Rétrospective 2009

FIEFFÉ MENTEUR :

·         Au départ, nous avons eu un politicien qui a avancé les élections, et qui s’est fait élire sur de fausses prémisses.

·         Un ministre Charest qui savait très bien que le Québec était en déficit structurel.

·         Il savait très bien que la Caisse de dépôt avait perdu plus de 40 milliards.

·         En disant que le Québec avait un bon coussin pour passer en travers de la récession, on n’avait pas besoin de s’inquiéter, le futur a démontré le contraire.

·         Vous avez un premier ministre qui a menti à sa population, pensez-vous qu’il soit encore premier ministre, si le peuple l’avait su ?

 

LE SCRUTIN :

Un mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, qui est complètement désuet et a démontré qu’un parti bien organisé travaillant sur des circonscriptions spécifiques peut gagner des élections et devenir majoritaire avec seulement 28 % des votes.

Un peuple totalement désabusé de la politique ( 42.7 % des électrices et électeurs inscrits soit 2 448 612 personnes) n’est pas allé voter.

Parce qu’on vous donne le droit d’aller voter à chaque quatre ans, on vous donne l’impression que vous avez le contrôle, le peuple est de moins en moins naïf, et constate que les politiciens qui gèrent des milliards l’utilisent plus pour le bien-être politique que le bien-être collectif.

Si un jour on change de mode scrutin au Québec, assurons-nous qu’on ajoute une loi de destitution comme en Californie! Quand un premier ministre est incompétent, on lui montre la porte avant la fin de son mandat.

"Démocratie douteuse, politiciens douteux, gouvernance douteuse"

 

CDP:

40 milliards de pertes à la caisse dépôt, pourquoi ?

La Caisse et la cupidité de l’État font bon ménage, parce que nos gestionnaires de la CDP avaient des obligations de faire du haut rendement.

Parce que nos politiciens depuis trente ans ont promis mer et monde pour gagner des votes, tel que des retraites dorées à plus de 750,000 futurs prestataires de la fonction publique, sachant très bien qu’on n’aura jamais les moyens de soutenir de tel engagement.

Alors nos experts gestionnaires pour satisfaire l’appétit insatiable de l’état, a permis de spéculer sur l’argent emprunter et on constate le résultat désastreux.

La Caisse a d'ailleurs erré dans le passé qui a incité les gestionnaires dans les marchés monétaires à accumuler 13,2 milliards en papier commercial non bancaire, pour n’avoir que 43 points centésimaux de rendement de plus.

Donc les Caisse de retraite des fonctionnaires, le RRQ, la CSST, tous y passent 40 milliards dans les poubelles.

 

BUDGET 2009

Dépôt des finances du Québec, on voit l’ampleur du désastre par contre notre cher ministre Forget maintient qu’il n’y aura pas encore de déficit, par contre tout s’écroule au-dessus de nous.

On dit que le Québec s’en tire mieux, on oublie juste de dire qu'on maintient artificiellement une économie par endettement.

 

DÉPART DE Mme FORGET

La ministre Forget s’en va. Elle ose dire que la plus belle chose qu'elle a faite, c’est d’avoir accordé l’équité salariale. Étrange que toutes les autres provinces et tous les autres états de l’Amérique n’ont pas suivi.

Elle a juste oublié qu’on n’avait pas d’argent, il a fallu emprunter 1.5 milliard et 800 millions récurrents chaque année, juste pour satisfaire les votes des syndicats.

Elle préfère s’en aller avant que le bateau coule.

Remarque, elle n’a été que la marionnette de Charest, qui veut absolument rester au pouvoir.

 

DÉPART DE M. LEGAULT

Découragé de voir nos politiciens qui se foutent totalement des finances du Québec, il se préoccupe plus de se faire réélire, que d’assurer un Québec prospère.

Voyant qu’il a prêché dans le désert pendant des années, il dit bye bye, je le comprends !

 

Je quitte toutefois inquiet pour l'avenir du Québec. Il s'est mis dans un déclin tranquille. [...] Le Québec doit retrouver la voie du courage et de l'audace, c'est mon souhait le plus cher.

— François Legault.

 

CHAREST IMPOSERA LE BAILLON

Voici un exemple pourquoi dans plusieurs États qu’un budget doit être approuvé par le 2/3 de la chambre, pour empêcher l’abus de pouvoir.

Vous avez un premier ministre qui s’est fait élire sur de fausses prémisses et décide unilatéralement de se faire voter des budgets déficitaires, en fait il s’est donné la permission de faire des chèques en blanc.

Ça fait des décennies qu’on fait des déficits, le déficit zéro est un leurre au Québec. C’est pourquoi la dette publique à augmenter de 95 milliards à 144 milliards juste durant la période de Charest, c’est facile on transfert la dépense directement sur la dette sans passer par le budget.

 

FONCTION PUBLIQUE

Trop lourde d’au moins 30 %, par rapport à la moyenne canadienne, de plus c’est un état à l’intérieur de l’état.

Où les ministres n’ont même plus contrôle sur leurs ministères, quand vous dites que la Ministre Courchesne de l’éducation ne peut même pas contrecarrer les abus de ces recteurs universitaires.

Une gouvernance très douteuse, ou le vérificateur a noté qu’au ministère du Transport qu’il y avait aucune procédure pour comparer les coûts de la voirie entre les villes, étant imputable de rien, laisser faire est de mise.

Des monopoles d’État gérés par des monopoles syndicaux, une combinaison désastreuse associée à la non-performance et à la non-imputabilité.

 

DETTE

Un endettement proche de la dé-cotation.

214 milliards de dettes pour 7.8 millions d’habitants associés au deuxième plus important problème démographique au monde.

On a tiré au maximum sur l’élastique l’emprunt, la fiscalité et la péréquation.

 

DÉFICIT STRUCTUREL

Avez-vous remarqué qu’on parle très peu, du pourquoi qu’il y a un déficit structurel ?

Contrairement aux provinces, états ou pays, on n’a eu aucune crise immobilière, pourtant nous sommes en déficit structurel.

Parce que la source du problème c'est le modèle québécois, lui-même, elle se situe à 2 niveaux.

1.       Un déséquilibre important entre ceux qui créent la richesse et ceux qui gravitent autour de l’état (groupe de pression) pour recevoir la manne distribuer par les politiciens.
 

2.       Le deuxième niveau, la province du Québec est le deuxième pire en endroit pour créer une entreprise (Liberty Entreprise) dans toute l’Amérique, moins d’entrepreneurs, moins d’entreprises, moins de recettes fiscales, donc plus pauvres.

C’est un cancer généralisé qui perdure depuis des décennies, qui malheureusement on récolte les fruits de ces mauvaises décisions politiques.

 

COLLUSION, CORRUPTION, COPINAGE

·         On laisse des politiciens gérer 70 milliards, qu’ont-ils faits depuis des décennies, ils l’ont distribuée pour gagner des faveurs politiques sans voir les conséquences économiques.

·         On achète les votes du peuple en créant des programmes sociaux-démocrates qu’on n’a pas les moyens (garderies, congés parentaux, ...).

·         On achète les votes des syndicaux, en donnant des avantages qui rendraient jaloux le monde du secteur privé.

·         On achète les votes des entrepreneurs en donnant des subventions de gauche à droite, en donnant plus de 6 milliards en subvention quand l’impôt des entreprises n’est que de 5 milliards. 

·         On accepte la collusion avec les entrepreneurs pour remplir la caisse électorale des libéraux.

·         D’où le refus systématique de Charest de faire une enquête publique !

Oui ! 2009 ne fût pas un grand cru !,

 

QUE FAIRE POUR 2010 ?

Journalisme, blogueur, gens d’influence, peuple maintenons la pression sur le gouvernement Charest pour une enquête publique, il ne faut pas oublier que c’est l’argent du peuple qu’il gère, non celui de Jean Charest ou du parti libéral.

Travaillons pour une meilleure démocratie pour l’espoir de nos enfants et petits-enfants !

Meilleure à chance à tous les Québécois pour 2010 …

 

Votre blogueur : Québec Droite

Qualité de l’éducation vs la permanence et l’ancienneté

Extrait de: Les monopoles syndicaux dans nos écoles et dans nos villes, Réjean Breton

« La CEQ [Centrale de l'enseignement du Québec] croit fermement que des écoles de qualité reposent sur les principes suivants: monopole d'État en éducation, monopole syndical superposé au monopole d'État, permanence d'emploi pour les syndiqués, salaire et affectation selon l'ancienneté, et une politique de l'éducation assujettie à une large négociation avec les monopoles syndicaux à travers la négociation de conditions de travail qui débordent très largement sur la qualité elle-même de l'éducation.          

Pourquoi ne pas faire reposer l'école sur des enseignants de qualité, sur les meilleurs disponibles?        

Pour commencer, il faudrait savoir qui sont les bons, qui sont les meilleurs, dans quelles écoles on les trouve!

Qui connaît les meilleurs profs de français dans nos écoles primaires? Très peu de gens.

Comment valoriser des personnes dans un système qui empêche qu'on les connaisse?         

Comment savoir qui sont les bons et les meilleurs quand n'existe aucun système d'évaluation?         

Le système actuel prend pour acquis que ceux qui sont en place, permanents Les Monopoles syndicaux pour la plupart, possèdent la compétence et la motivation nécessaires à leurs fonctions. Ils ont été embauchés, donc ils avaient les qualités exigées; ils sont toujours là, donc ils répondent aux exigences. Ce système présente l'avantage considérable d'être simple, sécuritaire pour ceux qui sont en place, et peu exigeant pour tout le monde. Les profs ne subissent pas le stress de voir leur travail observé d'un peu plus près, et les responsables des écoles n'ont pas à vivre le stress d'évaluer les performances de leurs enseignants.         

Prendre pour acquis la compétence des employés, ça permet de faire l'économie de beaucoup de temps, de beaucoup de travail d'évaluation difficile et ingrat, et de beaucoup de tension entre les principaux acteurs en éducation. Ne pas évaluer périodiquement les enseignants, c'est faire l'économie d'une confrontation sur l'essentiel: la direction de l'école fait comme si la co mpétence allait de soi en l'attribuant automatiquement à tous les permanents, et le syndicat voit là une manière de faire qui respecte les acquis des travailleurs qui sont des professionnels de l'éducation.          

(...)

La CEQ ne doit pas aimer les bons enseignants: elle n'en parle jamais. Ils ont le défaut de ne pas être moyens, et de faire ressortir davantage la médiocrité de ceux qu'elle maintient en poste dans nos écoles. Posons-nous la question, à défaut pour la CEQ de le faire: c'est quoi un bon prof? Les opinions divergent grandement sur cette question, mais ce débat est essentiel pour éventuellement identifier les bons enseignants, ce qui pRéjean Breton - La compétenceermettrait aux parents de connaître la valeur des écoles de leur quartier ou de leur région.

   Le bon prof, c'est d'abord un excellent communicateur. Qui adore la matière qu'il enseigne. Le bon prof de français est un passionné de la langue, qui ne se fatigue pas d'en parler, qui cherche par tous les moyens à faire comprendre aux jeunes qu'ils pourront d'autant mieux communiquer avec les autres qu'ils posséderont leur langue, qu'ils auront développé une forte capacité d'expression orale et écrite. Un très bon prof ne peut pas ne pas être passionné. Il ne peut pas être ennuyant. S'il l'est, ça veut dire qu'il n'est pas bon communicateur, auquel cas on ne doit pas lui permettre d'enseigner à nos jeunes du primaire qui ont le droit absolu à un départ de qualité dans l'univers des connaissances.         

Les parents s'intéresseraient sans doute davantage à l'école de leurs enfants si le débat de la qualité des enseignants et des écoles avait enfin lieu au Québec. Ils s'y intéresseront si leurs opinions signifient quelque chose. La qualité de l'école passe par le pouvoir des parents: ils doivent pouvoir juger l'école et son personnel. Ils doivent pouvoir comparer pour choisir dans l'intérêt de leurs enfants.

C'est pourquoi il est si important que les enseignants soient évalués, et que les bons soient reconnus et valorisés.          

(...)

Actuellement, les bons professeurs sont tenus cachés ou presque.

Tout le système contribue à ce qu'ils ne soient pas identifiés, reconnus. Ils sont noyés dans un système d'éducation impersonnel qui ne tient aucun compte des qualités et des défauts des enseignants en chair et en os que l'on trouve dans les salles de cours. La convention collective, la loi en éducation, impose la règle du commun dénominateur, de la standardisation: tout le monde il est égal, tout le monde il est pareil. Selon cette loi qui a cours en éducation, tous les profs se valent une fois entrés dans le système. Ils sont interchangeables. Subitement, par une opération de l'esprit de la convention collective, ils n'y a plus de professeurs médiocres qui en côtoient d'excellents; miraculeusement, la règle de l'ancienneté aplanit les écarts injustes de compétence et de motivation.

La convention collective vient corriger les injustices de cette vilaine mère nature qui n'a pas eu ce réflexe syndicaliste de nous faire tous égaux. »

Voir aussi: Les ‘Charter Schools’- une école publique, plus proche de l’étudiant
                  Troisieme rapport allaire

Formule Rand

Extrait de: Qu'est-ce qu'un monopole syndical?, Jean-Luc Migué, QL, 6 Juillet 2002

        En quoi peut-on parler de monopolisation syndicale pour désigner l'aménagement des relations industrielles chez nous? Le concept définit l'opposé du syndicalisme libre. Une fois qu'un syndicat est accrédité dans une entreprise ou une industrie entière – et cette reconnaissance est automatique si le syndicat obtient 50% d'appui –, tous les employés sont soumis à la cotisation (Formule Rand) et régis par les conditions spécifiées dans la convention.

C'est le cas même pour les employés qui n'adhèrent pas au syndicat et qui voudraient offrir leurs services à des conditions différentes. C'est lui, le syndicat, qui contrôle la totalité de l'offre de travail et qui dicte les conditions de travail.   

        Rappelons aussi la généralisation de la formule Rand qui chez nous garantit la cotisation obligatoire au monopole syndical, l'extension à l'ensemble du territoire de conventions collectives particulières, la centralisation des négociations dans le secteur public par l'effet de la monopolisation d'industries entières, et l'obligation faites aux employés de financer les activités politiques du syndicat, telle que confirmée récemment par la Cour Suprême du Canada. Le taux de syndicalisation atteint 40% au Québec, contre 31% pour l'ensemble du Canada et 14% (9% dans le privé) aux États-Unis.

        Quelles sont les conséquences de cette concentration de pouvoir dans le syndicat? Les salaires des syndiqués s'inscrivent en moyenne à 20-22% au dessus du salaire concurrentiel. Le congédiement, même pour incompétence, s'avère pratiquement impossible et a suscité le recrutement de temporaires et de surtemps comme moyen de contourner cette rigidité.

       Qui plus est, les salaires syndiqués dépriment l'emploi dans les secteurs affectés et forcent les chercheurs d'emploi déboutés à se déverser dans les secteurs non syndiqués, où ils subissent chômage et salaires inférieurs. C'est donc surtout la masse des travailleurs non syndiqués qui écopent de la monopolisation syndicale.

Les effets sur l'investissement

        Ce détournement de richesse a aussi des effets plus généraux sur l'économie. Même le gouvernement canadien (qui le niait jusqu'à tout récemment) reconnaît enfin que le Canada perd du terrain depuis de nombreuses années relativement à ses partenaires en matière de croissance économique et de productivité. La production par homme-heure est tombée à moins de 80% du niveau américain. Le revenu canadien par habitant, qui au début des années 1960 talonnait (à 10%) le niveau américain, s'inscrit aujourd'hui à 25-30% en dessous du revenu américain.

        La théorie de la croissance et l'observation enseignent que là où, comme au Canada et surtout au Québec, le fardeau fiscal est écrasant et le poids réglementaire étouffant, l'investissement, surtout en R&D, ne fleurit pas et donc la croissance économique ralentit. De toutes les réglementations qui dépriment l'investissement en général, et l'investissement en recherche et développement en particulier, l'implantation coercitive de monopoles syndicaux compte parmi les plus néfastes.

        Une fois implanté en effet, un investissement en R&D devient immobile, en ce qu'il en coûterait prohibitivement cher de le déplacer. Il devient l'objet de chantage de la part du monopole syndical qui cherchera à se saisir du produit de l'innovation (la quasi rente). Ce sont les syndiqués regroupés en monopole qui s'approprient le rendement de l'investissement en R&D, sous forme de salaires accrus et de conditions améliorées. Pour s'en défendre les employeurs comprimeront à long terme leurs investissements en R&D.

        Une récente étude parue dans la Revue canadienne d'économique confirme cette prédiction en établissant une relation négative étroite entre le taux d'investissement en R&D d'une part (dépenses de R&D/unité d'output) et le degré de syndicalisation dans 13 industries canadiennes, entre 1968 et 1986. Le Canada se situe désormais au 14e rang des 27 pays de l'OCDE en matière de d'investissement en R&D. Une large part de cette dégringolade est imputable au monopole syndical. Un taux moyen de syndicalisation au Canada s'accompagne d'une baisse de 28 à 50% des dépenses de R&D.

        C'est dire que sans monopoles syndicaux, c'est de 15 à 18 milliards $ d'investissement annuel qui se ferait plutôt que les 12 milliards $ qu'on observe présentement au Canada. Dans une industrie donnée, la R&D tombe de 40% quand on passe de l'entreprise moins syndiquée (25e rang percentile) à l'entreprise plus syndiquée (75e rang). Ultimement, c'est la croissance économique générale qui en souffre. Ces résultats confirment la relation établie depuis longtemps aux États-Unis. L'impact n'est que plus marqué au Canada, qui souffre de lois plus favorables aux monopoles syndicaux.

Réjean Breton

Réjean Breton, Ph.D., est un ancien professeur de la Faculté de droit de l'Université Laval à Québec au Canada et un antisyndicaliste notoire.

Il est l'un des rares universitaires au Québec qui ose aborder directement la  question du pouvoir excessifs des syndicats, (Formule Rand). Il est spécialiste en droit du travail et prend ouvertement position contre le monopole syndical et dénonce le code du travail québécois. Dans un essai publié aux Éditions Varia, Les monopoles syndicaux dans nos écoles et dans nos villes, il dénonce ces grands monopoles engendrés par le Code du travail qui ne servent plus qu'à défendre les intérêts d'une minorité de privilégiés. L'extrait qui suit en décrit les effets négatifs sur la qualité de l'éducation:

La lutte pour la liberté individuelle et la prospérité économique au Québec passe nécessairement par une remise en question des monopoles syndicaux. Les Monopoles syndicaux

Le Québec est l'endroit en Amérique du Nord où la proportion de travailleurs syndiqués est la plus élevée.

Le modèle corporatiste québécois – un système politique où l'État négocie le sort de  l'ensemble de la population avec des élites non élues représentées par les groupes de pression – s'appuie sur le rôle indu des syndicats dans l'économie et contribue à le maintenir. 

Notre Code du travail est très particulier; il ne parle jamais de salaire, de durée du travail ou de temps supplémentaire; il ne traite pas des conditions de travail vécues concrètement par les travailleurs.

Pourquoi?

Parce qu’il s’occupe exclusivement de syndicalisation.Entrevue Réjean Breton (1)

Que les syndicats se soient battus avec un courage admirable pour obtenir d’être reconnus par des employeurs imbus d’une autorité toute militaire, voilà qui ne fait aucun doute. L’histoire syndicale contient les plus belles pages de l’histoire tout court.  Mais l’histoire de la conquête du pouvoir est toujours plus courageuse, plus généreuse, plus héroïque que l’histoire de la gestion de ce pouvoir.

Au Québec, dans nos grands services publics syndiqués, on ne congédie pas pour incompétence.

L’affirmation étonne et peut même choquer, mais c’est là un fait irréfutable. Comment expliquer qu’il n’y ait pas de congédiement pour incompétence? Serait-ce qu’il n’y a aucun incompétent dans tous nos services publics?

Les cols bleus et les cols blancs du secteur municipal ont des Entrevue Réjean Breton (2)conditions de  travail et des salaires qui coûtent 28% de plus que ceux des employés du secteur public provincial, lesquels sont déjà considérés comme des travailleurs privilégiés.

Dans les faits, les syndicats s’attaquent d’abord aux usagers de services publics essentiels quand ils déclenchent leurs grèves légales ou illégales, puisque les usagers, et surtout les plus démunis d’entre eux, sont les seuls à subir les inconvénients réels des putschs syndicaux.

Trop payer les uns conduit au chômage des autres.

Monopoles syndicaux au Québec

Social-démocratie à la sauce québécoise, comment la culture syndicale québécoise nuit à toute tentative de progrès et plonge la société québécoise dans un statu quo qui consacre la social-démocratie à la sauce québécoise: le national-syndicalisme.

Les absurdités que l'on retrouve dans le Code du travail (ou « Code de la syndicalisation »). Ce Code sanctifie le principe de « liberté syndicale » en ayant comme objectif principal la négociation collective des conditions de travail. Mais attention, la signification du mot « liberté » dans « liberté syndicale » n'est pas celle du dictionnaire. En Réjean Breton - Monopole d'étateffet, la « liberté syndicale » est en réalité le pouvoir qu'ont les syndicats d'imposer leur présence et leurs  manières de faire à tous les employés d'une entreprise, qu'ils le veuillent ou non. Dès qu'un syndicat fait son entrée dans une entreprise, tous les nouveaux employés de cette entreprise doivent adhérer au syndicat, peu importe leurs opinions et leurs choix personnels.

Le pouvoir énorme que détiennent les syndicats au Québec et ses effets dévastateurs sur le dynamisme de la société québécoise. Prenons par exemple l'emprise syndicale sur le milieu de l'éducation. Le lauréat Nobel d'économie Milton Friedman affirme que les écoles publiques ne sont pas vraiment des écoles publiques, mais plutôt des écoles privées contrôlées par les syndicats. Il a raison. Au Québec, les syndicats freinent toute tentative de réforme du système éducatif.

On se rend compte que les Québécois ont cessé d'être les porteurs d'eau des « Anglais » en 1960 pour devenir les porteurs d'eau des syndicats et de l'État-providence après la Révolution tranquille.

Dénoncer les syndicats n'est pas à conseiller aux gens qui veulent gravir les échelons politiques ou académiques dans la société québécoise.


Réf: À quand la fin du despotisme syndical, Paul Beaudry, QL, 13 Septembre 2003

Le subtil dosage du salaire minimum

Aussi regrettable que cela puisse paraître, le salaire minimum réduit le nombre d’emplois disponibles, cause du chômage et nuit aux travailleurs les moins qualifiés!

Dans les faits, ce n’est pas parce que les salaires sont faibles que les gens sont pauvres, c’est parce qu’ils sont peu qualifiés. La seule véritable solution à l’amélioration du niveau de vie passe par l’instruction et l’expérience

Il y a eu une étude américaine, qui vient juste d’être publié à ce sujet.


Sources: MINIMUM WAGES AND POVERTY: Will the Obama Proposal Help the Working Poor?

Economists have long studied the effect of increases on the minimum
wage on poverty. These studies are nearly unanimous
in their finding
that raising the wage floor has no effect
on poverty rates.

 

Extrait de: Le subtil dosage du salaire minimum, Pierre Duhamel, Argent, 12 décembre 2009 

Le salaire minimum atteindra 9,50 dollars le premier mai prochain au Québec. Une misère, diront certains puisqu’on parle ici d’un salaire annuel de moins de 20 000 dollars. Pour eux, le salaire minimum est une politique sociale permettant à des travailleurs d’augmenter leur pouvoir d’achat et de quitter le seuil de la pauvreté.

Si on les écoutait, le salaire minimum serait de plus de 20 dollars de l’heure et pourquoi pas de 30 dollars l’heure tant qu’à y être. Après tout, qui pourrait bien être contre l’augmentation du pouvoir d’achat et pour la diminution de la pauvreté ?

Vous devinez tout de suite ce qui arriverait dans de telles circonstances. Les employeurs délocaliseraient leur production dans des juridictions où les salaires sont moins élevés et des tonnes d’emplois seraient abolis. Personne ne voudrait embaucher à ces niveaux de salaire et les coûts des produits et services seraient relayés à des consommateurs qui subiraient une forte augmentation des prix. Ce serait alors la ruée vers l’Ontario ou les États-Unis pour faire nos emplettes. Une telle politique serait anti-économique et extrêmement dommageable.

Quand un gouvernement détermine le salaire minimum, il cherche un équilibre entre les considérations sociales et le bon sens économique. Pas de salaire minimum et c’est la pauvreté garantie pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail et les travailleurs moins scolarisés qui occupent des emplois dans des secteurs plus fragiles.

Mais un salaire minimum trop élevé et ce sont ces mêmes emplois qui sont délocalisés ou abolis. Les restaurateurs et les commerçants limitent l’embauche et diminuent la durée du travail au maximum.

Les premières victimes d’un salaire minimum trop élevé sont souvent les jeunes. En France, où le salaire minimum représente 60 % du salaire moyen, presque 25 % des jeunes de 15 à 24 ans sont en chômage, contre 14,7 % au Québec. La différence pour la population en général n’est que de 1,4 % (9,5 % France, 8,1 % Québec).

L’augmentation annoncée aujourd’hui haussera le salaire minimum à la moitié du salaire hebdomadaire moyen, un niveau jugé inquiétant par les économistes. En plus de détruire des emplois, une hausse inconsidérée du salaire minimum prive les plus jeunes et les plus démunis de l’expérience qui leur permettra précisément de gagner mieux. Le Québec s’approche du niveau fatidique.

L’Ontario pourrait privatiser ses sociétés d’État

Le gouvernement ontarien examine la possibilité de se départir en tout ou en partie de ses sociétés d’État, dont la société de loterie provinciale et la LCBO, l’équivalent de la SAQ.

Ces ventes aideraient la province à éliminer le déficit de 24,7 G$ de cette année, rapporte le Globe and Mail

Premier Dalton McGuinty is putting his assets on the line.

The province's golden geese -- Ontario Power Generation, the LCBO and the Lottery and Gaming Corp., or their parts -- may be up for sale.

"We're taking a look at our assets to see if we're getting the best bang for our buck," McGuinty said yesterday.

"I'm not scaring anybody and I don't think anybody here wants to scare anybody. I do think we have a shared responsibility to take a look at our assets and make sure we're getting the best bang for our buck. That's what we intend to do."

The Ontario government is contracting banks to conduct a review of its assets, although McGuinty stressed no decisions have been made

Voyez-vous la différence entre les politiciens du Québec et le reste du Canada. Ils n’ont pas peur de prendre des décisions difficiles pour équilibrer leurs budgets.

Au Québec puisque nos politiciens travaillent plus pour leurs intérêts personnels (rester au pouvoir) que pour le bien-être collectif, ils ne voudront certainement pas offusquer leurs syndicats.

Comment pourrait-on penser de vendre Loto Québec, la SAQ, etc., pour renflouer les coffres de l’état, il ne faudrait surtout pas brimer nos syndicats et risquer de perdre leurs votes.

C’est la même raison que dans les autres provinces il n’y a eu aucun problème à geler la masse salariale de leur fonction publique et de la réduire s’il y a lieu.

Le contrôle des loyers !

Le FRAPRU, le Front d'action populaire en réaménagement urbain, a dénoncé une 10e année de pénurie pour la province, mentionnant le taux d'inoccupation critique de Québec, «cinq fois moins que la normale».

L'organisme s'est particulièrement inquiété de la situation des familles, qui sont «les principales victimes» de cette crise.

De son côté, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, la CORPIQ, déplore que les loyers au Québec soient les plus abordables au pays, alors que les coûts d'entretien sont les mêmes qu'ailleurs au Canada. «Il ne faut donc pas s'étonner de la dégradation du parc de logements québécois et du manque d'intérêt à en construire de nouveaux pour répondre à la demande.»

Abondant dans le même sens que la CORPIQ, l'Association des propriétaires du Québec a même suggéré de retirer le contrôle des loyers pour revenir à la «libre concurrence».

L’article de Nathalie Elgrably est toujours aussi pertinent, sur les conséquences des contrôles des loyers.

Extrait de: Le contrôle des loyers, Le Journal de Montréal, p. 26 / Nathalie Elgrably-Lévy, January 26, 2006


Les associations de «défense» des locataires ont bondi la semaine dernière lorsque la Régie du logement a suggéré une hausse des loyers de 0,9% pour cette année.

Faisant fi du fait que cette augmentation est inférieure à l'inflation, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Regroupement des comités de logements et d'associations de locataires du Québec (RCLALQ) en ont même profité pour demander à la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, de renforcer le contrôle des loyers.

Mais si ce contrôle est une idée aussi géniale, pourquoi l'appliquer avec autant de parcimonie? Pourquoi ne pas manifester davantage de générosité et fixer le loyer d'un quatre et demi à 50$ par mois? Les ménages à revenus faibles seraient pourtant bien contents!

Il est tout à fait noble de vouloir aider les démunis, mais encore faut-il s'y prendre correctement. Instaurer un contrôle des loyers dans le but de les protéger est aussi dangereux que de jeter de l'huile sur le feu!

Fixer les loyers à 50$ par mois est évidemment une idée saugrenue, car aucun propriétaire ne serait motivé à louer ou à entretenir ses appartements, et les locataires auraient à composer avec une grave pénurie de logements. Tout contrôle des loyers, même s'il est peu prononcé, occasionne le même résultat. Il est naïf de croire qu'il puisse en être autrement puisque le contrôle limite les revenus des propriétaires alors que leurs dépenses ne cessent d'augmenter. Qui donc offrirait un service dans de telles conditions? Créer une pénurie n'est peut-être pas l'objectif recherché par les associations de défense des locataires, mais c'est pourtant le résultat atteint.

Effets désastreux

Le contrôle des loyers a eu des effets désastreux dans plusieurs villes dont Paris, Londres, New York et Milan. Par contre, je mets quiconque au défi de citer en exemple des villes où le nombre et la qualité des logements augmentent grâce au à cette méthode. Inutile de chercher, il n'en existe pas. Même l'économiste socialiste Assar Lindbeck écrivait que «le contrôle des loyers est le moyen le plus efficace que nous connaissions pour détruire une ville, exception faite d'un bombardement.»

Néanmoins, beaucoup de gens préfèrent ignorer ces faits et continuent de faire l'apologie aveugle d'une intervention dont l'inefficacité n'est plus à démontrer. Quand ces gens cesseront-ils de prôner un contrôle accrû comme solution à la pénurie? Quand comprendront-ils que c'est précisément le contrôle qui en est la cause?

Que cela plaise ou non aux groupes de pression, le logement locatif doit redevenir un investissement rentable. En janvier 1997, les villes de Boston, Cambridge et Brookline ont été les premières grandes villes américaines à tenter l'expérience d'éliminer le contrôle des loyers, et la construction d'immeubles à revenus a augmenté pour la première fois en 25 ans. De plus une étude menée par la Ville de Cambridge indique que le loyer moyen pour un appartement de deux chambres à coucher a affiché une baisse de 9,2% entre août 2002 et avril 2003. Davantage de logements à un moindre coût, n'est-ce pas précisément l'effet recherché?

Quant aux familles à revenus faibles, il serait plus efficace de les aider en leur fournissant une assistance financière directe, par exemple sous la forme d'une allocation au logement déterminée en fonction du revenu du ménage.

Les solutions efficaces existent, mais il est difficile des les voir quand on porte des œillères. Le FRAPRU et le RCLALQ devraient donc faire leurs devoirs avant de réclamer à la ministre Normandeau une intervention qui nuirait encore plus aux plus démunis!

 
Source: SCHL Marché locatif – Automne 2009 

Une situation stable dans l’ensemble
Selon les résultats de l’Enquête sur les logements locatifs menée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation dans l’ensemble des centres urbains du Québec n’a pas beaucoup évolué en octobre : il est passé de 2,2 % en 2008 à 2,4 % en 2009. Cette stabilité relative est représentative de la situation observée dans la majorité des grands centres de la province. En effet, quatre des six régions métropolitaines de rece nsement (RMR) du Québec – dont celle de Montréal – ont vu leur taux d’inoccupation varier de seulement quelques dixièmes de point depuis 2008. Dans les autres centres, on observe une certaine détente du marché locatif, mais la majorité des variations de taux d’inoccupation, qu’il s’agisse d’augmentations ou de diminutions, étaient égales ou inférieures à un point de pourcentage.

La dynamique sousjacente

Si les taux ont peu changé depuis un an, on estime que les facteurs influençant le marché ont tout de même évolué durant cette période, surtout ceux reliés à la demande : la croissance de l’immigration et le ralentissement du mouvement d’accession à la propriété ont contribué à soutenir la demande. Cependant, le marché du travail a été moins prospère pour les jeunes, ce qui a sans doute ralenti la formation de ménages locataires. La récession aura donc eu des effets multiples et contrastés sur la demande de logements locatifs. Quant à l’offre, elle est demeurée généralement stagnante durant cette période. En plus d’influer sur la demande, la conjoncture économique a accentué un phénomène observé depuis plusieurs années sur les marchés locatifs au Québec : une demande plus forte pour les grands logements. D’une part, la situation moins favorable pour les travailleurslocataires (les jeunes et les travailleurs à temps partiel) a vraisemblablement encouragé la colocation. D’autre part, en ralentissant l’accession à la propriété, l’incertitude économique a stimulé la demande d’habitations de substitution plus abordables, dont les grands appartements.

Les loyers

En moyenne, les loyers au Québec ont progressé d’environ 2,8 % depuis 2008. La variation estimative des loyers oscillait entre 2,1 % et 3,7 % dans les RMR. Selon l’indicateur de l’abordabilité de la SCHL, les grands marchés locatifs du Québec seraient toujours les plus abordables du pays. L’indice était en hausse (indication d’une abordabilité croissante) dans les RMR de Montréal, Sherbrooke et Saguenay, alors que les régions de Québec et de Gatineau ont enregistré des reculs modérés.

Les copropriétés offertes en location

Selon les résultats de l’Enquête sur le marché locatif secondaire, près de 10 % (9 848 unités) des copropriétés situées dans la RMR de Montréal étaient offertes en location en octobre 2009, tandis que la proportion se chiffrait à 8 % (1 618 unités) dans la RMR de Québec. Dans la région de Montréal, le taux d’inoccupation de ce type de logements se situe à 2,7 % – un taux comparable à celui du marché locatif global. Dans la région de Québec, le marché des copropriétés offertes en location est plus détendu (1,6 %) que l’ensemble du marché local. Quant à l’écart de loyer moyen entre les copropriétés offertes en location et les logements locatifs traditionnels, deux faits sont dignes de mention : l’écart est généralement plus prononcé à Montréal (60 %) qu’à Québec (28 %), et, à Montréal, il est le plus fort dans le segment des appartements de deux chambres (60 %, comparativement à 55 % pour les appartements de une chambre et à 37 % pour ceux de trois chambres).

Prions pour que les bottines de M. Charest suivent ses babines !

 

Extrait de: Le populisme social-démocrate, Daniel Audet, premier vice-président du Conseil du patronat du Québec Le Journal de Montréal, 5 octobre 2009, p. 29

Dans l'absolu, tout le monde est pour la tarte aux pommes. Le problème est que la tarte aux pommes, comme tout bien produit, n'est pas gratuite. Pourtant, on nous en offre depuis des lustres sans se soucier des coûts. Le débat qui débute en ce moment est bien mal engagé. L'alternative qu'on nous offre est d'augmenter les impôts ou les tarifs. Basta cosi!

Charydbe et Scylla

Pourquoi ne remettrions-nous pas plutôt en question notre façon de gérer les 70 milliards que l'État québécois perçoit chaque année? Non, le gouvernement veut augmenter ses recettes. Encore. Les tarifs et les impôts (incluant les taxes) sont comme les deux monstres marins de la mythologie grecque. Ils sont tout aussi effrayants l'un que l'autre!

Ni le Parti québécois ni le Parti libéral, qui nous ont dirigés depuis 1970, n'ont eu le courage de remettre en question les soi-disant acquis (exception faite de l'épisode « déficit zéro »). En revanche, nos dirigeants ont rivalisé d'imagination pour créer toutes sortes de nouveaux programmes financés à même nos emprunts. C'est ce que j'appelle le modèle argentin, pas le modèle suédois. Une sorte de péronisme à la québécoise.

Et la lumière fut (peut-être…)

J'ai été agréablement surpris d'entendre le premier ministre dire qu'il avait « la colonne des dépenses devant les yeux ». Il évoquait sans doute les négociations qui s'entament avec les employés de l'État. Voilà une belle occasion de remettre en question une des vaches sacrées québécoises. Vous apparaît-il normal que, dans notre société, des milliers de personnes jouissent d'une sécurité d'emploi béton et qui, en plus, ont des exigences salariales débranchées de la réalité tandis que des milliers d'autres sont soit sur l'aide sociale, soit en chômage, soit en précarité d'emploi? Moi pas. Il faut choisir. Si la fonction publique veut rattraper son retard par rapport aux salaires du secteur privé, elle doit d'abord renoncer à sa sacro sainte sécurité d'emploi. Les arguments pour la défendre sont éculés. Quoi qu'il en soit, prions pour que les bottines de M. Charest suivent ses babines.

Le gouvernement se lance dans une grande opération de relations publiques pour faire accepter une hausse de tarifs généralisée, non sans avoir d'abord fait une profession de foi sociale-démocrate. Pas question de toucher aux services. « Tarifs » est synonyme de taxes et d'impôts. Vous en avez pas assez de payer toujours plus? Moi si! La colonne des dépenses ne comprend pas uniquement les salaires des employés de l'État. Il faudra avoir le courage de couper dans les programmes pour de vrai.

La bonne dette

Le ministre Bachand parle constamment de bonne et de mauvaise dette. Il fait le parallèle entre une dette de consommation (mauvaise dette) et une hypothèque (bonne dette). Mais encore faut-il qu'on soit capable de faire les paiements mensuels. Il y a une limite à faire passer des vessies pour des lanternes! Il est impossible de revenir à une dette acceptable sans couper sérieusement dans les dépenses. Le gouvernement a choisi la voie de la facilité.

Autre mythe à détruire : le déficit est dû à la pire crise économique en 70 ans (dixit le premier ministre). Faux, faux et faux! La récession dont on sort en ce moment au Québec fut moins importante que les deux dernières (1982 et 1991). Non, la dette est due à un niveau de vie trop élevé pour nos moyens! À rien d'autre.

L’État est fauché, mais les subventions pullulent

 

«Celles-ci servent plutôt à assouvir les rêves de grandeur du politicien du jour, et lui permet de s’acheter des votes (avec l’argent des contribuables) en donnant l’impression de créer des emplois.»

 

Extrait de: L’État est fauché, mais les subventions pullulent, www.journalmetro.com, p. Web / David Descôteaux, 10 décembre 2009

Les coffres de l’État se vident. La dette explose. Les politiciens se préparent à hausser vos tarifs d'Hydro-Québec, la TVQ, les péages, et probablement vos impôts… Mais on peut tout de même s’endetter un peu plus, non?

On apprenait la semaine dernière que le développeur de jeux vidéo californien THQ vient s’implanter à Montréal. Le gouvernement l’a attiré avec une subvention directe de 3 millions $. À cela s'ajoute un crédit d'impôt d'environ 30% sur les salaires que devra payer l’entreprise. Les développeurs multimédias installés à Montréal profitent tous de ce crédit d’impôt. Chaque fois qu’ils déboursent un dollar de salaire pour un employé, l’État leur donne 30 cents, qu’il pige dans vos poches. Cette politique, mise en place en 1997 par Bernard Landry, visait à créer un «pôle du multimédia» à Montréal.

Pourquoi s’énerver pour un petit trois millions, dites-vous? Parce qu’à force de vouloir créer des «pôles» à droite et à gauche, les millions s’accumulent. Une récente étude du chercheur Mark Milke sur les subventions aux entreprises canadiennes braque les projecteurs sur un fait peu connu: le Québec est le champion incontesté de l’aide sociale aux entreprises. Nos politiciens ont versé plus de 6 milliards aux entreprises en 2007. Cette somme inclut les subventions directes et les prêts à long terme – souvent sans intérêt. C’est près de 1500 $ par contribuable. Trois fois plus qu’en Ontario, qui compte pourtant beaucoup plus d’entreprises. Et ce montant exclut les crédits d’impôt, un des bonbons favoris de notre ministère du Développement économique. En incluant ces crédits, la facture totale grimperait bien au-delà de 7 milliards $ – l’équivalent de la moitié du budget de l'Éducation.

Mais bon. Ce sont des «placements», nous assure-t-on. Qui vont générer richesse et emplois pour tous! Vraiment? On apprenait la semaine dernière que l’avionneur Bombardier commence à s’inquiéter de l’absence de commandes fermes pour son avion CSeries. Rappelez-vous il y a deux étés. Nos gouvernements allongeaient quelque 500 millions $ à cette entreprise – sous forme de prêts à intérêt faible (voire nul), remboursables seulement si l’entreprise vend des avions – pour l’aider à développer cet appareil. Les politiciens claironnaient: nous allons créer plus de 3500 emplois! Or, depuis cette annonce, Bombardier a plutôt licencié quelque 3000 travailleurs dans la région de Montréal. Et l'avionneur sous-traite une part grandissante de sa production au Mexique.

Les subventions aux entreprises, et de façon plus large les politiques industrielles – l’idée d’encourager l’industrie X au lieu de l’industrie Y – sont inefficaces. En subventionnant une entreprise, l’État lui permet de consommer des ressources et de la main-d'oeuvre, qui deviennent indisponibles pour les autres entreprises. Et comme l’État ne peut «encourager» de cette façon toutes les industries, cette politique nuit aux nombreuses entreprises qui n’ont pas la chance – ou les bons contacts – d’obtenir la subvention.

Les économistes ont depuis longtemps rejeté les prétendus bienfaits des politiques industrielles. Celles-ci servent plutôt à assouvir les rêves de grandeur du politicien du jour, et lui permet de s’acheter des votes (avec l’argent des contribuables) en donnant l’impression de créer des emplois. Gardons en tête que le gouvernement ne crée pas la richesse. Il la redistribue. Et, trop souvent, de votre portefeuille aux poches de ses groupes d’intérêts favoris.

Le pire, c’est qu’une crise des finances publiques ne semble pas être une raison valable pour cesser ce petit jeu

Fin des crédits aux régions ressources !

 

Le Québec occupe la première place du palmarès des provinces canadiennes qui distribuent le plus de subventions aux entreprises.

Pour l’année 2007 seulement, le Trésor québécois a versé quelque 6 milliards $ à des entreprises, soit l’équivalent de 1600 $ pour chaque Québécois qui a rempli une déclaration d'impôt pour l’année fiscale 2007.

Le montant des subventions accordées aux entreprises par le gouvernement du Québec est trois fois plus important que celui de l’Ontario (2,1 milliards).

On donne plus en subvention que les impôts de société,  il faut le faire !

En fait ce qu’on fait, on achète les votes des entrepreneurs, le même comportement qu’en on crée des programmes sociaux-démocrates qu’on as pas les moyens on achète les votes, cette fois-ci celle du peuple.

Au début de 2010, je vais faire multiples carnets sur les subventions accordées aux entreprises au Québec, autant que je trouve qu’on dilapide l’argent dans des monopoles d’État gérés par des monopoles syndicaux, autant qu’on dilapide l’argent en donnant des subventions de gauche à droite, pour fin politique.

Les subventions en régions crée des inégalités entre régions, certaines se plaignant que des régions voisines bénéficient d'un avantage concurrentiel déloyal en recevant de l'aide alors qu'elles n'en ont aucune.

De plus certaines entreprises qui reçoivent de l'aide liée aux salaires ne l'investissent pas mais se servent de l'argent pour réduire les prix de leurs produits, c’est du cannibalisme subventionné.

À suivre en 2010 …

 

Extrait de: Une coalition réclame à nouveau la fin des crédits aux régions ressources, Presse Canadienne, 14 novembre 2009

Malgré les protestations des gens d'affaires de plusieurs régions du Québec, le gouvernement reconduit des crédits d'impôt controversés aux entreprises des régions ressources.

La Coalition des régions pour l'entraide économique équitable (CREEE), qui représente des entrepreneurs des régions centrales, dénonce la prolongation du crédit d'impôt sur l'accroissement salarial, annoncé la semaine dernière dans un bulletin fiscal du ministère des Finances du Québec.

Selon le texte, les crédits seraient prolongés jusqu'en 2012 pour certaines régions et jusqu'en 2015 pour d'autres.

Ces crédit d'impôts permettent aux entreprises situées dans les régions ressources, dans les secteurs comme l'acier et le bois, de bénéficier d'un allègement qui peut atteindre jusqu'à 30 pour cent des salaires, ainsi subventionnés par Québec. Ces sommes sont même versées aux entreprises qui ne réalisent pas de profit.

Dans un communiqué, le président de la CREEE, Louis Blouin, a dénoncé, lundi, cette mesure qu'il juge inéquitable pour les autres régions. Il estime qu'elle se traduit par un avantage déloyal pour une saine concurrence. Il explique que dans ces secteurs manufacturiers arrivés à maturité, la marge de profit est très mince et que les contrats sont décrochés avec des prix très compétitifs.

Pour Louis Blouin, la subvention de Québec permet aux entreprises des régions ressources de baisser leurs coûts de production et de faire des soumissions plus basses pour obtenir des contrats, ce qui vient déstabiliser le marché local et celui de l'exportation.

Pour appuyer ses propos, il a cité des chiffres de l'Institut de la statistique du Québec, selon lequel la région de Chaudière-Appalaches a perdu 3000 emplois entre 2004 et 2007, alors que la région ressource adjacente en a gagné 1500.

La CREEE déplore que le gouvernement du Québec n'ait rien trouvé de mieux pour aider les régions en difficulté que de nuire aux autres. Elle réclame donc l'abolition de ces mesures pour les remplacer par des crédits d'impôt à l'investissement.

Un cadeau de Noël: Presse patate Charest

Vous voulez décompresser …

Vous êtres tannée de vos politiciens, qui vous mente constamment, nous vous suggérons:

Un presse patate Charest pour Noël, défoulez-vous ça fait du bien !

Pile patate-charest

On n’a pas les gouvernements qu’on mérite

Voulez-vous lire un livre qui est solide et beaucoup de contenu.On n'a pas les gouvernments qu'on mérite

Je vous avertis qu’il n’est surtout pas Politicaly Correct et démontre  les sérieuses lacunes de nos démocraties.

Ou les décisions prises par nos politiciens servent beaucoup plus leurs intérêts que l’intérêt du bien collectif, ce pour quoi notre ministre Charest a peur de faire une commission d’enquête.

Jean Luc Migué est un excellent économiste canadien, son livre ‘On n’a pas les gouvernements qu’on mérite’ est facile à lire, et il se peut très bien que votre vision de la démocratie risque d’être légèrement perturbée.

 

Jean-Luc Migué, titulaire d’un doctorat de l’American University, D.C. est Senior Fellow au Fraser Institute de Vancouver. Il a été successivement professeur à l’Université Laval et à l’École nationale d’administration publique, chercheur à la Banque du Canada et au Conseil économique du Canada, président du Conseil scientifique de l’Institut économique de Montréal et membre de nombreux groupes de travail.

Il a apporté des contributions originales et reconnues dans les domaines de la santé, du travail, du fédéralisme, de la théorie économique des choix publics, de l’aménagement monétaire international, de la politique linguistique, de l’impact du libre-échange sur les pouvoirs des États nationaux, ainsi que dans l’application de la théorie des droits de propriété aux questions d’environnement.

Il a publié de nombreux ouvrages, notamment sous les titres suivants : The Price of Health (MacMillan), Les Nationalismes au Canada (C.D. Howe Institute), L’économiste et la chose publique (PUQ), Le Monopole de l’éducation (PUQ), Federalism and Free Trade (Institute of Economic Affairs), Une société sclérosée. Quand le mal européen gagne le Canada (L’Étincelle), Étatisme et déclin du Québec (Éditions Varia, Institut économique de Montréal), Le Monopole de la santé au banc des accusés (Éditions Varia), Fiscalité des Québécois et croissance (Institut économique de Montréal) et Santé publique, santé en danger, (à paraître, Institut Turgot, Paris). En 1994, il a reçu la Médaille d’argent du Sir Anthony Fisher Memorial Prize pour son ouvrage Federalism and Free Trade publié par l’Institute of Economic Affairs de Londres.

Ses contributions ont été publiées dans de nombreuses revues scientifiques nationales et étrangères, dont La Revue canadienne d’économique, l’Actualité économique, The Cato Journal, The Journal of Law and Economics, La Revue économique, Public Choice, La Revue française de finances publiques, Le Journal des économistes et des études humaines, Hacienda Publica Espanola. Il est membre de la Société royale du Canada depuis 1977.

Depuis de nombreuses années, il participe aux débats publics dans les journaux, les magazines d’actualité, à la radio et à la télévision

Le Québec vit au-dessus de ses moyens

C’est quand même incroyable qu’il se réveille maintenant pour dire qu’on est en déficit structurel.

Notre dette en augmenté plus de 40 milliards en moins de 8 ans, et vous venez de découvrir qu’on est en déficit structurel…

Ça fait des années qu’on est en déficit structurel, bande d’économistes biaisés.

Bien sûr! on sait qui vous paye …. (HEC, Sherbrooke, UdM…)

Je ne vous aurais jamais engagé comme VP finance …

Au moins, il commence à l’admettre, c’est déjà un début !

Quant il dise que: «Nous ne devons pas nous placer dans une situation où les contraintes nous imposeront la voie à suivre.» , on s’approche dangereusement de la dé-cote.

Extrait de: Le Québec vit au-dessus de ses moyens, Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne, 14 décembre 2009

Le Québec vit largement au-dessus de ses moyens et devra faire des choix difficiles à très court terme, puisque le choc démographique qui semblait si lointain est désormais à nos portes.

C'est le constat alarmant qu'a dressé, lundi, une équipe d'économistes reconnus, réunis par le ministre des Finances Raymond Bachand, en vue de la préparation de son budget 2010-2011.

Dans le premier de trois fascicules, le Comité consultatif sur l'économie et les finances publiques constate que le Québec finance 26% de plus de services que l'Ontario alors que son produit intérieur brut (PIB) est de 14% inférieur.

Selon les calculs du comité, si le Québec offrait les mêmes services que l'Ontario, il dépenserait près de 18 milliards $ de moins que la province voisine.

En conséquence, les Québécois paient plus d'impôts et de taxes tout en étant davantage endettés, un modèle que le Québec ne pourra maintenir sans revoir ses dépenses, sa fiscalité et ses services.

«Notre situation financière est inquiétante, a dit l'économiste Robert Gagné, qui préside le comité. Les défis auxquels le Québec devra faire face sont réels, immédiats et majeurs. Il est nécessaire de faire des choix et d'agir. Nous ne devons pas nous placer dans une situation où les contraintes nous imposeront la voie à suivre.»

Les économistes font valoir que le choc démographique n'est plus une menace lointaine mais bien immédiate: à compter de 2013-2014, la population active diminuera lorsque les départs massifs à la retraite des baby-boomers ne seront plus compensés par un nombre suffisant de jeunes faisant leur entrée sur le marché du travail.

Le comité, dont font aussi partie Pierre Fortin, Luc Godbout et Claude Montmarquette, doit publier deux autres fascicules, le dernier devant offrir des propositions pour replacer les finances publiques sur une voie plus soutenable.

Les membres du comité signalent que le déficit auquel fera face le Québec n'est pas conjoncturel mais bien structurel. Ils soutiennent que la dette de quelque 150 milliards $ que traînera bientôt le Québec exposera les finances publiques à un choc sévère advenant une montée des taux d'intérêt, qui sont inhabituellement faibles ces temps-ci.

«Le sentiment d'urgence est plus aigu parce que le trou budgétaire dont est victime le Québec présentement n'est pas dû principalement à la récession», a dit M. Fortin.

«C'est structurel. C'est-à-dire que même quand on va être sorti de la récession, il va rester ce trou-là», a-t-il ajouté

Grèce : l'attaque de la faillite géante

Si la dette publique du Québec en décembre 2009 se situe environ à 214 Milliards et celle du Canada à 519 Milliards, on doit assumer environ 23 % de celle-ci, donc environ 119 milliards.

L’endettement total des Québécois se situe environ à 333 milliards, puisque le PIB du Québec se situe à 298 Milliards, le niveau d’endettement du Québec se situe à 107%.

De plus, puisque M. Charest en bon père de famille s’est permis un projet de loi 40 (sous bâillon) qui fera en sorte que le gouvernement québécois pourra pendant quatre ans faire des déficits sans avoir l’obligation d'équilibrer son budget, plus le fédéral prévoit lui-même faire des déficits pour les 3 prochaines années, on vas s’approcher dangereusement de se faire dé-cotés, surtout si on se compare aux autres provinces.

Et là, ça va faire mal, ce qui se passe actuellement en Grèce ou en Californie l’année passée risque de nous arriver à très court terme pour le Québec.

Extrait de: Le déni de l’évidence, Pierre Duhamel, Argent, 16/11/09

Sauf respect, M. Parizeau est dans les patates. Le Mouvement Desjardins estime qu’en 2007 le niveau d’endettement du Québec représente 103 % de son PIB, ce qui le place au même niveau que l’Italie (104 %), au deuxième rang des pays industrialisés, derrière le Japon. L’endettement des Québécois est plus élevé que celui des États-Unis (62,9%) et de la moyenne des pays membres de l’OCDE (73,5%). Il est substantiellement plus élevé que celui de l’Ontario (62,9%) et du Canada (64,2%).

Jacques Parizeau oublie tout simplement la part de la dette fédérale que doit assumer les Québécois.

Pour pouvoir comparer la dette du Québec avec celle des autres pays ou juridictions, il faut tenir compte de toute la dette publique, pas seulement celle du gouvernement québécois. Si le Québec devenait indépendant, il devra nécessairement absorber une partie de la dette fédérale. La proportion ferait l’objet de négociations, mais le principe est incontournable.

 

Extrait de: Grèce : l'attaque de la faillite géante, Cécile Chevré, Money Week, 11 décembre 2009

"La Grèce en crise s'inquiète pour sa souveraineté", nous apprend Le Figaro. "Le chef du gouvernement estime que l'impasse financière du pays risque de menacer l'indépendance de sa politique économique".

"Faillite, faillite !", nous voyons les dettes, telles une bande de charognards, rôder autour des Etats en déperdition. Presque personne n'estimait possible il y a de quelques mois encore qu'un Etat occidental puisse faire faillite. Et pourtant à MoneyWeek, nous vous avertissons depuis des mois du risque que font planer les dispendieuses dépenses des Etats sur leur solvabilité ainsi que du risque de krach obligataire.

Cela nous a toujours semblé être la suite logique des politiques dispendieuses La menace plane sur de plus en plus nombreux pays européens. La liste s'allonge : le Portugal, l'Irlande et surtout la Grèce qui fait tant parler d'elle depuis quelques jours.

Il faut dire que la situation grecque n'est pas reluisante. Un taux de chômage qui approche dangereusement des 10%, une croissance en berne et, comme nous l'apprend Ryadh Benlahrech dans le dernier numéro de MoneyWeek, un endettement qui s'envole : "La dette publique est sur le point d'atteindre, en 2011, le dangereux taux de 135% du PIB".

Face, à ces chiffres, les doutes grandissent, les marchés s'inquiètent, l'Union européenne fronce les sourcils et s'en laverait bien les mains. Et surtout les agences de notation sont entrées en scène. Les agences de notations, c'est la bête noire des Etats endettés. Ils aimeraient planquer sous le lit les montagnes de dettes et échapper ainsi à l'oeil inquisiteur des agences.

La Grèce en a fait les frais ces derniers jours. La première salve est venue de Standard&Poor's qui avait mis lundi dernier la dette souveraine hellénique sous "sous surveillance négative" – ce qui n'est jamais bon signe. Fitch s'est chargé d'assener un coup supplémentaire. L'agence a dégradé la note de la Grèce la faisant passer de "A-" (ce qui n'était déjà pas très reluisant comparé à l'habituel "AAA" dont sont gratifiés les plupart des Etats de l'OCDE) à "BBB+". Nous n'attendons plus que le coup de grâce qui devrait être donné parla dernière des agences de notations, Moody's.

La Banque du Canada se réveille !!!

Extrait de: La Banque du Canada se réveille, Paul Dontigny Jr, M.Sc., CFA, Les Affaires.com, 10-12-2009

La Banque du Canada met en garde contre les périls de la dette.  Paraîtrait que le surendettement des ménages représente un risque pour le pays.  Si ce n'était pas aussi triste, ce serait drôle ...  Nos leaders nous rient en pleine face et ils le font avec le plus grand sérieux du monde.

PLUS : L'endettement des Canadiens inquiète la Banque du Canada

Ça me rappelle que "The bigger the lie, the more people will believe it" et qu'un mensonge répété des centaines de fois devient la réalité.

Admettons tout de même que c'est réconfortant de voir que la Banque du Canada ait enfin compris ce qui se passe réellement dans l'économie et dans les finances des canadiens, et des américains.  Ils sont une des dernières entités canadiennes à s'en être aperçu mais au moins ils commencent à voir la réalité qui existait depuis des années.  Bravo les Boys !  Oui oui ... les membres du Boy's Club comme ces dirigeants des grandes banques qui nous disaient que la crise avait été impossible à anticiper !!!  Ils ont étudié quoi ces gurus de la finance coudon ?

C'est absolument révoltant de voir les stupidités et les manipulations d 'opinion de la population que nous devons supporter.  Le pire, c'est qu’après ce calvaire, c'est nous qui paierons.  C'est du matériel à créer une volonté révolutionnaire tellement la population sera dégoûtée.

Ce qui me fait me demander ... qu'en est-il advenu du plan de soutient des banques canadiennes avec les 200$ milliards mis de côté pour les aider ?   Bien sûr, toutes les institutions gouvernementales et financières ont maintenues tout au long de l'établissement de ce "programme" que les banques canadiennes allaient tellement bien qu’elles n’en avaient pas besoin … mais le plan fût tout de même créé.

Alors, qu’en est-il advenu de ce programme non nécessaire utilisant notre argent ?  Bof ... Ô Canada, on ne nous dit pas grand chose car nous, la population, ne sommes pas assez intelligents ni renseignés pour comprendre.  Ben, ce n'est pas faux.  Mais ce comportement engendre ce même comportement ...

Le lait tourne: Les occasions manquées à cause de la politique laitière

Le lait tourne: Les occasions manquées à cause de la politique laitière, Danielle Goldfarb,
International Trade and Investment Centre, November 24, 2009

La plupart des Canadiens boivent du lait, mais ils sont une majorité à ignorer combien de manœuvres élaborées ont été nécessaires pour que ce verre de lait arrive sur leur table.

Je ne parle pas de la traite des vaches, travail difficile, sans aucun doute, mais de « la gestion de l’offre de lait », politique gouvernementale en vigueur depuis près de quarante ans. Disons, en substance, que celle ci limite la production de lait et évite les importations, afin d’assurer aux producteurs de meilleurs prix pour leur lait.

On ne peut reprocher, à nous Canadiens, de ne rien comprendre à ce régime étonnamment complexe. Nous devons, toutefois, y faire davantage attention. Pourquoi? Parce qu’il a des répercussions sur nous tous, que nous mangions de la pizza au restaurant ou cherchions à vendre du fromage, des céréales ou même des services d’ingénierie sur les marchés mondiaux.

Dans un rapport qui vient juste d’être publié, le Conference Board en démonte les rouages compliqués.
Sur le plan économique, cela revient en gros à restreindre la production intérieure de lait et à empêcher la plupart des importations pour faire grimper les prix du lait à la production. Les autorités laitières limitent alors la production de lait en fonction de la demande au prix résultant de cette « politique ». Elles fixent un quota de production national et les exploitants de ferme laitière doivent posséder une part de ce quota pour pouvoir vendre du lait. Les quotas valent une fortune, ce qui indique que les prix du lait à la production seront élevés et en constante augmentation. L’an dernier, le droit de produire le lait d’approximativement une vache revenait à au moins 28 000 $, ce qui équivalait à 20 fois le prix de la vache elle même.
Et que dire des produits importés à meilleur marché, qui sapent la production et les prix intérieurs? Ottawa a des règlements pour en empêcher l’entrée. Par exemple, l’autorisation d’importation ne vaut que pour une cuillerée à café de yogourt par personne, le reste étant assujetti à des droits de douane de 238 p. 100.

Le régime a amplement réussi à augmenter les revenus des producteurs de lait, l’un de ses buts initiaux. Il leur permet d’engranger des bénéfices très élevés et stables, de loin supérieurs, en moyenne, à ceux de leurs pairs. Les profits et le prix des quotas expliquent pourquoi les producteurs de lait font vigoureusement pression pour maintenir le statu quo.
Il est facile de comprendre pour quelle raison ceux qui envisagent de prendre leur retraite sous peu et de monnayer leur quota ont intérêt à ce que rien ne bouge. Mais qu’en est il de ceux qui comptent exploiter leur ferme laitière pendant les 20 prochaines années? Ou de ceux qui veulent la transmettre (avec les dettes contractées pour le quota) à leurs enfants?

Ces producteurs semblent profiter des prix toujours élevés que leur assure le régime pour justifier le coût des quotas. Mais ce régime subit des pressions de plus en plus intenses. Il y a les importations de nouveaux produits laitiers dont certains ont pu évités le système de tarifs douaniers , le recul continu de la consommation de lait canadien par habitant, et le recours croissant aux substituts laitiers de la part des transformateurs et des consommateurs. Ces pressions font qu’il est devenu difficile et plus compliqué de maintenir les prix du lait à la production à un niveau élevé sans avoir à limiter celle ci de plus en plus chaque année.

Le régime met également des freins à l’innovation et à l’efficience. D’une part, le coût élevé des quotas fait que les exploitants ont du mal à atteindre le nombre de têtes de bétail le plus rentable pour leurs troupeaux. D’autre part, les prix des produits laitiers sont fondés principalement sur les coûts de production des exploitants. Ceci diminue les incitatifs à l’innovation, aux contrôles des coûts ou à répondre aux changements de demande.
L’OMC a réagi au régime actuel en restreignant les exportations canadiennes de produits laitiers. En combinaison avec les facteurs ci dessus, cela signifie que les producteurs de lait ne peuvent pas profiter de débouchés mondiaux en pleine expansion. Ils ne seront, par exemple, pas capables de tirer parti de la consommation croissante de produits laitiers dans les classes moyennes chinoises et indiennes. D’ailleurs, les prix des produits laitiers canadiens ne sont tout simplement pas compétitifs sur les marchés mondiaux. Même si les exploitants sont disposés à renoncer à ces débouchés actuellement, le Canada sera obligé, en fin de compte, d’ouvrir — tout au moins partiellement — ses marchés de produits laitiers. Mais le régime ne le prépare en rien à prendre une telle mesure.

La cherté du lait due à cette politique pénalise également tous les autres Canadiens. Les acheteurs de produits laitiers – transformateurs, restaurants, détaillants et consommateurs – subventionnent pour ainsi dire les producteurs de lait. L’OCDE estime que ces subsides s’élèvent à 175 000 $ par ferme laitière. Les transformateurs qui utilisent le lait ou le beurre comme intrants paient deux ou trois fois plus que leurs concurrents de pays analogues, ce qui leur enlève toute compétitivité sur les marchés mondiaux.

Les restaurants qui servent des pizzas doivent acheter de « l’or blanc » – c’est à dire de la mozzarella – faite de lait qui coûte aux fabricants de fromage au moins deux fois plus que le même lait cru utilisé pour faire d’autres produits laitiers (un exemple parmi d’autres des idiosyncrasies du régime). Les consommateurs du Canada payent régulièrement plus pour un carton de lait d’un litre (60 cents de plus cette année) et un paquet de beurre de 454 grammes (1,50 $ de plus cette année) que ceux de l’Australie, où le marché de produits laitiers est libre. De plus, les personnes souhaitant se lancer dans l’exploitation d’une ferme laitière se heurtent à de grandes difficultés à cause du coût prohibitif des quotas.

Ce qui est sans doute des plus importants, c’est que le Canada renonce à de vastes débouchés pour défendre l’offre intérieure. La capacité d’Ottawa à développer les marchés de produits agricoles davantage tournés vers l’extérieur comme les céréales et la viande, ainsi que d’autres biens et services, a été gravement compromise dans les négociations bilatérales, régionales et multilatérales. Dans les négociations commerciales multilatérales, le Canada a été évincé de la zone d’influence où il régnait autrefois.
Sous la pression des exploitants de ferme laitière, Ottawa a demandé instamment que les produits laitiers ne fassent pas partie des négociations qui viennent de s’engager entre le Canada et l’UE. Mais, à titre de condition préalable à l’ouverture des négociations, les Européens ont exigé que rien ne soit omis — y compris l’accès aux marchés canadiens de produits laitiers —, et Ottawa a accepté.
L’industrie laitière canadienne représente moins de 0,5 p. 100 de l’économie du pays, tandis que l’UE est un marché de 18 billions $, plus que dix fois le PIB du Canada. Si notre pays est incapable d’améliorer notre accès à cet énorme marché parce qu’il veut maintenir le statu quo en matière de gestion de l’offre de lait, ce sera vraiment une occasion manquée pour tous les Canadiens —, et peut être aussi, en fin de compte, pour les exploitants de ferme laitière tournés vers l’avenir.

Voir aussi: Pourquoi, les entreprises agricoles sont rentables ?

Comment récompenser l'ordinaire?

Les déposants auront un droit de regard sur la gestion de la CDP.

Personnellement, je ne crois pas que notre régime des rentes devrait être géré par la CDP, elle sera toujours sous influence politique, on risque toujours un dérapage; avoir un super rendement ou de faire des investissements qui auront plus une saveur politique que d’un bon rendement.

Cette même constatation s’applique aussi pour les caisses des retraites des fonctionnaires, car c’est l’État (en fait nous les contribuables du secteur privé) qui doit garantir les prestations des fonctionnaires à leur retraite peu importe le rendement, vous savez très bien ce que je pense de ce privilège, surtout quant un état est en déficit structurel.

De plus, j’espère qui vont perdre cette TRÈS mauvaise habitude de spéculer sur de l’argent empruntée, en pensant de battre les coûts des intérêts, en 2008 ça nous avait coûté des milliards.

Donc, c’est un bon départ, mais ce n’est pas suffisant.

Extrait de: Comment récompenser l'ordinaire?, Sophie Cousineau, La Presse, 11 décembre 2009

Avoir le choix. Cela devrait être élémentaire lorsque les retraites de millions de Québécois sont en jeu. Et pourtant, les grands déposants de la Caisse de dépôt et placement du Québec en avaient si peu qu'ils se livraient presque poings et pieds liés aux gestionnaires de la Caisse.

Mais les choses ne seront plus jamais pareilles, comme l'a révélé hier ma collègue Hélène Baril.

En effet, c'est une petite révolution qui s'annonce à la Caisse de dépôt, sous la direction de son grand patron, Michael Sabia. Depuis la création de l'institution, en 1965, les déposants qui étaient insatisfaits des résultats de la Caisse n'avaient pas beaucoup de recours, à part tirer les oreilles de la direction et du conseil d'administration. Leur choix se limitait pour l'essentiel à déterminer leur tolérance au risque.

Dorénavant, les 25 déposants de la Caisse pourront voter avec leurs pieds, comme on le dit familièrement. Non pas en confiant leurs fonds à un gestionnaire externe, puisque la Caisse et le gouvernement du Québec n'ont pas poussé l'audace jusque-là, de peur d'une grande désaffection. Et cela, même s'il serait sage que le Québec n'ait pas tous ses oeufs dans le même panier.

Mais au moins, les déposants qui sont mécontents du travail des gestionnaires d'actions américaines - et ce n'est pas un exemple tiré au hasard - pourront investir dans des fonds indiciels. La performance de ces fonds mime celle des grands indices boursiers. Comme il est fort difficile de surpasser la performance des indices sur une longue période, les déposants ont l'assurance d'avoir des rendements décents.

Ils ne profiteront pas des bons coups de la Caisse. Mais ils n'auront pas à subir ses contre-performances comme on l'a vu dans le marché monétaire en 2008 (papier commercial vendu par des boutiques indépendantes) et dans les placements privés en 2002 (Quebecor Media).

Tous les Québécois sont concernés par les rendements de la Caisse, par l'entremise de la Régie des rentes du Québec, son deuxième déposant en importance, avec un actif de plus de 26 milliards de dollars. Mais certains sont plus touchés que d'autres. Ainsi, c'est la Caisse qui veille sur les vieux jours des fonctionnaires du gouvernement du Québec et des employés de la construction. Pour eux, les résultats de la Caisse revêtent encore plus d'importance.

Forcément, la menace de se voir retirer un mandat de gestion agira comme un électrochoc sur l'organisation de la Caisse. Mais il est sain qu'il en soit ainsi. Dans l'industrie du placement, tous les gestionnaires de fonds doivent se battre pour mériter la confiance de leurs clients. Tous les gestionnaires sont menacés de perdre un mandat si leurs résultats sont décevants.

La Caisse se spécialisera, ce qui entraînera, par la force des choses, l'abandon des secteurs dans lesquels elle échoue à se démarquer.

Dans le contexte, toutefois, il est crucial que la Caisse de dépôt et placement du Québec puisse compter sur des professionnels de haut calibre. La Caisse doit non seulement recruter des gestionnaires de talent, mais les conserver à son emploi en leur offrant autant des défis que des rémunérations intéressantes. Ce n'est pas acquis à la Caisse, qui a déjà eu la réputation d'être un club-école.

L'exercice est d'autant plus délicat que la Caisse, une société d'État, rivalise avec les plus grandes institutions financières de la planète. Or, malgré la crise du crédit qui a mis en évidence les rémunérations stratosphériques dans la haute finance, les Goldman Sachs de ce monde alimentent encore la spirale inflationniste.

La Caisse a d'ailleurs erré dans le passé, avec une politique de rémunération variable qui ne tenait pas compte des risques encourus. Ainsi, comme l'a bien documenté mon collègue Francis Vailles, ce sont les primes au rendement qui ont incité les gestionnaires dans les marchés monétaires à accumuler 13,2 milliards en papier commercial non bancaire, l'origine de la catastrophe de 2008. Ce papier, qui était nettement plus risqué qu'il n'y paraissait, n'offrait pourtant que 43 points centésimaux de rendement de plus, en moyenne, que des bons du Trésor, des placements sécuritaires.

La Caisse est en train de revoir de fond en comble sa politique de rémunération variable, qui sera instaurée en 2010. Cette politique récompensera les gestionnaires qui obtiendront des rendements supérieurs sans courir des risques inconsidérés. Ces primes seront distinctes des primes de rétention que la Caisse pourrait verser à certains cadres, en sus.

Reste à voir, toutefois, ce que la Caisse fera en 2009, une année de transition qui représente un casse-tête.

Secouée par les départs successifs et les nombreux changements à sa direction, la Caisse file un mauvais coton. Bref, les primes seraient bonnes pour le moral. C'est d'autant plus vrai que tous les gestionnaires de la Caisse ont été punis pour les mauvais résultats de 2008, même ceux qui avaient obtenu des résultats supérieurs à leurs pairs de l'industrie.

Mais pour avoir des primes, encore faut-il les mériter! Or, même si l'année 2009 n'est pas encore terminée, elle s'annonce comme un mauvais cru. Déstabilisée par sa crise interne, la Caisse a notamment loupé le rebond des marchés financiers. Le rendement global de la Caisse n'est peut-être pas le seul facteur considéré, mais il compte néanmoins pour beaucoup dans l'attribution des primes.

Qui plus est, la Caisse ne versera aucune prime de rétention à ses cadres en 2009, d'autant que la crise financière a coupé court au maraudage.

La Caisse devra-t-elle se montrer très généreuse pour des résultats qui, somme toute, sont couci-couça? Comment récompenser l'ordinaire? C'est ce qu'il faudra surveiller lorsque la Caisse dévoilera ses résultats financiers