Les dangers de la dette publique

Ce qui est valable pour les pays est valable pour le Québec, surtout si elle est la plus endettée de l’Amérique du Nord.

Les conséquences d’une dette publique trop élevée:

  1. Risque d’instabilité
  2. Disponibilité réduite de l’argent aux fins d’emprunt
  3. Augmentation des taux d’intérêt
  4. Potentiel de récession

    Extrait de: Les dangers de la dette publique, Jérémy Tordjman, Agence France-Presse, 25 novembre 2009

Après avoir livré bataille contre la récession, les pays riches devront panser une autre plaie ouverte par la crise: l'explosion sans précédent de la dette publique qui pourrait mettre en péril leur stabilité.

Un seuil symbolique sera bientôt atteint. Selon l'OCDE, les 30 pays les plus avancés du globe verront leur dette grimper jusqu'à 100% de leur richesse produite en 2010, signalant le quasi-doublement de leur endettement en 20 ans.

Le Japon verrait sa dette publique flirter avec les 200% de son produit intérieur brut (PIB) suivi par l'Italie (127,3%), selon  ces prévisions.

Au niveau mondial, la dette publique devrait avoir gonflé de près de 45% entre 2007 et 2010, soit une hausse de 15 300 milliards de dollars qui représente plus de 100 fois le coût du Plan Marshall lancé après-guerre par les États-Unis pour aider à la reconstruction de l'Europe, selon l'agence Moody's.

Les causes de cette flambée sont connues -chute des recettes fiscales liée à la récession, flambée des dépenses publiques pour soutenir l'économie- mais ses conséquences le sont moins.

«Une dette à 100% du PIB signifie que tout ce qui a été produit pendant un an devrait être consacré au remboursement. Les gouvernements sont-ils en situation de le faire?» s'interroge Cinzia Alcidi, du Centre for European Policy Studies.

La question n'est pas purement rhétorique. Si les marchés venaient à douter de la capacité de remboursement des États développés, ils pourraient se détourner de leurs titres publics (bons du Trésor...) et assécher leur circuit d'approvisionnement en argent frais.

«Si la dette continue à grimper, on peut très bien imaginer qu'un pays ait du mal à se financer», observe Jean Pisani-Ferry, du centre d'études Bruegel.

Sans aller jusqu'au scénario noir de la faillite d'un État, comme l'Argentine fin 2001, cette défiance des marchés aurait un coût.

«Si l'endettement se poursuivait, cela pourrait à terme être négatif» pour la bonne notation des États développés, qui leur permet d'emprunter à taux réduits, prévient Brian Coulton, de l'agence Fitch.

Un cercle vicieux pourrait s'enclencher. Contraints de relever les intérêts qu'ils payent à leurs créanciers, les États verraient la charge de la dette s'alourdir et pourraient s'endetter de nouveau pour y faire face. «C'est cela qui rend la dette explosive», souligne l'économiste Michel Aglietta.

Selon un «scénario extrême» de la Société Générale, l'endettement pourrait même provoquer «une nouvelle récession».

Et face à cette situation, les solutions ne sont pas légion.

Sur le papier, le retour de la croissance permettrait de réduire les déficits et le recours à l'emprunt public, mais cette éventualité est «très incertaine» en raison de la timidité de la reprise, selon Brian Coulton.

Traditionnellement, l'inflation permet d'alléger la valeur relative de la dette dès lors que les prix progressent plus vite que les taux d'intérêt.

Mais cette voie revient à rogner sur le pouvoir d'achat des ménages et peut provoquer «une fuite des capitaux privés vers les pays les moins inflationnistes», selon Michel Aglietta.

La solution de rechange semble donc réduite. «Il faudra augmenter les impôts ou couper dans les dépenses publiques», résume Jean Pisani-Ferry. Et il faudra choisir le bon moment pour le faire pour ne pas étouffer la reprise.

Selon Michel Aglietta, l'heure est aujourd'hui à rassurer les marchés en indiquant «à l'avance les réductions de dépenses et augmentations d'impôts» que les États envisagent à l'avenir.

Et pour le moment, une certaine confusion domine: l'Allemagne songe à baisser les impôts, l'Espagne se prépare à les augmenter, tandis que la France exclut toute hausse des prélèvements.

Masse salariale: Cotisation sécurité au travail et santé

Suite du dossier sur les coûts de la masse salariale: Coût de la masse salariale - volet 1

Les coûts de la masse salariale prend en considération différentes catégories de cotisations sociales, versées par les employés ou les employeurs, par exemple les cotisations pour l’indemnisation des accidents de travail. De l’avis de plusieurs, ces cotisations ne constituent pas un impôt, mais elles incarnent néanmoins un impôt sur la masse salariale des propriétaires d’entreprises. En effet, comme elles sont obligatoires, les propriétaires n’ont pas la possibilité de choisir une autre couverture.

De plus, les commissions des accidents du travail de chaque province exercent un monopole, ce qui peut entraîner des coûts d’administration excessifs, un interfinancement, une surcapitalisation ou une sous-capitalisation des placements et un traitement en apparence arbitraire en ce qui a trait à la mise en commun des risques et à l’établissement des cotisations.

Cotisations accidents de travail et santé

A1 Indicateurs des cotisations pour l’indemnisation des accidents de travail

Ces indicateurs comprennent le taux moyen des cotisations, le taux maximum, les taux dans quatre grands secteurs d’activité et, enfin, une évaluation du maximum de gains assurables au titre des cotisations pour l’indemnisation des accidents de travail en comparaison des gains annualisés moyens dans les industries de production de biens. Nous avons examiné les taux dans quatre grands secteurs d’activité pour obtenir une indication du type de variation d’une province à l’autre pour le même emploi.

A1.1 Taux moyen (classement : pire - 0;meilleur – 10)

    Le taux moyen est l’un des indicateurs les plus souvent utilisés pour comparer le rendement d’une commission des accidents de travail d’une année à l’autre ou le rendement des diverses commissions à l’échelle du pays. Il indique à combien s’établirait la cotisation moyenne pour un niveau de risque moyen, pour l’ensemble des industries visées. L’Alberta obtient la meilleure note avec une cotisation moyenne de1,32 $ par tranche de 100 $ de masse salariale établie, tandis que la Colombie-Britannique et le Manitoba font bonne figure avec des taux de 1,56 $ et 1,60 $, respectivement. Terre-Neuve-et-Labrador obtient la moins bonne note avec une cotisation moyenne de 2,75 $, suivie de la Nouvelle-Écosse avec 2,65 $.

    Les comparaisons des taux moyens de cotisation peuvent être très trompeuses et sont tributaires des différentes méthodes adoptées par les commissions des accidents du travail pour établir ces moyennes. Il faut donc faire preuve d’une grande prudence dans l’utilisation des taux moyens de cotisations et c’est la raison pour laquelle nous tenons compte de plusieurs autres indicateurs en évaluant la performance de chaque province dans ce domaine14.

      A1.2 Taux maximum (classement : pire - 0; meilleur – 10)

      L’Alberta obtient la meilleure note pour cet indicateur avec un taux maximum de 7,26 $ par tranche de 100 $ de la masse salariale établie. Les provinces présentant le taux maximum le plus élevé, et par conséquent les moins bonnes notes, sont Terre-Neuve-et-Labrador (27,50 $), le Québec (25,64 $) et la Saskatchewan (19,62 $).

      Un employeur auquel s’applique le taux maximum et qui verse à ses employés des salaires égaux ou supérieurs au maximum des gains assurables payera le maximum annuel de cotisations. Un employeur auquel s’applique le taux maximum verse un montant exorbitant pour obtenir une couverture dans certaines provinces, par exemple le Québec (15 512 $), Terre-Neuve-et-Labrador (13 556 $) et l’Ontario (11 743 $). Lorsque les cotisations sont aussi élevées, comme c’est le cas pour ces provinces, il devient excessivement coûteux d’établir une entreprise dans ces secteurs.

        A1.3 Taux dans les principaux secteurs d’activité (classement : pire - 0; meilleur – 10)

          En théorie, on peut s’attendre à ce que les taux soient très semblables d’un secteur à l’autre. On peut aussi supposer que les provinces les plus peuplées ont une meilleure mise en commun des risques par secteur, ce qui entraînerait des taux inférieurs. Les choses sont toutefois différentes dans la pratique.

          Pour avoir une meilleure idée des variations entre les provinces, nous avons examiné les taux dans quatre secteurs différents pour une catégorie en particulier :

          1. Les restaurants pour le secteur de l’hébergement, des aliments et des boissons

          2. Les métaux ouvrés et les ateliers d’usinage généraux pour la fabrication à

          3. L’aménagement paysager pour la construction

          4. Le transport par camion de marchandises diverses pour les transports.

                Les catégories ont été sélectionnées à partir des critères suivants : un taux s’applique dans chaque province, elles sont susceptibles de regrouper un nombre relativement important de petites

                entreprises et elles ne présentent pas de variations extrêmes des taux d’une province à l’autre (les écarts sont quand même importants).

                Dans le secteur des restaurants, la Colombie-Britannique obtient la meilleure note avec un taux de 0,85 $ de la masse salariale établie tandis que Terre-Neuve-et-Labrador se classe dernière avec un taux de 2,43 $.

                Dans le secteur des ateliers d’usinage généraux, l’Alberta obtient la meilleure note avec un taux de 1,29 $ et l’Île-du-Prince-Édouard, la pire, avec un taux de 3,72 $.

                Dans le secteur de l’aménagement paysager, la Colombie-Britannique se classe première avec un taux de 2,14 $, tandis que le Québec arrive dernier, et de loin, avec un taux de 6,53 $.

                Dans le secteur du transport par camion de marchandises diverses, le Manitoba obtient la meilleure note avec un taux de 3,25 $, tandis que le Québec se classe dernier avec un taux de 6,98 $.

                A1.4 Maximum de gains assurables et gains annuels moyens (classement : pire - 0; meilleur - 10)

                  Les gains assurables aux fins de l’indemnisation des accidents de travail correspondent à la partie des revenus bruts des employés sur laquelle l’employeur doit verser les cotisations, avant toutes les retenues comme l’impôt sur le revenu, l’AE, les régimes de retraite, etc. Le maximum des gains assurables représente le niveau le plus élevé auquel un employeur verse des cotisations. Il s’agit d’une donnée importante car elle contribue à déterminer le montant total des cotisations que l’employeur doit verser.

                  Par exemple, même si le taux ne change pas d’une année à l’autre, si le maximum des gains assurables augmente, le montant total des cotisations de l’employeur augmentera aussi. Les gains des employés qui excèdent ce maximum sont exclus des cotisations et des prestations versées au titre de l’indemnisation des accidents de travail. En pratique, le maximum des gains assurables devrait s’approcher des gains annualisés moyens, afin que les coûts du programme soient contrôlés et que les prestations ne soient pas trop généreuses, car cela pourrait dissuader les employés de retourner au travail rapidement après une blessure.

                  Terre-Neuve-et-Labrador obtient une note de 10, car le maximum des gains assurables y est presque identique aux gains annualisés moyens. La Saskatchewan obtient une excellente note de 9,6, tandis que le Manitoba obtient 0, le maximum des gains assurables y étant supérieur de 72 % aux gains annuels moyens. L’Ontario obtient une mauvaise note également, le maximum des gains assurables y étant supérieur aux gains moyens de 40 %.

                    A2 Indicateurs des cotisations santé et autres

                    Cette section compte quatre indicateurs : cotisations santé et autres payées par l’employeur, avec ou sans seuil, seuil à partir duquel ces cotisations commencent à s’appliquer et cotisations santé et autres payées par l’employé.

                    Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Écosse, l’Île-du- Prince-Édouard et la Saskatchewan obtiennent une note parfaite de 10 pour ces quatre indicateurs, car aucune de ces provinces n’exige de cotisations santé et autres de la part des employés ni des employeurs.

                    A2.1 Cotisations payées par l’employeur – sans seuil (classement : pire - 0; meilleur - 10)

                    Seul le Québec impose aux employeurs des cotisations sociales sans seuil pour les petites entreprises et obtient donc une note de 0. Ces cotisations sont en fait composées de trois taxes :

                      • Le Fonds des services de santé calculé en pourcentage de la masse salariale (FSS)
                      • La partie de l’employeur du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP)
                      • Les cotisations pour le financement de la Commission des normes du travail (SST)

                      Le taux du Fonds des services de santé applicable à une masse salariale inférieure à 1 million $ est de 2,70 %, contre un taux variable pour une masse salariale comprise entre 1 million et 5 millions $ établi en fonction d’une formule17. Le taux applicable à une masse salariale supérieure à 5 millions $ est de 4,26 %.

                      A2.2 Cotisations payées par l’employeur – avec seuil

                      Le Québec, l’Ontario, le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador appliquent des charges sociales comportant des seuils pour les entreprises ayant une masse salariale peu élevée. Les employeurs du Québec dont la masse salariale dépasse 1 million $ doivent verser 1 % de celle-ci pour la formation à moins de démontrer qu’ils l’ont déjà fait. Si le montant investi dans la formation est inférieur à ce pourcentage, ils doivent verser à un fonds l’écart entre ce montant et 1 % de la masse salariale.

                      A2.2.1 Taux (classement : pire - 0; meilleur - 10)

                      Pour comparer le fardeau que représentent ces cotisations d’une province à l’autre, nous avons tenu compte du montant versé pour un travailleur gagnant un salaire annuel moyen de 41 080 $ selon le taux le plus élevé. Les provinces où l’employeur ne paie pas de cotisations sociales obtiennent une note parfaite de 10. Parmi les provinces qui imposent de telles cotisations, le Québec se classe premier avec un montant de 411 $ par travailleur, suivi de l’Ontario avec 801 $ et de Terre-Neuve-et-Labrador avec 822 $ par travailleur. Le Manitoba obtient la moins bonne note avec des cotisations de 1 766 $ par travailleur.

                      A2.2.2 Seuil (classement : pire - 0; meilleur - 10)

                      Pour protéger entièrement les petites entreprises du paiement de ces cotisations, les provinces devraient fixer le seuil très haut. Un seuil de 2,5 millions $, par exemple, permettrait à la plupart des employeurs qui ont moins de 50 employés au salaire moyen d’être exonérés. Aux fins de ce classement, les provinces sont notées en fonction de ce critère. Celles qui n’imposent pas de cotisations sociales à l’employeur obtiennent une note de 10; le Manitoba, avec le seuil le plus élevé, soit 1,2 million $, obtient une note de 6,1 et l’Ontario, avec le seuil le plus bas, soit 400 000 $, la note la plus basse.

                      A2.3 Cotisations santé et autres payées par l’employé (classement : pire - 0; meilleur - 10)

                      La moitié environ des provinces imposent une certaine forme de cotisations sociales assumées par les employés. Certaines provinces imposent un montant fixe, par exemple la Colombie-Britannique et l’Alberta, tandis que d’autres adoptent une formule proportionnelle, comme le Québec, et d’autres encore utilisent une formule mixte, par exemple l’Ontario. Pour être en mesure de faire des comparaisons tout en tenant compte de ces différences, nous avons dû évaluer le montant des cotisations sociales payé dans chaque province pour un employé type gagnant 41 080 $, soit le salaire annuel moyen à l’échelle nationale.

                      Les travailleurs québécois cotisent aussi au Régime québécois d’assurance parentale. Le taux s’établit à 0,45 $ par tranche de 100 $ de masse salariale sans seuil d’exemption. En 2008, les employés québécois ont versé 1,38 $ à l’AE, plus 0,45 $ au RQAP, soit un total de 1,83 $, contre 1,73 $ pour les employés du reste du Canada, soit une différence de 0,10 $ par tranche de 100 $ de gains assurables. En 2009, les taux de cotisation au RQAP ont augmenté de 7,5 %, mais les taux de cotisation à l’AE sont demeurés inchangés, ce qui élargit l’écart entre le Québec et le reste du Canada.

                      Réf: Extrait du “Programme d’études fiscales de la FCEI” , Avril 2009

                      Les débats en chambre

                      Il y a un excellent article, écrit sur les débats en chambre par Valère Audy.

                      Je vous ai souvent dit que nous avions une démocratie de plus en plus douteuse, au Québec.

                      Où nos politiciens depuis des décennies ne travaillent plus pour l’intérêt du bien collectif, mais plutôt pour leurs intérêts personnels, c’est-à-dire rester au pouvoir.

                      On en voit un exemple flagrant actuellement quant le ministre Charest refuse systématiquement une enquête publique, quant 80 % sinon plus de la population demande une telle enquête. Pourtant, M. Charest devrait représenter le peuple, et dans une démocratie la voix du peuple est l’ultime décideur.

                      Mais voila M. Charest ne représente pas le peuple, mais plutôt son parti.

                      Le chroniqueur Valère Audy donne une assez bonne description des débats en chambre et les enjeux qui sont rattachés, malheureusement leurs préoccupations journalières ne sont pas tout à fait celles du peuple …

                      Extrait de: Fermons les caméras!, Valère Audy, La Voix de l'Est, 21 novembre 2009

                      La période de questions de l'Assemblée nationale n'est qu'un gros show où les participants ne cessent de s'invectiver, l'opposition s'appliquant à piéger et à planter les politiciens au pouvoir afin de les faire mal paraître et d'en tirer bénéfice, ceux du pouvoir ne répondant de leur côté à peu près jamais aux questions, s'appliquant plutôt à les contourner et à ridiculiser les adversaires. Bref, on y apprend rien... d'autre que l'étendue du vocabulaire et des talents de nos politiciens en matière d'invectives et d'accusations.

                      La situation n'est pas nouvelle. C'était aussi comme ça lorsque le PQ était au pouvoir. Même spectacle, même arrogance. Les rôles étaient juste inversés. Mais voilà que la situation empire, devenant aussi triste que peu édifiante. Car il fut un temps où les politiciens s'abstenaient de certains qualificatifs ou devaient s'en excuser. Ça reste encore la règle. Sauf qu'on n'hésite plus à blesser, le mal fait le demeurant en dépit des excuses, et qu'on refuse même de s'excuser. La partisannerie y est si forte que le parti dont un député est en faute l'applaudit au lieu de le rappeler à l'ordre.

                      Imaginez la tâche qui incombe au président de l'Assemblée nationale. Cette semaine, il ne savait plus où donner de la tête tellement c'était la foire à la période des questions. Le PQ qui charge, les libéraux qui ne répondent pas, le ministre Dupuis qui accuse un adversaire d'être un menteur, Mme Normandeau qui traite le député Aussant «d'épais», ce dernier lui répondant deux fois de se «fermer la gueule» (ce qu'on a trop souvent dit aux femmes), le député Drainville s'excitant en Santé, Mme Marois réclamant la démission de Mme Boulet, le ministre Béchard réclamant plutôt celle de Mme Marois.

                      Et l'ADQ? Pas sûr qu'elle soit plus respectueuse que le PQ et le PLQ. Qu'on souvienne de Mme Roy avec ses insinuations à l'Assemblée nationale. Sous M. Dumont, c'était souvent coloré, exagéré et insultant avec son répertoire de clips. Mais l'ADQ n'est plus dans le décor avec ses déboires et la tâche qui attend son nouveau chef. On ne frappe pas sur qui gît au plancher, mais on veillera assurément à ce qu'il ne relève pas trop la tête.

                      Pourquoi en est-on rendu à un aussi triste spectacle? Tout simplement à cause d'une partisannerie aveugle où ce n'est plus l'information et l'éclairage du peuple qui compte, mais les points politiques que chaque formation peut marquer en prévision des prochaines élections. En dépit des discours où ils prétendent agir en fonction de l'intérêt public, les partis ne pensent et cherchent qu'à se piéger et planter. Le discours est le même de chaque côté, même là où il pourrait parfois différer pour refléter la volonté populaire. On n'a plus affaire à des représentants du peuple, mais à des délégués des partis.

                      La période des questions n'est que mauvais cirque. Lorsqu'un vieux routier comme le ministre Dupuis traite quelqu'un de menteur, que M. Aussant dit à Mme Normandeau de se fermer la gueule, que le premier ministre ne réagit pas à un rapport aussi accablant que celui du vérificateur général, on accroît le cynisme. Jeudi, le président de l'Assemblée nationale aurait dû suspendre les travaux pour obliger, avant le retour, que tous s'excusent. Car pour exiger la confiance et le respect du peuple, il faut les mériter en commençant par en témoigner. À cet égard, nos élus donnent un triste exemple aux Québécois et aux jeunes qui les observent.

                      Enfin, non seulement le président de l'Assemblée nationale devrait-il exiger des élus qu'ils s'excusent, mais il devrait aussi fermer les caméras de la période de questions pour le reste de la session. Quelques jours ne suffiraient pas. Il faut prolonger la privation pour que les élus reviennent à de meilleures dispositions. Ce qui ne nous priverait de rien puisque nous n'y apprenons plus rien.

                      Wal-Mart avait le droit de fermer sa succursale de Jonquière

                      Même le figaro en parle !

                      Extrait de: Wal-Mart peut fuir les employés syndiqués, Figaro.fr, 27/11/2009

                      La Cour suprême du Canada a estimé aujourd'hui que Wal-Mart était dans son bon droit lorsqu'il a fermé un de ses magasins situé au Québec en 2005 parce que ses employés avaient adhéré à un syndicat.

                      En août 2004, le magasin de Jonquière, au nord de la ville de Québec, avait été la première succursale du géant américain de la distribution en Amérique du Nord dont les employés étaient représentés par un syndicat. Le groupe, notoirement hostile à la syndicalisation de ses employés, avait fermé le magasin peu après, invoquant des raisons économiques.  Quelque 200 employés s'étaient retrouvés au chômage, certains d'entre eux avaient alors saisi la Cour suprême.

                      Les six juges qui ont approuvé la décision vendredi - trois l'ayant rejetée - ont estimé que la législation québécoise sur le travail permet à un employeur de mettre la clef sous la porte, même si les motifs avancés sont "condamnables socialement". Pour les trois juges qui ont voté contre, cette fermeture était "motivée par l'anti-syndicalisme".

                      Commentaires des blogueurs sur Cyberpresse: Wal-Mart avait le droit de fermer sa succursale de Jonquière, 27 novembre 2009

                      carillon, 27 novembre 2009, 12h25

                      Le droit de propriété inclut le droit de détruire son propre bien. En passant le jugement est un peu plus pointu que le titre de l'article. C'est parce que l'article du Code du Travail parle du droit du travailleur d'obtenir son emploi perdu que le recours a été rejeté car la preuve avait été faite que l'entreprise avait réellement fermé le commerce. Les syndicats vont donc demander de modifier le Code du Travail. Mais au bout de la ligne comme dans l'arrêt Place des Arts, l'employeur peut fermer une entreprise même pour de mauvais motifs. Oui les employés ont le droit de se syndiquer et l'employeur a le droit de ne pas vouloir opérer avec un syndicat.

                      danielboy, 27 novembre 2009, 11h34

                      IL EST TEMPS QUE LES SYNDICATS VOIENT LA RÉALITÉ, NOUS SOMMES

                      MAINTENANT EN 2009, L'ÉPOQUE DE 1950 EST RÉVOLUE. IL EST ÉGALEMENT TEMPS QUE CE GOUVERNEMENT DE FRILEUX MODIFIE ENFIN CETTE FAMEUSE CLAUSE DE LA FORMULE RAND, SOIT L'ABOLITION

                      twood, 27 novembre 2009, 11h34

                      Très bon jugement. Regrettable pour les employés, mais une entreprise a un droit de gérance fondamental. Si encore les employés voulaient participer aux pertes ou aux manques à gagner, je comprendrais. Mais ils veulent seulement participer aux bénéfices. Si il suffisait que les employés décident quand une entreprise peut ou ne peut pas fermer, combien de fois pensez-vous qu'ils accepteraient une fermeture. Ce serait un chantage continuel de la part syndicale. On demande et la compagnie n'a d'autre choix que d'obéir. C'est pas comme cela que ca marche dans le vrai monde. Tous les intervenants (sauf les syndicats) ont compris cela depuis belle lurette.

                      captjack, 27 novembre 2009, 11h34

                      Pas vraiment une surprise, ce qui est surprenant c'est l'acharnement que le syndicat à mis la dedans. Il voulait une cause-type pour pouvoir gagner le gros lot. Mais tout les tribunaux avaient donné raison à Wallmart, comme ils donneront raison à Couche Tard.

                      Les syndicats ne veulent que ramasser les cotisations, et ils se foutent éperdument que ce soit les employés qui en paient le prix... soit avec les cotisations, si ils réussissent à ce syndiquer, soit avec leur mises à pied si ils servent de "chair à canon" pour le syndicat...et en bout de ligne, le syndicat, malgré ses belles promesses (fallacieuses) ne peuvent garantir la sécurité d'emploi.

                      Un commerce, surtout dans la vente au détail, qui est rentable (avec des marges très réduites) devient plus rentable la minute qu'un syndicat s'installe. Lourdeur administrative, dédoublement des postes etc etc. Ils me semblent que depuis les Steinberg, Pascal, Direct Film, Miracle Mart, Distribution aux Consommateurs, Dupuis Frères et plein d'autres que j'oublie, la preuve est faite depuis longtemps que le plus grand danger qui guette des employés qui veulent se syndiquer, est la perte de leur emploi. Et aucun syndicat, ni peut rien.

                      patatesfrites, 27 novembre 2009, 11h35

                      Je trouve que c'est une excellente nouvelle. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tous les biens aux États-Unis sont moins chers qu'au Canada ? Tout simplement parce que le taux de syndicalisation est plus bas aux États-Unis qu'au Canada ! Pourquoi c'est si peu cher chez Walmart (où je vais régulièrement comme la grande majorité des Canadiens) ? Parce que Walmart a moins de dépenses, notamment en coût de salaires. Est-ce que les employés qui y travaillent sont malheureux pour autant ? Je ne pense pas. S'ils l'étaient, ils changeraient tout simplement d'emploi !

                      Capsule économique: Nombre d’entreprise au Québec ayant 199 employés et moins

                      200 employés et moins

                      Aux fins de l’étude, les économistes ont retenu la définition de PME du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation : toutes les entreprises qui comptent de 1 à 199 employés.

                      En effet, les PME représentent 99 % des entreprises québécoises. En y regardant de plus près, on constate que 90 % des entreprises québécoises comptent moins de 20 employés, ce qui les classe en fait dans la catégorie des petites entreprises et des microentreprises.

                      Réf: L’ossature économique du Québec en péril ?, Desjardins entreprises, Hiver 2009

                      Fonction publique négociation.

                      Alors que le gouvernement du Québec déposera lundi ses offres aux employés de l'Etat, les syndicats qui les représentent comptent s'appuyer sur les constatations de l'Institut de la statistique du Québec pour le convaincre de se montrer plus généreux envers eux.

                      L’histoire de ce rapport bidon de la part de l’ISQ suggère que les employés de la fonction publique sont moins bien payés que le secteur privé.

                      Par contre, une précision s'impose: leur calcul est basé sur les compagnies de 200 employés et plus, il élimine ainsi 99 % de toutes les entreprises du Québec, le terme biaisé n’est pas assez gros.

                      Un autre rapport qui est beaucoup plus réaliste provient de la FCEI qui inclut tous les employés du Québec, ce qui est normal …

                      Serait-ce qu’une secrétaire d’une PME vaut moins qu’une secrétaire du secteur public, j’en doute fort !

                      Donc si on inclut tous les avantages sociaux plus les fonds de pension accordés à la fonction publique, un employé d’État gagne entre 29% à 43% de plus que dans le secteur privé.

                      Ne pas oublier ce foutu régime de prestation déterminé qui va devenir un vrai gouffre financier dans les années futures, de plus ce type de régime devient de plus en plus une rareté dans le secteur privé.

                      Les employés d’états vivent complètement sur une autre planète, prenez l’exemple des employés de la presse: (qui ont accepté un gel de salaire de trois ans et ont fait des concessions sur les congés, le régime de retraite et les assurances collectives. La semaine de travail passera de 32 heures sur quatre jours à 35 heures sur cinq jours.)

                      Il serait équitable que la fonction publique subisse le même sort que le privé, puisque c’est le secteur privé qui paie la facture, d’autant plus que nous sommes en déficit structurel.

                      Remarqué que la ministre Monique Gagnon-Tremblay a clairement indiqué dans son communiqué, d’arrêter de ce basé sur ce rapport bidon.

                      La ministre Monique Gagnon-Tremblay commente le récent rapport de l'ISQ sur la rémunération

                          QUÉBEC, le 26 nov. /CNW Telbec/ - La présidente du Conseil du trésor et
                      ministre responsable de l'Administration gouvernementale, Mme Monique
                      Gagnon-Tremblay, a commenté les données parues aujourd'hui dans le rapport de
                      l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) intitulé "Rémunération des
                      salariés, état et évolution comparés". Ce rapport indique une avance de 3,6 %
                      de la rémunération globale des employés des secteurs public et parapublic par
                      rapport à celle des entreprises privées de 200 employés et plus.
                          "D'entrée de jeu, il est bon de souligner que pour être valable, la
                      comparaison de la rémunération entre les secteurs public et parapublic et le
                      secteur privé doit être fondée sur la rémunération globale par heure
                      travaillée, qui prend en considération, en plus du salaire, les avantages
                      sociaux (notamment les contributions d'employeur aux régimes de retraite et
                      d'assurance) et les heures travaillées ", a précisé Mme Gagnon-Tremblay.
                          Ainsi, l'avance de 3,6 % en rémunération globale par heure travaillée à
                      l'avantage du personnel de l'Etat mesurée par l'ISQ s'explique principalement
                      par un nombre moins élevé d'heures travaillées par semaine ainsi que par un
                      nombre plus élevé de congés payés que dans le secteur privé. Au total, les
                      employés de l'Etat travaillent 140 heures de moins par année que ceux du
                      secteur privé, soit l'équivalent de quatre semaines de travail de moins dans
                      l'administration québécoise.
                          En plus de cet avantage, les employés des secteurs public et parapublic
                      bénéficient de conditions de travail flexibles favorisant la conciliation
                      travail-famille (horaires variables, semaine comprimée sur quatre jours dans
                      certains secteurs, etc.).
                          Cet écart en faveur des secteurs public et parapublic serait encore plus
                      important si l'on prenait en compte les conditions de travail généralement
                      moins avantageuses des entreprises comptant moins de 200 employés, qui
                      totalisent près de la moitié des emplois au Québec. A titre d'exemple, une
                      très faible proportion de ces entreprises ont constitué un régime de retraite
                      pour le bénéfice de leurs employés.
                          Par ailleurs, en période de crise économique comme celle que nous
                      traversons actuellement, certains éléments qui ne sont pas pris en compte dans
                      la comparaison faite par l'ISQ, comme la sécurité d'emploi et le fait que les
                      régimes de retraite des secteurs publics sont à prestations déterminées,
                      prennent encore plus d'importance. "Cette année, de nombreuses personnes dans
                      le secteur privé ont dû retarder de quelques années leur retraite en raison
                      des pertes assumées dans leurs placements, d'autres encore ont perdu leur
                      emploi à la suite de la fermeture d'entreprises", a fait valoir la ministre.
                          En examinant ces données de l'ISQ, le gouvernement désire dresser le
                      portrait le plus objectif et complet possible de la rémunération globale des
                      employés de l'Etat. La ministre invite les syndicats à tenir compte dans leurs
                      revendications salariales des avantages sociaux et des heures chômées et
                      payées dont bénéficient les employés des secteurs public et parapublic, qui
                      représentent près de 40 % de leur rémunération globale.
                          Il est possible de suivre l'évolution des négociations en consultant le
                      site www.negociations.gouv.qc.ca.
                      

                      Ce que le DGE en pense …

                      Extrait de: Carte électorale à la poubelle: le DGE furieux, Jean-Marc Salvet,Le Soleil, 22 octobre 2009

                      Le directeur général des élections du Québec est furieux d'apprendre que le gouvernement Charest a décidé de rejeter son projet de carte électorale. Et ce, sans même prendre connaissance des dernières modifications qu'il y a apportées.

                      «Je n'étais absolument pas au courant. J'ai été le premier surpris en lisant ça dans le journal», a confié Marcel Blanchet, mercredi.

                      Carte électorale à la poubelle

                      Le DGE aurait aimé, et souhaiterait toujours, présenter la nouvelle mouture de son projet aux élus de l'Assemblée nationale. Elle prend en compte plusieurs critiques entendues, dit-il. «Mais je sais qu'on ne pourra pas satisfaire tout le monde.»

                      Pourquoi? Parce que la circonscription de Gaspé compte 27 000 électeurs. Celle de Masson, au nord de Laval, en regroupe 64 000. Ce sont des déséquilibres qu'il faut corriger, plaide M. Blanchet.

                      «Malheureusement, on ne peut pas équilibrer les circonscriptions de la Gaspésie en se servant de leurs voisines. Elles sont toutes déficitaires.»

                      Le Soleil révélait mercredi que le gouvernement sauverait les circonscriptions de Gaspé, de Kamouraska-Témiscouata et de Beauce-Nord en changeant les critères de la loi électorale. D'autres critères que ceux basés sur la démographie seraient désormais pris en compte pour concevoir les futures cartes des circonscriptions électorales québécoises.

                      «La loi actuelle est correcte sur le plan constitutionnel, met en garde M. Blanchet. Une autre formule pourrait poser problème.»

                      Équité entre les électeurs

                      Si louable soit-il, le désir de favoriser les régions hors des grands centres urbains en maintenant le nombre de circonscriptions qu'elles détiennent ne peut faire foi de tout, dit-il. Il faut tenir compte de l'équité entre électeurs québécois.

                      Le projet de loi ferait en sorte que de nouvelles circonscriptions pourraient être ajoutées là où il en manque sans que ces ajouts soient compensés par la disparition d'autres circonscriptions. Le ministre Claude Béchard, responsable de la réforme des institutions démocratiques, n'a pas voulu commenter ces informations, mercredi.

                      Son projet, s'il était adopté, ferait en sorte que l'Assemblée nationale compterait, à terme, plus de 125 députés. Il pourrait y en avoir 128 ou 130.

                      De nouvelles circonscriptions seraient créées dans des zones qui ont connu un fulgurant essor démographique, comme Laval, la Montérégie et les Basses-Laurentides.

                      L'Ontario, plus populeuse que le Québec, compte 107 élus à Queen's Park.

                      ………………….……..

                      Extrait de: Réforme de la carte électorale: le DGE craint de perdre deux ans de travail, Simon Boivin, Le Soleil,25 septembre 2009

                      Si les parlementaires le font poireauter encore cet automne, le Directeur général des élections (DGE) aura planché pendant plus de deux ans sur la nouvelle carte électorale et dépensé près de 1 million $ en pure perte.

                      «J'ai vraiment dit aux élus que l'heure est grave, a noté Marcel Blanchet, le DGE, jeudi au Soleil. Il faut vraiment procéder. Sinon, on aura un gros travail à refaire.»

                      À toutes les deux élections, le découpage électoral doit être revu. Les différentes circonscriptions doivent répondre à certains critères de représentativité. La carte électorale en vigueur a déjà trois élections dans le corps.

                      Après le scrutin de mars 2007, le DGE a refait le casse-tête. Une tournée de 24 soirées de consultation a suivi un peu partout au Québec. LRéforme de la carte électoralees sommes engagées au cours des deux dernières années s'élèvent à quelque 800 000 $.

                      Mais la nouvelle proposition est basée sur des chiffres de démographie qui datent de novembre 2007. Déjà moins à jour, elle deviendra désuète si son adoption est reportée à 2010, indique le DGE.

                      «J'ai demandé à plusieurs reprises à ce qu'on soit entendu, et ce n'est toujours pas fait», dit M. Blanchet.

                      Pour entrer en vigueur, la proposition doit être étudiée en commission parlementaire. Mais le DGE attend toujours le coup de fil.

                      La question est délicate, car elle touche au poids politique des régions. Lors de sa tournée, le DGE a essuyé des critiques nombreuses, souvent acerbes, hors des grands centres. Il dit avoir tiré des leçons, et être prêt à des «changements importants» à la suite des commentaires entendus.

                      Mais les mécontents ne disparaîtront pas. Les chances sont faibles que les trois circonscriptions qu'il a déjà identifiées - Beauce-Nord, Gaspé et Kamouraska-Témiscouata - survivent.

                      «C'est bien sûr qu'il va rester des gens qui seront insatisfaits des conclusions que nous devrons tirer, convient M. Blanchet. Malheureusement, les trois circonscriptions qu'il faut enlever, on n'y peut rien. Il n'y a pas assez de monde.»

                      Selon la loi, une circonscription ne peut regrouper moins de 34 000 ou plus de 56 500 électeurs. Des limites calculées à partir de la moyenne québécoise, dans l'esprit du principe «un homme, un vote». À l'heure actuelle, 20 circonscriptions dérogent aux règles. Après l'adoption de la nouvelle carte, seules quelques exceptions subsisteraient.

                      En effet, vu leurs particularités géographiques, les Îles-de-la-Madeleine et Ungava conserveraient leurs acquis. Autrement, la Gaspésie - même si elle perd une circonscription -, l'Abitibi et la Côte-Nord pourraient profiter d'une exception.

                      Financement et carte électorale

                       
                      Extrait de: Des mesures plus sévères contre les dons occultes,Tommy Chouinard, La Presse, 25 novembre 2009

                       

                      Financement des partis politiques

                      • Amendes plus élevées pour ceux qui enfreignent la loi.

                      • Interdiction de verser un don de façon anonyme.

                      • Hausse de 64% des allocations versées par le DGEQ aux partis.

                      • Instauration de règles pour encadrer les campagnes à la direction des partis.

                      • Interdiction d'obtenir des contrats gouvernementaux pendant cinq ans pour toute personne ou entreprise coupable d'une infraction aux règles de financement.

                      • Crédit d'impôt bonifié pour les petites contributions, le taux passant de 75% à 85% pour les premiers 100$.

                      Ce que l’opposition en pense:

                      Extrait de: Le Parti québécois estime que les mesures du gouvernement «ne vont pas assez loin». Dans les prochains jours, il proposera d'abaisser le plafond du don permis par l'État (3000$). «Il faut qu'on brise l'idée que donner de l'argent à un parti, ça donne une récompense, a dit le leader parlementaire Stéphane Bédard. La capacité des partis politiques de faire la promotion de leurs idées ne doit pas strictement être liée à la capacité financière de leurs donateurs.» Le PQ pourrait même suggérer que le DGEQ soit le fiduciaire des contributions populaires et qu'il les redistribue aux partis au prorata des votes obtenus aux élections.

                      Carte électorale

                      • Instauration d'un nombre minimal de circonscriptions par région.

                      • Création de deux circonscriptions d'exception, en plus des Îles-de-la-Madeleine: le Nunavik et l'Ungava.

                      • Adoption d'un nouveau calcul qui ferait passer le nombre de circonscriptions de 125 à l'heure actuelle jusqu'à environ 128 ou 132 circonscriptions, en fonction des propositions à venir du DGE, estime le ministre Béchard.

                      • Le péquiste Stéphane Bédard et l'adéquiste Sylvie Roy exigent de voir la dernière mouture préparée par le DGE, celle écartée par le gouvernement.

                      Extrait de: «jeter à la poubelle»,

                      Le PQ et l'ADQ accusent le ministre de «jeter à la poubelle» tout le travail réalisé par le DGEQ. «Le ministre a plus l'air d'un matamore là-dedans, a lancé le leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard. Il a travaillé en catimini, sans demander l'avis de personne. Il semble beaucoup plus préoccupé à sauver son comté qu'à avoir une véritable réflexion sur la carte électorale». Le PQ, l'ADQ et Québec solidaire proposeront de scinder le projet de loi, car le financement politique et la carte électorale sont deux sujets différents et que le premier est plus pressant que le second. Les règles sur le financement politique, «c'est une confiture dans laquelle le ministre a mis une pilule qui ne s'avale pas», a lancé Sylvie Roy.

                      Situation de la carte électorale:

                      Extrait de: Ce qui traîne se salit, Jean Marc Salvet, Le Soleil, 26 mars 2009

                      Ce n'est pas parce que l'Assemblée nationale cachera la nouvelle carte électorale sous le tapis qu'elle ne se verra pas. La procrastination de nos élus ne mènera nulle part.

                      À toutes les élections, le principe d'«un homme, un vote» est bafoué au Québec. À preuve : le poids d'un électeur de la circonscription de Matane pèse deux fois plus que celui d'un citoyen de Masson.

                      S'il pèse davantage, c'est que la circonscription gaspésienne compte moins de 28 000 électeurs, tandis que la seconde, située au nord de Laval, en regroupe plus de 64 000.

                      Elles envoient pourtant chacune toutes deux un élu au Parlement.

                      Le problème n'est pas que des distorsions existent. Elles sont inévitables dans un système électoral.

                      Dans le nôtre, nos 125 députés proviennent de circonscriptions comptant une moyenne de 45 000 électeurs. Et puisque ? justement ? le système ne peut être parfait, la loi prévoit que ce nombre peut être supérieur ou inférieur de 25 % à cette cible.

                      Le problème, le vrai, est que les distorsions se creusent ? ou plutôt qu'elles se creusent sans l'aval de l'Assemblée nationale.

                      À l'heure actuelle, 28 des 125 circonscriptions dépassent cette norme de 25 %. Onze ? toutes situées dans l'ouest de la province ? sont surpeuplées. Dix-sept ? presque toutes situées dans l'Est du Québec ? n'atteignent même plus le seuil légal.

                      C'est pour corriger cette situation que le directeur général des élections, Marcel Blanchet, traîne dans ses cartons un projet de nouvelle carte électorale. Son projet réduirait le nombre de circonscriptions dans l'Est. Il en ajouterait dans les couronnes sud et nord de Montréal.

                      Politiquement délicat. Très délicat, même.

                      Voilà sans doute pourquoi nos élus ne sont pas pressés d'en découvrir le détail. Ni d'en débattre en commission parlementaire.

                      Jouer à l'autruche est plus commode.

                      Ils oublient que ce qui traîne se salit.

                      De notre point de vue, s'il est vrai que le principe d'«un homme, un vote» est malmené, nous estimons cependant que l'on ne peut pas simplement s'appuyer sur des comparaisons mathématiques pour établir l'équité politique. Car c'est «l'équité politique» qu'il faut viser.

                      Il faut prendre en compte la solidarité entre les villes et les régions. Surtout lorsque les écarts socio-économiques s'approfondissent et que de plus en plus de citoyens des régions éloignées ont le sentiment d'être délaissés.

                      Il faut aussi tenir compte des rôles différents qu'exercent les députés, selon qu'ils ont été élus à Gaspé ou en plein coeur d'une ville comme Québec.

                      Nous réaffirmons que l'«équité politique» ne passe pas par la disparition de circonscriptions dans l'Est. Elle commande par contre que des territoires comme Laval, la Montérégie et les Basses-Laurentides soient redécoupés de manière à refléter leur fulgurant essor démographique. À terme, ces zones devraient bénéficier de deux ou trois circonscriptions de plus.

                      Les citoyens des circonscriptions actuellement menacées devraient accepter que leur poids relatif diminue au Parlement.

                      De toutes les solutions envisageables, celle-ci est la moins dommageable.

                      Nos élus sont sans doute tentés d'aller dans cette direction. S'ils préfèrent se taire, c'est qu'ils pressentent que la population dans son ensemble ne verrait pas d'un bon oeil qu'il y ait 128 députés plutôt que 125 à l'Assemblée nationale.

                      Ils savent que bien des gens regarderaient alors de l'autre côté de l'Outaouais. Ils souligneraient que l'Ontario, plus populeuse, compte 107 députés.

                      Mais nos élus seraient-ils incapables d'expliquer que ce dont on parle ici, c'est d'un ajustement technique de la carte électorale?

                      Des changements plus fondamentaux, s'il devait y en avoir, relèveraient d'un projet d'une autre nature. Ils relèveraient d'un projet politique.

                      Le PQ des troupes déconnectées

                      Un bon article de Stéphane Gendron sur l’avenir du PQ

                      Extrait de: Le refus de vieillir, Stéphane Gendron,le journal de Montréal, 24/11/2009

                      En fin de semaine s'est tenu à Montréal un bien triste évènement réunissant les nostalgiques des belles années du Parti québécois. C'est au cours d'un congrès de réflexion réunissant quelques centaines de zélotes péquistes qu'on a pu retrouver une Pauline Marois à l'image refaite, dynamique et habillée d'une nouvelle paire de lunettes, comme l'avaient fait avant elle Sarah Palin et Ségolène Royal.

                      Le PQ pense avoir trouvé sa planche de salut en ressuscitant le démagogique débat identitaire laissé en plan par l'Action démocratique avant sa disparition de la carte électorale lors des élections de décembre 2008. Le président du parti, Jonathan Valois, y est même allé de son grain de sel en déclarant être tanné de ne pouvoir acheter son bagel en français à Montréal. Pierre Curzi s'est avoué vaincu et accepte l'idée d'étendre la loi 101 aux cégeps du Québec. Et Pauline avance l'idée complètement folle d'étendre cette même loi 101 aux enfants des services de garde. Un peu plus et on décrétait la peur de l'autre et la renaissance du grand péril jaune.

                      Il est aussi étonnant de constater que Pauline Marois veuille remettre au programme politique de l'Assemblée nationale une autre version de son projet de loi 195 portant sur l'identité québécoise. Le PQ persiste et signe en voulant créer le concept abstrait de citoyenneté québécoise, une autre idée saugrenue qui viendra créer deux catégories de citoyens, projet voué à l'échec sur le plan légal. Il n'y a pas si longtemps, l'on s'étonnait de voir la ministre Christine St-Pierre ramener le débat de l'égalité entre les hommes et les femmes en voulant clarifier le préambule de la Charte des droits et libertés. Pauline veut, elle aussi, rouvrir ce débat.

                      CENSURE

                      Le Parti québécois n'a pas d'avenir.

                      Il fait partie de ce genre d'organisation sclérosée devenue incapable
                      de se renouveler et pour qui la peur identitaire et celle de disparaître
                      constituent les dernières cartes à jouer.

                      Ce qui choque, c'est aussi avec quelle candeur la chef du PQ manipule les idées et les concepts. Étendre la loi 101 aux cégeps afin de forcer les immigrants à poursuivre leurs études en français? Rien de plus faux. Ce sont les étudiants «québécois de souche» qui gonflent davantage les clientèles des cégeps anglophones. Étendre la loi 101 aux services de garde constitue un acte de censure ridicule comme si l'on devait allumer le feu de la guerre linguistique en prenant pour otages des petits enfants qui ne demandent qu'à jouer !

                      À voir les péquistes aller en fin de semaine et rêvasser de langue, de culture et d'histoire, on se serait crus dans les belles années 70, où le Québec revendiquait politiquement comme un adolescent en soif de pouvoir et d'épanouissement. Le problème pour Marois et ses troupes déconnectées, c'est que le Québec a franchi le XXIe siècle. Nos priorités en tant que collectivité ne sont plus celles liées à l'indépendance ou la formation d'un pays. La structure politique et j'oserais même dire la langue ont bien peu d'impact lorsqu'on ne sait même pas de quoi sera fait le lendemain.

                      La nouvelle génération de Québécois est beaucoup plus préoccupée
                      par l'environnement et l'avenir de notre planète, la pérennité de nos
                      soins de santé, se trouver un travail et être heureux en famille.

                      Tant et aussi longtemps que les zélotes péquistes vivront en marge de la société québécoise, ils seront condamnés à l'opposition.

                      Industrie laitière, une autre belle arnaque !

                      Manger une tranche de fromage? Rien de plus simple. Mais faire en sorte que cette tranche de fromage se retrouve dans votre assiette? C’est une tout autre histoire.

                      La plupart des Canadiens ignorent les manœuvres élaborées qui se jouent dans les

                      coulisses. Dans la grande majorité des industries, ce sont les marchés intérieurs et internationaux qui déterminent l’ampleur de la production et les prix.

                      Mais dans le cas l’industrie laitière, les prix sont établis par des représentants officiels sanctionnés par le gouvernement, la production est limitée en fonction de la demande intérieure aux prix établis et les importations sont tenues à l’écart.Prix du beurrre à la production

                      On appelle ce régime la « gestion de l’offre ». La justification économique est simple : en limitant efficacement l’offre de lait, les producteurs peuvent faire monter les prix.

                      Les prix administrés du lait assurent aux producteurs laitiers une rétribution élevée et une protection considérable. Les prix que touchent les producteurs canadiens pour leur lait et leur beurre, par exemple, équivalent régulièrement au double ou au triple des prix mondiaux.

                      De même, les marges de profit des exploitants de ferme laitière sont systématiquement et considérablement plus élevées que celles d’autres exploitants agricoles canadiens.

                      Les exploitants de ferme laitière comptent parmi les agriculteurs les plus aisés et les Canadiens les mRépartition des profits sur les fermers laitièresieux nantis. À la différence des exploitations d’autres secteurs agricoles, plus de 90 p. 100 des exploitations du secteur laitier ont engrangé des recettes supérieures à 100 000 $ en 2007, tandis que la ferme laitière moyenne enregistrait en 2007 un bénéfice en trésorerie net de plus de 97 000 $.

                      L’octroi de subventions à des producteurs laitiers aux dépens de Canadiens moins bien nantis constitue donc une politique régressive.

                      En d’autres termes, pour que la tranche de fromage se retrouve dans votre assiette, les gouvernements permettent ni plus ni moins aux représentants d’un petit groupe d’exploitants agricoles de limiter la production, de restreindre l’entrée, d’établir des prix à des niveaux qui garantissent des rendements beaucoup plus élevés que ceux dont jouissent les exploitants d’autres secteurs agricoles et qui finissent probablement par faire grimper les prix à la consommation, et de faire tout en leur pouvoir pour que leurs profits actuels et futurs soient supérieurs à la normale.

                      La hausse des prix, des profits et de la valeur des quotas décourage les producteurs inefficaces de quitter le marché.

                      Il est parfaitement raisonnable que les producteurs cherchent à dégager les marges de profit les plus élevées possibles. Toutefois, les raisons qui motivent la politique du gouvernement consistant à autoriser ce régime aux dépens de la plupart des autres Canadiens sont loin d’être aussi faciles à défendre.

                      Réf: La production laitière : Les pratiques, les acteurs et les pressions derrière la gestion de l’offre, Conference Board, Novembre 2009

                      Les dangers de la dette publique

                      Ce qui est valable pour les pays est valable pour le Québec, surtout si elle est la plus endettée de l’Amérique du Nord.

                      Les conséquences d’une dette publique trop élevée:

                      1. Risque d’instabilité
                      2. Disponibilité réduite de l’argent aux fins d’emprunt
                      3. Augmentation des taux d’intérêt
                      4. Potentiel de récession

                      Selon Michel Aglietta, l'heure est aujourd'hui à rassurer les marchés en indiquant «à l'avance les réductions de dépenses et augmentations d'impôts» que les États envisagent à l'avenir.

                      Extrait de: Les dangers de la dette publique, 25 novembre 2009

                      Après avoir livré bataille contre la récession, les pays riches devront panser une autre plaie ouverte par la crise: l'explosion sans précédent de la dette publique qui pourrait mettre en péril leur stabilité.

                      Un seuil symbolique sera bientôt atteint. Selon l'OCDE, les 30 pays les plus avancés du globe verront leur dette grimper jusqu'à 100% de leur richesse produite en 2010, signalant le quasi-doublement de leur endettement en 20 ans.

                      Le Japon verrait sa dette publique flirter avec les 200% de son produit intérieur brut (PIB) suivi par l'Italie (127,3%), selon  ces prévisions.

                      Au niveau mondial, la dette publique devrait avoir gonflé de près de 45% entre 2007 et 2010, soit une hausse de 15 300 milliards de dollars qui représente plus de 100 fois le coût du Plan Marshall lancé après-guerre par les États-Unis pour aider à la reconstruction de l'Europe, selon l'agence Moody's.

                      Les causes de cette flambée sont connues -chute des recettes fiscales liée à la récession, flambée des dépenses publiques pour soutenir l'économie- mais ses conséquences le sont moins.

                      «Une dette à 100% du PIB signifie que tout ce qui a été produit pendant un an devrait être consacré au remboursement. Les gouvernements sont-ils en situation de le faire?» s'interroge Cinzia Alcidi, du Centre for European Policy Studies.

                      La question n'est pas purement rhétorique. Si les marchés venaient à douter de la capacité de remboursement des États développés, ils pourraient se détourner de leurs titres publics (bons du Trésor...) et assécher leur circuit d'approvisionnement en argent frais.

                      «Si la dette continue à grimper, on peut très bien imaginer qu'un pays ait du mal à se financer», observe Jean Pisani-Ferry, du centre d'études Bruegel.

                      Sans aller jusqu'au scénario noir de la faillite d'un État, comme l'Argentine fin 2001, cette défiance des marchés aurait un coût.

                      «Si l'endettement se poursuivait, cela pourrait à terme être négatif» pour la bonne notation des États développés, qui leur permet d'emprunter à taux réduits, prévient Brian Coulton, de l'agence Fitch.

                      Un cercle vicieux pourrait s'enclencher. Contraints de relever les intérêts qu'ils payent à leurs créanciers, les États verraient la charge de la dette s'alourdir et pourraient s'endetter de nouveau pour y faire face. «C'est cela qui rend la dette explosive», souligne l'économiste Michel Aglietta.

                      Selon un «scénario extrême» de la Société Générale, l'endettement pourrait même provoquer «une nouvelle récession».

                      Et face à cette situation, les solutions ne sont pas légion.

                      Sur le papier, le retour de la croissance permettrait de réduire les déficits et le recours à l'emprunt public, mais cette éventualité est «très incertaine» en raison de la timidité de la reprise, selon Brian Coulton.

                      Traditionnellement, l'inflation permet d'alléger la valeur relative de la dette dès lors que les prix progressent plus vite que les taux d'intérêt.

                      Mais cette voie revient à rogner sur le pouvoir d'achat des ménages et peut provoquer «une fuite des capitaux privés vers les pays les moins inflationnistes», selon Michel Aglietta.

                      La solution de rechange semble donc réduite. «Il faudra augmenter les impôts ou couper dans les dépenses publiques», résume Jean Pisani-Ferry. Et il faudra choisir le bon moment pour le faire pour ne pas étouffer la reprise.

                      Selon Michel Aglietta, l'heure est aujourd'hui à rassurer les marchés en indiquant «à l'avance les réductions de dépenses et augmentations d'impôts» que les États envisagent à l'avenir.

                      Et pour le moment, une certaine confusion domine: l'Allemagne songe à baisser les impôts, l'Espagne se prépare à les augmenter, tandis que la France exclut toute hausse des prélèvements.

                      Revenu Québec aura-t-il sa peau?

                      Encore un bel exemple d’agressivité fiscale.

                      Le mode opératoire est le même, il émettre une cotisation totalement abusive qui frise même le ridicule. Aussitôt que la cotisation est émise, le département de la perception embarque dans le processus.

                      Puisque le Québec a une dette de 214 milliards et un déficit structurel, elle se donne tous les droits pour remplir les coffres du gouvernement, même si la Cie ou le propriétaire fait faillite.

                      Elle n’attend même pas la fin du processus d’opposition, elle s’en fout ce qu’elle veut c’est de l’argent.

                      Savez-vous ce que sont les recommandations dernièrement des avocats fiscalistes avec l’agressivité fiscale de Revenu Québec?

                      Si tu peu, fais faillites ça vas te coûter moins chers que des contestés et recommencent tes opérations ailleurs.

                      J’ai une couple d’amis d’entrepreneurs qui ont subi les foudres de revenu Québec, ils sont toujours entrepreneurs, mais ils opèrent en Ontario maintenant.

                      Après on se demande pourquoi il y a de moins en moins d’entrepreneurs au Québec, chercher l’erreur ?

                      Quand tu es rendu à faire des manifestations pour garder un minimum de démocratie, ça fait dur, une démocratie qui a une saveur de despotisme.

                      Extrait de: Revenu Québec aura-t-il sa peau?, Michel Girard, La Presse, 25 novembre 2009

                      (Montréal) Jean-Yves Archambault poursuit actuellement Revenu Québec pour la somme de 1,9 million de dollars. À la lumière des informations divulguées dans la poursuite intentée par l'entremise des avocats du cabinet Cain Lamarre Casgrain Wells, M. Archambault vit une véritable histoire d'horreur depuis le jour où les vérificateurs de Revenu Québec l'ont pris en grippe, en octobre 2005.

                      Jean-Yves Archambault est propriétaire de Groupe Enico, entreprise lavalloise de haute technologie spécialisée dans les domaines de l'automatisation, du contrôle, des procédés, de la mécanique et de l'électricité, des systèmes de vision et d'inspection, de la sécurité des machines et de la robotique. Enico emploie une quarantaine de personnes et sert des clients, partout dans le monde.

                      Mais la survie du Groupe Enico ne tient plus qu'à un fil en raison notamment de la saisie du compte de banque de l'entreprise par Revenu Québec, soit une somme de 261 000$. S'ajoute à cette somme la mainmise de Revenu Québec sur les crédits d'impôt de 390 000$ auxquels Enico a droit pour ses travaux de recherche et de développement réalisés en 2006.

                      À la suite de la saisie du compte bancaire, en février 2008, la Banque TD avait subito presto envoyé à Enico une mise en demeure l'enjoignant de rembourser la totalité du prêt de 605 000$.

                      Quelques mois plus tôt, M. Archambault avait subi un autre coup dur à la suite de l'émission des avis de cotisation de Revenu Québec. Ses demandes de prêt (environ 500 000$) auprès de la BDC (Banque de développement du Canada) et Investissement Québec avaient été suspendues à cause desdits avis de cotisation. Sa banque avait réduit la marge de crédit de l'entreprise.

                      Et comble de malheur, la firme d'experts qu'il avait embauchée pour effectuer les demandes de crédits d'impôt (d'un montant de 628 000$) à la recherche et développement auxquels Enico a droit pour l'année 2007 a décidé de stopper son travail, par peur de ne pas se faire payer...

                      Se faisant frapper de partout, M. Archambault a été obligé de réhypothéquer sa propriété pour pouvoir injecter 115 000$ dans le fonds de roulement de son entreprise et ainsi tenter de survivre. De plus, il a été contraint de procéder à l'encaissement anticipé de 75 000$ de REER.

                      Comment explique-t-on la voracité de Revenu Québec à vouloir la peau de M. Archambault et de son entreprise?

                      Il faut dire que M. Archambault est d'une ténacité extraordinaire. Chaque fois que les vérificateurs de Revenu Québec effectuent des projections de présumés revenus non déclarés, il les démolit avec mille et une preuves à l'appui. Et surtout, il a réussi à déceler une multitude d'erreurs comptables dans les rapports préparés par les vérificateurs de revenu Québec.

                      Qu'à cela ne tienne, les vérificateurs de Revenu Québec ne lâchent pas prise: en octobre 2007, ils lui ont envoyé des nouveaux avis de cotisation personnels de 568 000$ sur la base de revenus non déclarés pour les années 2004 et 2005. Deux jours plus tard, Revenu Québec envoyait à son entreprise des avis de cotisation de TVQ et de TPS totalisant 452 000$.

                      S'ajoutent à ces sommes des projets d'avis de cotisation de 250 000$ sur de présumés revenus non déclarés par Enico. Plus d'éventuels avis de cotisation d'impôt fédéral de 480 000$ à l'encontre de M. Archambault (Revenu Québec transmet à Revenu Canada les résultats de ses enquêtes).

                      Dans la poursuite, les avocats de M. Archambault démolissent littéralement les avis de cotisations de Revenu Québec. Ils rabaissent à 0$ les impôts que Revenu Québec (et Revenu Canada) essaie de soutirer à M. Archambault et son entreprise.

                      Tout au plus, ils croient qu'un certain montant de TVQ et de TPS sera finalement dû en raison d'un problème de comptabilité remontant à des années antérieures.

                      Dans la poursuite, les avocats du cabinet Cain Lamarre Casgrain Wells estiment que M. Archambault et son entreprise ont été victimes de démesure, d'exagération, de chantage et d'abus patent de la part des vérificateurs de Revenu Québec.

                      À suivre...

                      Corruption zéro.com, manif le 9 décembre 2009

                      « Quand les policiers de la SQ et les policiers de Montréal disent qu'une enquête policière ne suffira pas et qu'une enquête publique est nécessaire... cela est une indication sérieuse que le Gouvernement de Jean Charest manque à sa tâche.

                      L'opposition demande une enquête publique aussi.

                      Il faut que la population bouge sinon le Gouvernement ne bougera pas....

                      Une manifestation devant l'Hôtel de ville de Montréal est organisée pour mercredi midi le 9 décembre prochain, journée internationale contre la corruption. Pour les détails, il faut aller sur le site:

                      www.corruptionzero.com

                      Il faudrait qu'il y en ait une aussi devant le Parlement de Québec, le 9 décembre. Non à la corruption, oui à l'enquête publique

                      « Nous sommes autour de 7 800 000 personnes au Québec, 80% de cette population voudrait une enquête publique...ce qui fait beaucoup de monde!

                      SVP. signer la pétition sur: ENQUÊTE PUBLIQUE sur la CONTRUCTION

                      Faites votre bout de chemin, même minime, si vous croyez qu'un changement serait profitable pour la démocratie au Québec.

                      Régimes de retraite à prestations déterminées rendement insécure

                      RBC Dexia Services aux investisseurs a indiqué lundi que la grande majorité des promoteurs canadiens de régimes de retraite à prestations déterminées étaient pessimistes quant à leur capacité à faire face à leurs obligations futures. Selon les résultats d'un sondage mené par RBC Dexia le mois dernier, 89% des promoteurs canadiens de régimes de retraite à prestations déterminées croient que le système actuel de régimes de retraite est soit mal positionné, soit en position très moyenne quant à l'avenir.

                      Revenu Québec l'accule à la faillite

                      Belle exemple lamentable de l'agressivité fiscale de revenu Québec.

                      Quant l'état est imputable sur rien, l'abus de pouvoir n'est pas loin !

                      Extrait de: Revenu Québec l'accule à la faillite, Michel Girard, La Presse, 23 novembre 2009

                      Monsieur P., jeune trentaine, agent immobilier pour une grande firme de courtage, vient d'être acculé à la faillite par Revenu Québec. C'est l'ultime recours qui lui restait pour se sortir des griffes du fisc québécois. Voici son histoire d'horreur fiscale. Sachez que cela peut vous arriver si jamais... Revenu Québec vous cible avec son arbitraire «Projet indices de richesse». En quoi consiste ce projet? Après avoir établi la valeur des biens (maison, voiture, etc.) que vous possédez, Revenu Québec peut arbitrairement décider de vous faire payer des impôts additionnels sous prétexte que la valeur de vos biens «est anormalement élevée» par rapport aux revenus que vous avez déclarés.

                      Et dès lors, vous êtes aux prises avec le fardeau de la preuve: débrouillez-vous pour prouver à Revenu Québec que vous n'avez rien caché au fisc. Monsieur P. a essayé, il a vécu l'enfer et il a tout perdu... Petit préambule. Quand vous travaillez comme agent pour une grande firme de courtage immobilier, comme Monsieur P., tous vos revenus de commissions sont forcément déclarés. C'est la firme qui vous les verse et qui les déclare. Vous ne pouvez pas effectuer des ventes de propriétés (maisons, plex, immeubles, etc.) à la cachette! Tout est enregistré, notarié... Qu'à cela ne tienne, Monsieur P. a eu le malheur de se faire cibler par le Projet indices de richesse.

                      Tout a commencé en août 2006. «Je reçois une lettre de Revenu Québec m'annonçant que mon dossier fait l'objet d'une vérification relative à trois de mes postes de dépenses: publicité, véhicule, autres. «Je me suis prêté à cette vérification de fond en comble et la vérificatrice m'informe que tout va bon train. J'avais plus de 90% des factures approuvées et tout était beau. «Soudainement, je reçois des nouvelles de deux nouveaux vérificateurs enragés.

                      Ils m'informent qu'il s'agit d'une reprise en règle de mon dossier en fonction cette fois de la technique de l'avoir net et du coût de la vie. Cette méthode consiste à enfoncer le contribuable en se basant sur des présomptions «juris tantum» (sans preuve) et des calculs archaïques. Moi et mon comptable avons protesté, disant que mon dossier était déjà sous vérification et pratiquement terminé. Mais impossible, ils ont enclenché le char d'assautMai 2007, la nouvelle vérificatrice chargée du dossier de Monsieur P. lui tend, de main à main, une lettre où elle révise ses déclarations de 2003, 2004 et 2005 en ajoutant 220 758$ de revenus supposément non déclarés. Et les impôts additionnels à payer seront majorés, lui dit-elle, d'une pénalité de 50%. «Nous vous demandons d'examiner ce projet et de nous soumettre dans les 21 jours les motifs et arguments de votre refus, s'il y a lieu.

                      En l'absence de réponse de votre part dans le délai ci-haut mentionné, un avis de nouvelle cotisation sera émis sans autre préavis», indique-t-on sur cette lettre de la vérificatrice de Revenu Québec. Monsieur P. décide évidemment de contester le projet de cotisation de la vérificatrice. «Comment pourrais-je avoir de tels revenus non déclarés? Impossible, c'est de l'arnaque

                      (Bienvenue au Québec, état totalement bougon !)

                      «Lors de la représentation pour se faire entendre, ajoute Monsieur P., nous faisons face à un mur: la vérificatrice agit impoliment à titre de juge et de partie prenante. Je lui dis alors que je conteste et qu'on se reverra à la cour. Elle me répondit d'emblée: «Ça ne se rendra jamais jusque-là.»» Pour se tirer de ce guêpier fiscal, Monsieur P. doit engager plusieurs professionnels: comptable, fiscaliste et avocats. Il dépense plus de 25 000$. «Arrive la seconde étape d'opposition. Je me suis présenté au bureau de Revenu Québec, au Complexe Desjardins, accompagné de mon comptable. On nous a accueillis sur le ton de l'intimidation: «Bienvenue dans la tour infernale.» Quelle ne fut pas ma stupéfaction de voir la vérificatrice s'acharner de nouveau sur mon dossier.

                      Du coup, on nous dit: «Si vous n'êtes pas contents, allez à l'autre étape, la cour. Et là, le temps d'attente est indéterminé.»» Par la suite, Revenu Québec se met à jouer dur. «Les appels de menaces du percepteur s'intensifient pour récupérer le plus d'impôt possible sur mes supposés revenus non déclarés. La loi de l'impôt les autorise à saisir avant jugement comme bon leur semble», explique Monsieur P. Résultat: après avoir versé une première somme de 15 000$ (en pensant pouvoir la récupérer après la contestation), Monsieur P. se fait geler son compte bancaire par Revenu Québec, qui lui soutire 6293$. Ensuite, on lui saisit son REER de 10 000$. Et Revenu Québec ordonne une saisie de salaire, allant de 30% à 50%... de ses commissions.

                      Les mois passent. Vidé financièrement, épuisé par ces tracasseries fiscales, et comme les délais pour se défendre en cour allaient lui faire perdre deux autres années de sa vie, Monsieur P. a décidé que c'en était assez. Et il vient de déclarer faillite.

                      La police réclame une enquête publique

                      Le syndicat des policiers de la SQ estime que la création d'une commission d'enquête publique n'empêcherait pas les policiers de faire leur travail, mais permettrait d'aller plus loin que les enquêtes policières.«Une enquête publique va au-delà de ça. Il y a des gens qui peuvent être appelés à témoigner. Et si ça devient public, ça ne sera pas confiné dans une salle de cour, explique M. Dagenais. On ne comprend pas la résistance du gouvernement.»

                      Tu comprend pas, je vais te le dire le parti libéral risque d'être totalement éclaboussé par une enquête publique.

                      Le commentaire de M. Dumont est très pertinent:

                      «Tu sais, le Parti libéral ramasse plus d'argent qu'Opération Enfant-Soleil. Je ne sais pas s'il y a du monde assez niaiseux pour penser que ça se ramasse à coups de deux piastres. Les activités qui rapportent, ça vient de la communauté des affaires pour beaucoup».

                      La construction sous la loupe: la police veut des renforts, Marc Allard, Le Soleil, 23 novembre 2009

                      Jugeant que les enquêtes policières ne suffiront pas à faire toute la lumière sur la corruption dans le milieu de la cons­truction, le syndicat des policiers de la Sûreté du Québec réclame une enquête publique.

                      Le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), Jean-Guy Dagenais, qui représente plus d'un tiers des policiers québécois, a l'intention cette semaine d'envoyer une lettre à ce propos au ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, et à la ministre de la Justice, Kathleen Weil.

                      En entrevue exclusive au Soleil, M. Dagenais a expliqué que même si le gouvernement a ajouté des effectifs dans l'opération Marteau pour enquêter sur les allégations d'actes criminels dans le secteur de la construction, il faudra davantage que des arrestations pour que le public soit éclairé sur la corruption et que la surveillance des appels d'offres soit resserrée.

                      «Ce n'est pas parce qu'il va y avoir des enquêtes policières, qui vont finir j'imagine par accuser ou identifier des gens et les mener en justice, que ça va faire changer les façons de faire, explique-t-il. Ce n'est pas la police qui, demain matin, avec des arrestations, va modifier les façons d'attribuer les contrats.»

                      Les nombreux scandales portant sur la collusion entre l'industrie de la construction et le monde municipal, auxquels se sont ajoutées la semaine dernière les révélations du vérificateur général sur le piétinement des règles d'octroi de contrats au ministère des Transports, ont convaincu

                      Les policiers syndiqués de la SQ d'unir leur voix à ceux qui réclament une commission d'enquête publique, explique Jean-Guy Dagenais. La semaine dernière, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, a lui aussi réclamé une enquête publique sur les nombreuses allégations de malversations qui entourent le monde de la construction.

                      Attendre les conclusions

                      Malgré la pression du Parti québécois et de l'ADQ, le gouvernement Charest refuse toujours de créer une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction, soutenant qu'il ne veut pas interférer avec les enquêtes policières déjà en cours, dont il attend les conclusions pour se prononcer.

                      Le syndicat des policiers de la SQ estime que la création d'une commission d'enquête publique n'empêcherait pas les policiers de faire leur travail, mais permettrait d'aller plus loin que les enquêtes policières. «Une enquête publique va au-delà de ça. Il y a des gens qui peuvent être appelés à témoigner. Et si ça devient public, ça ne sera pas confiné dans une salle de cour, explique M. Dagenais. On ne comprend pas la résistance du gouvernement.»

                      En octobre, le ministre Jacques Dupuis a lancé l'opération Marteau, qui a permis à la Sûreté du Québec d'ajouter 24 policiers et 14?employés civils spécialisés aux 20 personnes de l'équipe mixte sur la malversation mise en place le 13?septembre. L'Association des policiers provinciaux du Québec avait alors salué l'annonce du gouvernement. Mais si le gouvernement ne se décide pas à lancer une commission d'enquête, souligne Jean-Guy Dagenais, «on ne règle qu'une partie du problème».

                      Extrait audio: Jean-Guy Dagenais, président du syndicat de la SQ, estime que l'opération Marteau décrétée par Québec est insuffisante, Radio-Canada

                      Envoyé par j.c.virgil , 23 novembre 2009

                      C'est incroyable de voir l'entêtement de Charest. C'est évident qu'il désire se rendre aux fêtes en espérant que la population aura oublié au retour des travaux de la chambre au mois de Février. Il prouve encore une fois son cynisme et la corruption de son gouvernement,mais on ne le lachera pas cette fois. Tiens toi bien mon frisé,ça fait juste commencer!

                      Envoyé par walkingthedog, 23 novembre 2009

                      M. Charest vous avez été élu pour représenter la population et non pour n'en faire qu'à votre tête. Il est tres visible que la population à quelques exceptions près ( peut-être ceux qui sont impliqués dans le scandale) veut cette enquête, même les policiers la demande.Plus vous refusez, plus ca semble louche !

                      Envoyé par Jefff34, 23 novembre 2009

                      C'est rendu que même la police la demande cette foutue enquête et Charest veut toujours rien savoir... Ca vous dis-tu comment le parti Libéral est croche. Le seul moyen que je vois pour l'avoir cette enquête publique c'est de faire un recours collectif auprès de la court suprême pour l'avoir. Nos dirigeants n'écoutent même plus la populace, c'est vous dire comment Charest se fou de nous autre!!! En tout cas mon idée est faite sur cette gang de verreux, ca va prendre des années avant que je vote pour cette pomme pourrie rempli de ver....

                      Comment éveiller l’esprit entrepreneurial des Québécois

                      Extrait de :  Comment éveiller l'esprit entrepreneurial des Québécois, Marc Gosselin, les Affaires.com, 12-11-2009

                      Les succès de Guy Laliberté, de Jean Coutu et d'Alain Bouchard, d'Alimentation Couche-Tard, entretiennent depuis longtemps le mythe voulant que les Québécois aient une fibre entrepreneuriale fort développée. Ces réussites masquent toutefois une triste réalité :

                      Le Québec occupe le dernier rang dans la plupart des indicateurs de l'entrepreneuriat au Canada. C'est ce que démontre l'Indice entrepreneurial québécois de la Fondation de l'entrepreneurship, établi à la suite d'un vaste sondage mené par la firme Léger Marketing en janvier et février 2009 auprès de 17 000 répondants au Canada, dont un peu plus de 10 000 au Québec. Impossible de rester indifférent devant ce constat alarmant sur la santé entrepreneuriale au Québec. Après tout, la vitalité de l'entrepreneuriat contribuera à relancer la croissance économique de la province.

                      Les Affaires, la Fondation de l'entrepreneurship et RSM Richter Chamberland ont récemment réuni 16 dirigeants lors des Tables Rondes PME 2009, afin de débattre des obstacles qui nuisent à la création d'entreprises dans la province et de proposer des solutions pour éveiller l'esprit entrepreneurial des Québécois.  

                      Quatre obstacles à surmonter  

                      Pourquoi le Québec est-il la province la moins entreprenante au pays ?

                      Voici quatre obstacles identifiés par les participants à notre table ronde.

                      1)      Le besoin de confort et de sécurité

                      Nous vivons dans une société qui favorise la sécurité et la consommation immédiate. Nous avons une aversion collective du risque. Nos jeunes adultes souhaitent rapidement acheter leur automobile, devenir propriétaire de leur maison et voyager autour du monde. " - Michel Côté, de CRC Sogema Cet obstacle a retenu l'attention des participants. Plusieurs estiment que les crises économiques sont un terreau particulièrement fertile pour relancer l'entrepreneuriat. Certains font remarquer que le gros boom de l'entrepreneuriat des années 1980 était attribuable à la crise économique de l'époque et aux restrictions budgétaires des gouvernements, qui avaient à l'époque cessé d'embaucher massivement. " La nécessité fait en sorte qu'on n'a pas le choix. L'être humain, fondamentalement, n'est pas attiré par le risque, mais plutôt par la qualité de vie.

                      2)      Un marché limité par la langue

                      Notre principal obstacle est historique : il s'agit de notre situation géographique. Nous sommes les seuls francophones en Amérique du Nord. " - Pierre Marc Tremblay, président et chef de la direction de Restaurants Pacini La langue, la situation géographique et le marché local, restreint, ont intensément alimenté les discussions. Le marché d'un entrepreneur ontarien, ce n'est pas seulement l'Ontario, mais tout le Canada, explique M. Tremblay. " Quand tu viens d'ici et que tu veux aller ailleurs au Canada - on ne parle tout de même pas d'un pays étranger- tes banquiers te disent de t'occuper d'abord de ton marché. Avec comme principale conséquence que nous sommes repliés sur nous-mêmes ", dit-il. " Un jeune Torontois qui provient d'un milieu défavorisé, mais qui parvient à transformer une idée géniale en PME, n'a pas la barrière de la langue, car il maîtrise l'anglais. C'est une question d'ouverture sur le monde.

                      Une PME américaine peut enregistrer un chiffre d'affaires de 50 millions de dollars. Nous sommes l'équivalent d'une PME aux États-Unis, mais on nous considère quasiment comme une grande entreprise ", souligne Christian Élie, de Pelican International, un leader mondial dans la conception et la fabrication d'embarcations de plaisance fabriquées en plastique. André Couillard, de Procom, consultant en technologies de l'information, nuance le point de vue exprimé par ses collègues.

                      Cet entrepreneur, qui a passé 25 ans à Toronto, voit énormément d'occasions d'affaires qui permettent à des entreprises d'ici de se développer d'abord en étant québécoise. " Nous vivons une dualité. Il y a des entreprises canadiennes qui s'implanteront partout au Canada, mais qui seront incapables de traverser la rivière des Outaouais ", dit-il.

                      3)      Le financement Faciliter le financement

                      L'expression est revenue à plusieurs reprises lors des deux rencontres. Les mécanismes de financement existent déjà, soulignent les dirigeants d'entreprise. On n'a qu'à penser à la Banque de développement du Canada, à Investissement Québec, aux institutions financières, au mouvement coopératif ou aux fonds de travailleurs.

                      Par contre, ces instruments financiers doivent s'adapter à certaines périodes plus critiques de la vie de l'entreprise, comme une croissance rapide ou des difficultés temporaires. Autre obstacle : l'absence ou le manque de love money, ces prêts ou ces dons consentis par les proches de l'entrepreneur. " C'est moins ancré dans la culture d'ici. Ces dons récoltés à gauche et à droite permettent d'aller chercher de 20 à 25 000 $. Par la suite, il est beaucoup plus facile de convaincre une institution comme la Banque de développement du Canada d'embarquer dans un projet ", explique André Couillard, de Procom.

                      4)      La difficulté d'accéder à l'appareil gouvernemental

                      Président et chef de la direction de CRC Sogema, une PME qui se spécialise dans la gestion de projets d'aide au développement et de coopération internationale, Michel Côté remplit des demandes de subvention depuis 30 ans. Malgré sa vaste expérience, il est renversé par la difficulté d'accès à l'appareil gouvernemental. " Dans les trois dernières années, nos ventes ont grimpé de 75 %. Il faut se retourner de bord et obtenir du capital de risque. Or, je suis déconcerté par la complexité du financement auprès d'organismes gouvernementaux.

                      Pourtant, je remplis des formulaires à tous les jours pour mes clients. Comment se fait-il que ces organismes soient si rigoureux pour un prêt d'un million de dollars alors que la Caisse de dépôt et placement a perdu 40 milliards de dollars l'année dernière et qu'on a de la difficulté à faire la lumière là-dessus ? " s'interroge M. Côté.

                      C'est sans parler des projets internationaux des PME, ajoute l'entrepreneur. L'évaluation du risque par les banques et les organismes gouvernementaux est faussée, dit-il. " On est dans un drôle de système. La dotation de la subvention gouvernementale coûte 40 % de ce qu'elle rapporte. Par exemple, on nous parle de coûts pour fournir les documents et les preuves et effectuer un suivi du dossier ", renchérit Pierre-Marc Tremblay, de Restaurants Pacini. Dans un tel contexte, il n'est pas surprenant que des entreprises décident de ne pas recourir à des subventions, par exemple à la R-D.

                      Pour d'autres entrepreneurs, l'environnement fiscal pose problème. " Les taxes, les acomptes provisionnels et les multiples déductions à la source nous enlèvent notre flux de trésorerie " (coût de la masse salariale, Q.D.), souligne Guy Bibeau, d'Abipa Canada, une PME de Laval spécialisée dans l'usinage de pièces, notamment dans le domaine de l'aéronautique.