Hausser de six mois l’âge moyen de la retraite (débat 3-1)

L’article est très pertinent, sur la problématique de la retraite anticipée.

·         En 1966 la population de 65 ans et plus représentait 6 % de la population totale et pouvait espérer vivre encore 13,6 ans.

·         De nos jours, la population de 65 ans et plus représente 15 % de la population totale et l’espérance de vie est de 17,8 ans.

·         Un homme qui se retire à 55 ans, après 30 ans sur le marché du travail, passera ainsi pratiquement autant d’années à la retraite qu’en emploi.

·         Pourtant, nos politiques de retraite n’ont pas tenu compte de ce changement de contexte très fondamental.

·         On estime que dans les prochains 25 ans, la population âgée de 65 ans et plus doublera au Québec alors que la population plus jeune continuera de diminuer tout en augmentant ailleurs.

·         Cette augmentation rapide de nouveaux retraités exercera une pression sur les régimes de pension.

·         Du point de vue de l’intérêt public, il n’y a pas de problème quand leur régime de pension est pleinement capitalisé : leur retraite hâtive étant pleinement compensée par une réduction de leur rente. Mais dans le cas du RRQ, qui n’est que partiellement capitalisé, la collectivité se trouve alors à subventionner une retraite hâtive qui lui est préjudiciable.

Parce contre, avez-vous remarqué qu’il n’a jamais parlés des régimes de prestations déterminés qu’on as accordés a tous les gens qui gravitent autour de l’état (provincial, municipal, entreprises d’État).

S’ils veulent augmenter l’âge de la retraite pas de problème, mais qu’on oblige aussi au fonctionnaire qu’il ne peut avoir sa pleine compensation (70% ou 75%) après 30 ans de service, peut-être 32, sinon plus.

Déjà la situation est inéquitable entre le secteur privé et le publique (typique copinage entre les politiciens et les syndicats), mais si en plus on demande au secteur privé de travailler plus longtemps, quant le fonctionnaire lui peut prendre sa retraite après 30 de service avec pleine compensation, alors le pauvre bougre du secteur privé vas financer la retraite dorée du fonctionnaire.

Je reprends son raisonnement qui a beaucoup de bon sens dans le cas du RRQ, qui n’est que partiellement capitalisé, la collectivité se trouve alors à subventionner une retraite hâtive qui lui est préjudiciable.

Mais les régimes de prestations déterminés (FARR) pour la fonction publique ne sont même pas capitalisés, mais empruntés, car l’État n’a jamais eu l’argent pour payer de telle retraite.

De plus, devant la grande finesse de nos dirigeants du Québec et de la CDP, ils ont spéculé sur de l’argent emprunté, perte sur la portion gouvernementale (FARR) = -10 Milliards

Ils nous en coûtent presque 4.1 milliards par années (Plan budgétaire 2009-2010, p. D16), juste pour maintenir le FARR de fonction publique, payés par le privé, car seul le privé crée de la richesse, ceux qui gravitent autour de l’état ne font que consommer de la richesse, alors s’il y a bien une injustice c’est bien celle-là.

On pourrait faire comme l’Irlande le mois passé, modifiés les régimes de prestations déterminées basés selon la moyenne de leur salaire, au lieu de leurs dernières années de service, je ne sais pas comment on pourrait sauver ?, peut-être ça serait un autre bon sujet pour réduire le déficit?

Remarqué on pourrait avoir un autre débat, que d’autres pays ont très bien assumés devant le gouffre financier des régimes à prestations déterminés, peut-on maintenir les régimes à prestations déterminées ?

Extrait de: Hausser de six mois l’âge moyen de la retraite, Ian Irvine et Paul Daniel Muller,13 janvier 2010

En 1966, au moment où le Régime des rentes du Québec a été établi, la population de 65 ans et plus représentait 6 % de la population totale et un homme de 65 ans pouvait espérer vivre encore 13,6 ans. De nos jours, la part de la population de 65 ans et plus dans la population totale est de 15 % et l’espérance de vie d’un homme de 65 ans est de 17,8 ans. Un homme qui se retire à 55 ans, après 30 ans sur le marché du travail, passera ainsi pratiquement autant d’années à la retraite qu’en emploi. Pourtant, nos politiques de retraite n’ont pas tenu compte de ce changement de contexte très fondamental.

La situation est plus préoccupante au Québec qu’ailleurs au Canada. Nous prenons notre retraite plus tôt qu’ailleurs (60,1 ans contre 61,5 ans au Canada), le taux d’activité des personnes plus âgées est plus faible que dans le reste du Canada et notre la population vieillit plus vite qu’ailleurs. On estime que dans les prochains 25 ans, la population âgée de 65 ans et plus doublera au Québec alors que la population plus jeune continuera de diminuer tout en augmentant ailleurs. Cette augmentation rapide de nouveaux retraités exercera une pression sur les régimes de pension.

Du côté du marché du travail, la situation s’est inversée. Dans les années 1980, dans un contexte de chômage élevé, le gouvernement a instauré des mesures pour favoriser la retraite hâtive afin de la place aux jeunes sur le marché du travail. Maintenant, en dépit de la récession, les employeurs font face à des pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans certains secteurs.

Ces phénomènes freineront la reprise économique et les rentrées fiscales alors que les dépenses continueront de s’alourdir, surtout en santé.

Le phénomène de la retraite hâtive verse dans l’absurde quand on voit les travailleurs qui ont pris une retraite dans la cinquantaine rester ou revenir sur le marché du travail à titre de contractuels ou de consultants. Dans ces cas, il appert que le marché a besoin de leurs compétences. Du point de vue de l’intérêt public, il n’y a pas de problème quand leur régime de pension est pleinement capitalisé : leur retraite hâtive étant pleinement compensée par une réduction de leur rente. Mais dans le cas du RRQ, qui n’est que partiellement capitalisé, la collectivité se trouve alors à subventionner une retraite hâtive qui lui est préjudiciable.

Le gouvernement peut et doit agir

Pour ces raisons, nous devrions cesser dès maintenant d’encourager les retraites précoces et plutôt encourager les gens à travailler plus longtemps. Par différentes politiques, le gouvernement pourrait inciter les travailleurs à reporter leur retraite, de façon à porter l’âge moyen de la retraite de 60,1 ans qu’il est actuellement à 60,6 ans dans quatre ans. Pour y arriver les travailleurs ayant prévu se retirer en 2011 devraient travailler deux mois de plus; ceux prévoyant se retirer en 2012 quatre mois de plus; et ceux prévoyant se retirer en 2013, six mois de plus.

Un tel allongement de la participation au marché du travail entraînerait pour le Québec des entrées fiscales additionnelles de l’ordre de 300 millions $ par année dans quatre ans. Pour en arriver à cette approximation, nous avons supposé que les gens continueront de prendre leur retraite de façon échelonnée : certains à 56, d’autres à 57, et ainsi de suite à tous les âges. C’est la moyenne qui bouge.

De plus, un tel report soulagerait aussi le Régime des rentes du Québec, actuellement déficitaire, en retardant le moment où les travailleurs réclament leurs pleine rente.

Bien sûr, tous les travailleurs conserveraient le droit de prendre leur retraite ou de continuer à travailler au moment de leur choix, en fonction de leurs circonstances personnelles; cela resterait un choix individuel. Mais il n’en demeure pas moins que le gouvernement a la capacité, ainsi que le droit le plus légitime, d’influencer ce choix individuel en fonction de l’intérêt public. Dans le cas présent, nous définissons l’intérêt public comme le fait de conserver des travailleurs expérimentés sur le marché du travail, de préserver les recettes fiscales associées à ces travailleurs et d’assurer la stabilité des régimes de retraite sans alourdir davantage le fardeau de leurs cotisants.

Beaucoup de travailleurs ont établi des plans pour prendre leur retraite à un âge donné. Les réformes proposées ici les ameneraient à changer leurs plans. Il est normal que les plans individuels changent lorsqu’il appert que les politiques économiques, fiscales et budgétaires ont échoué, tel qu’illustré par notre dette publique. Il appartient aussi aux travailleurs en fin de carrière d’assumer une partie de l’effort de lutte à l’endettement, dette résultant des politiques fiscales et budgétaires dont ils ont bénéficié durant leur vie.

Pour inciter les travailleurs à reporter leur retraite d’un an, le gouvernement peut ajuster les modalités du Régime des rentes du Québec ainsi que les lois qui encadrent les régimes privés de retraite.

Cesser d’encourager les retraites anticipées - Le Régime de rentes du Québec contient une bonification pour une retraite plus tardive de 0,5 % par mois après 65 ans et une réduction de 0,5 % par mois pour une retraite avant 65 ans. D’après l’Actuaire général du Canada, le système actuel est injuste envers les gens qui prennent leur retraite plus tard et est trop généreux envers ceux qui se retirent avant. Pour favoriser davantage le travail chez les personnes plus âgées, la Régie des rentes a proposé de bonifier les prestations de 0,5 % à 0,7 % par mois pour les retraites prises après 65 ans. Réciproquement, elle pourrait aussi augmenter le facteur d’ajustement actuariel des prestations pour les personnes qui se retirent avant 65 ans. Ce taux de réduction, actuellement de 0,5% par mois avant 65 ans, pourrait aussi être porté à 0,7% ou au chiffre requis pour produire l’effet visé sur l’âge de retraite moyen. Il représente un puissant signal qu’une société envoie à ses travailleurs.

Ajuster la norme à l’espérance de vie - Plus fondamentalement, le Québec devrait graduellement hausser l’âge normal de la retraite de 65 à 67 ans, sur douze ans, donc deux mois par année, afin d’atténuer des pénuries de main-d’œuvre et faire participer l’actuelle génération de pré-retraités au retour à l’effort de retour à l’équilibre budgétaire. Vu l’augmentation généralisée de l’espérance de vie et l’amélioration de l’état de santé des personnes plus âgées, plusieurs pays, notamment les États-Unis, l’Allemagne et le Danemark ont décidé de reportr l’âge normal de la retraite. Sans que la loi ne l’y oblige, le Québec pourrait proposer une telle réforme aux autres provinces membres du Régime des pensions du Canada

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    # by Anonyme - 22 décembre 2010 à 19 h 26

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  2. gravatar

    # by Anonyme - 25 août 2011 à 03 h 22

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