Déficit structurel pour le Canada, petit conseil …

Si le Canada tombe en déficit structurel et le Québec est en déficit structurel depuis des années (en déplaise à quelques un ), on a un TRÈS TRÈS SÉRIEUX problème.

Le gouvernement fédéral en 2010 a transféré plus de 14.8 Milliards au Québec.

Si le Canada se dirige vers un déficit structurel, qu’on –t-il fait historiquement pour réduire de tel type de déficit, ils ont réduit les transferts –interprovinciales.

Le Québec n’est même plus capable de payer ces comptes courants, mais en plus on risque que le fédéral réduise ces prestations aux provinces.

Moi, je le vous dis étant un ancien entrepreneur, ou mon pif m’as bien servis au cours de ma carrière, il me dit: ça sent pas bon!

Alors petit conseil : Créer un coussin et payer vos dettes.

Extrait de: Le directeur parlementaire du budget dénote un gros déficit structurel à Ottawa, De Julian Beltrame, Presse Canadienne, 14 janvier 2010

Le gouvernement fédéral sera confronté à un important déficit structurel dans les années à venir, et celui-ci ne pourra être surmonté qu'à l'aide de mesures sérieuses, a indiqué mercredi le directeur parlementaire du budget canadien.

Dans son plus récent rapport sur la détérioration de la situation fiscale d'Ottawa, Kevin Page a estimé que le déficit structurel atteindrait 18,9 milliards $ au cours de l'année 2013-14.

Cela représente la différence entre les revenus et les dépenses du gouvernement, même en tenant compte du fait que l'économie sera remise de la récession.

L'aspect le plus troublant du rapport réside dans le fait que M. Page calcule que le déficit structurel du gouvernement va croître, plutôt que se résorber, pendant ces années, pour lesquelles ont prévoit pourtant une croissance économique au Canada.

"Ce que nous disons aux parlementaires, c'est 'Vous avez des choix difficiles devant vous - l'économie est faible (maintenant) (...) et vous devez gérer cela"', a expliqué M. Page.

"Nous disons aussi, malheureusement:

'Vous devez commencer à gérer ce problème fiscal structurel qui va devenir plus gros, plus gros, et plus gros'

Selon M. Page, le déficit budgétaire actuel d'environ 56 milliards $ est cyclique - c'est-à-dire qu'il est causé par des facteurs temporaires comme la récession et la décision d'Ottawa d'augmenter les dépenses pour relancer l'économie.

Mais le problème plus important pour l'avenir est de nature structurelle. Dans ce cas, les revenus du gouvernement continueront à diminuer par rapport au passé, même si l'économie devait rouler à pleine capacité en 2013.

Les chiffres du directeur parlementaire du budget sont semblables à ceux dévoilés par le ministère des Finances pour les premières années de ses projections sur cinq ans, mais ils commencent à diverger dans les dernières années, alors que les données officielles du gouvernement tendent plutôt vers un budget équilibré après 2014.

Même si l'analyse de M. Page s'arrête en 2014, il affirme qu'il n'y aura pas d'élément magique après la mi-décennie qui fera en sorte que le gouvernement retrouvera l'équilibre. En fait, il est probable que le déficit continue à croître, a-t-il estimé.

Par exemple, M. Page voit le déficit structurel grimper d'environ 3 milliards $ par année dans les deux dernières années de sa projection.

Le gouvernement n'a pas de cible quant à la dette qu'il prévoit céder aux générations futures, ou quant à l'atteinte des cibles établies précédemment pour ramener la dette à une portion d'environ 25 pour cent de l'économie.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre Stephen Harper a indiqué qu'il n'était pas inquiet outre mesure au sujet du déficit, affirmant que les finances du Canada ne seraient pas problématiques tant et aussi longtemps que le gouvernement engrangerait plus d'argent qu'il n'en dépense, une fois que les mesures de relance prendront fin au printemps de 2011.

Mais l'analyse de M. Page suggère que ces prévisions n'entraîneront pas, pour l'instant, un budget équilibré à moins que l'économie ne se mette à tourner à une capacité supérieure à sa moyenne historique.

Or, la population canadienne se fait vieillissante, a précisé M. Page, et de plus en plus de Canadiens passent du statut de payeur d'impôts à celui de retraité - une période de leur vie où ils ont davantage recours aux services gouvernementaux comme les programmes d'assurance-santé ou les prestations de pensions de vieillesse.

En conséquence, le potentiel de croissance économique retraitera par rapport à son seuil actuel de deux pour cent, pour s'établir à 1,7 pour cent en 2014, ce qui se traduira par de plus faibles revenus fiscaux, a indiqué le directeur parlementaire du budget.

D'après le bureau de M. Page, la contribution des intrants de main-d'oeuvre au potentiel de croissance canadien passeront de 1,4 pour cent en 2008 à 0,5 pour cent en 2014, et cette glissade devrait se poursuivre par la suite.

Kevin Page a rappelé que son rôle ne consistait pas à conseiller le gouvernement sur ce qu'il devait faire, mais il a néanmoins affirmé qu'il devrait être transparent à propos de ses intentions pour équilibrer le budget ou vivre avec un déficit structurel.

"Le gouvernement doit décider quelle est la cible appropriée", a-t-il indiqué.

"S'il décide qu'il veut avoir un budget équilibré dans cinq ans, nous disons qu'ils devraient hausser les taux d'imposition, et réduire les dépenses. S'il décide qu'il peut vivre avec un déficit structurel, il peut gérer ça en partant de ce principe."

Selon M. Page, le déficit structurel serait de l'ordre d'un pour cent du produit intérieur brut, ce qui n'est "pas un gros problème" et reste bien inférieur à celui d'autres pays.

Mais le Canada a vécu avec des déficits structurels dans les années 1970, 1980 et pendant une partie des années 1990, et cela est devenu un important problème pour le gouvernement et l'économie canadienne, a-t-il souligné.

"La question est de savoir ce qu'il arrivera lorsque nous arriverons au-delà des cinq ans, avec le vieillissement démographique", a noté M. Page. "Plus tôt nous entreprenons de régler le problème, plus il sera facile à régler."