La vérité fiscale des Québécois

Le jour de libération fiscale est le premier jour de l'année à partir duquel les contribuables d'un pays ont accumulé suffisamment d'argent pour pouvoir payer les prélèvements obligatoires dont ils sont débiteurs. C'est une illustration simplifiée du taux moyen d'imposition.

L'Institut Fraser publie depuis quelques années une mesure particulièrement expressive de la lourdeur du fisc au Canada, au Québec en particulier. On l'appelle le jour de la libération fiscale (Tax Freedom Day).

En 2009 la famille moyenne canadienne gagnaient 88,432 $ en revenu et payaient 37,669 $ en taxes. (42.6%).


En raison du fait que les provinces et les municipalités prélèvent des impôts distincts les uns des autres, le jour de la libération n'arrive pas en même temps dans chaque région du pays. Comme on le devine, le Québec toujours distinct est depuis longtemps un des plus lourdement taxé du Canada, nous sommes libérés le 12 juin tandis que l’Ontario est libéré le 1 Juin.
Le milliard d'allégement fiscal par le gouvernement Charest n'a pas été exagéré; il n’a fait que ramener le poids fiscal à 44.4 % du revenu, qui est encore supérieure à l'ensemble du Canada (42,6%).

Pour le calculer, on fait la somme de tous les impôts (impôt sur le revenu, taxe foncier, taxes scolaire, RRQ, Assurance Parentale, Taxes de ventes (TVQ et TPS), tabac, boissons, immatriculation et essence, immeubles, profits, ressources), versés au cours de l'année par la famille canadienne moyenne (33 165 $ au Québec), que l'on compare ensuite au revenu monétaire touché par la famille (74 767 $ au Québec). Le ratio ainsi obtenu (taux de taxation moyen du revenu: 44,4% au Québec) est ensuite transposé aux 365 jours de l'année civile.


Charest, une chance que tu n'es pas Pinochio !

Car ton nez sera affreusement long !

Extrait de l'article: Les Québécois ont les moyens de payer, Michel Hébert, 29/09/2009

Les Québécois sont peut-être plus endettés que les autres, mais ils ne sont certainement pas les plus pauvres, a soutenu Jean Charest, mardi.

Quand le député adéquiste François Bonnardel a accusé le gouvernement libéral de vouloir « étouffer la classe moyenne » avec de nouvelles hausses des tarifs d’électricité, le premier ministre a bondi.

Il (Charest) a soutenu qu’il était faux de prétendre que les Québécois étaient les plus taxés et qu’ils payaient les plus lourds impôts.

« Nous ne sommes pas les plus taxés en Amérique du Nord. Les revenus disponibles de la classe moyenne au Québec ont augmenté, depuis les six dernières années, et ça inclut une augmentation, à un point tel que, grâce à nos politiques familiales, une famille qui a deux enfants et 75 000 $ de revenu gagne 6 000 $ de plus par année qu'une famille canadienne. Ça, c'est la réalité », a-t-il lancé à l’Assemblée nationale.

M. Charest, comme le ministre des Finances, Raymond Bachand, estime donc que son gouvernement peut rogner encore un peu sur le revenu des familles.









C’est un fait bien connu que les Québécois sont les citoyens les plus imposés en Amérique du Nord, constat qui s’applique également aux entreprises.

Cette table contredit les dires de M. Charest, de plus remarquez comment la table est progressif très rapidement au Québec.

Regardez l'impôt de l'Alberta, un jour on pourra espèrer !

Cette année, c'est le 12 juin qu'on célèbre cette fête. Ce qui signifie que les Québécois ont travaillé et trimé jusqu'au 12 juin pour s'acquitter de tous leurs impôts envers les différents niveaux de gouvernement depuis le début de l'année. Si on exprimait la même réalité en heures dans une journée de travail de 9 à 5, on dirait qu'il a fallu travailler jusqu'à une heure de l'après-midi pour les gouvernements avant de pouvoir garder l'argent qu'on a gagné. En un mot, la famille québécoise travaille la moitié de l'année pour assouvir l'appétit fiscal insatiable de nos gouvernements, l'autre moitié pour elle-même.

C'est en Alberta que la libération se produit le plus tôt (16 mai), mais paradoxalement le Québec arrive à cette date fatidique que le 12 juin, même s’il a reçu 8.4 milliards via les transferts fédéraux de péréquation. C'est donc en repoussant plus tard le jour des réjouissances dans les autres provinces que le Québec peut célébrer plus tôt.

Voici un tableau, qui provient de l'Institut Fraser, qui inclut toutes les taxes cachées, c'est la journée que nous sommes enfin libérés des taxes.

Donc au Québec, c’est à partir du 12 juin que nous sommes enfin libres et les revenus que nous générons servent pour notre propre bien.




Évasion fiscale = Abus de pouvoir !

Puisque l'État manque sérieusement de l'argent, elle travaille très fort sur l'Évasion fiscale, le problème c'est qu'elle travaille avec autant d’acharnement pour faire des cotisations abusives (elle a des quotas a respecté) tout en se protégeant bien sûr!, sur sa non-imputabilité.

Savez-vous, ce que recommandent les avocats fiscalistes quand un travailleur autonome ou une petite PME reçoit une cotisation abusive, tu paie ou tu fais faillite.

Si tu tentes de la contester, ça va te prendre 2 ou 3 ans, te couter 80,000 $ à 100,000$ d'avocats, juste pour prouver que tu as raison. Entretemps Revenu Québec te saisit les biens, même si le processus d'opposition n'est même pas entamé. (Remarquer que la Cour suprême avait sérieusement blâmé cette attitude).

En bon français: On saisie et on pose les questions, un vrai abus de pouvoir ...

Après on se demande pourquoi le niveau d'entrepreneuriat est aussi faible au Québec.

Extrait de: Revenu Québec peut saisir Épargne Placements Québec, Michel Girard, La Presse

À plusieurs reprises, selon des témoignages de lecteurs qui se disent victimes d'acharnement de la part du fisc, Revenu Québec a erronément et inutilement saisi les biens de contribuables à qui il réclamait à tort de présumées sommes impayées d'impôt. Avis aux clients d'Épargne Placements Québec à qui Revenu Québec réclame un présumé solde d'impôt impayé?! Revenu Québec peut saisir votre compte d'Épargne Placements Québec pour défrayer ladite dette.

C'est ce qu'a confirmé à La Presse Affaires le porte-parole de Revenu Québec, Dany Lapointe, de la direction des relations publiques et des communications. «?En vertu de la Loi sur le ministère du Revenu, Revenu Québec pourrait procéder à une affectation, précise-t-il. En effet, comme pour la saisie administrative de sommes détenues dans une institution bancaire ou financière, l'affectation par Revenu Québec de sommes détenues chez Épargne Placements Québec est possible seulement pour le paiement d'une somme due en vertu d'une loi fiscale ou de la loi facilitant le paiement des pensions alimentaires.?» Cela soulève toutefois un problème d'éthique et de conflit d'intérêts.

Pourquoi??

Un, parce qu'Épargne Placements Québec agit comme bras financier du ministère des Finances, lequel fixe annuellement de lourds objectifs au Centre de perception fiscale de Revenu Québec.

Deux, parce qu'il suffit que Revenu Québec vous impute une dette fiscale (à tort ou à raison) pour qu'il passe à l'action et saisisse dans votre compte d'Épargne Placements Québec la présumée somme due.

En somme, Revenu Québec devient juge et partie lorsqu'il procède à des saisies.

Avant de pouvoir procéder à une saisie, un créancier doit suivre un long processus et obtenir de la Cour la permission d'agir ainsi. Du côté de Revenu Québec, le processus est mille fois plus rapide puisque sa loi lui donne d'office le pouvoir de saisir les biens et actifs d'un contribuable à qui il réclame des impôts et/ou des taxes impayés.

Cela peut conduire à des cas d'abus de pouvoir de la part des percepteurs de Revenu Québec. Imaginez le risque de saisie que les contribuables pourchassés par Revenu Québec courent lorsqu'ils détiennent des obligations chez Épargne Placements Québec.

Il suffit à Revenu Québec d'étendre la main dans la cagnotte d'Épargne Placements Québec du ministère des Finances pour s'auto...payer l'impôt prétendument dû. Et s'il saisit à tort des sommes non dues, qu'on se débrouille nous-mêmes avec le problème...

Fait à noter?: dans un premier temps, Revenu Québec m'avait formellement répondu que le Ministère ne pouvait saisir l'actif qu'un contribuable possède à Épargne Placements Québec. À la question «?
Revenu Québec a-t-il également le pouvoir de saisir les comptes des clients d'Épargne Placement Québec???»,
le porte-parole de Revenu Québec m'avait répondu?: «?

Non, Épargne Placement Québec étant sous la responsabilité du ministre des Finances, une telle saisie s'avère juridiquement impossible. Une règle de droit constitutionnel prévoit que la Couronne ne peut s'autosaisir.?»

Finalement, après lui avoir indiqué qu'un syndic mettait en doute sa réponse, le Ministère a carrément modifié sa réponse en affirmant qu'il pouvait effectivement puiser dans le compte d'Épargne Placements Québec d'un contribuable pour se payer...

Autre question importante?: Revenu Québec peut-il saisir les REER d'un contribuable??

Oui, il peut mettre le grappin sur tous les REER, sauf ceux détenus dans les fiducies et compagnies d'assurance à des fins de contrats de rentes, avec bénéficiaires. Ainsi, un simple REER détenu chez Épargne Placements Québec, dans une institution bancaire ou dans une firme de placements, peut effectivement faire l'objet d'une saisie de la part de Revenu Québec ou de tout autre créancier.

Une exception?: depuis le premier juillet 2008, tous les REER sont devenus insaisissables, mais seulement lorsqu'on déclare faillite. Avis aux intéressés?! Revenu Québec a-t-il le pouvoir de saisir également les comptes conjoints?? «?

La position de Revenu Québec est qu'en principe, un compte conjoint peut faire l'objet d'une saisie pour la dette de l'une des personnes titulaires de ce compte et déposant des sommes dans celui-ci. Cependant, cette saisie ne peut avoir lieu que dans la mesure où Revenu Québec réussit à établir que l'argent saisi dans ce compte est la propriété exclusive du débiteur fiscal?», explique le porte-parole de Revenu Québec. «?

À défaut d'établir la propriété des sommes saisies comme étant celle du débiteur fiscal, ajoute-t-il, Revenu Québec devra donner mainlevée de la saisie effectuée sur le compte conjoint. Et finalement, Revenu Québec a-t-il aussi le pouvoir de saisir les comptes des enfants des contribuables qu'il pourchasse??

Non, à moins que Revenu Québec puisse prouver que l'argent accumulé appartient exclusivement au débiteur fiscal.

Vous avez deux mains sur le volant pour protéger vos amis !

Extrait de: Attention! Produit inflammable..., Gilbert Lavoie, Le Soleil, 26 septembre 2009

Comme il fallait s'y attendre, le gouvernement Charest a bloqué la motion de l'ADQ qui réclamait une enquête publique sur l'industrie de la construction. Les enquêtes publiques, c'est toujours dangereux pour un gouvernement. Jean Charest ne devrait pas être seul à se méfier d'une enquête publique sur la construction.

Le PQ a été au pouvoir suffisamment longtemps pour avoir bénéficié de la générosité de certains entrepreneurs. Mais plus encore, le Parti québécois a des liens très étroits avec les milieux syndicaux, notamment avec la FTQ. Et puis il y a cette affaire, fort embarrassante, des Hells Angels et de l'élection du président de la FTQ construction. Vous pensez qu'on aime ça, à la FTQ, voir le PQ appuyer une demande d'enquête sur la construction? C'est peut-être pour ça que Pauline Marois a d'abord demandé une enquête sur les «entreprises de construction». Elle ciblait l'administration du maire de Montréal, Gérald Tremblay, dont les accointances libérales sont connues, et elle aidait Louise Harel. Une enquête sur les syndicats, c'est plus délicat. La FTQ a souvent contribué à l'organisation et au financement du PQ.

Elle est demeurée neutre aux élections de 2003, mais elle est revenue au bercail en 2007. La centrale syndicale s'est abstenue d'appuyer la campagne nationale de Pauline Marois en 2008, mais ses conseils régionaux l'ont fait dans plusieurs régions, comme la Mauricie ou la Montérégie. Quel serait le mandat d'une commission d'enquête en 2009? Il ne pourrait pas être limité aux entreprises de Montréal soupçonnées de collusion, et aux élections musclées au sein de la FTQ construction.

Une fois le bras dans l'engrenage, c'est tout le corps qui y passerait, avec les dommages collatéraux que cela suppose.

Voir aussi: Les libéraux ne veulent pas d'une commission d'enquête maintenant !

L'agriculture un bar ouvert !

Je le mets en évidence, car ça vient de nous coûter minimum 600 millions de dollars cette année. On va voir, si notre Ministre Béchard va travailler dans l'intérêt du peuple ou comme d'habitude va travailler pour gagner le plus de vote !

Le commentaire de Alain Dubuc est aussi pertinent cette année que l'année passée.

C'est enfin un système malade, parce qu'il échappe aux lois normales de la gouvernance. Tout se passe dans un club privé. C'est l'Union des producteurs agricole qui a contrôlé la Financière agricole, la société d'État qui distribue les fonds, depuis sa fondation. L'UPA détenait d'office cinq des 11 sièges du conseil d'administration, en désignait le président, était consultée par le gouvernement sur le choix du pdg qui se retrouvait lui aussi au conseil d'administration. C'est le principe du bar ouvert : la société d'État qui distribue des fonds publics et est contrôlée par ceux qui les reçoivent.

Extrait de: L'agriculture au menu, Cyberpresse.ca, Opinion, 30 septembre 2009
La rentrée parlementaire qui vient de débuter pourrait en être une d'importance pour le monde agricole, car nous pourrions assister à l'application des premières réformes découlant du rapport de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire du Québec, le fameux rapport Pronovost.

Rappelons-nous qu'il y a presque deux ans ce rapport avait créé une onde de choc telle, qu'il est d'ores et déjà convenu de parler de l'avant et de l'après Pronovost. Est-ce que c'est en raison de l'application massive de ses recommandations par le gouvernement? Non, car le fruit se fait encore attendre. Mais si cette commission fut aussi frappante, c'est parce qu'elle constitue une réappropriation collective de l'agriculture et la fin du statut d'interlocuteur unique de l'Union des producteurs agricoles.

De ce rapport initial en est découlé deux autres plus pointus, mais tout aussi importants, le rapport St-Pierre, sur le financement de l'agriculture, et le rapport Ouimet, sur la Loi de protection du territoire agricole. Dans les deux cas, la filiation avec le rapport Pronovost est évidente. Si nous voulions résumer ses trois rapports pour un néophyte du monde agricole, nous dirions que notre agriculture manque d'oxygène et qu'elle est sous respirateur artificiel.

Cet automne le ministre de l'Agriculture, Claude Béchard, a justement la chance de redonner de l'air aux agriculteurs en appliquant les réformes proposées par ses trois rapports. Il reste à savoir s'il aura la vision de voir par-dessus le lobby de l'Union des producteurs agricoles (UPA). Car le seul écueil qui se place devant lui est justement la toute puissante UPA qui mène actuellement une vraie campagne de peur, digne du péril rouge de Duplessis, auprès des agriculteurs. Elle annonce même la fin de notre agriculture si les réformes sont appliquées. Attendez que je me souvienne... s'il y a eu une commission n'était-ce pas justement parce que notre agriculture est en train de disparaître?

L'UPA est de moins en moins un syndicat d'agriculteur et de plus en plus un lobby corporatiste. Pris à défendre un modèle qu'ils ont mis en place et qui les nourrit, ils se sont écartés des aspirations des agriculteurs. Le modèle agricole en place n'est pas un modèle québécois... c'est un modèle UPA. La gestion de l'offre, les plans conjoints, le financement, la loi sur la mise en marché des produits agricoles, tout a été mis en place avec l'accord et la participation de l'UPA depuis 40 ans.

Sa situation de monopole, aujourd'hui, se retourne contre elle. M Béchard, vous avez la chance unique de rassurer le monde agricole en expliquant les changements qui viennent et vous ne devez jamais perdre de vue que l'agriculture est l'affaire de tous... agriculteurs comme citoyens. Nous sommes à une époque où nous nous préoccupons plus de l'accord vin et mets que de ce ceux qui, grâce à leur travail, garnissent la table.

Alors, messieurs les députés, faites un effort cet automne, en mettant plus d'agriculture à votre menu. Benoit Girouard, président Union paysanne

64% ... principalement à la mauvaise gestion gouvernemental !

Le prix du porc plombe les résultats

Une démocratie douteuse, des subventions douteux !

Nous avons un sérieux problème de démocratie, le fait qu'un parti peut avoir une majorité parlementaire sans avoir une majorité populaire fausse la démocratie et accentue le scepticisme des concitoyens sur la pertinence d'aller voter.

Montréal : Aucun n’intérêt pour les politiciens, Ouest = Libéraux, Est = PQ.

Donc nos chers politiciens vont chercher les votes qui vont faire la différence.

Vivre les votes des régions !

Donc on va chercher les votes de l'UPA, donc pour supporter l'industrie porcine ça vient de nous couter un milliard de dollars, ça coute cher pour avoir les votes des cochons ...

Effet pernicieux dans une démocratie douteuse!

Le déficit de la Financière agricole atteint cette année un niveau historique de 1,5 milliard de dollars. La situation est en grande partie attribuable à la chute des prix dans l'industrie porcine. La grippe H1N1, d'abord appelée grippe porcine, a fait chuter les prix du porc. Entre 1395 et 3000 producteurs de porc assurés par la Financière agricole (selon les chiffres respectifs de la Financière agricole et de la Fédération des producteurs de porc), ont été dédommagés. Cette mesure a coûté 560 millions l'année dernière, sur un déficit cumulé de près de 634 millions de dollars. Les deux tiers de la facture ont été assumés par les contribuables. La part du lion pour les gros producteurs

Cette mesure a coûté 560 millions l'année dernière, sur un déficit cumulé de près de 634 millions de dollars. Les deux tiers de la facture ont été assumés par les contribuables. Bruno Larue, professeur titulaire à l'Université Laval, croit que le programme pourrait coûter moins cher si l'aide était modulée. Comme la prime est attribuée à l'animal, les gros producteurs reçoivent une très grande part de cette assurance. Les très très gros producteurs ramassent la plus grosse partie des subventions, c'est eux qui au niveau des coûts de production sont les plus efficaces, qui ont les coûts les plus bas. C'est eux qui en ont le moins besoin, c'est en bonne partie pourquoi on produit autant de porcs parce que, à quelque part, il y en a qui font de l'argent avec ça, c'est pas tout le monde Un détail qu'évite d'aborder la Fédération des producteurs de porcs.

Son président, Jean-Guy Vincent, précise que la production porcine est une activité économique importante présente dans toutes les régions de la province. « Le consommateur le sait et veut que l'on puisse soutenir l'agriculture au Québec », précise-t-il. Un programme remis en question Au-delà du porc, la Financière agricole, qui gère le programme d'assurance, s'enlise dans les déficits. Au total, 73 % du fonds d'assurance stabilisation des revenus agricole a servi à compenser les producteurs agricoles. « Est-ce qu'on paye trop? Moi, je pense que oui. Il y aurait moyen de faire un peu de ménage dans ça, rendre le programme plus efficace », affirme Bruno Larue.

Il estime que le programme, mis en place dans les années 70, est désuet. La commission sur l'avenir de l'agriculture propose une réforme complète du régime. Le gouvernement étudie le rapport depuis près de deux ans. Québec, qui éponge les déficits, pense de son côté que la note est élevée. « Ça coûte très cher. L'UPA demande 650 millions dans la réforme de la Financière agricole », a déclaré Claude Béchard, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.

Un détail qu'évite d'aborder la Fédération des producteurs de porcs. Son président, Jean-Guy Vincent, précise que la production porcine est une activité économique importante présente dans toutes les régions de la province. « Le consommateur le sait et veut que l'on puisse soutenir l'agriculture au Québec », précise-t-il.


Je regrette M. Vincent moi en tant que consommateur, je refuse de subventionner une industrie porcine, qui est totalement désuète et non rentable.

Je vous invite de lire, une histoire d'horreur, ce sont les CONtribuables qui paient les pôts cassés.

L'article de Alain Dubuc, Une histoire de cochons, La Presse, Publié le 02 novembre 2008

Extrait de: Il est temps de mettre un terme à la gestion de l'offre et aux subventions selon l'Institut Fraser, Le Bulletin des agriculteurs, Montréal (Québec), 10 février 2009
Cependant, M. Minardi conclut qu'il sera difficile de mettre en oeuvre ces réformes au Québec en raison du poids politique de certains groupes d'intérêt et des réticences du gouvernement à contrarier le vote rural.
« Il y a, au Québec, des obstacles considérables au changement dans la mesure où l'agriculture est perçue comme étant une partie intégrante de l'identité québécoise qui doit être préservée. De ce point de vue, la fermeture de petites fermes non-concurrentielles en cas de retrait des subventions serait perçue comme étant la perte d'un mode de vie traditionnel, élément essentiel de la culture québécoise, et donc comme une menace existentielle pour la société québécoise. »
« Ce que les personnes qui tiennent ce genre de discours ne réalisent pas, c'est que les communautés rurales ne pourront être dynamiques et durer dans le temps que si leurs activités sont économiquement rentables. Le changement est une condition nécessaire à la prospérité. »
Quel avenir pour l’agriculture québécoise ?, Institut Fraser, 16 février 2009
L’agriculture québécoise est étouffée par un certain nombre de politiques publiques mal conçues qui ne servent en définitive ni les intérêts des agriculteurs, ni celui des consommateurs, ni celui des contribuables.

Il y a tout d’abord le système de gestion de l’offre dans la production de produits laitiers, de volaille et d’œufs. Quarante-six pourcent du revenu des exploitations agricoles québécoises est produit dans le cadre de ce système qui tente de trouver un équilibre entre l’offre et la demande en réglementant les prix. Et, bien évidemment, cela donne des prix artificiellement élevés. Dans le but de limiter l’offre, un organisme fédéral impose des quotas de production et limite la concurrence de produits étrangers au moyen de tarifs douaniers prohibitifs.

L’autre élément essentiel de la politique agricole du Québec est l’ensemble des subventions gouvernementales qui soutiennent les exploitations agricoles non couvertes par le système de la gestion de l’offre. En 2006, les agriculteurs québécois ont reçu 838 millions de dollars en paiements directs et le Rapport Pronovost estime que le soutien gouvernemental (fédéral et provincial) à l’agriculture a augmenté de 248% lors des 25 dernières années. Pourtant, même avec les subventions gouvernementales, les revenus agricoles sont souvent inférieurs aux coûts d’exploitation et 30% de l’ensemble des exploitations agricoles au Québec ont été incapables de couvrir leurs dépenses en 2004.

Quoique plus rentables à première vue, les secteurs sujets à la gestion de l’offre présentent une réalité différente lorsque la valeur des quotas est ajoutée aux coûts de production. Ces quotas furent octroyés gratuitement aux producteurs lorsque les systèmes de gestion de l’offre furent mis en place. Mais, avec le temps, les agriculteurs commencèrent à vendre et à acheter des quotas, qui prirent de plus en plus de valeur en raison de leur quantité fixe.

En raison de cette inflation dans le prix des quotas de production, la valeur marchande des entreprises agricoles a augmenté de façon spectaculaire. Il est maintenant pratiquement impossible pour les jeunes agriculteurs qui doivent acheter des quotas à leur valeur marchande de rentabiliser une ferme sous gestion de l’offre. D’autre part, lorsque les agriculteurs veulent augmenter leur production en raison d’une meilleure productivité, ils doivent également obtenir de nouveaux quotas très dispendieux.

Les Québécois soutiennent financièrement les agriculteurs par l’entremise de leurs impôts pour les subventions aux producteurs agricoles et à l’épicerie où ils paient davantage pour une partie de leur nourriture que ce qu’ils paieraient en l’absence de la gestion de l’offre. Or ce coût supplémentaire impose un fardeau particulièrement lourd aux ménages à faibles revenus.

Le secteur agricole québécois est très coûteux à la fois pour les contribuables, les consommateurs et les agriculteurs eux-mêmes et la seule alternative viable consiste à démanteler le système de gestion de l’offre et à travailler à une élimination des subventions agricoles.

Cela permettra aux agriculteurs de sortir de leur dépendance envers les subventions gouvernementales, des prix artificiellement élevés et un endettement inquiétant auprès des banques. Seul un environnement plus concurrentiel dans lequel les consommateurs paieraient moins cher et où les agriculteurs seraient incités à être plus créatifs, productifs et novateurs serait en mesure de sortir l’agriculture québécoise du marasme dans lequel elle se trouve.

Un fonctionnaire gagne moins qu’un employé du secteur privé !

Je genre d’argument, vous allez l'attendre constamment dans la ronde des négociations syndicales en référence avec l’étude de la ISQ.

Voici les commentaires des syndicats : «Réagissant au dépôt du rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) pour 2008, Rémunération des salariés. État et évolution comparés, les dirigeants du SISP y voient, encore cette année, la triste confirmation du retard persistant de la rémunération des employés de l’administration québécoise par rapport à celle des autres salariés québécois. Le retard salarial est estimé à 7,7 %, tandis que le retard au plan de la rémunération globale, qui tient compte des avantages sociaux et des heures travaillées, est de 2,9 %.

Dans certains cas, on peut se demander si le fait de travailler dans le secteur public ne commence pas à ressembler à du bénévolat.

Par exemple, quand on observe qu’un maître électricien reçoit une rémunération globale de 67 % inférieure à celle des emplois équivalents sur le marché, il y a de quoi se questionner fortement , ajoute Mme Bonamie.»

À chaque année, il nous sort c’est une étude qui est totalement bidon, une vrai fumisterie.

Extrait de:  La grande illusion du front commun, Claude Picher, La Presse, 16 mai 2009

«L'enquête de l'ISQ ne couvre que les entreprises de 200 employés ou plus. Ce n'est pas une omission ou une erreur méthodologique, c'est voulu comme cela .

Il existe au Québec 3,3 millions d'emplois. De ce nombre, 2,3 millions se trouvent dans des entreprises comptant moins de 200 employés. Autrement dit, en affirmant que les salaires des fonctionnaires sont inférieurs à ceux du privé, on ignore la situation de 70% des travailleurs, pour l'essentiel les moins bien payés.

Dans ces conditions, le supposé «retard» des fonctionnaires sur le secteur privé est une immense fiction. La réalité, c'est que les fonctionnaires sont en retard seulement si on ne considère que les meilleurs employeurs du privé, et qu'on fait comme si 70% des autres travailleurs n'existaient pas.

Allez donc expliquer aux deux millions de travailleurs québécois, dans les PME manufacturières, les restaurants, les salons de coiffure, les petits commerces de détail, qui travaillent pour 500$ par semaine ou moins, à peu près aucune sécurité d'emploi et des caisses de retraite dérisoires quand ils en ont, allez donc leur dire qu'ils sont en «avance» sur les syndiqués du front commun. Et on ne parle même pas ici des avantages sociaux.Pour avoir une meilleure idée, il faut aussi comptabiliser les assurances collectives, caisses de retraite, vacances, congés de maladie et autres avantages sociaux financés par l'employeur. »

En décembre 2008, la FCEI a rédigé un rapport intitulé

Extrait de: :Regard sur les salaires : Comparaison entre les salaires du secteur public et du secteur privé

Qui inclut tous le monde ce qui est normal, serait-ce qu’une secretaire d’une PME vaut moins qu’une secrétaire du secteur publique, j’en doute fort !

On remarque qu’un employé d’État gagne entre 29% à 43% avec ses bénéfices marginaux de plus que dans le secteur privé. De plus, j'ai fait ma petite enquête sur le nombre d'entreprises qui possèdent moins de 200 employés.

Extrait du rapport des Études Économiques Desjardins sur L’ossature de l’économie québécoise, Volume 18 / Printemps 2008.

Au Québec, 70 % des entreprises comptent entre 1 et 4 employés et 99 % des entreprises ont moins de 200 employés. Donc pour arriver à un constat que le secteur public est moins payé que le secteur privé:

Ils ont éliminé 99% des entreprises du Québec. Totalement bidon !

Enquête sur la construction: rigueur ou sensationnalisme?

Extrait de: Enquête sur la construction: rigueur ou sensationnalisme?, Alain Gravelle, Radio Canada, 24 septembre 2009


Nous sommes revenus cette semaine avec de nouvelles révélations troublantes sur la FTQ-Construction et sur le Fonds de solidarité FTQ. Certains dirigeants de la FTQ n'ont pas tardé à nous attaquer en tentant de miner notre crédibilité. C'est leur droit. Ça me donne l'occasion de dire que notre enquête n'est pas le fruit de quelques conversations glanées à gauche et à droite. Elle n'est pas non plus le résultat que de quelques sources. Nous travaillons d'arrache-pied depuis presque un an maintenant sur l'industrie de la construction.

Nous avons fait plusieurs rencontres informelles et confidentielles avec de nombreuses sources provenant de divers milieux. Certaines de ces sources sont de haut niveau. Nous avons accumulé de nombreux documents ainsi que quelques enregistrements. Les gens de notre équipe sont des gens d'expérience et aguerris. Elle est formée des recherchistes Chantal Cauchy et Monique Dumont, des réalisatrices Claudine Blais et Johanne Bonneau, de la journaliste Marie-Maude Denis et de moi-même. Notre travail et notre démarche sont étroitement encadrés et appuyés par la direction de l'information de Radio-Canada. Tout ça pour vous dire que nous ne faisons rien à la légère.

L'injonction : Vous avez appris aussi que nous étions visés par une requête en injonction dont le but était de nous empêcher de diffuser des extraits d'une conversation téléphonique qui nous a été remise par une de nos sources, le dirigeant syndical Ken Pereira. Il s'agit d'une conversation entre lui et Gilles Audette, le bras droit du président de la FTQ et du conseil d'administration du Fonds de solidarité, Michel Arsenault. Certains pourraient nous reprocher de diffuser une conversation privée entre deux individus. C'était d'ailleurs la base de l'argumentation des avocats de M. Audette, à savoir que l'on s'apprêtait à porter atteinte à sa vie privée en diffusant cette conversation. Auparavant, les avocats du Fonds nous avaient fait parvenir une mise en demeure dans laquelle ils nous accusaient de recourir à de « l'acharnement et au sensationnalisme débridé ».

Or, le juge Paul Chaput a tranché en disant que puisque M. Audette est le conseiller politique de Michel Arsenault et que le contenu de sa conversation avec M. Pereira portait sur des questions professionnelles, « il était peu probable que le contenu des conversations porte à des choix de nature fondamentalement privée ou intrinsèquement personnelle ». Le juge conclut en disant que cette conversation était d'intérêt public. L'injonction a donc été rejetée. Au-delà de la question de droit, la décision de mettre en ondes ce type de conversation n'est pas non plus prise à la légère. Il est évident, sur le plan journalistique, que le contenu de cet extrait était d'intérêt public dans le contexte de la crise actuelle dans l'industrie de la construction.

Quand on entend M. Audette faire référence au crime organisé en lien avec le Fonds de solidarité, on ne peut que tendre l'oreille et s'interroger. Malheureusement, personne ni à la FTQ ni au Fonds de solidarité n'a voulu répondre à nos questions sur la signification des propos de M. Audette. C'est comme ça depuis le début de notre enquête. Au lieu d'accepter des entrevues, on préfère nous faire parvenir des mises en demeure ou une requête en injonction. Nous continuons donc notre travail en gardant le cap sur notre tâche. Documenter les faits en tenant compte de l'intérêt public.

Regardez Enquête, animée par Alain Gravel

Tarifs: êtes-vous prêts à payer?

Si vous examinez l'article de M. Pratte, le seul choix qu'il nous laisse c'est 'Ou on augmente les impôts, ou on augmente les tarifs', il y a peut-être un autre choix, mais on ne veut pas offusquer nos monopoles syndicaux, peut-être on pourrait devenir plus efficace.

Il est tout à fait anormal que le Québec possède plus de 30% (en fait 37%, mais on enlève les tâches uniques du Québec) de fonctionnaire par habitant, que les autres provinces.

Peut-être cassé aussi les monopoles syndicaux, oups ! un vilain mot ...

Lisez les commentaires de certains blogueurs, j'en ai pris quelqu'uns, ils sont certainement plus de cervelles que nos ministres.


Tarifs: êtes-vous prêts à payer?, La Presse, André Pratte, 27 Septembre 2009 Réunis à Drummondville en fin de semaine, les militants du Parti libéral du Québec ont adopté des résolutions pressant le gouvernement de présenter une loi sur la tarification et de mettre en place un système de péages dans la région de Montréal. La loi sur la tarification ferait en sorte que les tarifs ne soient plus fixés arbitrairement, mais soient fonction d’un pourcentage donné du coût de chaque service. Par conséquent, les tarifs seraient indexés.


De plus, les sommes recueillies pour un service donné seraient obligatoirement affectées à ce service. Le chef du PLQ et premier ministre, Jean Charest, n’a pas voulu dire si oui ou non il était favorable à une telle approche. Mais comme ces résolutions avaient été rédigées par la commission politique de la formation et que des membres éminents du gouvernement les ont défendues samedi, on peut croire que c’est en effet l’orientation que souhaite prendre le gouvernement… si le vent de face n’est pas trop fort. Or, il est évident que le mécontentement populaire va se lever, stimulé par les cris des partis d’opposition.


Pourtant, le Québec n’a pas le choix. Voulons-nous préserver nos services publics, notamment la santé et l’éducation, qui vont nécessiter des dépenses colossales au cours des prochaines années? Si vous répondez oui, il vous faut maintenant trouver une façon de financer ces services tout en évitant d’alourdir la dette de l’État québécois, déjà considérable. Que faire? Ou on augmente les impôts, ou on augmente les tarifs, notamment les tarifs d’électricité. Si on hausse l’impôt sur le revenu des particuliers, le Québec risque de perdre des travailleurs qualifiés et des professionnels, qui iront oeuvrer dans un état où ils peuvent garder une plus grande part de leur rémunération. De plus, toute augmentation de l’impôt sur le revenu décourage le travail. Or, les Québécois travaillent déjà moins que leurs voisins… Augmenter les tarifs, par contre, permet non seulement de financer les services mais aussi d’influer sur le comportement des gens. Ainsi, si vous augmentez les tarifs d’électricité, il y aura moins de gaspillage.


Si vous installez des péages sur les autoroutes, les gens vont moins prendre leur voiture et auront moins tendance à s’installer dans des banlieues lointaines. Le gouvernement va entreprendre bientôt des consultations sur cette question. Il y aura, c’est certain, une levée de boucliers. Mais ceux qui protestent devront dire quelle alternative ils préconisent: des compressions en santé et en éducation?


Des impôts plus élevés? Dans la présente conjoncture, il n’y aura pas de solution sans douleur.

proculation 27 Septembre 200917h24 Vous dites que Québec n’a pas le choix: c’est totalement faux. Quand on balance pas dans nos comptes on a deux choix: augmenter les revenus ou BAISSER LES DÉPENSES !!! On dépense comme des malades et on est taxé à mort. D’accord pour augmenter certains services qui sont sous tarifiés. Mais augmentation des tarifs comme les permis ou en rajouter comme les péages ? No way ! Que le gouvernement fasse le ménage dans ses comptes, coupe le gras et après si on est encore dans le rouge, peut-être qu’on pourra envisager des hausses de tarifs. Pourquoi devrions nous payer pour la mal gestion des dirigeants ? On est dans un très bon temps pour faire une vraie réforme libérale et couper dans l’État. Comme l’ADQ propose. On commence enfin à voir la dette comme un problème avec le déficit qui s’en vient. Servons nous de cela. Baissons les impôts sur les compagnies et les individus. Coupons les services superflus et les subventions aux petits groupes d’intérêts. Dérèglementons et coupons dans ces milliers de formulaires et bureaucrates. Il ne faut pas laisser passer cette chance que cette crise nous apporte.
abelzo 27 Septembre 200917h44

Je trouve cela très scandaleux, d’être encore obligé de payer davantage pour des sevices de plus en plus pourris. Tout augmente, sauf les salaires. Notre capacité de payer approche un niveau extrêmement dangeureux. Le coût des loyers est exorbitants, la panier d’épicerie a augmenté de 9% en 18 mois et cela sans parlé des assurances de tout genre. Et pendant ce temps nos “bons” gouvernements subventionnent à coups de millions les multinationales pour “sauver les emplois”. Ils, les gouvernements, sauvent de la faillite les banques, qui ont faits des milliards de profit durant la décennie précédente, l’industrie automobile et quoi d’autres qu’ils nous cachent. Quand vont-ils sauver le cave-payeur.À tous ceux et celles qui veulent l’entendre, il est temps de penser à la désobéissance civile, sinon nous deviendront rapidement un état de tiers monde. Notre démocratie sent de plus en plus à la démocrasse.

foxrox 27 Septembre 200918h06
Je ne suis pas contre une augmentation des tarifs, car tous les arguments que vous soulevez sont fort justes. Le Québec est endetté et il faut faire un choix : couper dans les services ou trouver d’autres sources de financement.Ce qui me dérange un peu cependant est l’argument “béton” du ministre des Finances qui affirme que nous payons annuellement environ 650 $ de moins pour les services que les habitants des autres provinces et qu’il est donc normal de hausser les tarifs. Je ne remets pas en question ce calcul; par contre, il omet de dire que le Québécois moyen paie environ de 3000 à 4000 $ en impôts de plus que les autres Canadiens annuellement.Il faudrait peut-être se questionner à savoir pourquoi on n’arrive pas alors que les impôts sont plus élevés ici…

lebonjuge 27 Septembre 200919h12

Méfions nous de Jean Charest; il ne veut pas déclarer tous ses revenus??ne veut pas non plus d’enquête sur le scandale de la construction, etc…!!! Bref, il veut seulement augmenter nos impôts et taxes même si on est les plus taxés en amérique. Il est très fort pour augmenter notre fardeau même si en 2003 il promettait une réduction d’impôt d’un milliard $$ par année durant 5 ans. Faut dire que ses promesses ne valent pas cher la livre. Un peu de jugement l’amènerait à contrôler ses dépenses ainsi que celles des députés et hauts-fonctionnaires. Énormément de luxes et de gaspillages qui augmentent le déficit qui ne semble pas l’inquiéter; normal, c’est pas son argent mais le nôtre. Mon plus grand regret est d’avoir voté pour lui. Maintenant que l’on voit comment il est; fin menteur et fin magouilleur; il est temps de le mettre dehors avant de déclarer faillite collectivement.
PierreYvesM 27 Septembre 200919h23

Monsieur Pratte, Personne ne sera jamais content de devoir payer plus! Pour faire accepter des hausses de tarifs dans le contexte actuel sans susciter une trop grande opposition, le gouvernement doit insérer sa démarche dans un plan global visant à assainir les finances publiques à long terme. Hausser les tarifs sans s’attaquer aux problèmes structurels qui minent les finances publiques québécoises est un coup d’épée dans l’eau. Il y aura peut-être quelques effets bénéfiques sur le déficit à court terme mais sur le fond, le problème restera entier. Certaines approches suggérées, comme la proposition de fixer les coûts d’un service selon un pourcentage de son coût réel, sont valables, mais il faut que le gouvernement montre qu’il compte aussi faire le ménage dans la gestion de ses finances. Tant que les gens auront l’impression que le gouvernement gère mal les finances publiques et que tous ne contribuent pas équitablement, ils auront raison de maugréer. Par exemple, hausser les tarifs sans se soucier des redevances minières minimes versées par les compagnies ou dépenser des milliards en infrastructures routières sans se soucier des raisons qui causent une différence à la hausse entre l’Ontario et le Québec pour un même bout de route, c’est rire des gens. Il est évident qu’il n’y aura pas de solutions sans grincements de dents, mais si ça doit faire mal, autant que cela en vaille la peine. En réalité, en plus d’une meilleure gestion des dépenses, il faudrait selon moi une réforme complète de la fiscalité au Québec afin de déterminer quels services (santé, éducation, …) sont financés par quels revenus (impôts, taxes, redevances, tarifs, …) et dans quelle proportion, tout en s’assurant d’un minimum de justice sociale. Cela permettrait d’avoir une structure saine pour les finances publiques et lorsqu’un poste de dépense exploserait, le lien avec la surcharge à payer serait facile à faire et les débats seraient probablement plus faciles. Il faut cesser la pratique qui fait que les gouvernements gèrent à la petit semaine en utilisant certains revenus pour financer des dépenses auxquelles ces revenus n’étaient pas initialement destinés, le plus bel exemple étant, au fédéral, les surplus de l’assurance-emploi qui ont servi à combler le déficit fédéral puis à générer d’imposants surplus. Néanmoins, pour entreprendre une telle réforme de la fiscalité, il faut un gouvernement qui a de la vision, du courage politique et de la crédibilité. Malheureusement, le gouvernement Charest n’ayant rien de ces trois points, il se contentera vraisemblablement de hausser les tarifs à gauche et à droite en tentant de minimiser la gronde populaire, suivant sa ligne de pensée qui consiste à faire le moins de vagues possibles…

Pierre-Yves M. Pager 27 Septembre 200920h43

Ils y a une chose absolument incompréhensible au Québec: LES GENS NE VEULENT PAS PAYER, TOUT DOIT ÊTRE GRATUIT…Faisons payer les riches (Phrases que l’on entend régulièrement) Pas compliqué, Utilisateur Payeur et baisse des impôts? Quelques conseils: 1) Augmenter les frais de scolarité universitaires au niveau des autres provinces Canadiennes (Mais l’argent doit aller directement aux universités) 2) Mettre in ticket modérateur pour les soins de santé. 3) Éliminer les garderies presque gratuites. 4) Éliminer les médicaments gratuits. 5) Tarifs d’électricité à un niveau normal. 6) Éliminer 100,000 fonctionnaires pour nous approcher de la moyenne Canadienne (7 pour 1000 au lieu de 10 pour 1000 ici au Québec) 7) Compteur d’eau 8) Ne serais pas compte des frais de scolarité au Cégep. 9) Etc… achard 27 Septembre 200921h15 Non, je ne suis pas prête à payer. Par contre, je suis prête à faire mes valises et à aller payer des impôts dans la province voisine où le coût des programmes n’atteint pas automatiquement des sommes faramineuses, où les fonds publics sont administrés plus efficacement et où on traite le contribuable avec un minimum de respect…quitte à parler anglais pour les reste de mes jours!Autres solutions: 1% d’augmentation de la TVQ; impôt minimum pour les 45% et quelque de Québécois qui ne paient pas d’impôts ou si peu; revue rigoureuse des programmes gouvernementaux comme les garderies à 7$, les congés parentaux trop généreux, le gel des frais de scolarité, la gratuité des traitements de fertilité (qu’est-ce que le gouvernement a à voir là-dedans?) et autres aberrations du genre, avec, comme objectif, d’en réduire le coût au maximum ou de les éliminer tout simplement: ces programmes sont extrêmement coûteux et nous n’avons pas les moyens de les maintenir tels quels; sabrer dans les dépenses des sociétés d’état afin d’augmenter leur contribution aux revenus du gouvernement (SAQ, Loto-Québec, Hydro, etc.); cesser de réagir à tous les groupes de pression qui quémandent constamment et se soucier des besoins du plus grand nombre. Je suis persuadée que les participants sur ce blogue pourraient dresser facilement une liste de suggestions beaucoup plus longue que celle des militants libéraux.Malgré toutes les mauvaises nouvelles, le titre d’un article d’un de vos collègues, Denis Lessard, sur la réaction du premier ministre aux recommandations des militants de son parti m’a fait sourire. Il écrit: “Douche froide pour les militants libéraux”. Allons Monsieur Lessard, vous savez comme moi que tout ça c’est du théâtre!

minogami 27 Septembre 200922h05 Nous devrions accroître notre réflexion d’un niveau. Tant Jean Charest que Pauline Marois représente une approche de gestion totalement dépassée. Le départ de François Legault est passé inaperçu en juillet, nous devrions considérer la raison fondamentale de son départ, les politiciens n’ont pas le courage ou l’envergure de poser les gestes adéquats après des décennies d’incurie. Longtemps les politiciens ont eu une approche AccordD, on vous donne ce que vous demandez et on demendera aux prochaines générations de payer au cours des 24 prochaines années. Un gestionnaire responsable devrait 1-Revoir la pertinence de plusieurs programmes 2- Exiger des performance des gestionnaires (CDPQ depuis depuis des lustres une performance déplorable et une gestion d’amateurs pensez aux papier commerciaux et au siège social, quelle est la dernière fois que Hydro-Québec, SAQ Loto-Québec on revue leur gestion??) 3-Tarifier les services utilisés (Autoroute, ticket modérateur etc) La tarification sera acceptée si et seulement si les politiciens font le ménage dans leur gestion. Malheureusement M.Charest ne semble pas avoir la volonté et Mme Marois n’a pas la crédibité(Échec totale de la réforme de l’éducation et conflit d’intérêts avec l’ex PDG de la SGF entre autres) Ainsi nous pourrons protéger les prochaines générations et garantir les services fondamentaux comme l’éducation et la santé.

horsjeu 27 Septembre 200922h19
Quand on veut un effort de la part des contribuables, on donne l’exemple! Gel des salaires du Parlement jusqu’au rétablisssement du déficit zéro. Si l’objectif n’est pas atteint dans le temps proposé, réduction des salaires selon le pourcentage qui a raté l ‘objectif…. Abolition de toutes les pensions de tous les employés de l’état. Du simple fonctionnaire au Premier Ministre, en passant par les pensions qui sont versées aux “anciens”. Quand on aura les moyens, on en reparlera. Mais quand on est dans le trou, on arrête de financer la “liberté 55″ d’un groupe de privilégiés. Ensuite, on jasera des hausses de taxes dencour 27 Septembre 200923h03 En décembre 2008, Charest nous assurait que tout allait très bien Madame La Marquise et qu’ainsi, il voulait que ses deux (2) mains sur le volant. Charest s’est fait élire sous de faux prétextes : tout allait mal Madame La Marquise et nous en avons maintenant la preuve. Nous constatons maintenant que Charest voulait avoir les deux (2) mains dans nos poches. Pendant qu’il n’a plus les mains sur le volant qu’arrive-t-il au char à Charest : il fonce tout droit sur le montrueux mur de la dette publique québécoise ! Moi, j’en ai assez de payer pour les erreurs de ces politiciens : je songe sérieusement à vendre ma maison et demander l’asile fiscal aux Bahamas !!!

americanophile 28 Septembre 200906h30
Je suis prêt à payer à certaines conditions: que Charest foute dehors 50 000 fonctionnaires; qu’il baisse les fonds de pensions des fonctionnaires; qu’il diminue le nombre de députés et scrapent le fonds de pension des députés; qu’il abolisse la sécurité d’emploi dans la fonction publique;qu’il abolisse les commissions scolaires; qu’il cesse toute publicités gouvernementales; qu’il diminue le nombre de ministres; qu’il transfère au privé de larges pans de l’administration publique; qu’il privatise une partie d’Hydro-Québec, de la SAQ et autres monstres bureaucratiques; qu’il fasse emprisonner tout fonctionnaire ou homme politique pris en train de voler l’argent du public; qu’il intervienne par la force dans les réserves indiennes pour mettre fin à la contrebande qui nous coûte des milliards. Après ça, Charest viendra nous taxer. S’il n’est pas assez courageux pour couper qu’il démissionne. Ce ne sera pas une grosse perte pour le Québec

michelnotredame 28 Septembre 200909h57 Si le gouvernement du Québec nous coûte trop cher, abolissons-le tout simplement. Devenons une simple dépendance fédérale sans autre statut politique. Soyons les premiers à opter pour un État canadien unifié d’un océan à l’autre, sous la gouverne totale d’Ottawa pour l’ensemble des matières constitutionnelles. Abolissons les provinces et les territoires.Ainsi, le Bloc Québécois pourra enfin pleinement représenter une partie de la population canadienne unie, dont la langue d’usage serait l’anglais et secondairement le français ou toute autre langue issue de l’immigration.Ainsi le rêve d’un Canada unitaire pourrait se réaliser, grâce, entre autres, à la disparition de l’inutile gouvernement du Québec !

Capsule économique

Capsules économoqies provenant de l'IEDM sur le Québec

L'endettement: L'endettement moyen de chaque Québécois, en 2008, a augmenté de 601 $. Il atteint aujourd’hui 9691 $. Il s'agit d'une hausse de 7%, soit trois fois le niveau d'inflation de la dernière année. Résultat: le taux d'endettement à la consommation – qui inclut principalement les cartes de crédit, les marges de crédit, les prêts personnels, et qui exclut les hypothèques – atteint maintenant le niveau sans précédent de 38% du revenu personnel. (Source: Institut de la statistique du Québec), Capsule: Sept 2009

Dette brute: La dette brute à long terme du secteur public québécois était de 184,5 milliards $ au 31 mars 2009. Ce montant représente 68,6% du PIB de la province. Historiquement, cette proportion diminue depuis quelques années – elle s'établissait à 76% en 2001-2002. Mais la tendance reprend une direction ascendante depuis 2007-2008. Cette dette représente la dette brute du gouvernement, à laquelle on ajoute la dette des réseaux de santé et d'éducation, des municipalités et des autres entreprises sous la responsabilité finale du gouvernement. Cette mesure, que l’on retrouve dans le Plan budgétaire 2009-2010 du ministère des Finances du Québec, permet de mieux cerner l’endettement du gouvernement. Elle permet en effet d’aller au-delà de ce que l’État gère directement, afin d’avoir une idée plus globale de son endettement. (Source: Ministère des Finances du Québec), Capsule: Juin 2009

Industrie porcine: 550 millions de dollars ont été payés aux 4000 producteurs québécois de porcs en 2008 en vertu du régime d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), soit 137 500 $ par producteur. Ce programme indemnise les producteurs lorsque la vente de leur produit ne couvre pas leurs coûts. Il s’agit de la troisième année consécutive que les paiements compensatoires pour ce secteur – qui peine à se rentabiliser – ont presque doublé. Sur les 7,3 millions de porcs abattus chaque année au Québec, chaque animal coûte environ 60 $ de plus à produire que son prix de vente sur le marché. Les prix n’ont pas dépassé les coûts de production au cours des dernières années – ironiquement, en partie à cause de ce programme qui encourage la surproduction de porcs, faisant pression à la baisse sur les prix. (Source: Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation), Capsule: Juin 2009

Fonctionnaire: En 2007, le Québec comptait 11,2 fonctionnaires par 1000 habitants. Ce nombre est 37% plus élevé que le nombre de fonctionnaires en Ontario, 29% plus élevé que le nombre de fonctionnaires en Colombie-Britannique et 20% plus élevé que le nombre de fonctionnaires en Alberta. Toutefois, il importe de souligner que la province de Québec assume des fonctions qui, dans les autres provinces, relèvent du gouvernement fédéral. Par exemple, la collecte de la TPS et de la TVQ, l’immigration ou l’entente Québec-Canada sur l’emploi. Par contre, même en soustrayant ces emplois de l’effectif de la fonction publique, le nombre de fonctionnaires par 1000 habitants au Québec demeure près de 30% plus élevé que le nombre de fonctionnaires en Ontario. (Source: ENAP), Capsule: Mai 2009

CPE: En incluant l’aide fiscale fédérale et provinciale à la garde d’enfant, un parent ne paye que 2,73 $ par jour, ou 6% du coût total d’une place quotidienne d’un centre de la petite enfance en installation (CPE). En effet, le montant des subventions versées aux CPE et garderies subventionnées se chiffrait à 1,52 milliard dans le budget 2006-2007 du gouvernement du Québec; soit environ 37,50 $ par jour par enfant de 18 à 59 mois dans un centre de la petite enfance en installation. Les coûts du système ont augmenté à un rythme beaucoup plus rapide que le développement de nouvelles places subventionnées. Entre 2000 et 2005, le nombre de places subventionnées a augmenté de 96% tandis que la somme des subventions versées pour ces places a bondi de 140% sur la même période. (Source: IEDM), Capsule: Mai 2009

L’impôt sur le revenu: Au total, la famille canadienne moyenne a payé 31 535 $ en impôts et taxes de toutes sortes en 2008, sur un revenu moyen de 71,764 $. La famille canadienne moyenne a donc versé 43,9% de tous ses revenus totaux au gouvernement l’an dernier. L’impôt sur le revenu ne représente qu’une faible portion du fardeau fiscal. En effet, la famille canadienne moyenne a payé, en 2008, 10,293 $ en impôts sur le revenu, soit seulement 14,3% de ses revenus. Le reste vient de toutes les autres taxes et ponctions payées par les contribuables à tous les niveaux de gouvernement. On pense par exemple à la Régie des rentes (RRQ), l’assurance-emploi, les taxes de vente comme la TVQ ou même les impôts fonciers que doivent payer les propriétaires de maisons et, indirectement, les locataires. (Source: Institut Fraser)

Problème de productivité à Toronto

Il semble que la ville de Toronto a aussi des problèmes de productivité avec ces syndicats, on peut se consoler !

Selon deux études d’associations de gestion de déchets en Ontario, la Ville de Toronto dépense près de 30% de plus en moyenne que ses villes voisines pour collecter une tonne de déchets.

Un des facteurs expliquant cet écart est le salaire.

Les travailleurs syndiqués de Toronto – qui ont déclenché une grève médiatisée en début d’été –


Gagnent en moyenne, par heure, 50% de plus que la
moyenne de leurs collègues du secteur privé.

Par surcroît, ces derniers collectent deux fois et demie plus de déchets par heure travaillée. (Source: Ontario Waste Management Association), IEDM, Capsule économique, Sept 2009.

Le copinage entre le pouvoir politique et syndicale

est extrêment déplorable ....

Extrait de: Le monde à l’envers, Michel Hébert, 26/09/2009


«Mme Carbonneau appuie naturellement le choix des libéraux, même si l’adoption du projet de loi pro-déficit a nécessité un bâillon court-circuitant le processus démocratique. C’est qu’au-delà des grands principes démocratiques, habituellement si chers aux leaders syndicaux, il y a une réalité toute simple :

en se débarrassant de l’obligation de maintenir l’équilibre budgétaire durant cinq ans, les syndiqués de la CSN et des autres centrales sont en quelque sorte à l’abri de réductions importantes dans les dépenses de l’État.

À l’approche de cruciales négociations sur le renouvellement des conventions collectives du secteur public, cela rend davantage possible le maintien des privilèges actuels et les augmentations salariales espérées par les employés de l’État.»

La philosophie utilisateur-payeur

Sur le blogue de Joseph Facal, la notion: la philosophie utilisateur-payeur.

Je pense, qu'il n'y a aucun problème d'augmenter les tarifs en fonction du prix réel, par contre va-t-on réduire les impôts en conséquence, j'en doute fort, on va se retrouver avec les impôts les plus régressifs de l'Amérique avec des couts réels de service.

Par contre, il n'a jamais mentionné de réduire les dépenses, on dirait que c'est un mot allergique à tous anciens politiciens. Car si je réduis les dépenses, je pourrais aussi réduire leur fonds de pension en régime de prestations déterminées en prestations fixes, ainsi on ne saura pas obligé d'assumer 76 milliards de déficits actuariels, ou tout simplement de mettre au même niveau leur fond de pension à celui du RRQ, ce qui serait équitable pour le secteur privé.

Puisque nous avons 30% trop de fonctionnaire par rapport à la moyenne canadienne, appliquons ce même standard, on sauverait 10 milliards.

On dirait au Québec, que le mot ‘réduction des dépenses’, n’existe pas dans leur dictionnaire.

(Les commentaires de certains de ces blogueurs, semble avoir la même préoccupation que moi. )

voici un extrait de son texte:

Avaler la pilule, 23 septembre 2009 par Joseph Facal

«Comme j’ai participé à la rédaction du rapport Montmarquette, que le gouvernement nous avait commandé sur ce sujet, on me permettra de remettre quelques pendules à l’heure. Vous le trouverez aisément sur Internet… accompagné évidemment des habituelles jérémiades démagogiques et mal informées.

Un tarif n’est pas un impôt. L’impôt est ma contribution globale au financement des missions de l’État. Un tarif est le prix que je paie pour un service précis dont je peux, jusqu’à un certain point, choisir de moduler la consommation.

Au Québec, les tarifs sont généralement plus bas qu’ailleurs au Canada, alors que les services publics ne coûtent pas moins cher à produire. Ici, pour des raisons strictement politiques, on fixe les tarifs à des niveaux absurdement bas, qu’on gèle pendant des années, et on finance les services presque essentiellement par nos impôts.

Cette façon de faire est remplie de conséquences négatives. D’abord, plus les gels durent longtemps, plus les dégels sont brutaux quand ils doivent inévitablement survenir.
Cela explique aussi en partie la lourdeur des impôts chez nous. Si la production du service n’est pas financée par le tarif qu’on vous charge, il faut bien prendre l’argent quelque part.
En plus, comme on paie en bloc plutôt qu’à la carte, les gens n’ont aucune idée du coût réel des services qu’ils consomment. Le tarif qu’on vous charge ne couvre en effet qu’une infime fraction du coût des machines, du personnel, des matières premières, etc. requises pour produire et vous acheminer le service.»



ClaudeB

“Gouverner sérieusement, c’est parfois accepter de se rendre impopulaire. On verra bien. Fondamentalement, il faut se mettre en tête que le Québec ne se redressera pas si nous ne faisons pas un effort collectif auquel chacun d’entre nous devra contribuer. Chacun.”

Je suis parfaitement d’accord avec vous M. Facal.

Toutefois, ma crainte, comme on le constate actuellement, c’est que notre bon gouvernemaman ne se serre pas la ceinture lui, bien au contraire. Il dépense sans compter et, ajoutant l’injure à l’insulte, vien de passer, sous baillon, une loi lui permettant de ne rendre de compte à personne pour les prochaines années concernant ses dépenses.

Je veux bien payer le juste prix pour un service que je consomme. Ce n’est que justice.

Toutefois, il semble y avoir deux justices au Québec. Une pour le gouvernement et tous ses employés et une autre pour le reste de la population.

Cette situation, elle, n’est pas équitable et contribue à créer deux classes de la population. Une qui est protégée contre vents et marées et l’autre qui doit, elle, se serrer la ceinture pour assurer la protection de la première.

C’est la que je décroche. Diable… On paye déja 50% de notre salaire en taxes et impôts. Combien de plus devrons nous encore payer? 55%? 60%? 75%?

Jusqu’ou la situation absurde que nous subissons s’en ira-t-elle? Et combien de bon travailleurs perdrons nous, encore, au profit des autres provinces?

Lorsqu’on est endetté, on coupe dans les dépenses, pas l’inverse. J’en suis rendu à souhaiter que la cote de crédit de la province soit réduite pour que le gouvernement se retrouve dans l’obligation de vraiment couper dans sa structure et de réduire dramatiquement ses dépenses.

Aux grands mots, les grands remèdes.

Stephan S

Je seconde Gilles. Une hausse des tarifs doit etre accompagnee d’une baisse des impots. Surtout que la TVQ va augmenter de 2% … pour l’instant.

Le probleme comme le souligne ClaudeB c’est que le gouvernement ajoutera a la collone Revenu, mais comme d’habitude ne touchera pas a la collone Depenses. Et vogue la galere. Le PQ, et par le fait meme vous M Facal, autant que le PLQ sont responsables.

Je suis en accord avec la presque totalite de vos idees M. Facal (a l’exception de la souverainete) mais pourquoi ne laissiez vous pas vos idees influencer le PQ alors que vous etiez au pouvoir? Pourquoi les politiciens tout partis confondus semblent-ils voir la realite qu’apres leur sortie de la vie politique?

Je suis toujours heureux d’avoir quitte le Quebec il y a 3 ans pour Calgary, Alberta. Payez mes con-contribuables tant qu’ils reste quelques chose a soutirer, le gouvernement ira vous le chercher.

ClaudeB

Je vais vous faire un aveu, amis lecteurs, et j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

J’ai un fantasme.

Je rêve secrètement au jour ou la prochaine génération de politiciens se verra obligée de couper dans les fonds de pension des politiciens actuels qui seront à la retraite, faute de moyens pour les financer. J’imagine, avec un délice presque pervers, ceux-ci se mettre à pleurer voyant leur chèque coupé et se voir forcés de finir leur jours dans des centres de soins de longue durée comme le reste de la population peu fortunée, lavés seulement une fois par semaine par des employés syndiqués qui n’en ont rien à foutre et passer leur journées seuls et sales.

Peut être, si je suis chanceux et encore vivant, pourrais-je applaudir le courage de ces nouveaux politiciens et savourer ainsi ma vengeance.

Je sais, c’est obscène et scandaleux de fantasmer ainsi mais que voulez vous, personne n’est parfait.

Le contribuable fatigué

Bonjour M. Facal,

je ne reprendrai pas un à un vos points, mais j’aimerais tout de même souligner que si les tarifs
sont plus bas au Québec, c’est parce que nous sommes davantage imposés. N’oublions pas non plus les taxes appliquées sur à peu près tout, y compris les “services” gouvernementaux. Si on pouvait s’assurer qu’en haussant les tarifs, les impôts vont baisser en conséquence, je serais d’accord, mais voilà, il n’y a rien de moins certain.

Il est grand temps que l’on admette une vérité: l’état québécois appartient à ses employés bien davantage qu’à la population en général. J’en veux pour preuve l’existence de plus en plus lourde de guides, procédures ou usages administratifs qui n’ont jamais été votés par les parlementaires, nos représentants. En fait, ceux-ci font de moins en moins le poids face à la fonction publique.

Il en est de même des fonds de retraite des employés de l’état qui valent deux fois plus cher que celui de la RRQ (référence CDPQ), pour quatre ou cinq fois moins de travailleurs que dans le privé. L’état québécois constitue de plus en plus une exception comme employeur contribuant à la caisse de retraite de ses employés. Seules les grandes corporations sont capables de le faire et ce, de plus en plus difficilement.

En mettant la tarification le plus loin possible des influences politiques, comme vous dites, vous allez rendre la fonction publique encore plus incontrôlable qu’elle ne l’est actuellement.
Il y a au moins un point sur lequel je suis d’accord: qu’on nous fasse savoir le coût réel des “services” gouvernementaux; soins de santé, éducation, assurance auto (et moto), etc. La révolution va commencer là….


Gaétan

Sur le principe, vous avez raison M. Facal. Cependant, j’aimerais entendre davantage parler le gouvernement sur la baisse de leurs dépenses. Des gains de productivité à obtenir par l’appareil de l’état. Coupures ici, coupures là, etc. Tout entrepreneur, lors d’une période difficile, revoit ses postes de dépenses et se demande; «bon! où est-ce que je coupe?» Je n’entends pas parler souvent les dirigeants de cette façon. Il semble beaucoup plus rapide d’en conclure à une augmentation des tarifs. Si seulement nous pouvions avoir confiance que nos argents soient bien utilisés.

Y a-t-il quelqu’un qui peut me dire combien coûte un litre d’essence à Dubaï ce matin?
Merci

Jef Guerin

M. Facal, vous écrivez : “Cela explique aussi en partie la lourdeur des impôts chez nous. Si la production du service n’est pas financée par le tarif qu’on vous charge, il faut bien prendre l’argent quelque part.”

Je ne suis pas contre la philosophie utilisateur-payeur et l’augmentation de la TVQ, cependant, il faut absolument accompagner celà par des réductions d’impôt équivalentes. De cette façon, le

Gouvernement nuirait moins à la création de richesse et à l’entrepreunariat nécessaire pour faire une société prospère et encouragerait les économies.

Ce qui m’inquiète dans la situation actuelle, c’est que le Gouvernement ne fasse qui fouiller un peu plus profondément dans nos poches.



Le deadbeat

Voici un article du Journal Macleans.ca, qui date pourtant de 2 ans, mais qui est d’une rare perspicacité dans l’état actuel des finances du Québec. De plus, ça vous donne une idée ce que les Anglais pensent de notre modèle étatique, ce discours de droite existe rarement de la part des journalistes du Québec.

M. les journalistes Québecois n'ayant pas de parti de droite essayé de jouer de contre poids contre la gourmandise éternelle de l'État, qui va mener le Québec à la ruine.

Le deadbeat, Jason Kirby, Martin Patriquin and Colin Campbell, Mars 19, 2007

To those living outside Quebec's borders, the film L'Illusion Tranquille might seem as compelling as watching poutine congeal. In an attack on Quebec's cherished model of state intervention and separatist obsession, the hour-long documentary relies on interviews with a decidedly unsexy array of academics, journalists and a panel of student government types talking about fiscal models and job seniority.

Feel-good entertainment, it is not. But the self-produced documentary, released only in a handful of Quebec cinemas, has provoked a veritable crise de conscience in the province's media and cultural circles, simply by pointing out what is becoming increasingly obvious: Quebec is broken.

Burdened with the highest taxes, the largest provincial debt and one of the oldest populations in North America, Quebec is on the road to economic ruin. L'Illusion Tranquille suggests the Parti Québécois' eternal pursuit of separation has served only to further distract and imperil Quebec's lot.

The reaction amongst separatists was quick and predictable. 'These supposedly lucid people preach our ear off, trading in shallow clichés and simplistic truisms,' wrote Louis Cornellier in the nationalist Le Devoir.

More surprising, however, was how quickly and earnestly many of Cornellier's colleagues took up L'Illusion's cause. 'This film is to Quebec's finances as Al Gore's An Inconvenient Truth is to climate change,' wrote Richard Martineau in the(much bigger)Journal de Montréal. Joanne Marcotte and Denis Julien, the film's husband-and-wife production team, did a positively fawning media tour. For Julien, the film's success is simple: 'Our system has reached its limit,' he said. 'We are overly burdened, and Quebecers are starting to realize it.' Not a moment too soon. Even a cursory glance at decades of data shows Quebec is in deep, deep trouble.

For years now, productivity has lagged while debt soared. It is expected to hit $127 billion by the end of next year, or almost $17,000 for every Quebecer. Provincial budgets rely heavily on federal transfer payments, and efforts to reform the economy have been shackled by powerful unions and an unwavering dedication to the province's cherished but expensive social system, wreaking havoc on public finances. As a group of academics and business leaders led by former premier Lucien Bouchard wrote in a 2005 manifesto, 'in financial terms, the Quebec government is like a bulky albatross that is unable to take flight.'

Things are so bad that Quebec's GDP ranks 54th out of 60 provinces and states in North America -- behind many with a fraction of its population and resources. It trails Montana and Arkansas, for example, and is only slightly ahead of Mississipi. GDP is routinely 20 per cent below that of Ontario, its closest geographical and economic cousin. 'In Quebec, the wealth of a family of four is $21,028 less than that of a similar family in the state of Maine,' wrote Alain Dubuc in his pro-business tome, Éloge de la Richesse(In Praise of Wealth). 'How is it that an economy such as Quebec's, which is fully capable, doesn't transform into wealth?' Canadians will be wondering the same thing soon, as Quebec's economic crisis is about to be thrust onto the national agenda. Prime Minister Stephen Harper has hinted that the March 19 federal budget will take steps to correct the so-called 'fiscal imbalance.' Translation: a hefty transfer payment to Quebec, which already gets $2.2 billion a year more from the federal government than it contributes.

The federal money has already become a hot political issue in advance of the Quebec provincial election, scheduled for just one week after the federal budget. When Premier Jean Charest hinted that a Parti Québécois win on March 26 would end the federal gravy train, PQ leader André Boisclair accused him of trying to blackmail Quebecers into voting Liberal.

The trouble now is that Canada is subsidizing a province that is not only in financial trouble, but not all that interested in fixing itself, says Claude Montmarquette, an economics professor at Université de Montréal and one of the signatories of the Bouchard manifesto. 'We have a large amount of money coming from the rest of Canada and also a pass to spend a lot of money on social programs that others pay in large part for us,' he says. 'So why do we have to change until we hit the wall? And that's coming.' While all Canadian provinces devote increasingly large chunks of their budgets to things like health care, Quebec's social programs are far and away the comfiest. Quebec has the luxury of two very expensive programs unavailable in the rest of the country.

The first is the province's $5-a-day daycare program. Enacted by the Péquiste government in 1997, and bumped up to $7 a day by Charest, it is as popular as it is wildly expensive: there are some 195,000 daycare spaces, costing roughly $1.4 billion a year.

The province now claims 43 per cent of Canada's regulated child care spaces, though it only has 23 per cent of the country's children under the age of 13. The daycare system is credited with helping drive Quebec's eight per cent jump in the birth rate in 2006, the first sizable increase in decades. Nevertheless, this increase comes at a price. According to La Conseil du Patronat, Quebec's main employers' federation, a child care spot in Quebec costs roughly $11,600, nearly double the Canadian average.

In five years, the total cost of the daycare system has increased by 140 per cent. Since 1994, the Quebec government has frozen university tuition at $1,668. Today, a Quebec student entering university pays on average 65 per cent less than his equivalent in Ontario.

It might be a sweet deal for students; for universities, not so much. 'Quebec universities are underfunded in comparison to other Canadian universities and our peers in the U.S.,' McGill President Heather Munroe-Blum says. Recently, the Charest government announced a tuition increase of $100 per student per year, a move Munroe-Blum calls 'extremely important.' Low tuition certainly hasn't translated to more graduates. Quebec has both the lowest university attendance and the lowest degree-completion rate, according to an Organisation for Economic Co-operation and Development study.

Since the Quiet Revolution, a mammoth civil service has become ingrained in Quebec's political culture. The number of civil servants in Quebec per capita is roughly twice that of Ontario, says Pierre-Pascal Gendron, a professor of economics at the Humber College Institute of Technology and Advanced Learning in Toronto. 'The public sector is quite large and it's a problem that's not going away.' Polls suggest Quebecers are loath to give up the sprawling social safety net and the well-paid government jobs that have become such an integral part of the provincial system.

In January, the polling firm CROP asked 1,000 people across the province about cutbacks to government services. The results showed 60 per cent of those polled want the government to continue to be a big player in Quebec society. But the system is becomming increasingly unsustainable -- 12 cents of each dollar raised by the Quebec government now goes to servicing the province's debt, even as spending continues to outpace revenue, according to a report last month by TD Bank. What these gold-plated social programs all add up to is a hefty bill for other Canadians. 'If you're in another province it means you're paying more to support Quebec,' says Jason Clemens, director of fiscal studies at the Fraser Institute, about federal transfers. 'If you go to a citizen in Saskatchewan, where they're just entering a growth phase and correcting some of their problems, they're asking, 'why should we subsidize poor policy in another province?' '

Experts say Quebec's sluggish economy and reliance on federal handouts has created a deeply dysfunctional business climate, openly hostile to competition and entrepreneurship. Consider an incident on a frigid Saturday morning in late February, when dozens of protesters clashed with police in Montreal's north end. The placard-wavers weren't there to fight homelessness and poverty, or even to oppose the war on terror. No, the activists punching the air with their fists were car salesman.

One of their own, the Pie IX Dodge-Chrysler dealership, had dared to sell cars on the weekend. The move was a direct slap in the face to a 35-year-old agreement barring any new car dealer from doing business on Saturdays and Sundays in the city. A week earlier, one rival salesman had hurled a chunk of ice at Sam Hajjar, the offending dealership's manager. This time he was prepared, with police, private security personnel and muzzled guard dogs at the ready. A few customers managed to dodge the seething mob, but not before someone scratched the paint off two of Hajjar's demonstration models. If it seems strange that car dealers, the most red-blooded capitalists of them all, would fight to not sell cars, consider the wealth of statistics and polls that reinforce Quebecers' aversion to the typical North American workload.

When Bouchard claimed that people in the province were lazy, he was pilloried for it, and widely portrayed as a traitor, but he was simply giving voice to data from Statistics Canada that show Quebecers do work less than everyone else in the country. In a report last year, researchers found workers in Quebec put in, on average, 1,750 hours a year, or 130 less than top-ranked Alberta. And the trend is toward less work, not more. Quebec's labour productivity declined between 1997 and 2005, according to another StatsCan study. Part of the problem is that just 44 per cent of Quebecers hold a steady, full-time, year-round job, compared to 57 per cent in Ontario. But there's more to it than that. Quebec bosses have grown used to the fact that on any given day, a disproportionate number of their employees are going to call in sick, compared to other provinces.

Full-time employees in Quebec missed an average of 11.2 days of work in 2005, according to Statistics Canada, compared with Ontario's apparently healthier workers who averaged 8.6 days off. Still, Quebecers employed in the private sector look like they're working themselves to death compared to their civil servant colleagues. A Treasury Board document that was leaked to the Journal de Montréal revealed the province's civil servants called in sick an average of 14.14 times in 2005, double the national average.

The report stated that the Quebec government lost nearly $170 million to absenteeism. It's only getting worse. The report noted sick days have been on the rise for half a decade. Quebecers seem to relish their downtime more than other Canadians. They watch more TV than residents in every province save New Brunswick, says Statistics Canada. And they sleep more(a poll by Léger Marketing in 2004 found Quebecers snore away for 7.3 hours a night, while Ontario alarm clocks go off after just 6.8 hours). A Journal de Montréal poll commissioned after Bouchard made his comments found 43 per cent disagreed with his assessment of their work habits. About the same number said they'd like to keep on working at the same pace and earning the same rate. Less than one-third had any aspiration to toil harder for better pay.

In fact, if anything, eight per cent wouldn't mind working and earning even less, thank you very much. Low worker productivity, economists note, is tied in part to labour regulations and punishing tax rates. Along with having the highest taxes, Quebec is the most unionized province in Canada -- a one-two punch that has knocked the Quebec economy back on its heels. While recent budgets have aimed to reduce the tax burden and debt problems, the union grip appears unshakable. After André Boisclair became leader of the Parti Québécois, he quipped that he wouldn't cozy up to union leaders as his predecessors, like Bernard Landry, did.

But this week, with his popularity plummeting in the polls, he reached out to the union vote, accepting the endorsement of the Quebec Federation of Labour, the province's most powerful trade union. In 2003, just months after a landslide election victory, Jean Charest tried to push through some aggressive reforms, aimed in part at trimming the size of government, and limiting the power of unions. He was forced to abandon those plans following mass strikes by thousands of workers who blocked highways, disrupted transit, and closed down daycare centres. 'When the public in Quebec got wind of those plans,' says Gendron, the economist, 'people were opposed to tax cuts, because tax cuts would mean a reduction in the size of the public sector.'

Foreign investors are taking notice. As it is, Quebec's share of the foreign and domestic investment flowing into Canada is below 18 per cent, according to economists, a surprisingly low figure given the province's large population and strong reputation for research and development. Last fall, CAI Global Group, a consulting firm in Montreal, surveyed the perceptions of multinational companies operating in Quebec, duplicating a study it carried out in 1994.

Back then, when asked whether the province was becoming more globally competitive, 70 per cent said yes. In 2006, that figure has plummeted to just 33 per cent. Perhaps most worrisome for Quebec is the steady stream of young people leaving the province to work elsewhere. 'Quebecers are voting with their feet,' says the Fraser Institute's Clemens. Between 1981 and 2005, the province was the only one to be on the losing end of net interprovincial migration every single year.

Even Newfoundland, famous for exporting its young men and women to the latest economic hot spots, saw some gains in the 1980s. Quebec isn't alone in the current flood of workers fleeing the East for the booming West. But over the long run, Quebec's share of the national population has withered to 24.1 per cent in 2001 from 27.9 per cent three decades earlier. It's not just Quebecers who have grown complacent and comfortable with the province's deep malaise.

The rest of Canada has, too. All the talk of yet another big transfer has largely failed to spark the type of outrage among western Canadians that marked the past. 'The concern is that as Quebec asserts its national status, we'll see further demands that the rest of the country finance its aspirations,' says Roger Gibbins, head of the Canada West Foundation, a Calgary-based think tank. 'But I don't think there will be a great backlash in the West because of the tremendous prosperity of the region. The animosity doesn't reach as deeply into our pocketbooks.' Gibbins also notes that western Canadians take a pragmatic view of the Conservative government's actions in Quebec. Yes, it may take a dollop of federal dollars for Harper to cement his support in Quebec, but it's better than the alternative -- a return to Liberal profligacy. A lot, of course, will depend on how western provinces themselves fare when Ottawa unveils its plans to rejig the federal equalization system. Greater spending autonomy in Alberta could go a long way to soothe the pain of another handout to Quebec.

While a surging economy may allay concerns for the time being, sooner or later Quebec will have to confront its spending largesse. There are some early signs that Quebecers, led by people like Bouchard and Dubuc, are beginning to take notice. Witness the recent rise of the conservative ADQ party, which is attracting the middle-class suburban vote more inclined to care about the quality of its hospitals and schools than another referendum. 'The population believes [the PQ] less and less,' says Julien, the film producer. 'We know more and more that Quebec is doing badly economically. And if we are receiving transfer payments, it certainly isn't us that is enriching the rest of Canada.'

Nevertheless, few expect whoever wins the upcoming election to try to re-engineer the Quebec economy, especially considering the federal government's willingness to pour money into the province. Quebec's problems are likely to remain Canada's problems for a long time to come.