Jury citoyen

Bientôt, nous allons obtenir le résultat du Jury citoyen sur le financementJury citoyen des partis politiques québécois qui s’est réuni 16 et 17 janvier 2010.

La question à laquelle les membres du jury devront répondre est la suivante:

Ouvrir le financement des partis politiques aux contributions des compagnies ou de tout autre regroupement : oui ou non?

Si oui, à quelles conditions?

Sinon, faudrait-il modifier les règles existantes?

Espérons que ça va réduire le copinage entre les politiciens et le pouvoir financier.

Vous savez mon opinion sur notre mode scrutin, quant vous avez un politicien qui est capable de devenir majoritaire avec 28% des votes, capables de voter un budget sous bâillon et plus de 42.7 % n’ont même pas voté, on a un sérieux problème de démocratie.

"Démocratie douteuse, politiciens douteux, gouvernance douteuse"

Les journalistes politiques vous n’avez pas fait vote job, c’est évident que les 2 vieux partis ne veulent rien changer, ça fait 30 ans qu’il se partage le pouvoir. Les journalistes économiques commencent à poser de vraies questions, maintenant c’est à vous à préparer l’opinion publique sur notre mode de scrutin qui est sérieusement en panne.

Entre temps à nos chers voisins du Sud, je leur recommande un SUPER jury, il semble que ça dérape sérieusement.

Extrait de: Barack Obama dénonce «l'irruption brutale» de l'argent des groupes de pression dans les campagnes électorales, 20minutes.fr, 22.01.10

ETATS-UNIS - Une décision de la Cour suprême secoue tout le système de financement des campagnes...

Il ne compte pas rester sans réagir. Jeudi, le président américain a vigoureusement critiqué la décision de la Cour suprême levant toutes les limites au financement des campagnes électorales par les entreprises.

«Il s'agit d'une victoire majeure pour les grandes compagnies pétrolières, les banques de Wall Street, les sociétés d'assurance-maladie et tous les intérêts puissants qui oeuvrent chaque jour à Washington pour retirer toute voix au peuple américain», a-t-il estimé dans un communiqué.

Riposte

Il a annoncé son intention de «travailler immédiatement avec le Congrès sur cette question», afin de contrer cette décision qui donne selon lui «encore davantage de pouvoir aux lobbyistes à Washington en limitant l'influence de chaque Américain lorsqu'il fait de petites contributions au candidat qu'il soutient».

Reste à voir si le Congrès dispose des outils pour contrecarrer la décision. Un expert de droit constitutionnel interviewé sur MSNBC en doute. «Il va falloir du temps» pour lire en détail la décision de la Cour (plus de 150 pages au total), prévient le célèbre avocat et blogueur Eugene Volokh

Le président du comité national républicain «satisfait»

Dans leur ensemble, tous les démocrates montent au créneau. «La Cour suprême vient de décider qui serait le vainqueur de la prochaine élection. Pas un républicain, pas un démocrate mais l'Amérique privée (corporate America)», s'est indigné le sénateur Chuck Schumer. Selon lui, le système démocratique vient d'être «éventré».

Refrain différent chez Michael Steele, président du comité national républicain. Il s'est dit «satisfait» de la décision qui défend la liberté d'expression et d'opinion. Il concède cependant qu'il faudra «veiller à ce que des dépenses illimitées n'endommagent pas le système».

La plus haute juridiction des Etats-Unis a renversé une règle, qui prévalait depuis deux décennies, interdisant aux entreprises privées de puiser directement dans leur trésorerie pour financer des spots électoraux en faveur ou en défaveur d'un candidat. Elle l'a fait au nom du premier amendement de la constitution qui érige depuis plus de 200 ans la liberté d'expression au premier rang des valeurs des Etats-Unis d'Amérique.