La pauvreté: l’argent ne suffit pas – il faut avoir la volonté de s’en sortir!

142 000 personne au Québec reçoivent de l’aide sociale sans contraintes à l'emploi.

La Fédération (FCCQ) croit que les prestataires d’assurance-emploi devraient être tenus de consacrer du temps de leur période de chômage à la formation. « Cessons de traiter ces personnes comme des victimes et aidons-les à résoudre les problèmes qui font obstacle à leur insertion à l’emploi.

 

"À l'ADQ, le député François Bonnardel estime que le gouvernement ne prend pas ses responsabilités à l'égard du décrochage scolaire.

«C'est une des causes premières de la pauvreté», dit-il.

M. Bonnardel soutient aussi que le plan Hamad est un «échec» puisqu'il n'a pas réussi à remettre au travail ceux qui n'ont pas d'empêchement à  travailler. Et le fait que Montréal soit le refuge du tiers des assistés sociaux est carrément «inacceptable».

«L'aide sociale ne doit pas être un mode de vie», insiste le député de Shefford."

 

Extrait de: L’argent ne suffit pas – il faut avoir la volonté de s’en sortir!, FCCQ, 15 octobre 2009

Dans le cadre du Rendez-vous de la solidarité 2009 tenu à Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) s’est prononcée ce matin sur les enjeux qui devront faire l’objet d’une attention particulière dans la préparation du plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

Selon la Fédération, il faut beaucoup plus qu’un apport financier des particuliers et des entreprises. « On ne résoudra pas les problèmes associés à la pauvreté simplement en ajoutant toujours plus d’argent dans des programmes destinés à lutter contre cette problématique », estime Madame Françoise Bertrand, Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec. « Contribuer oui, être surtaxé, non », ajoute-t-elle.

Madame Bertrand a proposé plusieurs axes sur lesquels devra être bâti le prochain plan d’action de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, notamment la contribution essentielle de l’éducation à la lutte contre les inégalités; la formation de la main-d’oeuvre afin d’accroître les revenus d’emploi; l’emploi comme moyen privilégié de combattre la pauvreté ainsi que la responsabilité des personnes dans la démarche de sortie de la pauvreté.

La responsabilité des personnes

Avec la rareté de la main-d’oeuvre et même les pénuries qui s’annoncent, l’emploi devient de plus en plus accessible, ce qui devrait faire reculer la pauvreté. Malgré ce contexte, il y a aura toujours des chômeurs et des personnes exclues, et la Fédération est tout à fait d’accord pour qu’on leur vienne en aide. Toutefois, il faut également que les régimes d’aide s’attaquent à la cause première du chômage et du sous-emploi, soit le manque de qualification professionnelle.

En cette ère de l’économie du savoir, la Fédération croit que les prestataires d’assurance-emploi devraient être tenus de consacrer du temps de leur période de chômage à la formation.

« Cessons de traiter ces personnes comme des victimes et aidons-les à résoudre les problèmes qui font obstacle à leur insertion à l’emploi. Certes, cela demande aussi un minimum d’effort de leur part, mais on ne peut pas lutter contre la pauvreté sans faire appel à la responsabilité des personnes », indique la Présidente-directrice générale de la FCCQ.

L’emploi, moyen privilégié de combattre la pauvreté

C’est également par l’emploi que l’on sort de la pauvreté. Pour maintenir et créer des emplois, il faut du développement et de la croissance économique.

Madame Bertrand poursuit en affirmant que « lorsqu’on se préoccupe de la pauvreté, il faut aussi manifester un peu d’ouverture à l’égard de la réalisation des grands projets économiques. On a souvent tendance à opposer une résistance farouche à la réalisation de ces projets. Le rejet des occasions de prospérer ne nous procurera pas les moyens de lutter contre la pauvreté ».

L’éducation, premier rempart contre la pauvreté

Bon nombre d’études font une corrélation directe et évidente entre l’abandon prématuré de l’école et la pauvreté. À cet égard, la Fédération croit qu’il faut s’inquiéter du taux actuel de décrochage scolaire. « L’éducation devrait être la mesure phare d’un plan de prévention contre la pauvreté et nous reconnaissons que les employeurs ont une responsabilité à cet égard », conclut Mme Bertrand