Tommy Chouinard, La Presse, Publié le 31 mars 2009 à 06h34 (Québec) Le régime (Québec) Le régime d'assurance parentale s'enfonce tellement dans le rouge que le gouvernement Charest doit intervenir pour éviter que des parents ne soient privés de prestations. Lors de sa réunion du 18 mars, le conseil des ministres a autorisé le versement d'urgence de 300 millions de dollars afin de maintenir à flot ce régime créé en 2006, a appris La Presse. Le gouvernement se retrouve donc aujourd'hui à payer lui-même des prestations d'un régime d'assurance, ce qui va à l'encontre de tous ses principes. Pour la troisième année consécutive, Québec augmentera les cotisations payées par les travailleurs et les employeurs.

La hausse serait d'environ 8% et entrerait en vigueur le 1er janvier prochain. La bouée de 300 millions est tout à fait exceptionnelle puisqu'en vertu de la loi, l'assurance parentale doit être autosuffisante. Cette aide provenant du ministère des Finances commencera à être utilisée sous peu tant la situation est critique.

Le déficit du régime, qui frôlerait les 200 millions à la fin de l'année, était en voie de menacer les prestations. «Le gouvernement va avancer de l'argent, ce qu'ils ont besoin pour opérer, en attendant d'équilibrer le régime», a affirmé à La Presse, hier, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad. Le gouvernement Charest pile ainsi sur ses principes. Depuis la création du régime, il a toujours refusé de puiser dans ses coffres pour financer les congés parentaux. «Le régime doit s'autofinancer. C'est un programme d'assurance», martelaient l'ancien ministre des Finances Michel Audet et Michelle Courchesne lorsqu'elle était titulaire de l'Emploi. Ils répondaient par la même formule lorsque les syndicats et le patronat réclamaient une contribution du gouvernement devant l'explosion des coûts du régime.

Devant un manque de liquidités, le conseil de gestion de l'assurance parentale était en voie d'emprunter de l'argent à 4% d'intérêts afin de préserver le versement des prestations. Le gouvernement a plutôt décidé de lui prêter 300 millions de dollars à un taux dérisoire de 0,7%. Malgré des hausses de cotisations de 15% en deux ans - dont l'une de 7,5% entrée en vigueur le 1er janvier -, le régime d'assurance parentale enregistrerait un déficit de 195 millions à la fin de l'année, révèle un rapport actuariel déposé à l'Assemblée nationale la semaine dernière. Les cotisations payées par les employeurs et les travailleurs (1,515 milliards) seraient toujours inférieures aux prestations versées (1,590 milliards). Si rien n'est fait, le déficit cumulé du régime atteindrait 841 millions en 2012, selon le rapport signé par l'actuaire en chef du conseil de gestion de l'assurance parentale, Frédéric Allard. «On n'a pas le choix d'augmenter (les cotisations), a affirmé Sam Hamad. De combien? C'est ça qu'il faut voir. Mais on ne fera pas de choc tarifaire. La décision va tenir compte de la capacité des citoyens, du contexte économique et de la pérennité du régime.» Selon Sam Hamad, la hausse de 7,5% décrétée en début d'année «n'est pas majeure; sur la paie, ça ne paraît même pas». Une majoration de 7,5% rapporte environ 110 millions de dollars. Pour un travailleur qui gagne 40 000$, cette hausse représente un débours supplémentaire de 13,60$ par année. Pour réduire l'ampleur du déficit de l'assurance parentale, le gouvernement Charest reportera le paiement d'une facture de 346,6 millions provenant d'Ottawa.

Il avait contracté cette dette au moment de l'implantation du régime. Comme la somme devait être remboursée sur une période de cinq ans, Québec économisera 69,3 millions cette année, ce qui réduira d'autant le déficit du régime en 2009. De son côté, Ottawa devra attendre avant de revoir la couleur de son argent. En 2006, le gouvernement Charest prévoyait que le régime coûterait 1 milliard par année. La facture dépasse 1,5 milliard aujourd'hui. Québec s'attendait à 75 000 naissances en 2006. Il y en a eu 82 500, puis encore davantage les années suivantes, toujours un nombre supérieur aux prévisions, a fait remarquer Sam Hamad. Québec n'avait pas vu venir le mini baby-boom.

Il avait également sous-estimé le nombre de pères qui allaient recourir au régime et prendre un congé de paternité.

Le contribuable fatigué

Sur le blogue de M. Facal, Le temps de la lucidité. le 24 mar 2009 à 17:08
Une réponse d'un blogueur qui doit être mentionné:

Bonjour, M. Facal. Je vous dirai, quitte à vous surprendre, que je partageais ce point de vue avec les Lucides, à savoir que l’on doit vivre selon nos moyens. Toutefois, comme mon directeur de thèse aimait à le dire, il n’est pas tout d’avoir raison, il faut aussi convaincre. Et c’est là que le bât a particulièrement blessé le dos des Lucides. Pour convaincre, il faut être d’abord être crédible.

Ne vous fâchez pas si je suis aussi abrupt, mais vous vous souviendrez surement du palmarès des métiers au Canada, où les politiciens ne recueillaient que 8% des suffrages, alors que les vendeurs d’autos usagées en recueillaient 43%. Ce qui a d’ailleurs fait dire à certains que le succès de Jean Chrétien comme politicien tenait à son style de « vendeur de chars usagés ». Ensuite, le message lui-même aurait eu plus d’impacts positifs s’il n’avait pas eu la désagréable saveur d’une remontrance envers les citoyens.

Je vous rappelle qu’au Québec, la date de libération (quand on ne travaille plus pour les impôts et les taxes et qu’on le fait pour nous) serait au environ de la fin juin, ce qui dans mon livre, fait à peu près la moitié de l’année. Alors vous comprendrez que les citoyens, déjà écrasés par les impôts et les taxes, aient pu avoir quelques difficultés à accepter l’opinion selon laquelle ils n’étaient pas assez productifs. Surtout quand l’un des principaux porte-paroles des Lucides œuvrait à 200$ de l’heure.

Par ailleurs, vous avez traité largement, au sein du rapport Montmarquette et dans l’un de vos éditoriaux au moins, de ces tarifs qui, mieux ciblés, permettraient de mieux vivre ensemble. Encore là, malgré ce que j’ai pu en écrire à l’époque, je pourrais partager votre point de vue. Mais une des fâcheuses propensions des gouvernements, maintenir ad vitam aeternam ses ponctions financières, m’empêchait d’abonder dans votre sens.

On n’a qu’à songer aux TPS et TVQ qui, passées du statut d’occasionnelles, à celui de temporaires, ont finalement atteint la permanence. Un vrai cursus de fonctionnaire. De plus, un reproche que l’on pouvait faire à ce rapport, c’est qu’il était loin d’être clair sur ce qu’il allait advenir des impôts une fois les tarifs appliqués mur à mur. À propos, j’ai trouvé particulièrement amusant d’y voir décrire les impôts comme des tarifs déguisés; une remarquable déformation de la réalité historique. Ce qui m’amène à cette seconde propension des administrations qui consiste à justifier leur existence, quitte à réécrire la réalité, afin de se maintenir et de s’engraisser.

Il en découle que l’administration publique tend à s’immiscer partout, à réglementer, à interdire, et finalement à contrôler. Le blogue de M. Michel Hébert lundi sur la dernière publication de la Régie du Cinéma « Mon enfant devant la télévision » montre bien l’ampleur de ce dérapage gouvernemental qui en vient à prendre systématiquement le contribuable comme le dernier des morons et à s’estimer justifié d’intervenir de plus en plus régulièrement dans toutes les facettes de sa vie. Le gouvernement identifie de plus en plus lui-même les « besoins » et décide des « services » à rendre.

En oubliant commodément l’obligation d’usage qu’il édicte du même souffle, il prétend dès lors faire payer le contribuable en vertu du principe de l’utilisateur-payeur, et ce au nom d’un équilibre budgétaire qu’il n’atteindra jamais pour des raisons structurelles, car ces deux tendances chez le gouvernement (déséquilibre budgétaire et interventionnisme) sont intimement liées. Les « obligations » s’empilent, les tarifs se multiplient et les impôts…ben les impôts restent là. Le plus pathétique c’est de découvrir qu’après avoir envoyé la moitié de nos revenus aux différents paliers de gouvernement pendant toute notre vie active, la majorité des québécois œuvrant dans le secteur privé seront pauvres à leur retraite, de l’aveu même de la Régie des Rentes du Québec, n’atteignant pas les paramètres de la fonction publique qu’ils ont pourtant financés.

Ma conclusion depuis plusieurs années est qu’il faut que l’état réduise sa taille, ses dépenses, cesse d’intervenir pour tout et pour rien et surtout remette finalement entre les mains du citoyen son propre avenir. À cette occasion vous comprendrez donc d’où m’est venue l’idée de m’afficher comme « Le contribuable fatigué »; maintenant fatiQué, car il ne voit guère le moment où la machine étatique lui donnera un peu d’air. Mon petit doigt me dit toutefois que notre nombre est en croissance…..

Le temps de la lucidité

Même si je ne suis pas toujours d'accord avec M. Facals, je lui donne un At+ pour son article.

Extrait de: Le temps de la lucidité, le blogue de Joseph Facal, 24 mars 2009

Il n’y a rien de plus fatigant que ces importuns qui, après la débâcle, viennent vous susurrer à l’oreille : je vous l’avais bien dit. Alors permettez-moi de vous fatiguer un peu. En octobre 2005, bien avant la crise actuelle, nous fûmes une douzaine à publier le Manifeste pour un Québec lucide. Que disions-nous ? Essentiellement, que les revenus du gouvernement ne couvraient pas les dépenses. Que l’endettement du Québec était déjà préoccupant. Que les services publics ne sont jamais gratuits. Que le vieillissement allait aggraver tout cela. Qu’il fallait réagir pendant qu’il en était encore temps.

Non, on n’y trouvait pas une apologie inconditionnelle du capitalisme. Pour s’en rendre compte, il fallait cependant le lire. On y parlait plutôt d’éducation, de cesser de vivre à crédit, de penser à long terme, de revoir la fiscalité, d’accepter au moins d’en discuter. Nous proposions même le revenu minimum garanti. On se souviendra des réactions hystériques de notre gogauche médiatique : les salauds, la «Droite», les porteurs de valise du grand capital, disaient-ils, venaient de parler. Eux, bien sûr, étaient les Justes. Des pays aussi furieusement néolibéraux que la Suède et la Finlande avaient pourtant fait exactement ce que nous proposions.

Puis vint le rapport Castonguay sur la santé, qui proposait, lui aussi, de hausser la TVQ et d’ajuster nos dépenses à la richesse disponible. Tabletté instantanément par le gouvernement. Le clergé pseudo-progressiste, lui, y décela une autre opération téléguidée par les forces occultes de l’argent. Puis vint le rapport Fortin, qui proposait la même chose. Tabletté lui aussi.

Un autre complot des salauds, expliqua la gogauche. Puis vint le rapport Montmarquette sur la tarification, que j’ai aussi signé. Même message que les autres : rien n’est gratuit et, quand vous êtes dans un trou, cesser de creuser est habituellement une bonne idée. Tabletté également.

Le budget Jérôme-Forget confirme que la réalité nous a finalement rattrapés : nous allons vivre le retour des déficits chroniques, des coupures de services et de l’endettement astronomique légué à nos enfants. Ce n’était pas un complot. La crise actuelle a en effet le dos large.

Le problème structurel des finances publiques du Québec était là depuis longtemps : la crise le rend simplement impossible à cacher. Mais si nous avions agi avant, les prochaines années auraient été moins pénibles. Agir comment ? Toutes les réponses étaient là, noir sur blanc, depuis longtemps. Leur heure est finalement arrivée. Dans la vie, on a souvent tort d’avoir raison trop tôt. Mais vous allez voir, les mêmes que d’habitude vont nous ressortir leurs conneries : taxer les riches, taxer les entreprises, convertir toute une société à la simplicité volontaire. Comme ils disent, profiter de la crise pour «sortir du cadre de pensée dominant».

Allez Amir, lance-moi un soulier. Je vais vous le dire brutalement : le vrai cadre de pensée dominant, c’était notre persistance à croire les politiciens qui nous disaient qu’on pouvait continuer à vivre à crédit sans jamais recevoir la facture. C’était aussi de refuser de croire ceux qui, depuis des années, vous disaient de vous méfier de ce qui était trop beau pour être vrai.

Voici certains commentaires de ces blogueurs:

ClaudeB
Malheureusement, il s’en trouveras toujours pour penser que c’est le gouvernement qui produit la richesse et que sans lui, nous serons abandonnés à notre triste sort et aux méchants capitalistes. Pourquoi le gros bon sens n’est-il pas compris au Québec? Est-ce parce que nous ne sommes pas encore un pays que nous refusons de voir ce qui crêve les yeux? Faut-il qu’enfin nous puissions constater les mensonges éhontés de nos politiciens pour ouvrir nos yeux? Notre bon gouvernement nous montre l’exemple à suivre, avec son dernier budget. Endettez vous et vous réussirez à sortir de cette crise. Peut être que je suis complètement ignare en finances mais il me semble que si je perd une part de mes revenus, je devrai cesser de dépenser à tors et à travers et je devrai me serrer la ceinture. Pourquoi notre gouvernement n’en fait-il pas autant? Peut être ont ils de bonnes raisons de ne pas compresser leurs dépenses mais si je perd une partie de mes revenus, je ne pourrai pas payer plus d’impôts qu’avant. Et ces jours-ci, les emplois se perdent par milliers. “Moi, Jean Charest, je suis prêt…” Prêt à quoi? à perdre le contrôle de la fonction publique?

Il a les deux mains sur le volant, bien sur, mais il se dirige à pleine vitesse dans un mur. “Le PQ a mis le québec au bord du gouffre. Nous, au parti Libéral, allons lui faire faire un pas en avant…” Cette blague était drôle dans les années soixante et dix mais j’ai bien peur que nous soyons effectivement au bord du gouffre et sur le point de faire ce fameux petit pas de plus. C’est évident que le million d’employés de l’état ne verra pas vraiment la crise comme les travailleurs privés dont certains perdront leur emploi. Personne au gouvernement ne perdra son emploi. Leur pouvoir d’achat ne diminuera pas d’un cent. Alors pourquoi s’en faire si les 3millions de bouseux qui restent et payent la totalité des revenus du Québec souffrent de la crise? Je souhaite seulement que nous puissions tirer des leçons de cette crise pour ne pas refaire les mêmes erreurs à l’avenir. Mais c’est peut être trop demander…

Louis Lapointe
Une récente série d’articles publiés dans le Journal de Montréal révélaient que dans ce pays que vous décrivez comme néo-libéral - La Finlande -, le réseau d’éducation était gratuit, public et universel du primaire à l’université. Dans ce pays, il n’a pas d’école privé, pas de commission scolaire, pas de droits de scolarité à l’université et les impôts des contribuables sont élevés. Pour un même nombre d’élèves, le budget que la Finlande consacre à l’éducation est le même que celui du Québec.

Seule différence, à la fin des années 1980, la Finlande a réduit de 5000 à 500 le nombre de ses fonctionnaires au ministère de l’Éducation, créant des postes de spécialistes et d’enseignants dans les écoles et les classes de Finlande. Ce n’est pas tout, pour s’assurer que tous les enfants aient mangé lorsqu’ils sont assis sur les bancs de classe, la Finlande fournit gratuitement à tous les écoliers des repas complets. Comme bien des politiciens, vous vous accommodez bien de la vérité qui fait votre affaire! Pas d’école privée, ni droits de scolarité à l’université en Finlande!

Louis Lapointe francois Aubin
C’est incroyable qu’un sujet qui fait autant le consensus ne soit pas mis en application. Demandez réellement aux gens et ils seront d’accord de se sérer la ceinture si cela peut servir à préserver les services publiques. Pour les autres, ceux qui croient à la solution miracle contre le vieilissement de la population (l’argent tombera des nuages) et bien ils vont avoir une belle surprise quand la génération Y va avoir a payé des 60 % et 80 % d’impot pour continué à soutenir le modèle. Je suis de la génération Y et lorsque j’aurai 35 ans, le Québec sera un énorme hopital à ciel ouvert ou la santé et la dette prendront 90 % des revenus. Comme nous serons moins à travailler, il y aura également une baisses des revenus et le vieilissement entreinnera des dépenses faramineuses en Santé. Je devrai payé de plus en plus d’impots pour avoir de moins en moins de service.

Nous sommes la génération des enfants rois, nous avons été élevé de cette manière alors quand viendra le temps ou on devra choisir entre préserver la santé gratuite à tout pris ou travailler pour avoir des services que nous méritons sans payé des impots qui ne nous sommes pas destiné. Devinez qui est-ce qu’on va couper?

Le fait que la génération des baby-boomer ne fasse rien pour préparer le vieilissement ne m’inquiète pas car je sais très bien que nous allons tous coupé dans les services de santé publiques d’une manière ou d’une autre et je pense franchement que ce cera mérité. On peu pas vivre à 110 % de ses revenus toute sa vie sans que ses enfants héritent de dettes. Alors imagniez des centaines de milliers de baby-boomers avec le rêve de vivre éternellement sans aucun épargne et remplis de dettes personelle devoir maintenant payé la totalité des services de santé qu’ils utilisent (ce sera au moins 40 milliards par année rendu la) Bonne chance à tous! Si rien ne change aujourd’hui, les fameux ”acquis” de la société québécoise aurront été des services d’une générations payés sur le dos de leurs parents et de leurs enfants!

Les blogueurs de la semaine : 23 au 30 Mars 2009

Chum: enfin du leadership!, Cyberpresse pragamtique33, 29 Mars 200922h12

Le problème majeur du gouvernement Charest est son incapacité a prendre des décisions difficiles et impopulaires (et je ne parle pas de conneries comme le Mont Orford ici mais bien de mesures fondamentales a notre viabilité économique a long terme tel qu’une réduction importante de la taille de l’état québécois, l’élimination des lois qui favorisent un syndicalisme désuet faisant du Québec la France de l’Amérique du nord, une hausse importante des frais de scolarité, ect.) L’inertie est une tare qui afflige la société québécoise depuis trop longtemps et on le sait tous.

Les trois gouvernements Charest ont été jusqu’a date des gouvernements médiocres et le fait qu’il est été réélu en dit plus long sur la stagnation (voir le déclin) du mouvement indépendantiste que sur les qualités de leadership de M. Charest. Je suis bien content que ce projet aille finalement de l’avant mais de la a dire que Jean Charest fait preuve de leadership dans ce dossier, vous exagérez. Il fait simplement preuve de gros bon sens. La population veut que de tel projets se réalisent et en ont marre du nonisme systématique d’une petite minorité bruyante.

La majorité silencieuse au Québec est continuellement opprimé par ces groupes. Malheureusement, tant que nos gouvernements prioriseront leurs intérêts électoralistes sur nos intérêts a long terme, ces groupuscules nonistes continueront a faire la pluie et le beau temps.

guy_michel_lanthier,30 Mars 200908h41

Du leadership? Malheureusement, cette décision est tout, sauf du leadership. Le leadership, c’est lorsque les gens prennent des initiatives. Pas lorsqu’ils laissent les choses traîner en longueur! Depuis le temps que l’on parle du CHUM, il n’y a plus rien qui ressemble de près ou de loin a du leadership dans ce dossier. C’est malheureux mais c’est comme ça lorsque les politiciens font de la politicaillerie au lieu de faire de la politique.

Du leadership dans le dossier du CHUM? Pincez-moi quelqu’un! Guy-Michel Lanthier, ingConférencier et consultant en leadership

veridik, 30 Mars 200910h07
Quelle honte! Chaque fois qu’on parle du CHUM, j’ai honte. Les partis politiques de notre province ont montré leur petitesse durant cette saga qui devient risible. Vous voulez savoir pourquoi le CUSM est en avance: parce que ce dossier n’a jamais été politisé comme le CHUM l’a été. Depuis le départ, on a politisé le choix de l’endroit, l’approche PPP, le type d’équipement, le nombre de lits, même la façon de bâtir. C’est dégueulasse! On joue avec nos vies, notre santé, nos impôts, pour satisfaire des besoins électoraux et idéologiques.

Personnellement, je crois que le système des PPP est surtout une manière de déresponsabiliser le gouvernement, d’acheter la paix. Mais je peux vivre avec un PPP si la population améliore son sort en bout de ligne. Par contre, il est inacceptable que le CUSM et le CHUM soitent deux entités distinctes. Et dans ce dossier, tous les partis sont coupables. Depuis le départ, il aurait fallu créer un projet unique, réparti sur 2 sites, un dans l’Est, un dans l’Ouest, bilingues tous les deux, mais adaptés à la clientèle francophone de l’Est et anglophone de l’Ouest. Au lieu de cela, pour des raisons électorales et partisanes, les deux partis ont d’emblée accepté que le Québec continue de se développer en deux voies distinctes. Je n’en revient pas que l’on ait laissé faire ce dédoublement. Je revoyait récemment les Invasions barbares récemment et pour reprendre les propos d’un des personnages: on est vraiment une province de ti-counes! Et M. Pratte qui ose parler de leadership.

Quand on agit le couteau sur la gorge, ce n’est plus du leadership. Réagir à une débandade, ce n’est pas être un leader, c’est seulement tenter de réparer les pots cassés. Le vrai leadership aurait été de dépolitiser le dossier AVANT les élections, de réagir AVANT que le projet soit découpé en morceaux par les groupes de pression et les vieux atavismes des années 1960. Cette histoire est sans contredit le pire projet collectif en matière de santé de toute l’histoire du Québec. 2018? on rit de nous ou quoi?

On dirait une histoire de cathédrale au Moyen-Âge qui prend 150 ans à bâtir. Mais ce n’est pas la peste qui retarde les travaux, c’est l’incompétence, le manque de courage et le manque de vision de notre classe dirigeante et des groupes de pression. Il est trop tard maintenant. Comme dit M. Pratte il faut construire au plus vite. C’est un échec total, mais la santé n’en peut plus au Québec, il faut aller de l’avant. Le prix sera énorme, mais les dés sont déjà jetés depuis des années dans ce dossier alors autant le mettre derrière nous au plus vite. Mais qu’on ne vienne pas me parler du leadership de M. Charest ou de n’importe quel autre politicien actuel. J’ai déjà assez honte comme ça!

kliff, 30 Mars 200910h48
Que d’indulgence envers un des dossiers les plus mal foutus et mal gérés de l’histoire politique québécoise moderne. J’aurais été curieux de lire les éditos de M. Pratte si le PQ avait été au pouvoir et avait erré ne serait-ce qu’un dixième de ce que le gouvernement Charest nous démontre. Ce “leadership” soudain qui laisse M. Pratte béat et admiratif n’est ni plus ni moins qu’un autre pas par en avant, qui sera suivi d’une dizaine de pas par en arrière, une fois de plus.

La vérité c’est que Montréal n’a pas besoin de deux méga-hopitaux. Toronto n’en a qu’un, Chicago aussi. Le Centre Hospitalier de McGill sera complété dans le temps de le dire, et un millionième comité d’étude finira par nous dire que la construction du méga-hôpital francophone est devenue inutile, parce que la crise économique, et tout ça. On voit ça venir à des centaines de kilomètres. Belle mise en scène … Radio-Canada: restait-il du gras à couper?,

Cyberpresse cguillau, 25 Mars 200916h04
Cela me fait penser à une blague que l’on m’a racontée la semaine dernière : Voulant réduire les coûts nos très illustrissimes dirigeants demandent aux technocrates de faire une évaluation de tous les services. Vient le rapport et voici ce qu’on y lit : “Dans le cas de l’orchestre, nous avons constaté qu’il y a 60 violons qui font la même chose et aussi une quinzaine de chanteur qui chantent les même notes. L’organisation ferait une économie substantiel en éliminant 59 violons et 14 chanteurs”. Bonne chance

RC. taqulik, 25 Mars 200916h10
La SRC-CBC mange à 2 râteliers, celui des fonds publics et celui de la publicité et ils réussissent à peine à faire une télévision qui fait compétition à la TV privée. Il me semble qu’il y a quelque chose qui ne marche pas dans cette boîte. Ce qui les distingue de la télé privée ce sont surtout les émissions d’information (la qualité peut se discuter mais en général c’est pas mal supérieur à la TV privée) et c’est justement là où ils décident de couper…

La question qui tue, dans les circonstances, c’est surtout de savoir s’il s’agit réellement d’une télé «nationale» qui justifie que nos taxes soient employées pour faire concurrence à la télé privée? S’ils délaissent justement ce qui pourrait soutenir un financement publique, où est la logique pour nous contribuables de financer des émissions de télé générale avec lesquelles le secteur privé a beaucoup de succès? Ceci dit, il n’est pas farfelu de penser que «notre» gouvernement néo-conservateur va se réjouir que la SRC-CBC soit tombée dans le panneau et fasse des coupures précisément là où elle se distingue de la télé privée et cela lui (le gouvernement fédéral) donnera le prétexte idéal pour cesser complètement de financer la société d’état et la faire disparaître.

En fait ce qui irrite le plus les néo-conservateurs c’est justement l’information relativement objective de la SRC-CBC et ils pourraient faire d’une pierre deux coups: réduire à zéro le financement et se débarrasser d’un type d’information qui ne les montre pas toujours sous leur meilleur jour… Ils se disent que le public canadien pourra toujours regarder les émissions de Fox news, réseau favori de la droite républicaine américaine (et canadienne probablement)!

peterpanpan, 25 Mars 200916h20
C’est triste et injuste que les salariés, pour beaucoup complétement “innocents” payent de la perte de leur emploi, la situation de la SRC.Cependant, tout coûte plus cher à Radio-Canada à cause de la structure, de la condition de fonctionnaire et des conditions de travail et sociales formidables. Dans le domaine de la prod TV, tout le monde le sait.

Ce qui coûte 100,000`ailleurs, coûtera 150,000 ou 200,000 à la SRC. Des postes dans tous les sens, aucune économie de moyens, des dépenses ridicules et sans fondement (acheter les Têtes à claque pour 250,000$) et n’en faire qu’un DVD), des équipes techniques pléthoriques. Quand une équipe de tournage de la SRC est sur la route, ils sont toujours plus nombreux que les autres pour la même tâche. Peu d’indiens, beaucoup de chefs. Des séries, pas forcément meilleures, qui coûtent toujours 2 fois plus cher en production.

Les employés n’auraient pas dû payer la note. Les responsables, oui. Les prochains budget du Québec,

Blogue Pierre Duhamel
Pierre Brasseur a écrit : 24 mars 2009 à 17:04 M noel, Augmenter de façon radicale les tarifs d’hydro équivaut à une hausse massive d’impôt. Ca risque de ne pas régler le problème parce qu’une telle hausse tuerait la croissance ce qui réduirait d’autant les entrées fiscales de l’état. Quand à l’éolien il coûte assez cher à produire, ce n’est sûrement pas ça qui va nous renflouer. Il n’y a pas de panacée, pas de solution miracle. Par contre vendre, même partiellement Hydro-Québec pourrait permettre de faire face au moins temporairement. D’accord pour privatiser la santé, même que ça urge. Il faut permettre les assurance privées et le développement d’un système privé. C’est pas juste une question d’argent mais de santé publique. Aussi il faudrait en finir avec le tout gratuit en introduisant un déductible (comme pour l’assurance auto) qui varierait selon le revenu.

Pour que ça marche il faudrait ouvrir toutes grandes les portes des universités en médecine, quitte à faire payer les vrais frais (quitte à offrir des bourses pour aider l’accès aux plus pauvres). Il faut qu’il y ait beaucoup de médecins et qu’ils se concurrencent entre eux, c’est comme ça qu’un marché libre règle ce genre de problème. Mais rien de tout cela ne règle le problème de base: l’économie Québécoise sous-performe parce qu’elle est encarcané par un état étouffant qui dévalorise le travail par l’impôt et la réglementation.

MB a écrit : 24 mars 2009 à 21:47 Constat déprimant mais lucide et nullement surprenant de M. Duhamel. Au toujours très mesuré et concis Fleurent: TOUS les pays occidentaux un système mixte privé-public en santé, sauf le Canada. Le clivage qui se crée au Québec est entre les salariés de l’état, imperméables à la crise, et le reste de la gang qui se fait saigner à blanc par le gouvernement pour payer les services inefficaces et les pensions garanties du premier groupe. On apprend à l’école que la gauche est révolutionnaire… au Québec c’est la gauche qui est fossilisée et qui veut éviter toute ombre de début d’une discussion sur le changement. Progressiste mon c…

Pierre Brasseur a écrit : 25 mars 2009 à 8:55 @ jacques noel “Attention, j’ai parlé d’ouvrir la porte à la privatisation, j’ai surtout pas parlé de privatiser notre système de santé” Oui le contraire m’aurait surpris. De toute façon le privé s’en vient, s’ils ne peuvent le trouver ici bien des Québécois iront le chercher ailleurs, en même temps qu’ils iront vivre ailleurs. Les gens n’accepteront pas d’être traité comme des animaux et crever sur des listes d’attentes ou dans des hopitaux sales et bondés. Tout est lié, si le Québec prétend ne pas couper les services actuels alors il deviendra un enfer fiscal et/ou les services se dégraderont à un point tel que les gens qui en ont les moyens fuiront et le problème fera boule de neige. C’est particulièrement important dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre qui va de toute façon ralentir la croissance, on ne peut se permettre de perdre nos éléments productif (c’est aussi pour ça que le décrochage est un tel drame.) Une des seules porte de sortie est effectivement la privatisation totale ou partielle de la SAQ et de Hydro-Québec qui permettrait de nous renflouer temporairement pendant que idéalement on adopterait des mesures qui rendraient notre économie plus libre et plus productive. C’est comme ça quand ça va mal, on vent les bijoux de famille, même si ce sont des vaches sacrées. Mais avec le contexte et l’immobilisme actuel (…) je ne retiendrai pas mon souffle, je crois que lorsque que le Québec réagira il sera trop tard, il est déjà minuit moins cinq et rien ne bouge. Des dommages sérieux sont inévitables.

CHUM: beaucoup, beaucoup d'argent, Jean-Luc Mongrain
Éric Mathieu Bonjour monsieur Mongrain, Peut-on tout simplement avoir les moyens de nos ambitions? À quoi bon espérer un CHUM qui deviendra un monstre de béton au centre-ville ou à Outremont quand nous n’aurons pas les moyens de le meubler convenablement en ressources humaines et en équipements? Pourquoi ne construit-on pas un seul hôpital universitaire bilingue opérant à l’endroit même où se construit actuellement le centre de santé de l’université McGill? Soyons rationnel 30 secondes, un seul hôpital universitaire, de concert avec deux universités prestigieuses et opérant dans la langue du patient. N'est-ce pas une bonne solution? Selon moi, c'est une solution trop simple et qui démontre bien le manque de courage et d'envergure de nos politiciens. Depuis 1988 que l’establishment et le corporatisme ont dicté les politiques de santé des différents gouvernements à Québec dans ce dossier. Il est temps que ça change! Bonne réflexion !

Éric Mathieu 2009-03-30 11:07:00 Santé: une bien petite punition pour des gestes graves,

Jean-Luc Mongrain michel cloutier
On parle des cols bleus comme des 'gros beus epais', qui se foutent des gens qui paient leurs salaires et dont une des principales preoccupations est de couvrir les incompetents et les paresseux parmi leurs rangs. Deguisez leur executif syndical en medecins, avec sareaux et stéthoscopes, et vous obtiendrez quelque chose qui ressemble a un College des Medecins. 2009-03-27 17:08:35

Gilles Joubert Bonjour M Mongrain.Pour le # 4 Mme Carole = j'ai une réponse pour vous.Là aussi il y a de la magouille - (il y en a de très bon) -Nous avons des médecins qui sont plus malade que bien desmalades "je parle mentalement" le Dr. Mailloux avaitraison, un bon nettoyage avec le collège des médecins estessentiel pour ne pas dire primordiale.UNE MENTALITÉ DE PARVENUE = LE RÉSULTAT QUE L'ON CONNAIT. 2009-03-30 06:30:21

Les prochain budgets du Québec

Extrait de: Le blogue de Pierre Duhamel, 24 mars 2009 3:09

Le Québec arrive près d’un mur, un mur en béton, infranchissable et incontournable. Ses finances publiques sont à un point de non retour qui imposeront des choix déchirants. La province n’a tout simplement plus les moyens de ses ambitions. Endetté et vulnérable à toute hausse des taux d’intérêts, le Québec devra passer en revue l’ensemble de ses dépenses et couper, non pas à coups de scalpels, mais à la tronçonneuse.

Comment voulez-vous accroître de 5,6 % par année le budget de la Santé - somme jugée tout juste nécessaire au maintient de l’offre de services actuels - quand l’économie a une croissance annuelle de 2,2 % par année ? Cela ne tient tout simplement pas la route. Les coûts du système et la hausse de la clientèle avec le vieillissement de la population nous amène à une impasse. Sans compter que les investissements d’aujourd’hui seront les dépenses d’exploitation de demain. Par exemple, le gouvernement investit pour ajouter 1000 lits en centres hospitaliers de longue durée (CHSLD). Qui le lui reprochera, mais cela représentera nécessairement des dépenses supplémentaires au cours des prochaines années quand ils seront ajoutés au réseau. Le gouvernement du Québec est en train de devenir un gros ministère de la Santé. Ce ministère accapare déjà 45 % des dépenses de programmes, c’est-à-dire de ce que l’on dépense avant de payer les intérêts sur la dette. La tendance est lourde puisque 56,2 % des nouvelles dépenses de l’État sont allouées cette année à ce secteur.

Si le gouvernement veut limiter dès l’an prochain à 3,2 % l’augmentation de ses dépenses, il devra faire d’immenses sacrifices dans toutes ses autres missions, y compris dans l’éducation. Et il y a la dette, cette magnifique et colossale dette. Certains pensent que ce n’est pas grave. Ils rappellent qu’en 1997-98, le remboursement des intérêts constituait 17,7 % des dépenses gouvernementales, alors qu’elle ne représentera que 11,4 % des dépenses en 2010-11. Bref, que le poids de la dette n’est pas si lourd et que le Québec devrait être bien capable de s’en accommoder. On oublie ici deux variables fondamentales. La dette brute du Québec - celle sur laquelle nous payons des intérêts - aura augmenté de 70 milliards de dollars entre 1998-99 et 2010-2011, passant justement à 170 milliards. Ce sont 70 milliards de plus à financer chaque année.

De plus, nous avons été très chanceux au cours des dernières années. Le taux d’intérêts moyen payé pour les titres à long terme est passé de 6,9 % en 2000 à 4,5 % en 2009. La baisse est spectaculaire pour les bons du Trésor alors que le taux payé a chuté de 5 % en 2000 à 1 % cette année. Peut-on penser que les taux d’intérêts resteront si bas ? Je ne le crois pas.

La dette publique de presque tous les pays a explosé depuis 2008. Par exemple, le déficit américain a triplé depuis l’an dernier. Cette demande sans précédent de capitaux va mettre en concurrence tous les pays et tous les États. Les épargnants et les prêteurs auront l’embarras du choix et iront spontanément vers les juridictions jugées plus sûres quant à leur capacité d’honorer le remboursement de leur dette publique. Ou encore vers celles qui offriront les taux les plus alléchants. Dès que l’économie montrera du mieux, les taux d’intérêts rebondiront donc.

Le Québec, la province canadienne la plus endettée, tant par la taille de sa dette qu’en proportion de la taille de son économie, ne se retrouvera pas en situation confortable. Imaginons donc que les taux d’intérêts augmentent et que le Québec doive consacrer une partie plus importante de son budget aux remboursements des intérêts sur sa dette. Pour donner un ordre de grandeur, retournons au niveau de 1997-98 alors que l’on devait consacrer 17,7 % des dépenses au remboursement des intérêts. Un tel pourcentage appliqué au dernier budget signifierait des dépenses accrues de 4,5 milliards de dollars, soit plus que le budget total du ministère de l’Emploi et de la solidarité sociale. Le déficit passerait à 8,4 milliards de dollars, à moins que cette somme ne soit récupérée dans l’ensemble des ministères… sauf la Santé. Il n’existe que deux autres solutions : une hausse importante des impôts, taxes et tarifs ou la vente totale ou partielle des grandes sociétés d’État. Nous en sommes là.

Les blogueurs de la semaine : 16 au 22 Mars 2009

Les blogueurs de la semaine : 16 au 22 Mars 2009 Cyberpresse, En 2011, on passe à la caisse, Le Jeudi 19 Mars 2009 Flavigne , 20 Mars 2009, 07h45 Le surendettement, on a pas voté pour ça. On en convient, l’endettement du Québec deviendra à terme un poids insoutenable si l’on ne la maîtrise pas rapidement et sérieusement. Rappelons qu’en 2003 les Libéraux ont fait. « la réingénierie de l’État et l’endettement les principaux thèmes de la campagne électorale. Or ils ont été incapables de poursuivre l’éveil social à l’égard des conséquences hasardeuses de notre situation peu enviable du surendettement et des coûts de l’État. Ils se sont vite butés à un thème encore plus accrocheur à l’oreille d’un fort pan de l’opinion publique aussi malléable que pâte à modeler entre les mains d’un bambin. « Nous n’avons pas voté pour ça » as t’on dit, et le sort en était joué de la réingénierie du rôle et de la taille de l’État. Cinq plus tard force de constater que l’incontournable devra être pris très au sérieux à brève échéance. Aujourd’hui les Libéraux n’ont pas le choix, ils devront reprennent l’action sous le thème « vivre selon ses moyens aujourd’hui, pour mieux vivre demain ». Souhaitons que la crise économique ait comme effet positif de convaincre l’opinion publique de la nécessité de la chose. Et que les responsables, s’ils le sont le moindrement, des syndicats de la fonction publique auront compris le message americanophile , 20 Mars 2009,07h53 Ce budget est un torchon digne des libéraux. Aucun congédiement de fonctionnaires, augmentation des tarifs, pas de baisses d’impôts, la dette qui explose, les intérêts sur la dette qui augmentent…. Tout pour faire du Québec un endroit qui fera fuir les investisseurs, qui augmentera le chômage….Le Québec: le pire endroit en Amérique pour investir. Le Québec condamné à la pauvreté perpétuelle et à la stagnation économique. La lâcheté éternelle des libéraux transparaît encore une fois dans ce budget. Qu’on fasse faillite au plus vite. Et dire que Pauline attend pour prendre le pouvoir… Oui, Pauline Charest….Qu’on est chanceux au québec ! Luchetu, 20 Mars 2009, 09h42 Il y avait des choix à faire. Ce que le gouvernement Charest, avec la ministre des Finances en tête, a refusé de faire. Ils ont préféré ressasser les vieux bons coups et mauvais coups d’anciens gouvernements, allant jusqu’à blâmer leurs adversaires pour le fameux déluge biblique, pouvait-on croire selon leur rhétorique électoraliste. C’est du moins l’impression que laisse ce gouvernement libéral essoufflé, non pas avec ce dernier budget, mais depuis qu’il est au pouvoir, avec les deux mains sur un volant déconnecté et, auparavant, incapable de maîtriser le gouvernail d’un petit bateau qui prend l’eau, nommé Québec. Oui, il y avait et il y a encore des choix à faire entre les services gouvernementaux (on peut dire sociaux, dans bien des cas) qui représentent autant de dépenses (on dire, dans bien des cas, des investissements) et les revenus, sous forme d’impôts et de taxes (comme contribuables, on a rarement l’impression de pouvoir parler d’investissements). Les baisses d’impôts consenties par le gouvernement Charest à la suite du paiement de péréquation du gouvernement canadien étaient une dépense farfelue, dont bien peu de gens ont vraiment ressenti les effets. Tout comme la baisse de TPS par le gouvernement fédéral! La différence au quotidien était bien minime, par rapport aux besoins financiers qu’éprouvent actuellement nos (je n’ai pas vraiment un sentiment de possession) gouvernements. Si le gouvernement du Québec veut maintenir et améliorer les services à la population, il doit prendre les moyens pour les financer. S’il ne veut pas augmenter les revenus, le gouvernement doit réduire les services en conséquence. N’importe quel élève de 5e année peut faire ce calcul. Pas besoin d’un cours classique. Remonter au Moyen-âge pour justifier des gestes politiques ne leurre plus personne. Le gouvernement du Parti québécois a pris ce genre de décision à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Avec plus ou moins de bonheur! Et il en a payé le prix, électoralement. On peut apprendre du passé. En fait, ça ne devrait servir qu’à cela, le passé, l’Histoire. Il faut une certaine rigueur pour gouverner, au sens de rectitude, droiture, et non de rigidité, de fermeture et d’inflexibilité. C’est ce genre de rigueur qui manque au discours comme aux décisions du gouvernement actuel du Québec. Un défaut malheureusement partagé par bien d’autres gouvernements actuels et passés, des deux côtés de l’échiquier idéologique! lamuseo ,20 Mars 2009, 09h55 A-t-on oublié qu’il n’y a pas si longtemps, Mme Jérôme-Forget et M. Charest nous promettaient un budget équilibré parce que “la sacoche” cachait un double fond(s)… bien entendu, c’était juste avant les élections. L’une comme l’autre traitaient d’alarmistes, pour ne pas dire de fauteurs de troubles, Mme Marois et François Legault pour avoir dénoncé les coupes de 1 milliards de dollars dans le transfert du fédéral au Qc, sans compter qu’ils les ont qualifiés d’incompétents pour avoir élaboré un budget quinquennal prévoyant des déficits les premières années… Quelques mois plus tard, c’est effectivement un manque à gagner de 1 milliard de dollars que le Qc subira, et on voit apparaître non plus un budget équilibré, mais des déficits sur presque 5 ans. Trouvez l’erreur? Soit ils (les Libéraux) vivaient sur leur petit nuage tout blanc et moelleux en pensant se sortir de la crise aussi aisément, soit ils ont menti (ou caché) à la population les véritables défis financiers et économiques qui s’en venaient. L’une ou l’autre de ces options est tout aussi irresponsable que méprisable. J’espère qu’on s’en souviendra dans 4 ans (option à 5 ans…)… Mais j’en doute. Malheureusement, on préfère toujours les beaux scénarios cousus de fil d’or, même s’ils ne font aucun sens. Et certains politiciens capitalisent leur carrière sur cette faiblesse: ils commencent par nous envoyer les fleurs, pour ensuite nous envoyer le pot. Même dans les tribunes publiques, la majorité des intervenants prétendent préférer que les politiciens nous disent la vérité, mais quand vient le temps des élections, on préfère les belles histoires qui finissent bien. Que c’est désespérant!! coquie , 20 Mars 2009, 09h55 Depuis plusieurs années le vrai visage des gens publique se sont les fabricant d’image, ca commence avec eux le mensonge régulier. Chers politiciens en particulier, soyez donc ce que vous êtes et dites les vraies choses. Meme en vous cachant derrière votre images payé a grand frais, vous pouvez pas nous berner et au scrutin un X pourrais ce mettre partout sauf vis-a-vis votre nom. Le Québec a une force, mais il est pas toujours le meilleur de…, souvent , trop souvent vous dites que nous somme premier alors que dans les faits nous sommes derniers. Oh politicien 2+2= PAS 5 MAIS BIEN 4. Madame Forget vous ajoutez 1% a la TVQ , vous êtes pas la première a y penser, le fédéral pensait enlever le 1% que legeault du PQ la voulait pour la tps. En résumé, cessez de faire vivre le Québec avec l’argent des autres, vous étouffez vos vaches a lait et bientot vous pourrez même plus empruntez tellement la dette sera haute, Le déficit 0 de Landry était un terme pour l’an 3000, car tant qu’un entreprise doit de l’argent il n’y a pas de dificit 0. Réveillez vous politiciens le peuple en a ras le bol des jovialistes ou bourrue qui font le saute mouton selon ce qui fait leur affaire, soyez VRAI pour une fois mmotte ,20 Mars 2009, 11h05 Nous vivons au dessus de nos moyens et nous nous faisons raconter n’importe quoi par nos élus qui se succèdent et se ressemblent… Qui croit encore aux promesses électorales? Un budget déficitaire pour des années. Et le retour à l’équilibre (si équilibre il y a déjà eu…) ne se fera pas en revoyant nos priorités. On augmentent tout simplement les tarifs. Qu’elle belle solution facile. Les contribuables ne servent qu’à faire entrer de l’argent dans les coffres du gouvernement non? S’il manque d’argent, ça ne peut pas être parce que nous en dépensons trop… C’est tout simplement parce que nous n’en prenons pas assez dans les poches des payeurs d’impot. Trop de mesures sociales? bien sur que non! Un système de santé “gratuit” sans aucune forme de modération? Personne ne semble voir de problème la… Si le système de santé ne fonctionne pas bien, c’est tout simplement parce qu’on ne met pas assez d’argent dedans!! C’est facile retrouver l’équilibre budgétaire pour les libéraux en 2013… il y aura eu des élections et ils ne seront plus au pouvoir. Les péquiste nous promettrons la lune et nous n’aurons pas vraiment d’autre choix que de voter pour eux… Ce sera donc leur problème et ils blameront les libéraux pour tout ces déficits et ces hausses de tarifs. Ils ne feront probablement pas mieux ce qui permettra au libéraux de les blâmer pour reprendre le pouvoir aux élections suivantes… Une belle grande roue qui tourne avec nous pris dans le milieu… Les vieilles mentalités continuent d’êtres élues et les jeunes quittent navire (j’allais dire les vieilles idées mais je me suis ravisé… Est-ce qu’une seule idée est sortie de notre cher gouvernement dans les 5 dernières années?). Pendant ce temps, rien ne change sauf la dette qui continue de monter et tout ça m’amène à me poser une question: Est-ce au Québec que je veux avoir mes enfants? Quelqu’un aura-t-il un jour le courage de déplaire à la moitié de la société qui se fait vivre par l’autre moitié en pensant que la gratuité existe. michelcote ,20 Mars 2009, 12h07 QUESTION Est-ce qu’un gouvernement libéral a déjà une seule fois démontré du courage politique? Avoir du courage politique, c’est aller au delà de ses clientèles électorales habituelles pour penser au bien commun. Est-ce que le gouvernement libéral a fait cela une seule fois?Est-ce qu’une personne, éditorialiste ou lecteur, peut donner un seul exemple? P.S. Il est beaucoup plus facile de trouver des exemples de mensonges que de courage! Les mains sur le volant? Il va où le “char” ??? pragamtique33 , 20 Mars 2009, 12h46 Le problème est que les québécois sont accrocs aux services sociaux gratuits ou presque, alors qu’il n’y a aucune preuve tangible que ce modèle québécois fasse du Québec une société meilleure (nous sommes plus pauvre per capita qu’une majorité de Nord-américains, nos travailleurs sont moins productif, nos médecins sont moins bien payé donc ils quittent, nos jeunes décrochent du secondaire dans une proportion 50% plus élevé qu’en Colombie-britannique, et j’en passe). Alors que les groupes de gauche, qui domine les débats politiques au Québec (être de droite est pratiquement un pêché), nous parlent de l’importance de la solidarité économique entre les diverses classes sociales, on débat en revanche très peu de la solidarité entre les générations présentent et futures. Les jeunes Québécois d’aujourd’hui, quand ils seront assez vieux pour payer des impôts, vont se retrouver étouffé sous le poids de la dette publique et devront sabrer dans les services. Les politiciens québécois, parce qu’ils n’osent pas prendre de décisions difficiles face au problèmes fiscaux du Québec même si ils savent bien qu’un jours ou l’autre ces décisions devront être prise, se comportent de manière irresponsable. Le populisme de gauche québécois actuel pose une menace fondamentale a la viabilité économique à long terme de l’état québécois. davidfastolfe , 20 Mars 2009,13h17 Le manque de vision et cette foudroyante anaphylaxie face aux prises de décision représentent bien ce qui coute le plus cher à l’état québécois. Une taxe volontaire telle que le photoradar à elle seule rapporterait plus d’un demi milliard de dollars (moins d’indemnisations avec 50% moins de morts et blessés graves conjuguées au revenus des contraventions) si l’appareil couvrait l’ensemble du territoire québécois comme en Finlande, en Suède, aux Royaumes-Unis et 80 autres pays. Mais ici, les syndicats policiers et l’association du camionnage du Québec édictent leurs règles. D’autant plus qu’au Québec on semble croire que même si ça fonctionne ailleurs, nous sommes différents et nous inventerons de meilleures solutions… en sacrifiant des vies pendant 20 ans. En fait, au Québec on se refuse à aller trop vite en toute chose. Nous préférons bavarder pendant que les autres trouvent et mettent en place des solutions. Par exemple, le budget du CHUM, selon la majorité des architectes, explosera malgré les mots réconfortants des politiciens. D’ailleurs, les architectes n’ont guère le droit de cité. Quelques médecins spécialistes millionnaires aux égos en expansion pensent mieux connaitre l’architecture. Pourtant les architectes depuis le début savent qu’en érigeant le CHUM au centre-ville le projet sera un désastre au niveau des coûts, PPP ou pas. Un autre milliard imprévu (mais très prévisible) que ces politiciens sans vision nous chargerons en taxes. Nous avons vu récemment à l’émission enquête la quasi totale décentralisation des réseaux informatiques au royaume de la santé. Je ne parle même pas de l’improvisation sur le terrain. Chaque CSSS, chaque hôpital gère l’infrastructure informatique à sa façon artisanale bien souvent (ne vous demandez pas pourquoi 50 patients ont des rendez-vous le même jour, à la même heure) Or, s’il y a bien un espace publique ou l’on devrait davantage centraliser les opérations, c’est au coeur même du système de santé. Cette disparité exceptionnelle entre chaque petit noeud du système de santé nous coute une autre fortune. Sans compter que des entreprises telles que CGI commandent des coûts exorbitants alors qu’elles ne sont pas meilleures que d’autre, ni même que les informaticiens du gouvernement. Ce n’est pas tant que je sois en désaccord avec l’augmentation des tarifs. Mais au Québec plus particulièrement, l’argent est mal dépensé à cause de ce manque de vision et ses sempiternelles hésitations et maintenant un certain désintérêt de Jean Charest pour l’avenir. Par conséquent, les québécois se retrouvent toujours dans la même situation, gros jean comme devant. Il y a certes une crise économique. Seulement, je doute fort que ces 3 milliards seront mieux dépensés. Au Québec, nous aimons trop discuter, nous disputer et surtout les changements drastiques sont une abomination aux yeux des décideurs. Dans ces conditions, le Québec est voué à l’échec tant qu’une génération de politicien et dirigeants plus courageux ne prendra pas le relais. C’est désolant de voir cette belle province (je suis originaire de le Colombie-Britannique mais je vis au Québec avec une francophone) sombrer dans l’immobilisme, le copinage et le manque de vision. Plusieurs provinces font mieux que le Québec alleluia ,20 Mars 2009, 14h00 À lire les commentaires ici, je me rends compte que l’on n’est pas prêts pour un vrai débat. Quand une chose aussi normale et usuelle que l’indexation des tarifs pour des services public fait problème, nous en sommes fort loin. Nous l’aurons quand même ce débat - d’ici 5 ans tout au plus - parce que nous n’aurons plus le choix. Comme l’Argentine ne l’a pas eu du citoyen adulte. Une siimple montée des taux d’intérêt (inévitable à moyen terme) et hop ! le service de la dette attendra les 10, voire les 15 milliards. La vérité : le gouvernement n’a plus aucune marge de manoeuvre. Et il continue d’emprinter pour payer les dépenses courantes. Le moindre soubresaut et c’est fini. Pourquoi avons-nous si peu de vision ? Et de sens civique ? Misère… saxophobia , 20 Mars 2009, 15h11 Payer, payer, payer, on ne parle que de ça. Une mise au point, 36.9% de Québécois ne paient pas d’impôt mais reçoivent les mêmes services que ceux qui en paient. 68.9% qui restent se partagent tous les impôts, et sachez que ceux qui gagnent 50,000$ et plus par année eux et qui ne sont que 19%, se paient 68.9% de tous les impôts au Québec, sans avoir droit au retour de TPS, TVQ, etc etc. Au Québec, 2.2 millions de personnes ne paient pas d’impôts alors que les 3.7 millions qui restent, paient tout le reste. Faudrait peut-être lâcher un peu de peser sur la pédale d’augmentations de taxes et d’impôts. Les personnes qui sont d’accord avec ces fameuses augmentations, sont la plupart du temps celles qui ne seront pas touchées par ces hausses de taxation. Si tout le monde avait à tout le moins un impôt minimal à payer, tout le monde serait touché lors de hausses, là ce sont les groupes de pressions des personnes considérées sous la moyenne qui font des rassemblements et font trembler les gouvernements pour continuer à recevoir leurs chèques tous les mois, alors que les deux autres tiers doivent se lever 5 jours semaine pour aller travailler sachant que le tiers de la population se fient sur eux pour vivre et en demander toujours plus. C’est beau dire que ça coûte 7$ par jour pour les garderies, mais faut savoir que le gouvernement paie près de 40$ par jour pour payer ces mêmes places. Qui paie? les 2/3 qui paient des impôts. Plus on en veut, plus on en demande, plus on creuse notre tombe. Revenons donc aux fondamentales, d’utilisateur payeur, et on verra la note baisser ou sinon elle sera payée par ceux qui le reçoivent. Je lis sur les jeunes qui font des commentaires sur les retraités qui devraient payer lorsqu’ils vont à l’hopital, c’est drôle qu’ils ne chiâlent pas quand ce sont ces mêmes retraités qui paient les plus hautes factures de taxes scolaires sans en avoir profité car il y a 50 ou 60 ans, on devait tout payer cela de notre poche, hopital, université etc etc, de là le pourquoi que dans ces temps là, il n’y avait presque seulement que les fils et filles de professionnels qui pouvaient ce payer ces cours. Je suis prêt à payer ma part, mais faudrait cesser de jouer à la poupée gonflable, de tout vouloir ce que quelques uns ont ailleurs mais ne rien ou presque rien payer. Je serais d’accord à payer une quote-part lorsque je fais appel aux services de santé, mais qu’il en soit de même pour tout le monde, quitte à ce que ce soit gradué en différentes catégories de paiements. … et dire que notre cher premier ministre doit se contenter que de deux V.U.S 4X4 de marque Lexus, que voulez-vous, ça a adonné comme cela, les plus dispendieuses pour servir comme voitures de service… allons les poissons, payons encore……….signé, Écoeuré de payer tout le temps…….. jeanfrancoiscouture , 20 Mars 2009,15h19 Le Québec n’est pas une province riche mais ça, à peu près personne ne veut le voir. Cela fait que l’on se dote de programmes coûteux qu’aucun des 59 autres états de l’Amérique du Nord ne s’offre.(50 états US et 9 provinces CDN) Ensuite, on ne les gère ni ne les finance comme du monde et on se surprend de manquer d’argent. On aurait les moyens de louer une Honda Civic mais on achète une grosse Acura sur une carte de crédit. Des exemples: Les garderies par lesquelles chaque enfant coûte 33$ par jour net à l’État. Faites le calcul: 33$X5jrsX52semX200,000enfants= 1,7 milliards. Et avec la syndicalisation des garderies en milieu familial, que pensez-vous qu’il va arriver? Les congés parentaux faussement appelé «assurance»: On obtient 650 M. de transfert de fonds de l’assurance chômage (assurance emploi, si vous insistez) mais on augmente le plafond assurable et la durée. Résultat: Il manque autour de 500 millions. On ajoute une taxe et si ça coûte plus cher que prévu, on taxe davantage ou on s’endette. On met sur pied une assurance médicaments qui commence par coûter des «pinottes» puis le système s’emballe. On augmente les contributions mais il manque encore quelques centaines de millions. On s’endette en continuant de se demander s’il ne faudrait pas augmenter encore les contributions. Le Fédéral évacue deux points de TPS. On reste assis sur nos mains même si tout le monde fait l’appel du pied alors que cela fait une décennie qu’on se plaint du déséquilibre fiscal. On se décide finalement à cause de la conjoncture mais on post-date l’entrée en vigueur. Résultat: 2,3 milliards de perdus par année. On continue à se plaindre de déséquilibre fiscal: Le Fédéral envoie un chèque d’un milliard. On transforme ce paiement unique en une baisse d’impôt permanente à des fins électorales. Résultat: Le Fédéral ne nous croit plus quand on lui parle de déséquilibre fiscal. Le problème est réglé, dit-il. Les droits de scolarité: Les droits étaient autour de 450$ en 1968 et le salaire minimum à 1,00$. Si les droits de scolarité avaient seulement suivi la courbe de hausse du salaire minimum, personne ne se poserait la question. En 1968, il fallait douze semaines d’enploi d’été à 40H/semX1,00$ juste pour les droits de scolarité. Aujourd’hui, à 10$ l’heureX40 heures, il ne faut que cinq semaines de travail et il s’en trouve pour critiquer. Quant à hausser ceci ou cela ou encore introduire des nouveaux frais de service, pourquoi pas? C’est déjà commencé avec les radars-photo. Avez-vous remarqué qu’il ne vont générer que des amendes, sans points d’inaptitude? Ces machins sont presque une invitations à rouler vite pour ceux qui ont les moyens ou qui pensent les avoir. Et on nous serine des motifs de sécurité!!! Le problème plus global, c’est que la correction de notre incurie va coûter tellement cher et il y a tellement de citoyens qui ne seront pas capables de payer que ça va prendre encore plus de programmes de substitution et de compensation pour les moins nantis ou les pas nantis du tout. Résultat: La classe moyenne va être siphonnée au point de péricliter encore davantage. Il y en a même qui ont l’air de penser qu’à 50 000$ par année, un retraité est riche et donc, qu’il devrait avoir la générosité de se priver d’une partie de sa rente de la RRQ et de sa PSV qu’il a déjà payée. Quant à ceux qui ont les moyens de s’évader, ils vont le faire sans aucune gène. Ils ne vont pas changer. Ils le font déjà. Et ce sont souvent les pires donneurs de leçon. Mais comme le disait si bien John Saul dans «Les Bâtards de Voltaire»: Ces gens là, une fois à l’abri des aléas du capitalisme, s’empressent d’en appliquer les principes aux autres. Décidément, quand on gère à courte vue avec des préoccupations électoralistes, qu’on fait des promesses folles qu’on s’empresse de tenir, (voyez les défusions et le CHUM) c’est fou ce qu’on peut engendrer comme cataclysme. Vrai que plus tu pédales moins vite, moins tu avances plus vite, non Les 5 « SI » de la ministre, Blogue de Pierre Duhamel Pierre Brasseur a écrit : 20 mars 2009 à 7:26 Pas de plan de relance (je ne m’en plains pas) et un scénario de croissance jovialiste, malgré tout on obtient un déficit de 4 milliards. Le scénario de retour à l’équilibre quand à lui est hystériquement optimiste (et encore il est conditionnel à ce qu’on trouve 4 milliards “quelque part”). Pas de doute on est bien dans la débâcle structurelle ici, ce qui en clair signifie que l’état Québécois sous sa forme actuelle vit sur du temps emprunté. Soit il deviendra (encore plus) un enfer fiscal qui fera fuir les riches retraités et ce qui nous reste d’éléments productifs - ce qui nous appauvrirait davantage - soit il faudra réformer en profondeur. Si au moins tout ça pouvait être compensé par une productivité croissante, mais nous savons tous que ce n’est pas le cas, au contraire d’ici deux ou trois ans la population active va diminuer au Québec, rien pour favoriser la création de richesse dont nous aurions besoin pour nous sortir du trou. Ce budget confirme ce qu’on savait déjà: Le Québec fonce vers un mur et passe maintenant à la vitesse supérieure. jacques noel a écrit : 20 mars 2009 à 7:43 On ne s’est vraiment pas cassé la tête. Y’a une crise économique, la pire de notre vie, mais on touchera à rien pour ne pas avoir de monde dans la rue. On va tout mettre sur la dette pis, lorsque l’économie repartira, on retaxera. Nous, les Libéraux, on aime ça le pouvoir facile… Prenez, l’Éducation, ca aurait le moment idéal pour revoir les choses. En 1997, le Québec comptait 1,826,525 élèves; le budget de l’Education était alors de 10 milliards http://www.mels.gouv.qc.ca/STAT/Stat_fr/s_ele6.htm En 2007, on était tombé à 1,799,236 éleves. Pourtant le budget a bondi à 14 milliards!!!!!!!!!!!! 1,4% de moins d’élèves, 40% de plus de budget http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/SICA/DRSI/PrincStatEduc2005-2006_Edition2007_08-00182F.pdf Le vieillissement de la population entraine inévitablement une augmentation du cout de la Santé. Plus de vieux, donc plus de malades, donc plus de docteurs. Mais à l’inverse, la dénatalité devrait entrainer une baisse du cout à l’Éducation. Moins d’élèves donc moins de profs. Mais c’est très mal connaitre la capacité phénoménale de la caste à protéger son précieux statut de gras durs. Alors qu’est-ce qu’on a fait pour sauver sa job? On a changé les règles pour qu’au finish, la caste soit gagnante, et les contribuables cocus. 1) On a réduit les classes. Moins de 20 élèves pour les 1er à 4e année. A peine 18 chez les pauvres. Alors que les classes n’ont jamais été aussi petites, le discours syndical, relayé bêtement par la presse complice, va exactement dans le sens opposé: “on a des classes de 35 élèves. On est débordé” Même discours en passant que les infirmieres qui, une étude vient de nous le rappeler, ne font que 28 heures en moyenne par année) 2) Maternelle dès 4 ans dans certains cas 3) Augmentation spectaculaire de l’immigration (on a doublé de 20 à 45,000) 4) Repèchage d’étudiants étrangers aux CEGEP (un dixième des étudiants dans la Beauce viennent….de Madagascar. Les nouveaux jarrets noirs) 5) Ajout d’une pléiade de lologues dans les écoles, pour répondre aux nouvelles bibittes (décrochage, intimidation, homophobies, grossesses, suicides, name it) créées par le battage médiatique, alimenté directement par le lobby Côté Marcel a écrit : 20 mars 2009 à 8:27 Bonjour M.Duhamel les entreprises ont des troubles financier.Les travailleurs perdre leurs jobs .Les fonds pensions sont sur la loupe des actuaires. M.Duhamel notre pays est-ils en faillite .Il faut pas que l’argent sorte du pays car il y a plusieurs arnaques .Le gouvernement de M.Obama la vue encore cette semaine le système est contaminé du haut de la pyramide et il faut décontaminé de haut en bas et tout les complices. Merci et bonne fin journée. J’espère que les taux intérêts ne vont pas monter. MB a écrit : 20 mars 2009 à 8:59 En anglais, on appelle de telles prévisions du «wishful thinking». Absolument d’accord avec Pierre Brasseur, et pour une fois, avec Jacques Noel. Dans quelques années (pas très loin…) on se lamentera collectivement du manque de courage de plusieurs générations de politiciens qui n’auront pensé qu’à leur petite réélection. Pour les contribuables, la meilleure indication que ce budget est mauvais: les syndicats sont contents. captjack a écrit : 20 mars 2009 à 14:35 IndexéS? Mais, si les frais ne couvrent déjà pas les coûts réels, ça ne change rien! La seule différence, c’est que la dette va monter un tout petit peu moins vite.Petit exemple: Les garderies à 7$ qui coûte en fait de 35$ à 42$ selon la source d’info. Si le coût de la vie augmente de 5%, les frais passeront à 7,35$ Wow! Pendant, ce temps la, la syndicalisation sera complété, et les coûts réels seront probablement entre 42$ et 50$.Donc, collectivement on continue à croire au Père Noël. Ce midi, Mme Charbonneau, était “déçu” du budget à cause justement de l’indexation des frais!On s’en va droit dans un mur, et le chauffeur n’a pas et n’a jamais eu le courage politique, de prendre la décision de mettre à niveau TOUT les frais des services.Mais évidemment, que politiquement ce serait un suicide, avec des résultats très temporaire, parce que l’opposition s’empresserait de promettre d’abolir les hausses. Et le bon peuple, (qui ne sait pas compter) voterait en masse pour le plus démagogue.Donc retour à la case départ. Yannick Leduc a écrit : 20 mars 2009 à 15:19 Y a-t-il matière à dégraisser? Agence de l’efficacité énergétique Agence des partenariats public-privé du Québec Assemblée nationale du Québec Bureau d’audiences publiques sur l’environnement Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières Bureau de la Capitale Nationale Bureau du Forestier en Chef Centre de services partagés du Québec Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux Commissaire au lobbyisme du Québec Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances Commission d’accès à l’information du Québec Commission de la capitale nationale du Québec Commission de la fonction publique Commission de la santé et de la sécurité du travail Commission de l’équité salariale Commission de protection du territoire agricole du Québec Commission de reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs Commission de toponymie du Québec Commission des biens culturels du Québec Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse Commission des lésions professionnelles Commission des normes du travail Commission des relations du travail Commission des services juridiques Commission des transports du Québec Commission d’évaluation de l’enseignement collégial du Québec Commission municipale du Québec Conseil consultatif du travail et de la main-d’oeuvre Conseil de gestion de l’assurance parentale Conseil de la famille et de l’enfance Conseil de la justice administrative Conseil de la science et de la technologie Conseil des aînés Conseil des arts et des lettres du Québec Conseil des relations interculturelles Conseil des services essentiels Conseil du statut de la femme Conseil permanent de la jeunesse Conseil supérieur de la langue française Conseil supérieur de l’éducation Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec Corporation d’hébergement du Québec CSPQ - Courrier gouvernemental CSPQ - Direction générale de l’information gouvernementale CSPQ - Direction générale des acquisitions CSPQ - Direction générale des services en ressources matérielles et documentaires CSPQ - Direction générale des solutions d’affaires en gestion intégrée des ressources CSPQ - Service de l’entretien de l’équipement bureautique CSPQ - Service gouvernemental de reprographie CSPQ - Vice-présidence aux opérations et aux services CSPQ - Vice-présidence aux ressources humaines CSPQ - Vice-Présidence aux technologies de l’information Curateur public du Québec Directeur général des élections du Québec Direction générale des réseaux de télécommunications École nationale de police du Québec Financière agricole du Québec Fondation de la faune du Québec Fondation de l’entrepreneurship Fonds de la recherche en santé du Québec Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture Forum des directrices et directeurs des ressources humaines de la fonction publique du Québec Forum des directrices et directeurs généraux de l’administration Forum des gestionnaires en ressources financières Forum des gestionnaires en ressources matérielles Forum des gestionnaires en technologies de l’information Forum des jeunes de la fonction publique québécoise Forum des responsables de la vérification interne Forum des responsables des communications Institut d’administration publique de Québec Institut de la statistique du Québec Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec Investissement Québec Loto-Québec Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Ministère de la Famille et des Aînés Ministère de la Justice Ministère de la Santé et des Services sociaux Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles Ministère des Affaires municipales et des Régions Ministère des Finances Ministère des Relations internationales Ministère des Ressources naturelles et de la Faune Ministère des Services gouvernementaux Ministère des Transports du Québec Ministère du Conseil exécutif Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation Ministère du Revenu du Québec Ministère du Tourisme, Fonds de partenariat touristique Ministère du Travail MSG - Service aérien gouvernemental Musée d’art contemporain de Montréal Musée de la civilisation Musée national des beaux-arts du Québec Office de la protection du consommateur Office de la sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris Office des personnes handicapées du Québec Office des professions du Québec Office franco-québécois pour la jeunesse Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse Office Québec-Amériques pour la jeunesse Office québécois de la langue française Protecteur du citoyen Régie de l’énergie Régie des alcools, des courses et des jeux Régie des Installations Olympiques Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec Régie du bâtiment du Québec Régie du cinéma Régie du logement Secrétariat à la condition féminine Secrétariat à la politique linguistique Secrétariat du Conseil du trésor Services Québec Société de développement des entreprises culturelles Société de l’assurance automobile du Québec Société de télédiffusion du Québec Société des alcools du Québec Société des établissements de plein air du Québec Société des traversiers du Québec Société d’habitation du Québec Société du Centre des congrès de Québec Société du Grand Théâtre de Québec Société immobilière du Québec Société Innovatech du sud du Québec Société Innovatech Québec Société nationale du cheval de course Société québécoise d’assainissement des eaux Société québécoise de récupération et de recyclage Sûreté du Québec Tribunal administratif du Québec Vérificateur général du Québec David Gagnon a écrit : 20 mars 2009 à 16:09 Le Nouveau-Brunswick présentait aussi un budget hier. Ils ont coupé dans les impôts et les dépenses de l’État. Bref, il existe au moins une province canadienne qui refuse de prendre le poison keynésien. Et le Nouveau-Brunswick a mis en place une politique dite “d’auto-suffisance” qui consiste à rendre la province indépendante des paiements de péréquation. On voit la différence avec le Québec. Au Québec les politiciens avec leur mentalité de quêteux nous promettent d’aller chercher plus de péréquation au lieu de mettre en place un programme pour se passer de cette aide humiliante Payez plus tard, René Vézina, 20 mars 2009 à 08h28 Michel Fournier a dit: 20 mars 2009 à 12h58 Et bien oui M. Vézina vous avez raison: Le vrai problème est que nous vivons au-dessus de nos moyens et ce depuis plus de 30 ans. Nous nous payons des services qui sont au-dessus de nos moyens c'est clair. Les garderies à 7$ (qui nous coûtent en réalité plus de 30$ la journée); l'assurance médicament qui devait coûter 135 millions$ mais qui en fait coûte plus de 1 milliard $ etc. Devons-nous être contre tous les programmes sooooociaux, évidemment non. Mais il est temps de placer nos priorités à la bonne place et de faire le ménage afin de vivre selon ses moyens. Malheureusement, que le gouvernement soit rouge, bleu ou vert cela ne se fera pas: réélection oblige. Nous sommes surtaxés et le seront encore plus et nous nous apauvivrons encore plus. La vrai réalité: le Québec est une province pauvre, nous recevons plus de 8 milliards $ en péréquation du fédéral ce qui à mon sens devrait être une honte nationale. Je préférerais de beaucoup être du côté des payeurs de péréquation cela voudrait dire que le Québec est une province riche. Pouvez-vous me nommer un grand projet qui s'est fait au Québec depuis les 10 dernières années: moi pas. Désespérant.....et ça va empirer, c'est ça le drame pour nous et nos enfants. #

L'État, c'est nous

Dans le journal de Québec, Benoît Aubin a fait un excellent article sur la langue de bois. Espérons qu’on va avoir de plus des journalistes, qui n’auront pas peur de publier leur conviction. Il semble que les journalistes de Quebecor ont plus de latitude que de la Presse et du Devoir, qui ressemble trop souvent à du copier-coller d’information.
Voici les points forts:

  • Je ne suis pas un économiste et je ne parle pas la langue de bois. Alors, tout ce que je comprends du budget d'hier, c'est que le gouvernement va dépenser de l'argent qu'il n'a pas et qu'il viendra le chercher dans mes poches de contribuable.
  • Je ne suis pas, personnellement, de ceux qui prennent les citoyens pour des caves, et je suis sûr qu'une majorité d'entre nous aurait compris la gravité de la situation et la nécessité de faire des choix difficiles.
  • Un déficit, c'est un emprunt dont on ne peut dire comment on s'y prendra pour le rembourser dans l'état actuel de nos finances.
  • S'il ne nous prenait pas pour des zouaves, le gouvernement nous dirait: l'État, c'est vous. Pour réduire les dépenses, il va falloir prendre le taureau par les cornes, réduire vos attentes, revoir les conventions collectives, trouver des façons. Mais, non.
  • Défendant son budget, hier, M. Charest énumérait plutôt tous ces secteurs dans lesquels le gouvernement dépenserait plus d'argent pour les citoyens.

Journal de Montréal, Benoît Aubin, 20/03/2009 06h55

Je ne suis pas un économiste et je ne parle pas la langue de bois. Alors, tout ce que je comprends du budget d'hier, c'est que le gouvernement va dépenser de l'argent qu'il n'a pas et qu'il viendra le chercher dans mes poches de contribuable. Si le budget et le débat qu'il suscite étaient formulés en langue française, les citoyens comprendraient facilement et en auraient été reconnaissants.

Le gouvernement aurait dit : écoutez, nous venons de traverser cinq années de vaches grasses depuis notre élection en 2003. Mais, malgré la relative abondance, il nous fut impossible de réduire nos dépenses et la taille de l'État. Nous n'y sommes pas parvenus -malgré notre engagement à le faire -parce que les citoyens n'ont pas voulu faire le sacrifice.

Alors, maintenant que l'économie va mal, nous sommes mal pris, et il nous faudra faire de plus grands sacrifices encore. Je ne suis pas, personnellement, de ceux qui prennent les citoyens pour des caves, et je suis sûr qu'une majorité d'entre nous aurait compris la gravité de la situation et la nécessité de faire des choix difficiles. S'il ne nous prenait pas pour des zouaves, le gouvernement nous dirait: l'État, c'est vous.

Pour réduire les dépenses, il va falloir prendre le taureau par les cornes, réduire vos attentes, revoir les conventions collectives, trouver des façons. Mais, non. Défendant son budget, hier, M. Charest énumérait plutôt tous ces secteurs dans lesquels le gouvernement dépenserait plus d'argent pour les citoyens. LA LANGUE DE BOIS

Mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne en politique québécoise, un petit jeu parfois surréaliste où les acteurs parlent un dialecte qui leur est propre, la langue de bois, mâtinée de boulechite politique. Alors, à l'entendre, hier, la ministre des Finances du gouvernement d'une province qui n'a pas encore trop souffert, a pris sur elle de relancer l'économie nationale - une affirmation que l'opposition dément d'ailleurs avec véhémence.

Pour le citoyen, l'ambitieux budget en trois volets d'hier -qui entend affronter la récession, préserver le développement social, et sauvegarder la santé des finances publiques -se résume en une seule vérité claire et simple à comprendre: le gouvernement veut acheter mon vote avec de l'argent qu'il n'a même pas encore en poche. Un déficit, c'est un emprunt dont on ne peut dire comment on s'y prendra pour le rembourser dans l'état actuel de nos finances. C'est exactement ce qu'a annoncé la ministre des Finances, hier.

La hausse des taxes et des tarifs annoncée pour les années à venir ne couvrira qu'une fraction du déficit prévu. Le reste viendra, tenez-vous bien : des économies qu'on pourra réussir en révisant le fonctionnement de l'État. La ministre responsable du Trésor promet une rationalisation des dépenses, une amélioration de la gouvernance, et une simplification des programmes gouvernementaux. LUTTE AU DÉFICIT

Bref, nous allons lutter contre le déficit autorisé hier, en faisant exactement ce que le gouvernement n'a pas su faire ces cinq dernières années. L'économie du Québec devrait se contracter de 1,2% en 2009. Les dépenses du gouvernement, elles, augmentent de 4,9% cette année. S'il ne nous prenait pas pour des zouaves, le gouvernement nous dirait: l'État, c'est vous.

Pour réduire les dépenses, il va falloir prendre le taureau par les cornes, réduire vos attentes, revoir les conventions collectives, trouver des façons. Mais, non. Défendant son budget, hier, M. Charest énumérait plutôt tous ces secteurs dans lesquels le gouvernement dépenserait plus d'argent pour les citoyens.

Il y a une nouvelle tendance maintenant établie chez les leaders politiques des grands pays: Barack Obama, Nicolas Sarkozy sont francs, ils parlent clairement, et donnent l'heure juste. Nous n'en sommes pas là.

Le courageux ou le couard?

Dans le journal de Quebec, Michel Hébert a fait un excellent article sur le budget. Espérons qu’on va avoir de plus en plus des journalistes, qui n’auront pas peur de publier leur conviction. Voici les points forts:

  • Ils étaient nombreux, hier comme jadis, à souhaiter qu’il passe immédiatement au crible les finances publiques et pose enfin aux bureaucrates la question qui tue : Est-ce que tout est essentiel?
  • Comme d’autres avant lui, Jean Charest a bravement préféré s’attaquer aux revenus, et donc aux contribuables, plutôt que de toucher aux dépenses, peu importe lesquelles. Et en particulier celles du sacro-saint réseau de la santé, hyper bureaucratisé, rigide et géré selon un modèle industriel révolu
  • Les libéraux ne veulent manifestement pas revivre les turbulences de leur premier mandat et savent qu’il sera toujours plus facile d’en demander plus à la majorité silencieuse que de dégraisser le mammouth.
  • Par ailleurs, même avec une croissance économique normale, autour de 2 % par année, le Québec restera en situation déficitaire. Alors, il est où, le problème? Dans l’ampleur de la bureaucratie québécoise? Probablement. Jouer au pays dans le pays de l’autre, ça coûte cher. Mais le plus grave, c’est qu’on joue à crédit, sur le dos des jeunes. Les déficits annoncés jeudi ne sont pas que dramatiques, ils sont aussi honteux. Ils nous rendent tous un peu mal à l’aise, avouons-le.

Extrait de: Le courageux ou le couard?, Michel Hébert, le journal de Québec, 21/03/2009
Comme à César, rendons à Jean Charest ce qui lui revient. Il lui a fallu une bonne dose de courage pour autoriser les déficits à répétition prévus au budget de jeudi. Et une certaine bravoure devant l’inexorable profondeur de l’écart entre les dépenses et les revenus du gouvernement. N’importe qui aurait le vertige devant un tel abîme. Plusieurs soutiendront que c’est tout le contraire et que Jean Charest a plutôt fait preuve de couardise. Ils étaient nombreux, hier comme jadis, à souhaiter qu’il passe immédiatement au crible les finances publiques et pose enfin aux bureaucrates la question qui tue : Est-ce que tout est essentiel?

Comme d’autres avant lui, Jean Charest a bravement préféré s’attaquer aux revenus, et donc aux contribuables, plutôt que de toucher aux dépenses, peu importe lesquelles. Et en particulier celles du sacro-saint réseau de la santé, hyper bureaucratisé, rigide et géré selon un modèle industriel révolu : trois quarts de travail, rallongés de force seulement pour les infirmières. Pareil en éducation, devant laquelle la société civile se dresse pour exiger des efforts soutenus contre le décrochage scolaire. Merci, M. Ménard, comme nous, Réjean Parent a besoin de vous! Statu quo maintenu Jeudi, le gouvernement n’a pas touché à tout ça; ou à quoi que ce soit de fondamental.

Cela explique sans doute la tranquille sérénité montrée par l’élite syndicale devant l’hémorragie budgétaire; le statu quo est maintenu, et cela est réconfortant, récession ou pas. Les libéraux ne veulent manifestement pas revivre les turbulences de leur premier mandat et savent qu’il sera toujours plus facile d’en demander plus à la majorité silencieuse que de dégraisser le mammouth. L’habituel autonettoyage de la mémoire collective fera son œuvre et, croit-on dans les officines, nous passerons collectivement à autre chose. Mais nous n’avons pas encore tout à fait oublié que Jean Charest lui-même refusait énergiquement d’augmenter la TVQ et de hausser les tarifs tous azimuts.

C’était hier, ou presque… « On a toujours dit non à ça », disait-il à l’animateur Sylvain Bouchard, sur les ondes du FM 93, le 6 novembre 2008, au premier jour des élections. Mieux encore, le 11 mars dernier, une semaine avant le budget, j’avais posé la question suivante à Nathalie Normandeau, la numéro 2 du gouvernement : « Est-ce que c’est vrai que le gouvernement jongle avec l’idée d’augmenter la TVQ? » La réponse était tout aussi claire : « Bien, sincèrement, je ne sais pas où vous avez entendu ça »… À la dernière minute... Il est possible que même la vice-première ministre n’ait pas su, une semaine avant le budget, que le gouvernement préparait une mesure aussi importante. Il s’agit peut-être d’une décision prise à la dernière minute, comme nous l’a révélé la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, jeudi. C’est tout dire de la détresse du gouvernement. Il ne sait manifestement plus comment maintenir le statu quo, soutenir un État dit « national » offrant des services aussi généreux qu’incomparables.

Il cherche, de toute évidence, à forcer les contribuables, trop pauvres aux yeux du fisc, à contribuer, eux aussi, au financement de l’État sans augmenter les impôts qu’il vient à peine de baisser. La récession ne justifie pas à elle seule le désastre actuel. Les ventes au détail n’ont pas baissé au Québec en janvier comme le disait la ministre des Finances en février pour justifier le retour au déficit chronique. Hier, Statistique Canada montrait qu’elles avaient augmenté de 100 millions, à 7,7 milliards! Par ailleurs, même avec une croissance économique normale, autour de 2 % par année, le Québec restera en situation déficitaire. Alors, il est où, le problème? Dans l’ampleur de la bureaucratie québécoise? Probablement. Jouer au pays dans le pays de l’autre, ça coûte cher. Mais le plus grave, c’est qu’on joue à crédit, sur le dos des jeunes. Les déficits annoncés jeudi ne sont pas que dramatiques, ils sont aussi honteux. Ils nous rendent tous un peu mal à l’aise, avouons-le.

Hydro-Québec fait fondre les transferts de péréquation du Québec

Extrait de: Voici un article qui est apparu chez Canoe, argent.

J’ai été abasourdi en lisant cet article, sur la forme ils ont raisons, sur la morale c’est complètement absurde (voir l’article plus loin).

Alors, j’ai décidé de répondre à ces deux économistes de Laval légèrement disconnecté.

De :quebecdroite@gmail.com> À : jtber@ecn.ulaval.ca,Gerard.Belanger@ecn.ulaval.ca Objet : Hydro-Québec fait fondre les transferts de péréquation du Québec ? date20 mars 2009 21:21

Chers, économistes Jean-Thomas Bernard et Gérard Bélanger J’ai été surpris de lire de telles inepties, devant l’argument qu’en réduisant les redevances d’Hydro Québec au gouvernement du Québec, nous aurions pu avoir un transfert de péréquation plus élevée. Sur le principe, vous avez raison, mais sur le point éthique vous avez tort.

Comme vous savez c’est un programme qui permet aux provinces pauvres, de maintenir des services minimaux à sa population, souvent on le surnomme le chèque du BS provincial Votre logique serait équivalente a dire à un individu qui reçoit du BS, travaille au noir sans cela on va réduire ton BS. Déjà le montant de 8. 4 Milliards que le Québec reçoit est sérieusement contesté dans le reste du Canada. Car contrairement aux autres provinces, telle que le Nouveau-Brunswick et l’île du Prince Édouard qui ont très peu de richesse, leur situation est compréhensible.

Par contre, le Québec a toutes les richesses nécessaires pour subvenir à ses besoins.

 Le problème du Québec, c’est que nous avons des programmes sociaux démocrates que nous n’avons jamais eu les moyens de nous permettre, mais par simple opportuniste politique de tels programmes ont vu le jour.

Genre les garderies à 7$, l’assurance médicament, les congés parentaux, l’équité salariale, même les provinces riches sont assez responsables pour ne pas avoir de tel programme, car ça coûterait trop chers, même s’ils sont louables.

Alors, l’argument du reste du Canada, c’est qu’il paie pour des programmes sociaux-démocrates Québécois, qu’eux-mêmes ne jouissent pas.

Alors au lieu de dire de telle balourdise, en espérant que ça ne se retrouve pas dans le National Post, en donnant des arguments additionnels à ceux qui font du « QuébecBashing», veuillez être réservé.

Un créateur de richesse M.C.

Finances publiques 13 mars 2009 - 09h19 Carl Renaud,Argent

Hydro-Québec fait fondre les transferts de péréquation du Québec Des économistes de l’Université Laval pensent que Québec a perdu 400M$ en transferts de péréquation après avoir adopté 2 procédures pour pomper plus d’argent à Hydro-Québec.

Depuis janvier 2007, la société d’état verse beaucoup plus d’argent au gouvernement. Québec perçoit maintenant des redevances hydrauliques en plus d’encaisser une part plus élevée des profits d’Hydro-Québec. D

ans une lettre ouverte, publiée dans le quotidien Le Soleil, les économistes Jean-Thomas Bernard et Gérard Bélanger soulignent que les redevances hydrauliques ont permis à Québec d’empocher 550M$ en 2007-2008. Le gouvernement a également demandé à Hydro de lui verser une part plus élevée de ses profits. La ristourne de Québec est passée de 50% à 75% des bénéfices de la société d’état au cours de l’exercice financier 2007-2008. Les profits encaissés par le trésor public se sont donc chiffrés à 600M$ pour la même période. Les 2 économistes concluent que Québec s’est tiré dans le pied même si ses décisions lui ont valu plus d’un milliard de dollars.

Pourquoi? Parce que les transferts de péréquation du gouvernement fédéral diminuent quand les revenus des provinces augmentent. Les 1,15G$ empochés par Québec lui aurait donc fait perdre 400M$, selon les économistes de l’Université Laval.

Réduire le poids d’état ?

Bien sûr!, il y a des solutions, mais depuis des décennies aucun gouvernement libéral et PQ, n’ont eu le courage de réduire le poids de l’état Quand une Cie est en sérieuse difficulté financière, que fait-elle?

  1. Elle fait des mises à pied
  2. Elle renégocie les avantages sociaux
  3. Elle renégocie les fonds de retraite

Il y a plus de 550 000 employés qui ont une masse salariale de 32,7 milliards, en réduisant de 12% leur masse salariale, on sauverait 4 Milliards récurrents chaque année. Et croyez-moi bien, il ne serait pas en eau trouble. Car le coût d’un employé d’état est de 28 % à 42 % supérieur au secteur privé (réf :1) avec ces bénéfices marginaux.

Pourquoi ne le font-ils pas ? Pour les mêmes raisons depuis 20 ans : 81 % des employés d’état sont syndiqués Et aucun gouvernement n’a eu le courage, d’y touché. Car nos politiciens travaillent rarement pour le bien collectif, mais surtout pour rester au pouvoir, vont-ils se mettre à dos le plus important groupe de pression du Québec : les syndicats et risquer de ne plus se faire réélire pendant des années

Entre-temps les pauvres gens du secteur privé, se font ramasser par des hausses qui n’en finissent plus, pour assurer que nos fonctionnaires ont des retraites dorées pendant trente ans

À titre d’information on a cumulé plus de 64 milliards de déficits (réf : 2), pour les fonds de retraite des fonctionnaires qui représentent 40 % de la dette brute juste pour 10 % de la population, il serait grand temps qu’on renégocie leur avantage, peut-être ?

réf (1) : FCEI, Regard sur les salaires, Comparaison entre les salaires du secteur public et du secteur privé, Annexe A, page 20

réf (2): Budget 2009-2010, Plan budgétaire, page D 16 Le passif au titre des régimes de retraite du gouvernement devrait s’établir à 64 471 millions de dollars au 31 mars 2009, montant qui est reconnu dans la dette brute du gouvernement.