Hausse des cotisations ...

Solution simple de l’État, il manque de l’argent pour la CSST pas de problème on va augmenter les cotisations aux employeurs. Le seul problème, c’est que les coûts de la masse salariale pour les entreprises privés au Québec sont déjà 4 fois plus élevés que dans le reste du Canada. Après on se demande pourquoi les entreprises étrangères ne veulent plus investir au Québec !

Vers une hausse des cotisations Information Radio Canada, 20 mai 2009

Lors de son témoignage, mercredi, devant la commission parlementaire spéciale, le chef de la direction de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), Luc Meunier, a affirmé que les pertes de 40 milliards de dollars de la CDPQ en 2008 se traduiront fort probablement par des hausses des cotisations à la CSST, un important déposant à la Caisse.
Les rendements désolants de la Caisse pour 2008 vont avoir un impact dans la cotisation 2010. Il risque d'y avoir un choc, ou du moins une pression à la hausse. — Luc Meunier À l'heure actuelle, les employeurs qui financent la CSST paient 2,10 $ par tranche de 100 $. Différents scénarios sur la table prévoient, pour 2010, des hausses de cotisation qui pourraient aller de 4 ¢ à 42 ¢, ce qui donnerait de nouveaux taux de 2,14 $ à 2,52 $ par tranche de 100 $. Si la CSST applique la hausse minimale, elle n'aura d'autre choix que de reporter des augmentations sur des années subséquentes. Une hausse à 2,52 $ permettrait par contre à la CSST de rétablir d'un coup la situation.
En 2007, la CSST avait confié à la Caisse 11 milliards de dollars pour se retrouver, fin 2008, avec seulement 7,9 milliards. La décision finale d'augmenter les cotisations et le choix de l'échelle favorisée seront rendus publics au cours des prochaines semaines. Les employés du secteur public aussi Les pertes de la Caisse auront également des retombées sur le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP). L'organisme reconnaît que les mauvais rendements de la CDPQ, dont il est le plus important déposant, auront un effet sur les 500 000 cotisants, qui sont des employés d'hôpitaux, d'écoles, de commissions scolaires, de la fonction publique, etc. Le président du comité de retraite du RREGOP, Gilles Giguère, qui comparaissait mercredi en commission parlementaire, n'a pas précisé toutefois l'étendue de la hausse des cotisations.
Les fonds du RREGOP confiés à la Caisse sont passés de 46 à 34 milliards de dollars en 2008, accusant ainsi une perte de 12 milliards. L'organisme a appris, après la crise, qu'il détenait l'équivalent de 4 milliards de PCAA.

Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics Perte sur la portion gouvernemental (FARR) = -10 Milliards Perte des cotisants (RREGOP) = -12 Milliards Donc une perte globale de 22 Milliards, qui va donc les renfloués ? Pour les cotisants: On estime que d’ici 2014, 40 % de la fonction publique va être à la retraite, il y a déjà 250,000 prestataires, donc d’ici 2014 on risque d’avoir plus de 400,000 prestataires pour environ 500,000 cotisants. Donc, tous ceux qui ont 50 ans et moins dans la fonction publique devront soutenir plus de 400,000 cotisants et compenser 12 milliards de pertes, pas sûres qu’ils vont être d’accord !…

Pour l’État: Elle est vas affronter une sérieuse crise. Elle a dû emprunter 36 milliards, car elle n’a pas l’argent nécessaire pour satisfaire ses obligations au fonds de retraite de la fonction publique. Elle en a perdu plus de 10 milliards, il lui reste 26 milliards, donc bon pour 6 ans.
Demandez à 90 % de la population de soutenir une dépense de 5 milliards par année, quant ceux-ci ne jouissent d'aucuns privilège équivalent, ça ne passera pas!.
Associer a un déficit structurel, en fait on est même plus capable de payer les dépenses courantes sans emprunter, ajouter à notre sérieux problème démographique, on risque d’avoir un débat politique houleux dans les années à venir.
C’est le modèle des régimes à prestations déterminés, qui totalement dépassé selon la réalité économique actuelle.

Immigration au Québec

D’après les nouvelles statistiques d’immigration Québec, 87 % des immigrants qui ont de la famille au Québec, reste au Québec.

Par contre, les gens d’affaires qui profitent du programme immigrant-investisseur restent à 25 %, il utilise la porte d’entrée du Québec, pour s’installer dans des provinces plus clémentes à la liberté d’entreprise Pourquoi rester au Québec, quant celle-çi n'encourage pas l'entrepreneurship (59 neuvièmes rangs sur 60 en Amérique, pour vous consoler on bat l’île du Prince Édouard.) Payant pour les PME

Le programme d'immigrants investisseurs, instauré en 2001, permet aux gens d'affaires d'immigrer au Canada en injectant 400 000 $ dans l'économie pendant cinq ans. La somme est placée par Investissement Québec, qui place l'argent, conserve les intérêts et les distribue sous forme de subvention. La somme investie au départ est remise par après.

Le Québec sélectionne environ 6000 personnes par année dans le cadre de ce programme, en incluant les membres de la famille du candidat. Près de 80 % des candidats proviennent de la Chine. Une des particularités du programme québécois est qu'il permet à l'investisseur de placer son argent dès sa demande d'immigration. Lorsqu'il reçoit son visa canadien, deux à trois ans plus tard, il ne lui restera que deux ou trois ans à attendre pour récupérer sa mise.

Selon les chiffres du ministère de l'Immigration, les rendements dégagés par le programme ont permis au gouvernement de distribuer 324 millions de dollars en subventions à quelque 1800 PME depuis 2001.

Le taux de rétention de ces immigrants n'est toutefois pas très élevé: seul le tiers des investisseurs s'installent au Québec, une fois le visa obtenu. Les autres préfèrent le plus souvent Toronto ou Vancouver.

Un vrai gachis la caisse de dépôt (mise à jour)

Le nouveau PDG de la Caisse a admis que le bas de laine des Québécois a pris trop de risques par le passé.
Il a notamment reconnu que trop d'investissements ont été faits à crédit et que l'institution a beaucoup spéculé sur les taux d'intérêt mondiaux. L'effet de levier a été, selon lui, un peu élevé et devrait donc être réajusté.

Un peu WOW !, juste sur le FARR on a spéculé 36 Milliards sur de l’argent emprunté, on connaît le résultat 10 milliards de pertes.

Cette comparution survient au moment où Radio-Canada révèle que la Caisse a investi 6 milliards de dollars dans du papier commercial adossé à des actifs non bancaires (PCAA) sans garantie de liquidités. Luc Verville parle (audio) Luc Verville, dont le nom a été cité, mardi, par Paul-Henri Rousseau, ex-PDG de la Caisse, comme gestionnaire chargé des PCAA en 2007, affirme que de hauts dirigeants de la CDPQ étaient tenus au courant des risques associés à ces titres avant l'éclatement de la crise.

Luc Verville a dit ne pas se souvenir si c'est lui ou son subalterne qui avait reçu le fameux courriel du 24 juillet indiquant que plusieurs titres de la firme Coventree étaient exposés à des créances hypothécaires américaines à haut risque. M. Verville a confirmé que quelques semaines avant le début de la crise du mois d'août, son équipe avait déjà commencé à réduire ses détentions de titres dans les produits les plus exposés à ces créances hypothécaires risquées.

Il a précisé d'ailleurs qu'il avisait régulièrement son supérieur de ses craintes et des réductions de portefeuille qu'il gérait. Son patron de l'époque était Philippe Ithurbide, qui occupait le poste de premier vice-président aux revenus fixes.

Témoignage d’Henri Paul Rousseau des arguments fallacieux, selon un universitaire, (Audio), Désautels, Radio-Canada, 19 mai 2009

La valeur de la sécurité d'emploi

Voici un document qui a été créé par l’Instituts économique de Montréal.

Même s’il date, il est toujours d’actualité surtout devant les futures négociations syndicales de la fonction publique avec le Québec. Bien sûr! nos chefs syndicaux vont omettre de tels avantages (entre 7 à 21 % de leur masse salariale), et nos politiciens n’ayant pas le courage de les confronter vas encore perpétuer cette iniquité entre le secteur public et privé, même si c’est le privé qui paye la facture.

En voici quelques extraits :

La sécurité d'emploi recouvre un ensemble de privilèges, dont la garantie offerte aux employés de ne pas être congédié par manque de travail, le droit au placement prioritaire sur des postes vacants et le maintien de leur traitement en cas de suppression de leur poste.

En plus de ces privilèges inscrits dans la Loi, les conventions collectives accordent aux employés dont le poste a été supprimé ou cédé le droit de refuser, à certaines conditions, un autre poste auquel l'employeur voudrait les affecter.

Par exemple, si le poste est à l'extérieur de leur catégorie d'emploi ou de leur unité administrative ou s'il estsitué à plus de 50km de leur port d'attache. De fait, la garantie d'emploi est devenue une garantie de poste.

Au Québec, comme la sécurité d'emploi dont bénéficient les salariés du secteur public est généralement supérieure à celle dont jouissent leurs homologues dans le privé, on doit s'attendre à retrouver au public, en contrepartie, des taux de salaire inférieurs à ceux pratiqués dans le privé, toutes choses égales par ailleurs.

Mais l'ampleur de cette différence compensatoire reste pour l'instant inconnue puisque nous ne disposons pas d'études qui traduisent la valeur de la sécurité d'emploi en dollars. Il s'agit pourtant d'une question clé puisque ce montant permettrait d'apprécier la légitimité des revendications salariales des syndicats.

Une étude réalisée en Australie, pays souvent comparé au Canada, apporte un éclairage intéressant. L'étude montre que les travailleurs accordent une valeur importante à la sécurité d'emploi, laquelle varie de 21% à 7% de leur revenu.

En appliquant cette logique au contexte québécois, il n'y aurait donc pas lieu de parler de « retard » salarial du secteur public québécois par rapport au privé, mais plutôt d'une différence compensatoire, résultant du fait que les salariés du public ont implicitement troqué, au fil des ans, une rémunération inférieure à celle gagnée par leurs homologues du secteur privécontre une plus grande sécurité.

À l'opposé, lorsque les salaires dans le secteur public dépassent ceux payés dans le privé, il s'agit d'une situation anormale.
 

Demi-vérité ou omission grossière des chefs syndicaux

Nos chefs syndicaux de la fonction publique postulent que leurs membres ne sont pas assez payés, par rapport au secteur privé. Certain prétendre qu’ils vivent sur mars, moi je prétends qu’ils vivent dans un autre univers.

Je les invite, à lire le rapport de la FCEI. (Regard sur les salaires : Comparaison entre les salaires du secteur public et du secteur privé).

L’article de Claude Picher démontre le non sens des revendications syndicales.

Extrait de: La grande illusion du front commun Claude Picher, La Presse, 16 mai 2009

Beaucoup de gens ont dû sursauter en voyant les leaders syndicaux québécois former un front commun pour soutirer à leur employeur (c'est-à-dire l'ensemble des contribuables) des augmentations salariales de 11,5% sur trois ans. Cette demande apparaît singulièrement insolite, restons polis, alors que nous traversons la pire récession des 70 dernières années. Les travailleurs perdent leurs emplois par milliers. Depuis le début de la récession, 321 000 emplois ont été supprimés au Canada, dont 32 000 au Québec. Les gouvernements ont renoué avec le cercle vicieux des déficits et de l'endettement.

Mais les syndicats québécois semblent déconnectés de ces réalités, «comme des Martiens qui viendraient de débarquer sur Terre et qui n'arrivent pas à décoder les bulletins de nouvelles», pour reprendre l'expression de mon collègue Alain Dubuc. Or, le front commun affirme avoir en mains un argument blindé: le dernier rapport de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) sur la rémunération.

Le document montre que, pour des emplois identiques, les salaires des fonctionnaires québécois sont maintenant en retard sur ceux du secteur privé. Le rapport de l'ISQ reprend la méthodologie du défunt Institut de recherche et d'information sur la rémunération (IRIR), qui compare la rémunération pour près de 80 emplois-repères que l'on trouve à la fois dans le public et le privé: cadres, professionnels, employés de bureau, ouvriers. Les emplois qui sont peu représentés dans le privé, comme les policiers, les infirmières ou les enseignantes, sont exclus de l'étude. La dernière enquête de l'ISQ montre qu'effectivement, les fonctionnaires québécois accusent un retard salarial de 5,2% sur le secteur privé.

En revanche, si on tient compte de la rémunération globale, en incluant les avantages sociaux (assurances collectives, caisses de retraite) et la durée de la semaine de travail, les fonctionnaires détiennent un avantage de 4,2%. Si on ne retient que le secteur privé syndiqué, le retard salarial est de 15,6%, et de 12,2% si on tient compte de la rémunération globale. Au premier coup d'oeil, on peut donc comprendre que les dirigeants syndicaux parlent de «rattrapage».

Mais dans les faits, le discours du front commun est une illusion. Ce n'est pas vrai, tout simplement pas vrai, que les salaires du secteur public québécois sont en retard sur ceux du privé. L'enquête de l'ISQ ne couvre que les entreprises de 200 employés ou plus. Ce n'est pas une omission ou une erreur méthodologique, c'est voulu comme cela. Puisque l'idée est de comparer la rémunération des fonctionnaires avec les autres secteurs, on retient des employeurs qui offrent des conditions comparables à celles du secteur public.

Or, le marché du travail au Québec ne se limite pas aux grands employeurs, et encore moins aux entreprises syndiquées. Il existe au Québec 3,3 millions d'emplois. De ce nombre, 2,3 millions se trouvent dans des entreprises comptant moins de 200 employés. Autrement dit, en affirmant que les salaires des fonctionnaires sont inférieurs à ceux du privé, on ignore la situation de 70% des travailleurs, pour l'essentiel les moins bien payés. Il existe bien sûr des exceptions, mais il n'y a aucun doute que les salaires grimpent avec la taille de l'entreprise. Dans les petites entreprises employant moins de 20 personnes, le salaire hebdomadaire moyen se situe à 436$. Ce montant grimpe à 582$ dans les entreprises où on trouve entre 20 et 99 employés. Ces deux catégories, à elles seules, représentent 63% de l'emploi au Québec.

Or, le salaire moyen québécois se situe à 598$. C'est donc dire que deux travailleurs sur trois ont des salaires inférieurs à la moyenne. Dans les entreprises comptant entre 100 et 500 employés, les travailleurs gagnent 722$ et enfin, dans les grandes entreprises (plus de 500 employés), il passe à 813$. Et on ne parle même pas ici des avantages sociaux. Dans ces conditions, le supposé «retard» des fonctionnaires sur le secteur privé est une immense fiction.

La réalité, c'est que les fonctionnaires sont en retard seulement si on ne considère que les meilleurs employeurs du privé, et qu'on fait comme si 70% des autres travailleurs n'existaient pas. Allez donc expliquer aux deux millions de travailleurs québécois, dans les PME manufacturières, les restaurants, les salons de coiffure, les petits commerces de détail, qui travaillent pour 500$ par semaine ou moins, à peu près aucune sécurité d'emploi et des caisses de retraite dérisoires quand ils en ont, allez donc leur dire qu'ils sont en «avance» sur les syndiqués du front commun. Alain Dubuc a raison: des Martiens.

Chronique audio de Stéphane Dupont et Joanne Marcotte sur la rémunération des employés du secteur public.

Dirigeants des syndicats du secteur public, vivent sur Mars

Un Martien près de chez vous... Alain Dubuc, La Presse, Publié le 13 mai 2009 «Pourquoi rappeler ces évidences? Parce pendant que la planète se bat contre la crise, il y a des gens qui ne semblent pas être courant, comme des Martiens qui viendraient de débarquer sur Terre et qui n'arrivent pas à décoder les bulletins de nouvelles.» «Ces Martiens, ce sont les dirigeants des syndicats du secteur public, qui ont formé un front commun «historique» pour se préparer à des négociations avec le gouvernement québécois. Ils s'apprêtent à réclamer des hausses salariales de 11,25% sur trois ans, c'est beaucoup. Au coeur d'une récession qui frappe l'État de plein fouet, c'est franchement folichon.» «Les porte-parole du front commun ont prévenu le gouvernement que les services publics et les conditions de travail des personnes qui les dispensent ne doivent pas faire les frais de la crise.» Au nom de quel principe les employés de l'État doivent-ils être dans une bulle, complètement à l'abri d'un événement qui touche tout le monde?» «Au contraire, poursuit le communiqué, la crise révèle à quel point nos services publics constituent le meilleur rempart contre l'appauvrissement de la population.» Il est vrai que l'État constitue un rempart. Cependant, ce rempart, ce sont les transferts, les programmes de soutien. Je cherche encore à voir comment des hausses de salaire plus fortes pour les employés de l'État pourraient réduire l'appauvrissement. À moins que ça se passe comme ça sur la planète Mars...»

Démocratie libérale, ou est-tu ?

Écoute radiophonique qui traite des sujets d'actualité et d'enjeux avec une vision de centre-droit, une philosophie politique libérale classique. Écoutez Joanne Marcotte à Jeff, sur Radio pirate

Le régime d'assurance parentale dans le rouge

"Donc si je comprends bien, nous avons dilapidé 1.6 milliard de richesses collectives en 2008, pour faire 13,000 enfants de plus, ce qui revient à peu près à 120,000 dollars par bébé, vos bébés sont-ils en or ?"

On fait des bébés, mais le Québec vas être un cauchemar de dettes, quand ils seront adultes. A quoi sert de faire 13,000 enfants de plus, si on en perd autant en immigration interprovinciale, parce que le Québec n’est plus une terre promise.

Québec avance 300 millions pour sauver les prestations parentales Tommy Chouinard La Presse, Publié le 31 mars 2009 (Québec) Le régime d'assurance parentale s'enfonce tellement dans le rouge que le gouvernement Charest doit intervenir pour éviter que des parents ne soient privés de prestations. Lors de sa réunion du 18 mars, le conseil des ministres a autorisé le versement d'urgence de 300 millions de dollars afin de maintenir à flot ce régime créé en 2006, a appris La Presse.

Le gouvernement se retrouve donc aujourd'hui à payer lui-même des prestations d'un régime d'assurance, ce qui va à l'encontre de tous ses principes. Pour la troisième année consécutive, Québec augmentera les cotisations payées par les travailleurs et les employeurs. La hausse serait d'environ 8% et entrerait en vigueur le 1er janvier prochain. La bouée de 300 millions est tout à fait exceptionnelle puisqu'en vertu de la loi, l'assurance parentale doit être autosuffisante. Cette aide provenant du ministère des Finances commencera à être utilisée sous peu tant la situation est critique.

Le déficit du régime, qui frôlerait les 200 millions à la fin de l'année, était en voie de menacer les prestations. «Le gouvernement va avancer de l'argent, ce qu'ils ont besoin pour opérer, en attendant d'équilibrer le régime», a affirmé à La Presse, hier, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad. Le gouvernement Charest pile ainsi sur ses principes. Depuis la création du régime, il a toujours refusé de puiser dans ses coffres pour financer les congés parentaux. «Le régime doit s'autofinancer. C'est un programme d'assurance», martelaient l'ancien ministre des Finances Michel Audet et Michelle Courchesne lorsqu'elle était titulaire de l'Emploi. Ils répondaient par la même formule lorsque les syndicats et le patronat réclamaient une contribution du gouvernement devant l'explosion des coûts du régime. Devant un manque de liquidités, le conseil de gestion de l'assurance parentale était en voie d'emprunter de l'argent à 4% d'intérêts afin de préserver le versement des prestations. Le gouvernement a plutôt décidé de lui prêter 300 millions de dollars à un taux dérisoire de 0,7%. Malgré des hausses de cotisations de 15% en deux ans - dont l'une de 7,5% entrée en vigueur le 1er janvier -, le régime d'assurance parentale enregistrerait un déficit de 195 millions à la fin de l'année, révèle un rapport actuariel déposé à l'Assemblée nationale la semaine dernière. Les cotisations payées par les employeurs et les travailleurs (1,515 milliards) seraient toujours inférieures aux prestations versées (1,590 milliards).

Si rien n'est fait, le déficit cumulé du régime atteindrait 841 millions en 2012, selon le rapport signé par l'actuaire en chef du conseil de gestion de l'assurance parentale, Frédéric Allard. «On n'a pas le choix d'augmenter (les cotisations), a affirmé Sam Hamad. De combien? C'est ça qu'il faut voir. Mais on ne fera pas de choc tarifaire. La décision va tenir compte de la capacité des citoyens, du contexte économique et de la pérennité du régime.» Selon Sam Hamad, la hausse de 7,5% décrétée en début d'année «n'est pas majeure; sur la paie, ça ne paraît même pas». Une majoration de 7,5% rapporte environ 110 millions de dollars. Pour un travailleur qui gagne 40 000$, cette hausse représente un débours supplémentaire de 13,60$ par année. Pour réduire l'ampleur du déficit de l'assurance parentale, le gouvernement Charest reportera le paiement d'une facture de 346,6 millions provenant d'Ottawa.

Il avait contracté cette dette au moment de l'implantation du régime. Comme la somme devait être remboursée sur une période de cinq ans, Québec économisera 69,3 millions cette année, ce qui réduira d'autant le déficit du régime en 2009. De son côté, Ottawa devra attendre avant de revoir la couleur de son argent. En 2006, le gouvernement Charest prévoyait que le régime coûterait 1 milliard par année. La facture dépasse 1,5 milliard aujourd'hui. Québec s'attendait à 75 000 naissances en 2006.

Il y en a eu 82 500, puis encore davantage les années suivantes, toujours un nombre supérieur aux prévisions, a fait remarquer Sam Hamad. Québec n'avait pas vu venir le mini baby-boom. Il avait également sous-estimé le nombre de pères qui allaient recourir au régime et prendre un congé de paternité.

Les Québécois et le salaire minimum

Claude Picher, La Presse, Publié le 02 mai 2009 à 10h52 Hier, le salaire minimum au Québec est passé de 8,50$ à 9,00$ l'heure. Huit autres provinces ont également profité du 1er mai pour faire la même chose. Avec ces changements, la province la plus généreuse est maintenant l'Ontario, avec 9,50$. À l'autre bout de l'échelle, trois provinces, la Colombie-Britannique, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard, n'offrent que 8,00$. L'occasion est peut-être bien choisie pour rappeler qu'au Québec, le salaire minimum augmente moins rapidement qu'ailleurs depuis 10 ans. Entre mai 1999 et aujourd'hui, le salaire minimum québécois est passé de 6,90$ à 9,00$, une progression de 2,10$ ou 30%. En Ontario, la hausse correspondante est de 39%. La hausse la plus rapide a été observée à Terre-Neuve, avec 62%. Enfin, c'est la Colombie-Britannique qui ferme la marche avec seulement 12% de hausse en 10 ans (nous reparlerons du cas pathétique de cette province un peu plus loin). Les chiffres que nous venons de voir sont trompeurs parce qu'ils ne tiennent pas compte de l'inflation. Une fois ajustées en fonction de l'indice des prix à la consommation, les données changent radicalement. Ainsi, au Québec, entre 1999 et 2008, dernière année complète pour laquelle on dispose de statistiques, les travailleurs québécois assujettis au salaire minimum ont connu, en termes réels, une hausse de 1,3%... ou 9 cents l'heure. Tout juste de quoi protéger leur pouvoir d'achat, mais largement insuffisant pour améliorer leur qualité de vie. Seule la Colombie-Britannique réussit à faire pire: toujours en termes réels, les travailleurs britanno-colombiens touchent 49 cents de moins l'heure qu'il y a 10 ans. Ne déchirons pas nos chemises trop vite. En réalité, la situation des Québécois est loin d'être aussi noire que ce que laissent supposer ces chiffres, pour deux raisons. Quand on compare le salaire minimum entre les provinces, il faut tenir compte des différences du coût de la vie. Nous venons de voir, par exemple, que le salaire minimum québécois vient de monter à 9,00$. En Ontario, il vient de passer de 8,75$ à 9,50$, un bond appréciable de 75 cents. Pourtant, mieux vaut toucher le salaire minimum au Québec plutôt qu'en Ontario. Principalement à cause des coûts du logement, le coût de la vie est en moyenne de 15% plus élevé en Ontario. Simplement pour avoir le même pouvoir d'achat que son vis-à-vis québécois, le travailleur ontarien devrait donc toucher un salaire minimum de 10,35$. Même avec l'augmentation d'hier, à 9,50$, il est encore bien loin du compte. D'autre part, il faut se rappeler que le salaire minimum, au Québec, tous gouvernements confondus, a toujours compté parmi les plus élevés au Canada depuis 10 ans. Il fallait donc s'attendre à ce qu'il monte moins rapidement. Nous avons vu qu'il se situait à 6,90$ en 1999. La même année, il était de 5,25$ à Terre-Neuve. S'il avait fallu que le salaire minimum québécois grimpe au même rythme qu'à Terre-Neuve, il se situerait aujourd'hui non pas à 9,00$, mais à 11,20$, de loin le plus élevé en Amérique du Nord. Et puis après? N'est-ce pas une bonne chose que les travailleurs les moins bien payés aient droit à des revenus qui leur permettraient d'accéder à une meilleure qualité de vie? Dans un monde idéal, on pourrait bien monter le salaire minimum à 10$ ou 15$. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal. Vous pouvez imposer le salaire minimum que vous voulez aux employeurs, mais vous ne pouvez pas leur imposer un nombre d'employés minimum. Lorsque le salaire minimum augmente, les employeurs vont se conformer à la loi, mais vont se reprendre en restreignant l'embauche, de façon à de pas augmenter leurs coûts de main-d'oeuvre. Les plus touchés sont les nouveaux arrivants sur le marché du travail, et particulièrement les jeunes. Une étude publiée il y a quelques années par l'économiste Michael Baker, de l'Université de Toronto, calcule que chaque fois que vous haussez le salaire minimum de 10%, vous augmentez le chômage de 2,5% chez les jeunes de 15 à 19 ans. Voilà pourquoi il faut être prudent avant de jouer avec le salaire minimum. L'exemple de la Colombie-Britannique est d'ailleurs assez éloquent. Dans les années 90, sous la gouverne des néo-démocrates, la province a atteint et maintenu le salaire minimum de loin le plus élevé au pays. L'écart, notamment avec la province voisine d'Alberta, était tellement important que le gouvernement libéral de Gordon Campbell a dû, en 2002, le geler à son niveau de l'époque (8$), et il y est toujours. Les travailleurs britanno-colombiens supportent donc ce gel depuis sept longues années, mais cette pénible situation aurait facilement pu être évitée avec un peu de clairvoyance dans les années 90. Dans ces conditions, l'approche québécoise, qui consiste à augmenter graduellement le salaire minimum de façon à protéger le pouvoir d'achat des travailleurs tout en évitant les hausses trop brusques qui supprimeraient des emplois, semble la mieux indiquée.

Le choc des générations

À quoi sert de faire des enfants, si ont leur donne un cimetière de dette. Pas très fiers de voir notre génération hypothéquer la future richesse des jeunes, pour satisfaire certains avantages qu'on n’a pas les moyens.

Vont-ils vouloir partir du Québec, car on leur donne un fardeau d'endettement beaucoup trop lourd?

Si les jeunes avaient la majorité votantes, ils y auraient des changements majeurs dans notre fonctionnement d'État.

Extrait de: Léger Marketing Janvier 2008, Projet 10119-120 Des faits saillants pertinents

  • Les boomers sont critiques à l’égard des jeunes! Pourtant, ils les ont éduqués! Pour les boomers, les jeunes d’aujourd’hui manquent de respect envers l’autorité (77%), ne connaissent pas leur héritage culturel québécois (75%), vivent dans la ouate (71%), sont plus égoïstes qu’eux (70%), ont perdu le sens des valeurs collectives (70%), sont trop individualistes (68%), sont moins travaillants (58%). Les boomers critiquent les jeunes au niveau de leurs qualités individuelles.
  • Les jeunes ne critiquent les valeurs et qualités personnelles des boomers que sur un nombre limité de facteurs. 74% des jeunes croient que leurs parents sont moins ouverts d’esprit, 75% disent que les boomers sont plus racistes qu’eux et la moitié (50%) que les boomers étaient trop tournés vers les valeurs « Québécois pure laine ». Cependant, les jeunes, en majorité, s’accordent pour dire que les boomers étaient plus idéalistes et plus contestataires qu’ils ne le sont eux-mêmes.
  • Les jeunes dressent un bilan négatif de l’héritage laissé par les boomers! 73% des jeunes trouvent injuste que les boomers leur laissent une planète polluée, 74% trouvent aussi injuste que les boomers leur fassent payer la dette gouvernementale qu’ils ont créée. 58% estiment que les boomers laissent le Québec en pire état que lorsque ces derniers en ont hérité! Les boomers avaient la prétention de changer le monde, pour la moitié des jeunes (48%) ils ont échoué. Les jeunes critiquent les boomers pour ce que leur génération a fait!
  • La génération sandwich. Comparativement à la génération Y (18-29 ans), la génération X ou la génération sandwich est plus critique à l’égard des boomers, plus pessimiste face à son avenir et plus à droite politiquement que les plus jeunes. C’est la génération négligée, flouée, qui a une dent face aux générations qui l’ont précédé.
  • Les jeunes estiment qu’ils seront moins prospères que leurs parents! Cette prédiction est en opposition avec ce que toutes les autres générations avaient connu auparavant.
  • Aimeriez-vous quitter le Québec pour aller travailler à l'étranger et y demeurer pour plusieurs années ?
  • Les jeunes estiment que la vie est plus difficile aujourd’hui que du temps de leurs parents. 89% pensent qu’on peut plus facilement s’endetter aujourd’hui, alors qu’une majorité pense aussi qu’il est plus difficile aujourd’hui de se trouver un bon travail, de bien gagner sa vie (faire de l’argent), d’avoir confiance en l’avenir et de fonder une famille. En fait, 47% des jeunes croient qu’ils vont faire moins d’argent que les boomers, 26% estiment qu’ils en feront autant et seulement 17% pensent qu’ils ont un avenir financier plus rose que leurs prédécesseurs!

L'avenir du Québec ?

Blogueur: pympau, 24 Avril 2009, 15h06

Vous vous bercez d’illusions mon ami. Et ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez; comme beaucoup de vos concitoyens d’ailleurs. Oui l’Alberta, l’Ontario traversent actuellement une dure récession. Mais elle en sortiront plus rapidement que le Québec, parce que justement le capital y circule mieux et est réalloué plus efficacement. C’est à cela que servent les récessions: à réallouer le capital - à condition qu’il ne soit pas gelé sous les fesses grassouillettes d’un rond-de-cuir de la vieille capitale (sans jeu de mots hein).

Sans compter que l’Alberta, ça n’est pas juste le pétrole, et l’Ontario, ça n’est pas juste l’automobile; l’avantage d’un économie profitable, c’est que vous pouvez financer le développement de nouveaux secteurs; au Québec plus de la moitié des entreprises ne font pas de profit, et ça prend 20 ans pour ne PAS construire un hôpital (ou une autoroute, ou un pont, name it), dont le budget est crevé avant même que la première pierre ne soit posée.

Même le Nouveau-Brunswick, avec ses maigres ressources naturelles, s’en tire mieux que le Québec depuis plusieurs années (c’est d’ailleurs une province que je conseille aux jeunes Québécois qui désirent échapper aux factures monstrueuses dont ils n’ont jamais profité), parce que ses politiques économiques et fiscales sont plus intelligentes que celle du Québec, tout simplement, et sa bureaucratie moins écrasante et omniprésente. Or dès que l’industrie des sables bitumineux albertains repartira (et elle repartira), et que le secteur automobile ontarien sera restructuré, vous verrez à nouveau un différentiel de plusieurs points de croissance se creuser dans le temps de le dire avec le Québec, qui lui continuera à s’enfoncer vers le fond du baril en chantant “Gens du pays”… pendant que les autres provinces s’enrichiront.

Le Québec, c’est bien si vous gagnez 30,000 par an (et encore, le revenu moyen n’est même pas ça…), mais pour combien de temps ça va durer avec cette dette qui ne cesse d’enfler, ces déficits d’augmenter chaque année? Et est ce que ce genre de salaire va y retenir des diplômés bien équipés professionnellement - avec la perspective d’en payer 40 a 50% en impôt, voire davantage, pour le restant de leurs jours histoire de faire vivre les trois petits vieux sur cinq habitant qui constitueront bientôt le profil démographique de la province? Clairement non.

Faudrait vraiment être tombé sur la tête; ou maso. Vous mentionnez le prix modique de l’électricité: mais justement, la province se tire dans le pied avec ça! l’Alberta, elle vend son pétrole au prix du marché. Le Québec brade son hydro-électricité et torpille ainsi sa capacité de réinvestissement, c’est économiquement absurde et un cercle vicieux puisque cela limite sévèrement la possibilité de financer de nouveaux développements (y compris dans le durable), en électricité ou ailleurs.

Vous auriez pu mentionner le prix de la poutine aussi. D’ailleurs le ‘modèle québécois’ tout entier est un cercle vicieux, et c’est bien pour cette raison que la province s’appauvrit relativement à ses voisins, et de façon inexorable. Car si les maisons ne sont pas chère dans la belle province, c’est pour une bonne et simple raison: personne ne veut aller là.

Alors les jeunes doivent voir les perspectives à long terme, qui ne sont guère reluisantes chez vous, et réaliser qu’il ne sont pas condamnés à renflouer ce paquebot qui coule pendant les quatre ou cinq prochaines décennies de leur vie professionnelle: il y’a d’autres options, et bien du fun à avoir ailleurs.

Les bilingues québécois sont très appréciés dans le reste du pays, et même ceux qui le sont moins (bilingues).

Tenez, aller donc faire un tour ici: hyperlien

Vous y trouverez des témoignages de Québécois, pas tous nés du dernier printemps, qui ont foutu le camp le plus souvent pour les raisons que je mentionne plus haut, et qui se félicitent de l’avoir fait (ou se maudissent de ne pas l’avoir fait plus tôt!).