Montreal is a corrupt,

S’il faut ajouter un autre critère additionnel au climat d’investissement provincial québécois, tel que corruption et collusion, oublier cela il y a plus d’investisseurs privés.

Une commission d’enquête s’impose, car même si on trouve quelque coupable avec une enquête policière, il faut démanteler le système, et voir comment le rouage fonctionne.

Pire, si le gouvernement refuse une enquête publique, de l’extérieur les gens vont avoir l’impression que le gouvernement lui-même est corrompu, peut-importe si c’est la vérité ou pas.

Déjà le Québec n’a pas une bonne réputation comme climat d’investissement en refusant de faire un sérieux effort pour tenter de réparer les pots cassés, les investisseurs vont tous simplement oublier d’investir au Québec, la pire tare d’un investisseur est de la magouille, demandée aux pays africains.
 

Mise à jour de M. Bachand

Extrait du rapport fournis par le gouvernement le 27 octobre 2009, sur la situation économique du Québec.

Le déficit

Les déficits anticipés pour cette année et l’an prochain seront donc plus élevés que prévu, bien que proportionnellement moins importants qu’ailleurs. Ainsi, pour l’année 2009-2010 par rapport au budget dernier : ⎯ le Québec évalue maintenant son déficit budgétaire à 4,7 milliards de dollars, une hausse de 749 millions de dollars; ⎯ l’Ontario prévoit un déficit de 24,7 milliards de dollars, soit une augmentation de 10,6 milliards de dollars; ⎯ le gouvernement fédéral a revu son déficit à la hausse de 22,5 milliards de dollars pour l’établir à 55,9 milliards de dollars;


Si l’on a avait appliqué les mêmes règles comptables que les autres provinces, notre déficit ne serait pas 4.7 milliards, mais plutôt 14.7 milliards.
Si le Québec a mieux résisté aux turbulences internationales, c’est notamment grâce aux investissements publics massifs, à la bonne tenue du marché de l’habitation et à l’importance de l’industrie aérospatiale, laquelle a été moins durement touchée que l’industrie automobile. La croissance du PIB réel devrait atteindre 1,7 % en moyenne en 2010, une révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport à la prévision du budget. Le redressement des dépenses personnelles et des investissements non résidentiels, conjugué à la reprise amorcée aux États-Unis et dans le reste du monde, soutiendra la croissance économique du Québec au cours des prochains trimestres.

Vous savez que le gouvernement Charest avec leurs lunettes roses, nous avait promis aucun déficit, pour l’année 2010, on voit les résultats. De croire que le PIB va remonter la pente en doublant sa valeur de -1.5 à 1.7 est complètement ridicule. Avec un faible taux de productivité, un climat d’investissement inférieur aux restes du Canada, une fiscalité difficile pour les entreprises ajoutées à un risque d’avoir une parité avec la valeur américaine, ça frise le ridicule.

De plus le montant du chèque de la péréquation est loin d'être fixe pour les futures prochaines années, surtout avec les déboires de l'économie Ontarienne.

Nous avons un problème systémique dans notre économie, ce n’est pas en faisant des graphiques qu’on va régler le problème en moins d’avoir des lunettes roses encore plus épaisses que la dernière fois. Peut-être un miracle, on trouve du pétrole ou du gaz naturel en abondance, on risque que notre PIB se maintienne au niveau de 2009, si on ne règle pas les problèmes de fonds de notre économie.


1.2.1 Les exportations internationales
Fortement intégré à l’économie américaine, où 72 % de ses exportations internationales sont destinées, le Québec est durement affecté par les difficultés économiques des États-Unis. Pour les sept premiers mois de 2009, les exportations internationales de biens du Québec ont chuté de 14 %.

Tous les grands secteurs ont enregistré des reculs jusqu’à présent cette année, notamment les secteurs du bois, du papier, de la machinerie et équipement et des métaux primaires. Globalement, en 2009, les exportations internationales du Québec devraient chuter de 13,8 %, soit la baisse la plus importante jamais enregistrée.

Notons qu’un recul de 8,3 % avait été anticipé au budget. Cette révision à la baisse provient notamment d’une diminution plus importante que prévu des investissements des entreprises américaines, ainsi que d’une appréciation plus importante que prévu du dollar canadien.

La reprise attendue de la demande mondiale, en particulier de la demande américaine pour les produits fabriqués à l’étranger, devrait assurer une remontée des exportations internationales du Québec en 2010. Une hausse de 5,0 % est prévue
.
2.3.4 Réduire le fardeau fiscal des entreprises pour stimuler l’investissement

Le gouvernement a annoncé, à l’occasion du budget 2007-2008, l’élimination de la taxe sur le capital d’ici 2011 pour l’ensemble des sociétés au Québec.

— En janvier dernier, le taux général de la taxe est passé de 0,36 % à 0,24 %. Il passera ensuite de 0,24 % à 0,12 % le 1er janvier 2010 et sera nul le 1er janvier 2011. De plus, le gouvernement a réduit, lors du budget 2009-2010, le fardeau fiscal des sociétés de 87 millions de dollars en prenant les mesures suivantes :

— réduction de l’impôt à payer des PME par la hausse de 400 000 $ à 500 000 $ du montant de revenu admissible au taux réduit d'imposition pour les petites entreprises;

— prolongation de l’amortissement accéléré, selon la méthode linéaire, au taux de 50 % pour les investissements en matériel de fabrication et de transformation effectués en 2010 et 2011;

— mise en place de l’amortissement accéléré au taux de 100 % pour le matériel informatique acquis avant le 1er février 2011.

Il s’agit de mesures concrètes pour stimuler l’investissement dont les entreprises peuvent bénéficier immédiatement. 􀂃 État de situation

Le 27 avril dernier, le gouvernement et ses partenaires annonçaient la création de Teralys Capital.

En accord avec les meilleures pratiques de l’industrie, le fonds sera géré par un gestionnaire privé et indépendant, M. Jacques Bernier, un gestionnaire reconnu de l’industrie québécoise du capital de risque. À la suite d’un décret adopté le 2 septembre dernier, le gouvernement a engagé 200 millions de dollars dans le fonds. Teralys Capital est actuellement opérationnel et, d’ici les cinq prochaines années, il aura investi dans 15 à 20 fonds de capital de risque. Les investissements de la majorité de ces fonds viseront les créneaux québécois d’excellence technologique présents et en devenir.
Extrait de: L'étonnante mise à jour de M. Bachand, François Pouliot, Argent
La deuxième surprise de cette mise à jour réside dans l’annonce d’une bonification de 800 M$ du plan d’action pour soutenir l’économie. Essentiellement, l’État porte l’enveloppe du programme Renfort de 1,2 G$ à 2 G$. Renfort est un programme qui offre des garanties de prêts aux entreprises du Québec. C’est curieux. De ce 800 M$, l’État provisionne 300 M$, qu’il s’attend à perdre. A-t-on vraiment besoin d’alourdir le déficit de 300 M$ sur deux ans, alors que déjà celui-ci sera plus élevé que ce que l’on anticipait? Surtout que nous sommes déjà en tête des juridictions qui ont déployé les efforts les plus importants pour traverser la récession (pour 2009 et 2010, les liquidités additionnelles injectées dans l’économie totalisent ici 5% du PIB, comparativement à 4,8% au Canada, 3,2% en Ontario et 4,7% aux États-Unis).
Et que, même si notre déficit par rapport au PIB est moins important qu’ailleurs, notre endettement, lui, bat tout le monde. Monsieur Bachand fait valoir que les institutions financières du Québec lui signalent que les PME éprouvent toujours des difficultés de financement. Peut-être, mais il faut aussi savoir que ces dernières années un certain nombre d’entreprises ont reçu du financement qu’elles n’auraient jamais dû recevoir. Les banques prêtaient trop et c’est ce qui nous a amené dans la situation actuelle.
Un retour à la normale est nécessaire. Il ne sert à rien pour l’État de brancher un canard boiteux sur le respirateur artificiel, il ne fait qu’envoyer de l’argent au feu. Enfin, on ne dit pas que le geste est exagéré, mais compte tenu de la force des stimulus déjà en place et de notre taux d’endettement, on aurait probablement pu passer son tour.

Extrait du rapport fournis par le gouvernement le 27 octobre 2009, sur la situation économique du Québec. Revenus de transferts fédéraux:
Les revenus de transferts fédéraux sont révisés à la hausse de 315 millions de dollars en 2009-2010 et de 76 millions de dollars en 2010-2011. Ces révisions s’expliquent essentiellement par la signature de deux nouvelles ententes. L’Entente Canada-Québec sur le marché du travail, annoncée le 30 avril 2009, entraîne une hausse des revenus de transfert d’environ 700 millions de dollars sur six ans, soit 116 millions de dollars par année à compter de 2008-2009. Par ailleurs, l’Entente Canada-Québec relative au Financement de base (Chantiers Canada) annoncée le 22 mai 2009 entraînera des revenus additionnels de 175 millions de dollars sur deux ans, soit 100 millions de dollars en 2009-2010 et 75 millions de dollars en 2010-2011. Par ailleurs, la prévision des revenus de péréquation du Québec est révisée à la baisse de 225 millions de dollars en 2010-2011.
Selon les dernières données fiscales produites par l’Agence du revenu du Canada, la détérioration de la capacité fiscale de l’Ontario comparativement aux autres provinces s’avère plus importante que prévu au moment du budget. Rappelons que depuis les changements apportés par le gouvernement fédéral au programme de péréquation à l’automne 2008, la dynamique de ce programme est celle d’une enveloppe fermée : si la situation économique d’une province bénéficiaire se détériore par rapport à celle des autres provinces, la péréquation additionnelle à laquelle cette province a droit réduit automatiquement la péréquation versée aux autres provinces.
Cette « répartition à somme nulle » fait en sorte que le programme de péréquation actuel n’est pas en mesure d’atteindre l’objectif enchâssé dans la Constitution. À ce sujet, le Groupe d’experts sur la péréquation, mis en place par le gouvernement fédéral et présidé par M. Al O’Brien, indiquait dans son rapport publié en 2006 :

Extrait de: L'étonnante mise à jour de M. Bachand, François Pouliot, Argent

Ce qui nous amène à la fameuse résorption des déficits.Si on était fonctionnaire, on commencerait peut-être à se chercher un « side-line ».

En 2010, la rémunération de l’État représentera 53% du budget total du Québec. C’est un pan budgétaire trop important pour ne pas y toucher. Le gouvernement veut ramener la croissance de ses dépenses de programmes de 4,6% à 3,2%. En adaptant, les augmentations salariales des salariés, qui étaient ces dernières années à 2%, apparaissent au maximum pouvoir atteindre 1,4%. Et il faut pour cela avoir sacrifié quelques services.

Problème, c’est après cet effort qu’il faut encore trouver les 5,1 G$ manquants pour fermer le déficit. En prélevant de nouveaux revenus, mais aussi en sabrant encore dans les dépenses.Avec une rémunération qui grimpe de plus de 1G $ par année, ça sent le gel pour un an ou deux chez les salariés de l’État.

À défaut, il faudra toucher à quelques vaches sacrées comme la santé, l’éducation, les transport ou les garderies. Ou encore vraiment sortir son portefeuille.
Extrait de: Le point sur la situation économique du Québec (PDF)
Extrait de: Le plan de Québec pour revenir à l'équilibre (PDF)

Les lunettes roses de notre gouvernement !

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a annoncé aujourd’hui que le déficit sera de 4,7 milliards de dollars cette année.

Tout un test pour un gouvernement qui, il y a un an à peine, prétendait sans rire que le Québec ne ferait pas de déficit, et qui continue à s'agripper à des fétiches politiques comme les garderies à 7$.

À pareille date l’an dernier, alors que le premier ministre Jean Charest s’apprêtait à nous lancer en élection générale, sa ministre des Finances d’alors, Monique Jérôme-Forget, affirmait que sa sacoche était pleine, allusion au coffre de l’État qui se portait bien merci.

Déficit, une autre fourberie!

Si le ministre Bachand était VP finance, ça ferait longtemps que j’aurais donné son 4%.

Encore, on a affaire à la dextérité comptable, tenter de comparer le déficit avec l’Ontario est tout à fait ridicule.

Car les principes comptables ne sont pas les mêmes, à chaque fois qu’on dépense pour les infrastructures au Québec, on ne les inclut pas dans les dépenses, comme le font les autres juridictions comme l'Ontario. Ainsi, « seul l'amortissement est imputé aux dépenses », selon la réforme de la comptabilité gouvernementale de la fin des années 90, alors que l'Ontario a choisi de tout mettre dans les dépenses. Le Québec émet des obligations, annonce l'amortissement annuel et met le reste à la dette, ce qui contribue à augmenter substantiellement le service de la dette.

En fait depuis des années on a supposément des déficits zéro, mais que fait-on ?

On transfert le déficit d'opération (l'épicerie) vers la dette nette, depuis que Charest est au pouvoir la dette nette du Québec de 2003 à 2009 est passée de 95 milliards à 126 milliards.

Même si on joue le jeu du ministre Bachand, en ne parlant que du déficit cumulé, ce qui exclut notamment les dépenses d'infrastructures. Cette addition de déficits cumulés a atteint 98,5 milliards à la fin mars, soit 32,4% du PIB, de loin la pire performance des provinces canadiennes.

En fait, la moyenne des provinces, excluant le Québec, est de 7,9% du PIB. «Un endettement similaire à la moyenne des autres provinces signifierait près de 90 milliards de dollars en moins sur la dette du Québec, soit une réduction de 91% par rapport à la dette actuelle», écrivent les fonctionnaires des Finances dans les documents publiés hier.

Si l’on a avait appliqué les mêmes règles comptables que les autres provinces, notre déficit ne serait pas 4.7 milliards, mais plutôt 14.7 milliards.

Un excellent article de la rue Frontenac qui est explique la fourberie: Un petit déficit; une grosse dette, Blogues - Michel Van de Walle sur le trottoir ,27 octobre 2009

On se doutait bien, depuis plusieurs semaines, que le gouvernement Charest se dirigeait vers un déficit plus élevé que ce qui était prévu le printemps dernier. Ce qui est plus dramatique, c’est de constater encore une fois qu’une grande partie du déséquilibre budgétaire de Québec est pelletée directement vers la dette, avec le résultat que le déficit n’est que la pointe d’un iceberg qui s’enfonce de plus en plus profondément.

En annonçant que l’écart entre revenus et dépenses pour l’exercice 2009-2010 serait de 4,7 G$, le ministre des Finances, Raymond Bachand, n’a pas provoqué d’onde de choc chez les économistes. La plupart s’attendaient à ce qu’il oscille quelque part entre 4 G$ et 5 G$. C’était clair que la prévision de 3,9 G$ faite au printemps dernier par l’ex-ministre Monique Jérôme-Forget ne tenait plus la route. Ce n’était pas de sa faute, d’ailleurs, car la conjoncture économique a été plus difficile qu’on l’anticipait en mars.

Il est vrai, par contre, comme le dit le ministre Bachand, que le Québec se sort un peu mieux de la crise que ses voisins. L’Ontario a été durement frappée par l’effondrement du secteur automobile, ce qui a contribué à faire mal, par ricochet, aux finances du gouvernement fédéral. Et on ne parle pas des États-Unis, dont l’économie a été dévastée par l’insignifiance et les folies de Wall Street. Mais là s’arrête la comparaison consolante avec nos voisins. Des pommes et des oranges

Car le ministre Bachand a beau dire que la situation budgétaire du Québec se compare avantageusement à celle de Toronto ou d’Ottawa, il compare un peu des pommes avec des oranges. C’est vrai que le déficit québécois ne progresse que de 800 M$ environ cette année, alors qu’en Ontario, on passe d’une prévision de 14,1 G$ à 24,7 G$. C’est vrai aussi qu’à Ottawa, le déficit a été révisé à 55,9 G$ contre une prévision de 33,4 G$ lors du budget de février. Mais si les déficits de l’Ontario et du fédéral ont pris autant d’ampleur, c’est que ces deux gouvernements passent à leurs dépenses annuelles les coûts de plusieurs mesures qu’ils ont prises pour lutter contre la crise.

Dans les deux cas, l’un des motifs qui explique le ballonnement de leurs déficits, ce sont les milliards d’aide financière qui ont été consentis pour sauver l’industrie automobile. Quand Ottawa dit qu’il va investir tant de milliards cette année dans des travaux d’infrastructures, eh bien, ça entre dans les dépenses de l’année. Puis le déficit cumulé s’ajoute à la dette globale. Du côté de l’Ontario, une partie de l’accroissement de son déficit vient des 4 G$ que cette province a consentis à son industrie de l’automobile. À Québec, le gouvernement passe directement à la dette plusieurs grosses dépenses. Par exemple, les 8 milliards investis dans les infrastructures sur deux ans pour relancer l’économie: ces 8 milliards vont directement gonfler la dette. Ils ne passent pas immédiatement par les dépenses courantes du budget, sinon sous forme de frais d’emprunts et d’amortissement par la suite sur leur durée de vie.

C’est la même chose lorsque le gouvernement emprunte 1 G$ pour le donner à la Société générale de financement pour qu’elle vienne à la rescousse des entreprises en difficulté. Cette somme passe directement à la dette, sans apparaître dans les dépenses courantes. Une dette qui gonfle Dans l’énoncé que vient de faire le ministre Bachand, il n’y a pas de mise à jour des données sur la dette brute du Québec.

Si on retourne toutefois au budget de Mme Jérôme-Forget, on constate que la dette brute augmente considérablement. De 148 G$ qu’elle était l’an dernier, elle doit passer à 151,4 G$ cette année. Puis c’est un bond à 160,3 G$ qui est prévu en 2010, avant de dépasser les 170 G$ en 2011. Ce sera en fait pire, puisque ces données ne tiennent pas compte de la hausse du déficit prévu et des investissements additionnels annoncés. En somme, le déficit grimpe de 4,7 G$ mais la dette, elle, bondit de près de 10 G$ la même année. Cherchez l’erreur…

Alors, le gouvernement Charest peut bien parler d’un petite croissance relative du déficit. Mais quand on constate que la dette brute du gouvernement augmente à une vitesse affolante, il n’y a pas de quoi pavoiser.
Quand on se compare, on se désole!

Changer une loi... que tout le monde viole

Cet article, mérite une réflexion. Mais je ne sais pas ou est la solution ?

Extrait de: Changer une loi... que tout le monde viole, Yves Boisvert, La Presse, 21 octobre 2009

Les mesures annoncées par Québec sont toutes bonnes. Mais aucune ne réglera le problème de la démocratie municipale. Qu'on fasse entrer les campagnes au leadership sous l'empire de la Loi sur le financement des partis politiques est une bonne chose. Les chefs de parti devront nous dire qui leur donne quoi. Il y aura des limites et seuls les dons personnels seront acceptés. Qu'on interdise les dons anonymes, c'est bien aussi, même s'ils sont marginaux. Mais n'allez pas croire qu'on a trouvé une solution aux influences occultes en renforçant la loi : on la viole presque à l'unanimité.

Actuellement, les partis majeurs, au municipal comme au provincial, sont souvent incapables de financer à leur goût leurs campagnes tout en respectant la loi. Les campagnes coûtent trop cher et il n'y a pas assez de citoyens pour donner aux partis politiques. Que font les organisateurs quand ils en veulent plus, alors ? Ils utilisent toute une série de subterfuges pour respecter les contours de la loi. Officiellement, ils ne reçoivent que des dons de particuliers. Ils respectent les limites de dépenses. Ils produisent des rapports détaillés. Mais dans la vraie vie, ils en violent tant l'esprit que la lettre.

C'est le sale secret que partagent, de manière variable selon les époques, libéraux, péquistes, adéquistes et partis municipaux un peu importants au Québec. *** Comment pensez-vous que le maire de Montréal peut ramasser plus de 300 000 $ en une soirée dans un cocktail-bénéfice à Saint-Léonard? La question a été posée par Richard Bergeron à Gérald Tremblay au débat de lundi. Tout était parfaitement légal, a répliqué M. Tremblay. Les gens donnaient chacun 1000 $. C'est tout! Je ne sais pas pour ce cocktail-là, mais pour plein d'autres, le truc est assez simple. Une firme d'ingénieurs, ou d'avocats, ou de publicitaires, ou une compagnie de construction paie des employés pour qu'ils fassent eux-mêmes des dons «personnels». Ces gens versent donc en leur nom l'argent de telle ou telle société. Ils reçoivent un reçu et leur nom apparaît sur le rapport de l'agent officiel. Tout est O.K.!

Quand ça ne suffit pas, et ça ne suffit pas souvent, des firmes intéressées aux contrats municipaux fournissent des travailleurs d'élections «bénévoles». Les contrats arriveront après les élections. Souvent, une firme (disons d'ingénieurs) va voir un candidat avec un sondage qu'elle a payé de sa poche. Précieux outil. On va l'aider à gagner. Le candidat se trouve maintenant redevable et partie d'un système. À un niveau supérieur, ou plutôt encore plus bas, des firmes vont apporter carrément des enveloppes d'argent comptant aux candidats. Toujours pour payer des travailleurs ou diverses dépenses de campagne. Mais du simple contournement de la loi électorale à la corruption pure et simple, il n'y a que quelques marches à descendre.

Un ancien élu municipal m'a raconté qu'un ingénieur est venu le voir pour lui offrir de l'argent, à déposer dans un compte secret à l'étranger. Un autre m'a dit qu'une firme lui offrait des vacances dans le Sud, assorties de reçus bien entendu. Ceux-là ont dit non. D'autres ont dit oui. On connaît les méthodes, on connaît les suspects, toujours les mêmes. On pourrait presque faire une cartographie de la violation de la loi électorale, de la fraude électorale, des influences occultes et de la corruption pure et simple, avec des couleurs plus ou moins foncées selon les quartiers, les arrondissements, les villes. On pourrait aussi faire un classement des firmes selon qu'elles font seulement du tordage de bras financier, du financement illégal, des élections clés en main ou de la corruption municipale. Dans le milieu, les noms reviennent comme un refrain. Mais c'est un crime sans victime et sans témoin, pour ainsi dire : celui qui donne comme celui qui reçoit n'iront pas se plaindre. «Le public» pourrait se plaindre, mais les témoins sont des participants et des bénéficiaires du système. Rappelez-vous les deux conseillers municipaux de la Ville de Saint-Laurent, Irving Grundman et René Dussault.

Il a fallu les piéger pour les filmer en train de recevoir un pot-de-vin (pour un changement de zonage). «On l'a fait tellement souvent!» disait Grundman en riant. *** C'est une loi admirable que nous a donnée René Lévesque.

Elle a secoué les moeurs électorales au Québec et au Canada. Mais aujourd'hui, elle est détournée à bien des endroits. Qu'on la renforce, c'est bien. Qu'on démasque le système de détournement, ce serait mieux. Pour démasquer quelques champions et leurs méthodes, bien sûr (la commission Gomery nous menait à ce problème, comme l'a rappelé son président hier). Et pour trouver des moyens de changer les moeurs, pas seulement les lois. Ça ne se fera pas simplement par une surveillance accrue des Affaires municipales.

La culture du beigne

Extrait de: La culture du beigne, Donald Charette, journal de Québec, 26/10/2009

La récession a frappé au Québec au cours des derniers mois, mais elle a apparemment survolé son gouvernement et ses employés. Notre journaliste Michel Hébert a obtenu, en vertu de Loi d’accès à l’information, une série de comptes de dépenses produits par des fonctionnaires à l’emploi de la Régie des rentes et du ministère de la Solidarité sociale, notamment. Il est sans doute bon de rappeler que la Régie des rentes a subi des pertes importantes en raison de la crise et veut hausser ses cotisations alors que la Solidarité, comme son nom le dit si bien, veille sur ceux qui se retrouvent au bas de l’échelle. Vous avez pu lire le résultat de ce travail de moine, les factures font plus de 150 pages, dans les premières pages du Journal. Il s’agit d’un coup de sonde ciblant certains organismes publics, mais on peut croire que des aberrations semblables ont cours ailleurs dans l’inextricable appareil de l’État. Il n’y a sans doute pas de malversations, mais une utilisation abusive de son statut d’employé du gouvernement pour se donner des privilèges qui échappent au contribuable moyen.

Cette recherche expose en quelque sorte une culture de la dépense installée dans l’ADN gouvernementale. Si ces dépenses sont autorisées et conformes en temps de crise financière et de retour au déficit, on ose à peine imaginer ce qui se produit quand on traverse une période de prospérité économique. On pourra toujours plaider que c’est ainsi que le système fonctionne et que ça respecte entièrement les règles administratives. C’est justement là où est le problème : les règles administratives ignorent complètement ce que vit le reste du Québec.

C’est choquant d’apprendre qu’un employé a le culot de faire rembourser quotidiennement son café (1,52 $) et sa brioche et que nos taxes ont servi à acheter pour 420 $ de ballons blancs et bleus pour un colloque aux effluves maritimes destiné aux employés de la Solidarité sociale. Comment expliquer qu’on permet à des gestionnaires du BS de visiter un vignoble, d’y dépenser 56 $ par tête de pipe et de leur donner un jour de congé pour ce faire?

On veut bien croire que cela facilite la cohésion de groupe, mais on serait peut-être mieux d’être plus solidaire avec les démunis. Quiconque connaît des gens du secteur public sait qu’il existe une véritable industrie du colloque et de la formation dont nous assumons les frais quelque part. Si certaines de ces formations sont utiles, voire indispensables, d’autres tiennent de la perte de temps ou du divertissement.

Combien de travailleurs ont le loisir de suivre une formation sur « gérer son stress » ou développer une « intelligence émotionnelle » ou d’un cours sur les courriels? Il faut remarquer en outre que toutes ces dépenses se font généralement hors du lieu de travail. Les factures pour les déplacements, hôtels, locations de salle sont astronomiques alors que les ministères et organismes publics disposent de locaux très adéquats pour des rencontres de groupe.

Les fonctionnaires eux-mêmes vous diront qu’il existe également une habitude de recourir à la sous-traitance extérieure même dans les ministères qui ont du staff à ne plus savoir quoi en faire. Réflexe organisationnel? Manque de confiance dans son personnel? Mauvaise utilisation des ressources?

Le premier ministre Jean Charest a annoncé récemment la fin de la récréation budgétaire et une ère d’austérité. On a appris, vendredi, que les dépenses du Québec étaient en hausse de 6,8 % au 31 mars, alors que le gouvernement visait 4,5 %.

S’il veut retrouver une certaine crédibilité avant de siphonner davantage les Québécois, il devra faire descendre les commandes dans le bas de la pyramide et rappeler à l’ordre ses apparatchiks sur le bras des contribuables.

50% de plus, pour la chaussée urbaine

Extrait de: Le «club» des entrepreneurs sous la loupe, André Noël, La Presse, 14 septembre 2009 

Des données issues d'une vaste étude de Transports Canada ont montré il y a deux ans que la construction d'une chaussée d'autoroute urbaine à deux voies coûte 790 000 $ le kilomètre au Québec, soit 50 % de plus que la moyenne canadienne (d'environ 527 000 $ le kilomètre).

L'écart avec l'Ontario est moins important, mais quand même significatif, avec une différence de 20 %. La Sûreté du Québec a en main une déclaration sous serment qu'un fonctionnaire du ministère des Transports a signée après avoir rencontré un entrepreneur qui faisait partie d'un «club» formé par une douzaine d'entreprises de travaux publics. L'entrepreneur avait confié à ce fonctionnaire que les membres du club se partageaient les contrats.

En apparence, les contrats étaient donnés aux plus bas soumissionnaires à la suite d'appels d'offres. En vérité, les entreprises se concertaient pour déterminer, à tour de rôle, qui remettrait la soumission la plus basse... laquelle était toujours plus élevée que les coûts réels.

Potentiel de collusion (mise à jour 20 nov. 2009)

Puisque le terme collusion va être au manchette pour quelques semaines. Je vais faire une liste des collusions potentiels publiés par les médias.
Deux contrats controversés pour des proches du maire Vaillancourt, Exclusif TVA, 19/11/2009

Des proches du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, se sont partagé de lucratifs contrats au terme d’appels d’offres, selon ce qu’a appris le Réseau TVA.

La honte a une ville, Michel David, Le Devoir, 02 novembre 2009
La semaine dernière, quand Le Devoir a révélé que plusieurs membres du comité exécutif de la Ville se retrouvaient régulièrement dans les loges du centre Bell louées par les firmes d'ingénieurs-conseils qui font fortune grâce aux contrats municipaux, leur réaction a été tristement significative. «Ce n'est pas parce qu'on va au hockey que l'intérêt public est à risque. Prétendre ça, c'est ridicule», a déclaré le responsable du développement économique au comité exécutif, Alan DeSousa.

Des députés du PQ dans l'embarras, Tommy Chouinard, La Presse,05 novembre 2009
«Il n'y a pas si longtemps, des collègues députés péquistes sont venus me voir pour autoriser des projets qui dépassaient de 24% puis de 35% les estimés qu'on avait faits.»

Fins de régimes, Yves Boisvert, La Presse, 1 novembre 2009
Gilles Vaillancourt - révélations troublantes sur le copinage lavallois Longueuil, le notaire Jacques Goyette - plupart des contrats notariés de ce projet ont été confiés à la firme de M. Goyette
Anjou: Luis Miranda part en vacances avec ses amis entrepreneurs, Éric Clément, La Presse, 27 octobre 2009
(Le maire d'Anjou, Luis Miranda, est parti en vacances au Portugal avec des amis entrepreneurs qui font des affaires avec l'arrondissement, notamment Florindo Baldissin et Antonio Di Lillo.)
Le sénateur Housakos aurait eu des rencontres avec Benoit Labonté, La Presse Canadienne, 26 octobre 2009
(Déjà placé sous les feux de la rampe en raison de ses liens avec une entreprise ayant obtenu un contrat avec le gouvernement fédéral, le sénateur conservateur Leo Housakos aurait travaillé activement avec l'ancien chef de Vision Montréal, Benoit Labonté, d'août 2008 à février 2009, a appris La Presse Canadienne.)
Des soumissions prévues d'avance à Laval, Bruno Bisson et André Noël, La Presse, 26 octobre 2009
(Des contrats de voirie totalisant plus de 5 millions de dollars ont été attribués par la Ville de Laval, en 2003, au terme d'appels d'offres dont les résultats étaient connus d'avance, d'après un ingénieur à la retraite du ministère des Transports du Québec (MTQ).)
Tremblay salue le travail d’Abdallah, Serge Forgues, Journal de Québec, 26/10/2009
(Pressé de questions sur le mystérieux départ de l’ancien directeur général de la ville, Robert Abdallah, Gérald Tremblay s’est montré évasif aujourd'hui. Après son passage controversé à la ville où il a notamment eu maille à partir avec les employés de la ville, notamment les cols bleus, M. Abdallah s’est joint, en novembre 2008, à la société Gastier, une filiale de Simard-Beaudry qui appartient à Tony Accurso.)
Ottawa s'intéresse à son tour à Tony Accurso, Mathieu Bélanger, Rue Frontenac, 26 octobre 2009

(«Le sénateur Housakos affirme connaître Tony Accurso qu'il vante comme un très grand homme d'affaires. Ces faits ont-ils pesé dans la récente décision du gouvernement d'écarter définitivement l'idée d'obtenir une commission d'enquête au sujet de la collusion chez les fournisseurs ?»)

Un «timing» assassin

Surprenant, Alain Dubuc commence à sortir du lien affectif entre les Libéraux et la Presse. On commence sur le bout des lèvres à diffuser qu'il y a une sérieuse iniquité entre le secteur public et privé, mais il se goure, totalement quand il dit 'Que les employés du public accusent maintenant un retard. Ils veulent donc, au nom des mêmes règles du jeu, un rattrapage', je pense, qu'il est incapable de lire les articles de ses propres confrères de la presse. Qui dit, tout le contraire :
1) Le public, le privé et les vrais chiffres, Michel Girard, lapresseaffaires.com

2) La grande illusion du front commun, Claude Picher, La Presse

Mais il commence à admettre que les régimes de prestations déterminés à la fonction publique sont inéquitables. Je comprends 72 % dans le privé n'ont même de fonds pensions fournis par l'employeur, et ceux qui en possède sont surtout des régimes de prestations fixes. Puisque le terme collusion est à la mode ces jours-ci. Existe-t-il une collusion entre les politiciens et les syndicats? Comment peut-on s'endetter de 76 milliards de déficits actuariels juste pour les fonds de pension des fonctionnaires. Quand les personnes les plus concernées sont le privé, car c'est eux qui génèrent la richesse et ils n'ont jamais été consultés à ce sujet.

Voici des extraits: Un «timing» assassin, Alain Dubuc, La Presse, 26 octobre 2009

Les chiffres du ministre nous feront découvrir l'étendue des dégâts. Cela nous rappellera qu'il faudra soit augmenter les impôts, soit hausser les tarifs, soit réduire les dépenses pour réussir à progressivement ramener le déficit à zéro. Et c'est à ce moment que les centrales réclameront des hausses de 13,7% sur trois ans. Cela exigerait encore plus d'impôts, plus de tarifs, plus de coupes. Quand on sait que les négociations de l'État avec ses employés sont essentiellement une bataille pour conquérir l'opinion publique, les centrales ont probablement perdu avant d'avoir commencé. Ces demandes, insensées dans le contexte, reposent toutefois sur un argument valide, qui est un argument de justice et d'équité.

Depuis un quart de siècle, le gouvernement a cherché à atteindre un équilibre entre la rémunération du secteur public et celle dans les grandes entreprises privées. En vertu de cette philosophie, l'État a été peu généreux pendant des années, parce que le public était mieux traité que le privé. Mais ce n'est plus le cas. Les employés du public accusent maintenant un retard. Ils veulent donc, au nom des mêmes règles du jeu, un rattrapage. L'argument est logique. On peut cependant lui apporter deux réponses. La première, c'est le principe de réalité. La récession est venue tout bousculer. Il y a une véritable crise des finances publiques. Ce choc est, en soi, assez important pour que l'on change les règles du jeu, même si cela semble injuste pour les employés de l'État. La seconde réponse repose sur des considérations d'équité. La récession a révélé à quel point les comparaisons classiques entre employés du public et du privé sont incomplètes.

Quand on tient compte de tous les éléments, le sort des employés du privé devient beaucoup moins enviable et l'argument du rattrapage devient difficile à défendre. Le premier facteur dont il faut tenir compte, c'est la sécurité d'emploi. Il est vrai que beaucoup de travailleurs du public n'ont plus la sécurité mur à mur d'antan. Mais ils ont été épargnés par ce qui a frappé les employés du privé: les 56 000 pertes d'emploi au Québec pendant la récession. Et toutes les autres que les statistiques ne révèlent pas, parce que les travailleurs mis à pied ont dû trouver un autre emploi, souvent moins intéressant. Et tous ceux qui ont accepté des baisses de salaire pour que leur entreprise traverse la récession. Ça fait beaucoup de monde. Il faut ajouter tous ceux qui ont eu peur, pendant des mois, de perdre leur job. L'année a été dure pour des centaines de milliers de personnes. Et cela a épargné le secteur public. Combien ça vaut?

L'autre grande différence, ce sont les caisses de retraite. Un grand nombre d'employés du privé verront leurs conditions de retraite se détériorer, soit parce qu'ils sont jeunes et n'auront pas les avantages de leurs aînés, soit parce que leur régime à cotisations déterminées sera moins généreux, soit parce que les déboires de leur régime à prestations déterminées affectent leur employeur. Ça n'arrivera pas dans le public. Ces deux éléments à eux seuls devraient suffire à comprendre pourquoi les demandes du front commun sont gênantes. Pas seulement pour des raisons financières, mais aussi au nom de la justice et de l'équité.

Les fourberies de notre système démocratique

Ce texte provient d'un blogueur, il mérite notre attention. Vous savez que j'ai de sérieux doute sur notre système démocratique.

Au dernière élection plus de 2 448 612 personnes (42.67% des 5,7 millions d’électrices et électeurs inscrits), n’ont même pas été votés. En fait, le parti libéral est devenu majoritaire avec seulement 1 690 226 personnes, ce qui représente seulement 29 % de l’électorat. Tant aussi longtemps qu’on ne changera le mode de scrutin, de telles distorsions et d’iniquités se répèteront.

Mais qu’arrive-t-il, quand un premier ministre se fait élire sur de fausses prémisses? M. Charest a avancé les élections, car il savait très bien que la Caisse de dépôt avait perdu 40 milliards et le Québec était en déficit structurel.

Penseriez-vous sérieusement qu’il serait devenu majoritaire, si le peuple avait su???

Un gouvernement qui vote un budget sous l'emprise du bâillon???

Un gouvernement qui refuse une enquête publique??? Alors, je propose un jour, si on change le mode de scrutin, qu’on ajoute une loi de destitution comme la Californie! Si on constate qu’un ministre se fait élire sur de fausses prémisses, le peuple a le droit de le destituer avant son terme par un nombre requis d’électeurs signant une pétition.

Extrait du blogueur: Les fourberies de notre système démocratique Robert Bertrand (robert.bertrand.que@sympatico.ca), 25 octobre 2009


Madame Kathleen Lévesque, journaliste du journal LE DEVOIR nous démontre dans son article que ce ne sont plus les élus qui sont au pouvoir à Québec mais bien les grandes entreprises de construction avec leurs spécialistes qui dirigent le Québec. 45 milliards $ de contrats à se répartir entre eux ou pour un groupe privilégié. C'est un gouvernement en PPP : PRIVÉ, PRIVÉ, PRIVÉ. Quand il restera des sommes d'argent, on pourra s'occuper de l'instruction, des loisirs, de la culture, de la recherche, des enquêtes sur la corruption, sur la collusion. Il faut le constater, on est démuni comme citoyens. On réclame une enquête mais on ne la fait pas. Celui qui a les mains sur le volant est en conflit d'intérêts. On peut faire appel à qui ? à quoi ? Comment on peut s'en sortir ? Il est élu avec 35% des voix et il aurait la légitimité pour 5 ans ?

C'est ça notre démocratie ? IL Y A UN DÉFAUT DANS NOTRE SYSTÈME. Rien n'est prévu pour mettre à la porte un usurpateur ? Rien n'est prévu pour se départir d'un détournement de Gouvernement ? Aucun système démocratique de contrôle ? Que valent les éluEs ? Quels pouvoirs ont-ils ? En ont-ils ? Ils demandent une enquête ? 60% et plus de la population est représentée par les éluEs de l'opposition et ils n'obtiennent pas de réponse conséquente à ce qu'ils représentent.

Notre système de représentation n'est pas conforme avec le principe fondamental d'une juste représentation. Examinons bien ce qui se passe sous nos yeux. C'est en avant toute pour les infrastructures pour servir les intérêts des grandes entreprises qui peuvent avoir des châteaux, des maisons sur l'eau, des avoirs dans les paradis fiscaux. Et ces personnes ne sont pas éluEs.

Bientôt ils vont dicter les augmentations à réaliser pour atteindre leurs propres fins. 35% de notre population représentée officiellement vont remplir comme une dictature parlementaire les sales besognes voulues les entreprises privées. Les citoyens deviennent redevables au privé alors que la population élit des représentants en l'Assemblée nationale. Ils sont élus par 35% de la population et il nous faut vivre avec ça pendant 4 ou 5 ans. C'est le monde à l'envers.

Notre système de représentation est défectueux. À nous de le changer. Vote à deux tours, c'est ce que je privilégie. Avec un gouvernement minoritaire, il y aurait longtemps qu'on aurait une enquête en bon et due forme. Sous la forme actuelle de représentation, c'est une dictature parlementaire du PRIVÉ, pour le PRIVÉ, par des automates du PRIVÉ.Robert Bertrand

La collusion légitimée?

Ambigu devant cette approche, normalement les compétiteurs ne devraient pas être ensemble, risque de dérapage, tel que la collusion.

Extrait de: La collusion légitimée?, Kathleen Lévesque, Le devoir, 25 octobre 2009

Quand les firmes de génie-conseil prennent le contrôle des projets au nom du ministère des Transports Le gouvernement libéral a permis à un club privilégié de firmes de génie-conseil de s'installer au sein même du ministère des Transports et ainsi jouer un rôle déterminant dans la façon dont sont octroyés les millions de dollars investis annuellement dans les routes et les infrastructures du Québec. Cette zone d'influence prend la forme d'un comité de concertation où sont attablés d'un côté, des dirigeants du ministère, et de l'autre, les représentants des firmes Dessau, BPR, SNC-Lavalin, Roche et autres Génivar et Tecsult. Au moins deux réunions se tiennent par année. La première rencontre remonte à mars 2004, soit un an après l'arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Charest et avec eux, une vision partenariale à développer au sein de l'appareil public.

De fait, comme l'a constaté Le Devoir à la lecture des procès-verbaux du comité, le ministère a exprimé dès le départ sa volonté «d'ouvrir le dialogue sur la relation d'affaires» du gouvernement avec les ingénieurs du secteur privé. L'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ) a plaidé pour le développement d'une alliance entre le ministère des Transports et les firmes de génie-conseil. Cette approche «pourrait s'élargir pour inclure davantage de mandats touchant des activités de planification, d'organisation, de gestion, de conservation et d'exploitation», peut-on lire. Les deux sous-ministres adjoints de l'époque, André Bossé (est du Québec) et Liguori Hinse (Montréal et ouest du Québec), présents pour démarrer en 2004 ce comité, se sont retrouvés de l'autre côté de la table les années suivantes. M. Bossé travaille aujourd'hui pour Génivar et M. Hinse est vice-président chez Roche. Parmi les représentants de l'Association des ingénieurs-conseils, on retrouve également Luc Crépeault de la firme BPR, qui a fait carrière dans la haute fonction publique québécoise jusqu'en 2006, dont au ministère des Transports à titre de sous-ministre adjoint. Au ministère des Transports, on a d'abord cherché hier à minimiser la portée de ce comité en le réduisant à «un lieu d'échanges d'ordre technique».

Mais les documents officiels révèlent que les membres ne se limitent pas à y faire un suivi des chantiers de construction en cours. La planification stratégique des travaux du ministère est au coeur de leurs discussions. Concrètement, il est question pour les firmes de génie-conseil de donner leur point de vue sur l'importance d'effectuer tels ou tels projets, qui sont autant de contrats pour les entrepreneurs.
Mais avant que ces derniers réalisent le pavage de telle autoroute et la réfection de tel viaduc, d'autres contrats auront été accordés en amont du processus, notamment pour concevoir et faire les plans et devis de ces mêmes travaux. Il s'agit de services professionnels en général, de génie-conseil en particulier. En 2008, entre les mois de janvier et octobre, on dénombre 1411 contrats de génie octroyés par le ministère des Transports, pour un montant de 217 millions de dollars. Pour la même période, en 2005, le ministère avait adjugé seulement 236 contrats, totalisant 103 millions.

Au moment où tout le Québec se pose des questions sur la collusion entre concurrents et sur les réseaux d'influence des grands joueurs de l'industrie de la construction, la présence de firmes d'ingénierie concurrentes assises l'une à côté de l'autre pour brasser des affaires avec le gouvernement peut étonner.

Le porte-parole du ministère a reconnu que ces firmes bénéficient d'une structure pour faire passer des idées, mais souligne du même souffle que le ministère y voit surtout une occasion d'informer tous les gros joueurs en même temps. «Les firmes peuvent bien essayer d'influencer, mais cela ne signifie pas qu'elles réussissent», a affirmé Mario St-Pierre de la direction des communications. Les procès-verbaux du comité de concertation donnent un bon éclairage sur ce point. Lors de la deuxième réunion tenue en juin 2004, l'Association des ingénieurs-conseils du Québec faisait des représentations pour vanter l'expertise incontournable de ses membres afin d'obtenir la gestion complète d'un projet plutôt que de ne recevoir qu'un mandat partiel. Un document intitulé «L'ingénieur-conseil, la clé de voûte de l'optimisation des investissements au Québec» a été déposé en appui. Le ministère s'est alors montré favorable à intégrer plutôt que de fractionner les éléments d'un projet. La porte venait alors de s'ouvrir sur l'impartition, c'est-à-dire une façon pour le gouvernement de s'en remettre complètement au privé dans chacune des étapes d'un projet de construction. Avec cette façon de faire, le ministère n'a plus à embaucher lui-même les différentes entreprises devant travailler à un chantier.

C'est la firme de génie-conseil qui prend le contrôle du projet au nom du ministère. Dans ce contexte, les appels d'offres lancés par le ministère sont rédigés par les firmes de génie-conseil, qui déterminent les besoins du gouvernement et participent activement à la sélection des entrepreneurs. Du coup, les liens entre ingénieurs, architectes, avocats, comptables (tous des services professionnels) et entrepreneurs en construction se resserrent.

Et les ingénieurs ont un rôle particulièrement important dans ce nouveau paysage commercial. Ils deviennent des donneurs d'ouvrages délégués. Tout ça prend l'allure de «contrats ouverts», selon les termes administratifs utilisés. En novembre 2005, le comité discute de la possibilité d'augmenter le nombre de contrats ouverts, d'«obtenir plus de latitude au niveau des montants des contrats» et de ne plus «avoir à demander l'autorisation du SCT [Secrétariat du Conseil du trésor] chaque fois en cas de dérogation (viser une dérogation permanente)». La zone d'influence de toutes ces firmes d'ingénierie ne s'arrête pas là. En 2008, ainsi qu'au printemps dernier, l'Association des ingénieurs-conseils a mentionné avoir fait des démarches pour faire hausser les taux horaires accordés par le Conseil du trésor. Il est précisé que la demande est faite «compte tenu de l'augmentation de la demande de main-d'oeuvre et dans un contexte de valorisation de l'emploi de l'ingénieur». Malgré l'importance des ingénieurs dans le monde de la construction, les firmes de services-conseils sont exclues du mandat de l'escouade policière annoncée jeudi par le gouvernement du Québec concernant la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction. L'opération Marteau ne frappera pas sur tous les volets.

Le poisson pourrit toujours par la tête (proverbe) Lise Thibault, Envoyé Le dimanche 25 octobre 2009 16:00
Comme le dit si bien un proverbe (russe ou chinois?), «le poisson pourrit toujours par la tête».Ces situations scandaleuses dévoilées récemment (Ccnstruction- municipalités- gouvernement, financement des partis politiques, etc..) ne sont probablement que la pointe de l'iceberg si on pense à la très probable et évidente collusion entre des têtes dirigeantes du gouvernement Charest et certaines grandes firmes et multinationales, particulièrement dans le domaine de l'ingénierie, de l'énergie et des ressources naturelles : pensons seulement à l'affaire Rabaska, à Gentilly, à Osisko ou à la gestion incohérente d'Hydro-Québec. Comment expliquer autrement de telles aberrations? Suite à la lecture de l'article de Mme Lévesque, on comprend mieux la raison d'être de ces projets insensés et les réels «profiteurs» de ces grands ouvrages sont maintenant en partie identifiés. Une Commission d'enquête publique et indépendante est d'une absolue nécessité. Espérons seulement que le mandat de celle-ci sera suffisamment large pour lui permettre d'atteindre cette nécrose nauséabonde qui semble investir les hautes instances du gouvernement libéral. Lise Thibault,Lévis P.S. Mille Bravos à Mme Lévesque
Duplessis était-il un ange? Diane Delisle, Envoyé Le dimanche 25 octobre 2009 14:00
J'en ai le souffle coupé, considérant l'évolution de la société, notamment en communication et du niveau d'instruction de la population, si on compare à l'époque d'avant la révolution tranquille! Si la fonction publique doit être gérée par les entreprises privées sans même l'accord du Conseil du Trésor (notre argent à tous), avec un tel système, pourquoi avoir des ministres? honnêtement, ce copinage n'est pas une si grosse surprise avec tout ce que les journalistes ont réussi à rapporter (merci à eux), mais j'osais croire que ça n'allait pas si loin. Une enquête publique permettant de faire une lumière s'impose, le gouvernement doit arrêter de tergiverser là-dessus
Appel à une démission de Jean Charest en tant que premier ministre du Québec Jean Pierre Bouchard, Envoyé Le samedi 24 octobre 2009
Le grand fantasme de ce gouvernement mis en application qui active des partenariats public privés on le voit à l'oeuvre. Toute cette histoire de P.P.P se profile dans l'ombre de la collusion et de la corruption entre gouvernements et entreprises. Pas d'enquête publique, on comprend pourquoi, clair comme l'eau de roche! Ce qui nous attend donc avec le CHUM francophone ne sera pas beau à voir.

L'endettement budgétaire est le produit d'un gouvernement dont la première priorité est le profit d'entreprises participant à un système mafieux. Et c'est ainsi que ces libéraux qui pataugent dans la boue veulent nous le faire payer par l'augmentation de tarifs et la future hausse de la T.V.Q!Cette information du Devoir devra je l'espère être retransmise par T.V.A et Radio Canada. Elle est très importante. Nous ne sommes pas en démocratie. Aucun mandat accordé à un parti ne devrait dépasser 3 ans plutôt que 5 ans actuellement. Nous vivons sous un régime de dictature parlementaire faite d'inconscience politique et d'indifférence sociale hyper individualiste.Il faut commencer à réclamer tout au moins la démission de Jean Charest en tant que premier ministre du Québec. On n'en peut plus de sa politique de notaire ou d'avocat corporatiste qui confond l'intérêt public et j'ajouterais national avec la somme de tous les intérêts privés dont le premier d'entre eux est celui de Power Corporation, propriété de la famille Desmarais.

Vote par anticipation

Provenant du site de Ygreck

Du monde assez niaiseux pour penser que ça se ramasse à coups de deux piastres

Extrait de: Accurso a financé l'ADQ, Mathieu Turbide, Le Journal de Montréal, 24/10/2009

Mario Dumont admet que Tony Accurso, qu’il a rencontré à plusieurs reprises, a financé l’ADQ. En 2007, alors que Mario Dumont était chef de l'opposition officielle, l'ADQ a organisé une activité de financement au restaurant Onyx, dans le complexe Tops, à Laval, propriété de Tony Accurso. Selon nos sources, la soirée a été faste et bien arrosée, et la facture a atteint la somme de 14 000 $. Tony Accurso, qui était présent à la soirée, aurait insisté pour la payer.

Joint hier soir par le Journal, Mario Dumont a dit se souvenir de cette soirée de financement. «On a eu une activité à l'Onyx, a-t-il admis. Il y avait une cinquantaine, une soixantaine, peut-être même une centaine de personnes, je ne m'en souviens pas. Mais, oui, de mémoire, c'était une activité de financement.» Toutefois, l'ancien chef adéquiste ne peut pas dire qui a payé la facture, même s'il ne croit pas que ce soit Tony Accurso. «Je ne pense pas, non. Généralement, on paye. Une activité de financement, tu payes tes dépenses, tu ramasses les revenus, tu fais la différence et ça fait les profits de l'activité», dit-il.

Des rencontres fréquentes Mario Dumont ne cache pas qu'il a souvent rencontré le controversé entrepreneur. Même avant que l'ADQ ne perce lors de l'élection de 2007. «J'ai rencontré Tony Accurso à plus qu'une reprise. [...] Je pense que la première fois que c'est arrivé, M. Accurso a donné de l'argent à l'ADQ. On devait être à 11 % dans les sondages. C'était dans un tournoi de golf, je ne sais pas trop où, sur la Rive-Nord, quelque part, quand on avait juste une poignée de députés», se souvient l'ex-politicien, aujourd'hui animateur de l'émission Dumont 360 à V.

À son avis, tous les politiciens ont des rencontres ou des liens avec les entrepreneurs en construction et les firmes d'ingénierie. «Tous les gens qui sont dans cet environnement: M. Accurso, les firmes d'ingénieurs, les firmes de construction, etc., tous les politiciens les connaissent. C'est eux qui construisent au Québec. C'est eux qui construisent le Québec. C'est eux qui ont les projets pis tout ça», explique- t-il. Pas à coups de 2 $ Les partis politiques, dit-il, n'ont pas le choix d'accepter ces contributions s'ils veulent garnir leurs caisses électorales. «Tu sais, le Parti libéral ramasse plus d'argent qu'Opération Enfant-Soleil.

Je ne sais pas s'il y a du monde assez niaiseux pour penser que ça se ramasse à coups de deux piastres. Les activités qui rapportent, ça vient de la communauté des affaires pour beaucoup», fait remarquer Mario Dumont.

Adieu, sièges sociaux

Quand la province ne crée pas un environnement approprié pour l’investissement privé, en voici les conséquences.

En 2000 le nombre de sièges sociaux Toronto: 190 Montréal: 92 Calgary: 50 Vancouver: 41 Huit ans plus tard, en 2008 Toronto: 176 Montréal: 79 Calgary: 72 Vancouver: 41

Surtout, ce que ces chiffres nous disent, c'est que depuis huit ans, la perte des sièges sociaux montréalais s'est faite avec une brutalité sans précédent.

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'en considérant les sièges sociaux des plus grandes entreprises canadiennes, Montréal n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été.

Public vs Privé

Selon l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui est pour moi totallement biaisé, voici certains constats sur la rénumération entre les employés d'états et du secteur privé.

Secteur publique: 850,000

Secteur privé: 2,500,000

Travailleur autonome: 542,000

807 000 emplois pour le secteur public, sont syndiqués jusqu'à hauteur de 81,0%. Rémunération hebdomadaire: secteur public 857$, secteur privé 664$. Rémunération horaire: secteur public 25,30$, secteur privé: 18,15$.

(On inclut pas, bien sur ! les travailleurs autonomes dans le calcul, comme si il n'existait pas.)

Heure d'heure travaillé par année: Secteur publique: 1513, secteur privé: 1662

Les salariés de l'administration québécoise avec avantages sociaux (fonction publique et parapublique) gagnent globalement 4,2% de plus que ceux des entreprises privées de 200 employés et plus.

Une précision s'impose: Leur calcul est basé sur les compagnies de 200 employés et plus, il vienne d'éliminer 99 % de toutes les entreprises du Québec.

Selon le rapport de la FCEI qui inclut tous le monde ce qui est normal, serait-ce qu’une secretaire d’une PME vaut moins qu’une secrétaire du secteur publique, j’en doute fort !

Un employé d’État gagne entre 29% à 43% avec ses bénéfices marginaux de plus que dans le secteur privé. De plus il possède un régime de prestation déterminé qui devient une rareté dans le secteur privé.

Extrait de: Le public, le privé et les vrais chiffres, Michel Girard, lapresseaffaires.com, 24 octobre 2009

Qui gagne le plus: les employés du secteur public ou ceux du secteur privé? Qui de mieux placés que les fonctionnaires de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) pour répondre objectivement à cette question. Au chapitre de la rémunération hebdomadaire moyenne en 2008, les employés du secteur public gagnaient 857$ et ceux du secteur privé 664$. On parle donc d'un écart de 30% en faveur du secteur public. Par secteur public, on tient compte ici des 807 000 emplois qui sont offerts au Québec dans la fonction publique et parapublique québécoise, les sociétés d'État (comme Hydro-Québec), les municipalités, l'administration fédérale. Ces employés sont syndiqués à hauteur de 81,0%.

Pour déterminer la rémunération hebdomadaire moyenne du secteur privé, l'ISQ a tenu compte des 2,5 millions d'emplois offerts dans les entreprises privées ayant pignon sur rue au Québec. Du côté de ces employés, le taux de syndicalisation s'élève à peine à 26,2%. D'autres données de l'ISQ s'avèrent également assez révélatrices de l'avance que l'ensemble des employés du secteur public détient sur les salariés du secteur privé. Alors que la rémunération horaire moyenne atteignait en 2008 les 25,30$ dans le secteur public, elle ne s'élevait qu'à un taux de 18,15$ l'heure dans le privé. Côté «durée du travail habituelle», les employés du secteur privé doivent travailler un plus grand nombre d'heures durant l'année, soit un total de 1815 heures, à comparer à 1742 heures pour les salariés du secteur public, pour un écart de 4,2%.

L'écart est toutefois nettement plus grand lorsqu'on compare la «durée du travail réelle», une fois soustraites les absences «vacances et jours fériés», les absences «maladie ou incapacité», les absences «obligations personnelles ou familiales», les absences «autres raisons». Ici, l'employé du secteur privé s'en tire avec un nombre total d'heures de 1662 par année, comparativement à 1513 pour l'employé du secteur public.

Le salarié du secteur privé a ainsi la «chance» de passer 9,8% plus de temps sur la job que le salarié du public! Toutes les données précédentes portent exclusivement sur les salariés (temps plein et temps partiel) à l'emploi des deux secteurs, soit 3,3 millions d'employés (807 000 du public et 2,5 millions du privé).

Si on ajoute au secteur privé les 542 000 travailleurs autonomes, il appert que cela ferait baisser davantage la rémunération moyenne dans le secteur privé.

Au chapitre des avantages sociaux, il est impossible de comparer les deux secteurs puisque l'ISQ ne compile pas les données sur la valeur des avantages sociaux offerts aux employés qui travaillent dans les entreprises privées ayant moins de 200 employés. Remarquez qu'à sa face même, il est évident que les employés des PME québécoises ne peuvent bénéficier d'avantages sociaux aussi alléchants que ceux offerts dans l'ensemble du secteur public.

Comme vous savez, le Front commun des syndicats de la fonction publique (gouvernement) et parapublique (éducation, santé, services sociaux) québécoise réclame des hausses salariales de 11,25% pour les trois prochaines années, soit une augmentation globale de 3,2 milliards de dollars. Pour justifier la pertinence de ces demandes, on nous indique que le secteur public de l'administration québécoise n'a pas eu droit depuis belle lurette à des augmentations raisonnables. Maintenant, malheur à tous ceux qui oseront questionner le timing de ces demandes syndicales, alors que les finances publiques sont dans le rouge saignant. Et que le gouvernement s'apprête à puiser davantage dans les poches des contribuables en augmentant la taxe de vente (TVQ), les frais des services publics, et peut-être les impôts. Pour répliquer à ce qu'ils perçoivent comme la moindre attaque à leurs demandes syndicales et conditions de travail, le personnel de la fonction publique et parapublique est vite sur le courriel et il ne fait pas dans la poésie.

Je parle en connaissance en cause. La «mise en garde» étant faite, la dernière enquête de l'Institut de la statistique sur la «Rémunération des salariés» en 2008, donne un intéressant éclairage sur la rémunération des emplois pouvant être comparés entre le secteur public et le secteur privé (mais seulement chez les entreprises de 200 employés et plus). Que ressort-il en termes de rémunération globale, incluant salaires, avantages sociaux et heures de présence au travail?

Les salariés de l'administration québécoise (fonction publique et parapublique) gagnent globalement 4,2% de plus que ceux des entreprises privées de 200 employés et plus.

Une précision s'impose. Les résultats diffèrent selon qu'on compare avec les salariés syndiqués (-12,2%) et les salariés non syndiqués (+11,9%).

Maintenant, voici un argument de taille que le Front commun utilisera sans doute pour justifier auprès du gouvernement Charest la hauteur de ses demandes d'augmentations salariales. Les employés de l'administration québécoise gagnent actuellement une rémunération globale inférieure à celle offerte dans les autres administrations publiques, soit 22,7% de moins que leurs collègues des municipalités et des sociétés d'État; et quelque 13,5% de moins que leurs collègues du fédéral.

Les employés de l'administration québécoise sont-ils sous payés? Ou est-ce ceux des autres administrations publiques qui sont surpayés? La question «envieuse» des 3 074 400 travailleurs du secteur privé: combien ça vaut la sécurité d'emploi dans le secteur public? J'attends la réponse...

Québec de retour dans la grande noirceur

La population est furieuse et dégoûtée. Selon le sondage Angus-Reid publié hier, 81% des Québécois souhaitent la tenue d'une enquête publique. Le premier ministre, Jean Charest, ne peut plus ignorer cette volonté populaire

Extrait: Bonnardel: le Québec de retour dans la grande noirceur, La Presse Canadienne, 24 octobre 2009

Le député adéquiste de Shefford, François Bonnardel. Tout en réitérant l'urgence d'établir une commission d'enquête publique pour apporter un éclairage sur le financement des partis politiques et les allégations de corruption dans le secteur de la construction au Québec, le député de l'Action démocratique du Québec, François Bonnardel, a affirmé que Jean Charest avait mené la province dans un nouvel épisode de la «grande noirceur». Le député de Shefford y est allé de ce commentaire lors d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne, samedi matin. La Presse Canadienne l'invitait à réagir à un texte du Journal de Montréal, publié plus tôt samedi, selon lequel l'homme d'affaires Tony Accurso aurait insisté pour défrayer les frais d'une soirée de financement de l'ADQ dans un restaurant de Laval, en 2007. À l'époque, Mario Dumont était le leader de l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale, et à cet effet, M. Bonnardel a d'abord rappelé que M. Dumont n'est plus le chef du parti et que l'ADQ amorçait un nouveau départ avec Gilles Taillon. «Deuxièmement, a noté M. Bonnardel, on ne peut pas vérifier si cette affirmation est véridique. Mais si elle s'avérait, il s'agit d'une prémisse pour déclencher une enquête publique.

Aujourd'hui, c'est plus pertinent que jamais de savoir ce qui se passe dans le domaine de la construction (...) et de comprendre pourquoi on paie nos dépenses d'infrastructures de 25 à 30 % plus cher qu'ailleurs au Canada. On va dépenser 42 milliards $ dans les prochaines années, donc près de 10 milliards $ en trop. Il faut savoir pourquoi.» M. Bonnardel a également assuré que l'ADQ collaborerait entièrement à une telle enquête. «On ne va pas se taire, on ne va pas se faire complice d'une loi du silence. On va continuer d'affirmer ce qui se passe, vouloir déclencher cette enquête publique avec Mme (Sylvie) Roy (chef par intérim de l'ADQ), alors que l'on en parle depuis déjà six mois, a également dit M. Bonnardel. Et si, aujourd'hui, on peut déclarer que c'est le retour de la grand noirceur, c'est sous M. Charest que ça se passe.

Il faut que cette enquête publique démarre le plus rapidement possible.» Bien qu'il insiste pour mettre sur pied une commission d'enquête publique, M. Bonnardel ne s'oppose pas à la tenue d'une enquête policière. «C'est indéniable que les deux peuvent se faire en même temps, a affirmé le député de Shefford. On souhaite que ça aille de l'avant et qu'il y ait des accusations rapides, car on n'a pas de temps à perdre.

Imaginez, encore une fois, qu'il y a 42 milliards $ sur la table pour les entrepreneurs en construction, les firmes d'ingénieurs au Québec, et on va payer 10 milliards $ de trop là-dessus. Si au moins notre kilomètre d'asphalte durait dix ans, on comprendrait, mais il ne dure pas plus que deux ou trois ans. Alors, il y a une situation catastrophique de ce côté-là. C'est l'argent des Québécois et il faut savoir où cet argent va. (...) Avec autant de milliards à dépenser de la part du gouvernement, il y en a qui vont s'en mettre plein les poches et les Québécois n'en auront pas pour leur argent», a conclu M. Bonnardel.

Jacques Duchesneau, Accurso

Un peu d'audio: Jacques Duchesneau,ex-candidat à la mairie de MTL en 1998; Réaction aux propos de Labonté, Dutrizac, 98.5, 2009-10-23 Sylvie Roy, ADQ : Trois ministres sur le bateau d'Accurso?, Paul Arcand, 98.5, 2009-10-23 Collusion et corruption, FM 93, Michel Hébert, 2009-10-23

Capsule économique - Entrepreneurship

La croissance entrepreneuriale au Québec est faible

  • La création nette d’entreprises au Québec est quasiment nulle : de 1998 à 2002, elle s’est fixée à 0,3 %, comparativement à 3 % dans le reste du Canada. Bien que de nombreuses nouvelles entreprises soient créées chaque année, le Québec affiche des taux d’insolvabilité plus élevés que la moyenne canadienne.

  • Le nombre de faillites commerciales par milliard de dollars du PIB reste structurellement supérieur à la moyenne canadienne.

  • De plus, il semble que les entreprises québécoises aient davantage de difficulté à croître que dans le reste du Canada, ce qui est notamment confirmé par un nombre relativement plus élevé de petites entreprises.

Voir aussi: Taux de survie des entreprises du Québec

Capsule économique - Démographie

La problématique démographique est plus délicate au Québec que dans le reste du Canada

  • Le Québec fait face à un vieillissement de la population plus rapide, à un taux de natalité plus faible et à des flux nets d’immigration plus modestes.
  • Sa prospérité dépend de sa capacité à relever le défi démographique. La part de la population québécoise au sein du Canada diminue d’année en année, ce qui a un effet sur l’influence politique et économique du Québec.
  • Les impacts économiques sont multiples : la faiblesse de la croissance démographique limite la disponibilité de la main-d’oeuvre, ce qui résulte en une mauvaise adéquation aux besoins de l’industrie et pénalise de ce fait la croissance de l’économie. En outre, cela réduit les marges de manoeuvre au niveau des finances publiques.

Capsule économique - Productivité

Le Québec doit améliorer sa productivité

  • La productivité est un déterminant fondamental de la croissance économique et du niveau de vie.

  • Le Québec affiche une performance faible par rapport aux autres provinces canadiennes et à ses voisins américains.

  • Les conditions démographiques actuelles et l’évolution des technologies accentuent l’impératif pour le Québec d’augmenter sa productivité. Cette amélioration passe notamment par un accroissement des investissements en machines, en équipements et en capital humain, et par l’accélération de l’innovation.

Voir aussi: La productivité et de la prospérité au Québec.

La pointe de l’iceberg

Excellente approche ! La pointe de l’iceberg, Nathalie Elgrably-Lévy, Économiste sénior, Institut Économique de Montréal,23 octobre 2009

Plus que jamais, les affaires de corruption accaparent la scène médiatique. Après la célèbre saga Mulroney-Schreiber, c’est au tour de Sylvie St-Jean, de Frank Zampino et de Benoit Labonté de faire la une des quotidiens. Bien que les questions d’éthique soient au cœur de l’actualité, les comportements douteux, les malversations, les pots-de-vin et autres comportements illicites ne datent pas d’hier. En 1872, John A. MacDonald, premier ministre du Canada, a été contraint de démissionner suite au scandale du Canadien Pacific. En 1892, Honoré Mercier, premier ministre du Québec, fut démis de ses fonctions en raison de l’affaire de la Baie de Chaleurs. Plus ça change… Pourquoi tant de corruption? Pourquoi les élus et les fonctionnaires fricotent-ils avec les gens d’affaires? On nous dit qu’il faudrait plus de gens honnêtes en politique et dans le secteur public. On nous dit également qu’on devrait voter des lois plus strictes, augmenter les mécanismes de contrôle, revoir la loi sur le financement des activités politiques, etc. Peut-être … mais est-ce la solution?

Pour combattre efficacement la corruption, il faut d’abord identifier ce qui l’engendre. Or, personne ne résume le phénomène mieux que Lord Acton, un historien britannique du 19ième siècle. Son travail d’observation l’avait amené à déclarer que si «le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.»

Politiciens et fonctionnaires n’ont jamais eu autant de pouvoir qu’actuellement. Ils ont la liberté de voter des lois, de protéger des marchés, d’accorder des privilèges et, bien entendu, de dépenser des fonds publics. Ils peuvent permettre ou interdire. Ils peuvent exproprier, taxer, subventionner et réglementer. Cette année, la ville de Montréal va dépenser 4,1 milliards. Au niveau provincial, ce chiffre augmente à 57,4 milliards, tandis qu’il atteint 237 milliards au niveau fédéral. Argent, pouvoir et arbitraire créent d’irrésistibles opportunités de corruption. Faut-il donc être surpris si certains tentent d’obtenir des faveurs en recourant à des moyens immoraux? Malgré tout, certains jouent les vierges offensées face aux récents scandales. D’autres nous parlent d’enquêtes policières ou réclament une commission d’enquête. Ces efforts permettront sans doute de punir les coupables, mais ils n’enrayeront jamais le phénomène, car ils s’attaquent au symptôme et non à la racine du problème. Au mieux, ils forceront les délinquants à raffiner leurs tactiques et à user d’imagination pour éviter de se faire prendre.

Mais dans les faits, tant que le monde politique aura le pouvoir de s’immiscer dans les affaires, les gens d’affaires voudront s’immiscer dans le monde politique, et aucune enquête ne rompra cette symbiose! Les malversations qui occupent actuellement les médias sont désolantes, mais il y a pire encore. Il y a la corruption légale et officielle qui se produit sur une base quotidienne et qui devrait nous scandaliser tout autant, sinon plus!

Quand des milliers de lobbyistes travaillent à temps plein pour influencer en leur faveur les décisions de politiciens et obtenir l’argent des contribuables, n’est-ce pas de la corruption? Quand ils subordonnent leurs votes à un quelconque traitement de faveur, n’est-ce pas de la corruption? Quand le Trésor québécois dilapide les fonds publics pour financer des projets qui n’avantagent que quelques intérêts particuliers, n’est-ce pas de la corruption?

Et la Loi canadienne de l’impôt sur le revenu, qui compte 2848 pages parce qu’elle contient une série de privilèges, d’exceptions et de cas particuliers, n’est-ce pas une forme de corruption? Dénoncer les comportements illégaux, d’accord! Mais ne perdons pas de vue la corruption légale engendrée par les immenses pouvoirs que l’État possède, car c’est elle le véritable cancer de l’économie!

Équité salariale: Québec sort le bâton

Une autre bêtise du gouvernement. Au fil des ans, l’État québécois a imposé une réglementation lourde et souvent abusive.

Dans plusieurs cas, il a même « innové » avec des lois et règlements inédits, à coloration « sociale », qu’on ne trouve nulle part ailleurs qu’au Québec. Ces entraves imposent des coûts additionnels aux entreprises qui, souvent, les font fuir à l’extérieur des frontières québécoises.

Pour bien paraître devant son peuple, et gagner la faveur des votes syndicaux, ils ont accordé l'équité salariale à la fonction publique. Même si le projet est louable, le gouvernement n'ayant pas d'argent comme d'habitude as emprunté 1.5 milliards. La masse salariale a augmenter de 800 millions récurrents à chaque année, tout cela pour gagner la paix syndicale. Beau cadeau !

Comme ce n’est pas suffisant, il en on fait une loi pour le secteur privé, le hic c’est que les autres provinces et états de l’Amérique ne l’ont pas. Ce qui augmente, les coûts de la masse salariale et impose un fardeau réglementaire additionnelle aux entreprises québécoises.

Ce qui fait fuir les investissements étrangers, ce qui est la bêtise classique de nos politiciens de faire des règlementations sans voir les conséquences économiques. Après on se demande pourquoi on est de plus en plus pauvres et personne ne veut plus investir au Québec, pathétique et lamentable !

Voir aussi: Le climat d'investissement du Québec, Réticence à investir au Québec

Extrait de: Équité salariale: Québec sort le bâton, Hélène Baril, La Presse, 22 octobre 2009 (Montréal) Dans un peu plus d'un an, des amendes s'abattront sur les entreprises qui n'auront pas évalué le travail de leurs employés et ajusté leur rémunération, tel que requis par la Loi sur l'équité salariale.

Les retardataires sont légion, a fait savoir hier la présidente de la Commission de l'équité salariale, Louise Marchand, en lançant une campagne d'information pour leur pousser dans le dos. La Loi sur l'équité salariale, est en vigueur depuis 13 ans et les employeurs avaient jusqu'en 2001 pour s'y conformer. Mais huit ans après cette date limite, la moitié des entreprises québécoises n'ont pas encore fait ce devoir imposé. Ce bilan peu reluisant s'explique facilement, selon Louise Marchand.

D'abord, beaucoup d'entreprises confondent encore égalité salariale (le même salaire pour ceux qui exercent le même métier) avec l'équité salariale (le même salaire pour ceux qui exercent un travail exigeant des compétences équivalentes). «Les employeurs pensent souvent qu'il n'y a pas de problème chez eux, parce que ceux qui font le même travail ont le même salaire «, précise-t-elle.

Ensuite, l'évaluation demandée n'est pas facile à faire, parce qu'il s'agit souvent de comparer des pommes et des oranges. Les iniquités que la loi vise à faire disparaître existent surtout dans les milieux de travail où les femmes sont majoritaires. Il faut alors se demander si une coiffeuse, par exemple, reçoit un salaire juste comparativement à un métier exigeant des qualifications comparables, comme disons, un chauffeur de camion.

Selon le Conseil du patronat, la majorité de ses membres, des grandes entreprises, se sont conformées à la Loi sur l'équité salariale.

C'est la complexité de l'exercice qui explique que les autres ne l'ont pas encore fait, a fait savoir la porte-parole du CPQ, Norma Kasaya.

Difficile pour les PME Desjardins, le plus important employeur privé du Québec, est de ceux qui n'ont pas encore achevé la démarche. Selon sa porte-parole Hélène Lavoie, l'exercice est complété à 90% et devrait être achevé à la fin de 2009, soit un an avant la nouvelle date limite imposée par le gouvernement.

Du côté des PME, où les retardataires sont les plus nombreux, «le processus demandé est complètement étranger à leur réalité», explique le porte-parole québécois de la Fédération québécoise de l'entreprise indépendant (FCEI), Richard Fahey. À défaut d'avoir pu convaincre le gouvernement d'exempter les entreprises qui ont moins de 50 employés, la FCEI s'emploiera à les aider à respecter la loi avant la date-limite du 31 décembre 2010, a-t-il dit. La facture pourrait être salée pour les employeurs qui ne respecteront pas ce nouveau délai. Si des augmentations de salaires sont nécessaires, elles devront êtres payées rétroactivement à 2001, la première date limite fixée lors de l'adoption de la loi. Des intérêts et des indemnités additionnelles s'appliqueront, qui pourraient augmenter la facture totale de 8%, a précisé la présidente de la Commission sur l'équité salariale.

Autre mesure d'incitation pour les retardataires : en cas de vente d'une entreprise qui ne s'est pas conformée à la loi, cette obligation sera considérée comme un passif par l'acheteur, ce qui risque de réduire sa valeur ou nuire à la transaction. Avec un budget augmenté de 30 % à 7,5 millions, et un effectif qui passera de 65 à 80 personnes, la Commission de l'équité salariale espère pouvoir convaincre tous les employeurs restants à se conformer à la loi. Elle vise 25 000 entreprises employant quelque 400 000 personnes. Des augmentations de 6,5%

Le tiers des entreprises qui se sont conformées à la Lois sur l'équité salariale ont dû ajuster à la hausse certains salaires.

L'augmentation salariale moyenne est de 6,5%.

Si tu veux être riche, part toi une ville !

Commentaire de Jacques Duchesneau, ancien directeur de la police de Montréal. Jean-Luc Mongrain lance un appel pour une enquête publique sur le financement des partis politiques. Il discute de la corruption dans le monde municipal avec l'ex-chef de police de la Ville, Jacques Duchesneau. Jacques Duchesneau à l'émission de Jean Luc Mongrain sur la corruption. (Environ au 2/3 de l'émission). Extrait audio seulement.

La frustation du secteur public !

Le journaliste Michel Girard, c’est fait ramasser par les bonzes du secteur public face à son article, ‘L’effronterie du secteur public’, parce que nous en tant que citoyens en avons assez de payer pour satisfaire les exigences des employés d’états. Pour réduire le poids d’états voici quelque suggestion, puisque 55% des dépenses d’états sont pour la masse salariale, voici quelque suggestion pour la réduire :

  1. Puisque nous avons 30%, trop de fonctionnaires par rapport à la moyenne canadienne, une bonne réduction de 10 %, ont sauveraient pas loin de 3 Milliards.
  2. Convertir les régimes de prestation déterminés en prestation fixe, ça nous coute presque 5 milliards par années et d’ici 5 à 6 ans, il ne restera plus d’argent dans le FARR autant le convertir tout de suite, de plus c'est un gouffre financier.
  3. Le gouvernement a presque 900 millions en congés de maladie n’ont payés, qu’ont les annules.
  4. Justifier le taux d’absentéisme, il est 2 fois plus élevé dans la fonction publique du Québec que dans le reste du Canada, 21,32 jours en congés de maladie en moyenne par employé en une seule année.
  5. Réduction des semaines de vacances, une dizaine de congés statutaires auxquels tous les employés du gouvernement ont droit, plus quatre ou cinq semaines de vacances.
  6. Élimination de la permanence, on aurait des fonctionnaires plus productifs et moins de bois morts.
Bon dieu, si je continue je risque de faire un surplus budgétaire !

Extrait de: De l'effronterie... à la frustration du secteur public, Michel Girard, La Presse, 21 octobre 2009
(Montréal) Des dizaines d'employés du secteur public m'ont lapidé de leurs plus belles insultes à la suite de ma chronique de samedi dernier où je dénonçais leurs demandes syndicales de 3,2 milliards. «Pas trop fort ta réflexion sur le secteur public... Combien on te paie pour pondre ces niaiseries?» me demande Marc-André Boileau, de Sainte-Thérèse. «Au début des négos, il est normal de demander plus, dit-il. Pourquoi s'énerver ainsi? Pour ma part, en tant qu'enseignant, je ne vise que l'indexation au coût de la vie afin que mon salaire ne diminue pas...»

Dans ma chronique «Effronterie du secteur public», je trouvais irréaliste et aberrant que le Front commun CSN-FTQ-SISP ose, en cette période économique précaire, réclamer pour ses 475 000 syndiqués de l'État québécois des augmentations de 11,25% en trois ans, voire une hausse de leur masse salariale de 3,2 milliards de dollars.

Je rappelais aux bonzes du Front commun, Claudette Carbonneau de la CSN, Michel Arsenault de la FTQ et Gilles Dussault du SISP (Secrétariat intersyndical des services publics), que nous, les vaches à lait du gouvernement du Québec, n'avions pas les moyens financiers d'acquiescer à leurs demandes.

À l'heure même où le gouvernement du Québec s'apprête à puiser davantage dans les poches des contribuables en augmentant la TVQ et les frais de services publics, et peut-être même les impôts, et ce, dans le dessein de réduire son énorme déficit budgétaire de plusieurs milliards, il m'apparaît malvenu de bonifier les conditions de travail de «nos» employés de l'État.

Comme l'État québécois est profondément dans le trou, toutes les grosses dépenses additionnelles doivent être forcément comblées par une ponction supplémentaire auprès des contribuables et payeurs de taxes. C'est le jeu des vases communicants: pour bonifier de 3 milliards de dollars les conditions de travail des employés de l'État québécois, le gouvernement devra appauvrir d'autant l'ensemble de ses contribuables. Cela dit, je suis parfaitement conscient qu'il y a un sacré écart dans les conditions de travail et avantages sociaux consentis aux employés réguliers de l'État par rapport aux employés occasionnels.

Deux mondes les séparent. J'accepterais volontiers que le gouvernement se montre financièrement plus souple à l'endroit des occasionnels, question de leur permettre un peu de rattrapage. De plus, je ne suis absolument pas contre un réaménagement salarial qui réduirait le revenu des gros salariés du secteur public au profit des petits salariés... Autre solution pour augmenter, cette fois, le revenu net de tous les syndiqués? Réduire le coût des cotisations syndicales... S'cusez-moi, c'est irréaliste et anti Front commun!

Comme solution pour trouver l'argent nécessaire à leurs demandes syndicales, des syndiqués proposent au gouvernement de couper dans les subventions aux entreprises, les dépenses de travaux publics, les contrats de services externes, etc. Il y a un problème majeur: comme la rémunération des quelque 550 000 employés de l'État québécois représentent 55% des dépenses totales des programmes, le gouvernement du Québec se retrouve avec une marge de manoeuvre fort limitée pour couper dans les dépenses gouvernementales restantes.

Lors de l'année financière allant du 1er avril 2004 au 30 avril 2005, le gouvernement du Québec a consacré une somme globale de 26,5 milliards de dollars à la rémunération de ses employés.

Cinq ans plus tard, soit pour la présente année qui se terminera le 30 avril prochain, la rémunération des employés de l'État atteindra 32,8 milliards, soit une hausse de 6,3 milliards ("23,8%).

Pour les trois prochaines années, le Front commun des syndiqués de l'État réclame des hausses totales de 3,2 milliards. Et ainsi, selon les prétentions du Front commun, cela mettra «un frein au désengagement continu de l'État à l'égard des services publics, plus nécessaires que jamais en cette période d'instabilité économique».