37 500 emplois perdus au Québec en 2009

Soyez prudent avec vos investissements au Québec, le nombre d’emplois perdus provient d’industries matures, tandis que les emplois créés dans la construction sont des emplois fragiles, car ils sont créés principalement par endettement de l’État.

Même s’il n’y a pas eu krach immobilier au Québec, les valeurs résidentielles ont augmenté beaucoup plus rapidement que vos salaires, surtout à cause des baisses d’intérêts.

De nouveau, soyez-prudent avec votre endettement, l’économie est fragile.

Extrait de: 37 500 emplois perdus au Québec en 2009, Le Soleil,  09 janvier 2010

(Québec) La récession a fait mal à l'économie québécoise. Il s'est perdu pas moins de 37 500 emplois au Québec l'an dernier.

Les données annualisées compilées par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) indiquent que plusieurs secteurs de l'économie québécoise ont durement encaissé le ralentissement en Amérique du Nord.

Cette contre-performance de l'économie québécoise s'inscrit à l'opposé de celle observée en 2008 alors que 30 000 nouveaux postes avaient vu le jour. Le Québec comptait à la fin de cette année-là quelque 3,88 millions de travailleurs sur son territoire.

Cette saignée (37 500 postes) s'avère d'ailleurs la pire du marché du travail québécois depuis 1992. Une perte de 46 000 emplois avait alors été enregistrée au Québec.

«On peut dire que le Québec a mieux fait que d'autres provinces canadiennes en 2009», a souligné hier l'économiste de Desjardins, Joëlle Noreau.

Car à l'échelle du pays, c'est surtout l'Ontario qui a essuyé la pire glissade, où 161 000 emplois sont disparus des écrans radars ces 12 derniers mois. Le secteur de l'automobile n'est d'ailleurs pas étranger à cette hécatombe.

Au Québec, les secteurs de la foresterie, des services et de la fabrication ont connu leur part de difficultés, encaissant plus de la moitié des pertes d'emplois en 2009.

Dopé par les investissements massifs dans les grands travaux d'infrastructures, le secteur de la construction a vu ses rangs se gonfler de 11 000 nouveaux travailleurs l'an dernier.

Fait intéressant : pour la première fois depuis 1976, le taux de chômage annuel moyen du Québec (8,5 %) s'affiche plus bas que celui de l'Ontario (9 %).

En décembre, l'économie québécoise a notamment créé 8000 emplois, surtout à temps partiel.

Triste bilan au pays

Quoi qu'il en soit, le bilan de l'emploi n'est guère plus reluisant dans le reste du pays. En 2009, l'économie canadienne a encaissé une perte de 277 000 emplois.

En 2008, le marché du travail canadien avait enregistré une poussée de 0,5 %, soit la création de 80 000 postes. Les secteurs les plus touchés tournent autour des services, des mines, du pétrole et du gaz, des transports et de la fabrication (? 190 000 postes).

Mais à ce triste constat, plusieurs économistes estiment que le pire est maintenant chose du passé.

«Il y a 91 000 personnes de plus au travail aujourd'hui qu'au mois d'août dernier», a relevé l'économiste de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, Sébastien Lavoie. Conséquence : les signaux d'amélioration de l'économie tendent à se multiplier.

Le Mouvement Desjardins s'attend à ce que l'économie canadienne reprenne des forces au cours des prochains mois. Ce qui devrait mener à la création de 260 000 emplois cette année d'un océan à l'autre. Au Québec, l'économie devrait croître à un rythme «modeste» pour mener à la création de 25 000 emplois.