Contrat majeur pour Samsung dans l'éolien et le solaire

Un risque intéressant.

En ce qui a trait à l’éolien, la totalité des éoliennes présentement installées en Ontario est importée, la majorité provenant d’Allemagne. En s’installant en Ontario, Samsung deviendra le premier manufacturier d’éoliennes de cette taille en Amérique du Nord.

Le consortium coréen prévoit de construire à l'horizon 2016 - en cinq phases - des installations éoliennes (2.000 MW) et solaires (500 MW) pour une durée d'exploitation de 20 ans. Dans un premier temps, les entreprises comptent sur la réalisation d'un complexe de 500 MW dans le comté d'Haldimand, en Ontario, d'ici 2012.

Samsung C & T prendra en charge la construction et le financement du projet, tandis que KEPCO s'occupera de la transmission et de la distribution d'électricité.

Le consortium sud-coréen a promis dans les quatre ans d'ériger quatre usines de fabrication et d'assemblage en Ontario, dont les trois premières produiront des turbines éoliennes, des onduleurs solaires et des modules solaires. Peu après, la quatrième usine devrait fournir la "composante pale" d'une éolienne.

Samsung a prévu de créer jusqu'à 15.000 emplois dans la province.

L'objectif du gouvernement est de transformer l'Ontario en une place mondiale pour la fabrication et l'exportation de technologies d'énergie verte.

Extrait de: Un investissement de 7 milliards, Radio-Canada, 21 janvier 2010

Un consortium mené par Samsung et Korea Electric Power Corporation investit 7 milliards de dollars en Ontario. L'accord entre le consortium et Queen's Park prévoit la construction de parcs d'éoliennes et de panneaux solaires dans toute la province.

Une fois en activité, les nouvelles installations produiront 2500 mégawatts d'énergie, suffisamment pour répondre aux besoins de 580 000 foyers ontariens. Ce nouvel apport au réseau électrique ontarien permettra de tripler la production d'énergie renouvelable dans la province.

La construction de ses nouvelles installations devrait créer 16 000 emplois dans la construction, l'installation et le fonctionnement de ses nouvelles centrales. Le gouvernement admet toutefois que les trois quart de ces emplois seront d'une durée temporaires.

Le premier projet sera aménagé dans les régions de Chatham-Kent et du comté de Haldimand: il produira 400 kilowatts d'énergie avec des éoliennes et 100 kilowatts avec des panneaux solaires.

Pour convaincre le consortium d'investir en Ontario, le gouvernement s'engage à acheter l'électricité produite par ses installations à un tarif préférentiel. Cette entente signifiera que la facture annuelle des ménages ontariens augmentera d'environ 1,60 $.

L'Ontario offre en plus à Samsung un incitatif de plus de 400 millions de dollars. En échange, la compagnie s'engage à construire quatre usines de fabrication de pièces pour les éoliennes ou les centrales solaires. Le consortium s'engage notamment à utiliser de l'acier de l'Ontario pour la construction des éoliennes.

Une économie plus verte

L'Ontario, qui a perdu des centaines de milliers d'emplois pendant la récession, compte sur son virage vert pour relancer son économie.

Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, qui a fait l'annonce de jeudi en compagnie de son nouveau ministre de l'Énergie et des Infrastructure Brad Duguid, déclare vouloir faire de sa province un centre international de fabrication et d'exportation de technologie verte.

En vertu de sa Loi sur l'énergie verte, Queen's Park a l'intention de fermer ses polluantes centrales au charbon d'ici 2014 et de rénover ses centrales nucléaires, qui continueront à fournir la moitié de l'électricité de la province.

Les petits producteurs inquiets

L'arrivée du consortium asiatique inquiète cependant les petits producteurs éoliens et solaires, qui proposent déjà de produire plus d'électricité que le réseau provincial est capable de transporter.

Roberto Garcia, Association ontarienne de l'énergie durable

Roberto Garcia, de l'Association ontarienne de l'énergie durable, explique que le réseau provincial permet uniquement de transporter 4000 mégawatts d'énergie au cours des cinq prochaines années, alors que 8000 petits producteurs veulent déjà s'y connecter.

Les partis d'oppositions accusent le gouvernement d'accorder un traitement préférentiel à une compagnie étrangère.

Le chef de l'opposition, le conservateur Tim Hudak, rappelle que le premier ministre McGuinty a promis dans la foulée du scandale à l'agence cyberSanté de mettre fin aux contrats accordés sans appels d'offres. Il affirme que le premier ministre revient sur son engagement pour un contrat de plusieurs milliards de dollars.

Audio

Le reportage de Greta Jeuris

 

Il semble avoir de l’opposition, les constructeurs locaux ne sont pas content.

Extrait de: Samsung deal upsets homegrown competitors, the Starcom, Jan 22 2010

Ontario pioneers feel they've been undercut by own government, the Starcom, Jan 22 2010

Jeff Andrews tried to remain diplomatic when asked about the McGuinty government's $7 billion green-energy deal with South Korean titan Samsung Group.

The president of Pro-Power and Energy Ltd. in Port Hope could see, on the surface, the attraction of the deal. Samsung C&T and its consortium partner, Korean Electric Power Corp., have assured four manufacturing facilities will be established between 2013 and 2015. Two will make wind towers and wind blades, the other two will assemble solar modules and inverters.

But there's a catch. Samsung will get 4 per cent more for the wind and solar power it produces, and it will get priority access to Ontario transmission capacity that's in short supply. Many energy developers who have been waiting patiently for access to transmission will now have to wait a little longer.

Why, asked Andrews, is the Ontario government giving a deep-pocketed, foreign conglomerate special treatment that's not being extended to local ventures struggling to create homegrown manufacturing and green energy?

"It's great for Samsung, but Samsung doesn't need it as much as we need it," he said.

Pro-Power, in partnership with CWind Inc. of Owen Sound, has been busy putting together its own consortium that aims to build wind turbine nacelles, blades and towers in Ontario. It signed a 10-year contract with auto-parts manufacturer Linamar Corp. to make the nacelles, and has established two subsidiaries, WindPro and WindBlade, to make turbine towers and blades.

This all-Ontario consortium has been attracting investors and wind developers with thousands of megawatts of projects in the pipeline are placing orders. Linamar is on course to make 350 nacelles a year in 2012, well before Samsung will be up and running.

"We have been working hard, digging deep and trying to get the government's support," said Andrews. "We've had some response, but not as much as we think we should get. We've proven beyond doubt that we're serious about it. The Ontario government needs to step up and give support to the people who have really proven they're committed."

The Green Energy Act, passed last year, was supposed to create a level playing field, he added. Along with the feed-in-tariff program launched in September, Pro-Power and hundreds of other manufacturers and developers have been working on the assumption all are playing by the same rules.

Andrews is clearly frustrated. "We are the Ontario story. I know that sounds cocky, but we are. Our technology was developed and proven here in Ontario by Ontario residents. The patents were established here in Ontario."

McGuinty justified the deal Thursday as a way to accelerate Ontario's green economy, by drawing an "anchor tenant" that can stimulate jobs and exports much more quickly. The alternative, he said, is to "hope" our industry of smaller players will grow over time while the province misses out on export opportunities to a U.S. green-energy market ready to explode.

Ian MacLellan, vice-chairman of solar-cell manufacturer Arise Technologies Corp. in Waterloo, said that kind of thinking doesn't work in the long run. "If you took that approach looking back 30 years to Silicon Valley, they would have funded Xerox and not talked to Steve Jobs."