Le Québec face à ses défis, Fascicule 1. (1-0)

Le comité consultatif sur l'économie et les finances publiques Je vais passer en revue le fascicule, j’apporterai des commentaires personnels, certains graphiques seront améliorés visuellement.

MOT DU MINISTRE

Le 27 octobre dernier, lors de la mise à jour automnale de l’économie et des finances publiques, j’ai annoncé la formation d’un comité consultatif formé d’experts reconnus pour réfléchir avec moi sur les grandes orientations économiques à privilégier et sur les moyens à mettre en œuvre afin de sortir de la récession, de développer le potentiel de notre économie et de rétablir l’équilibre budgétaire.

Ce comité est formé de MM. Pierre Fortin, Robert Gagné, Luc Godbout et Claude Montmarquette, et j’en assume la présidence aux côtés de M. Robert Gagné.

Je tiens cependant à être clair : la coprésidence que j’assume laisse toute liberté au comité dans ses travaux. Le comité consultatif sur l’économie et les finances publiques aura toute la marge de manœuvre requise pour formuler les analyses et les propositions qu’il juge pertinentes.

Le mandat du comité

Le comité reste distinct du gouvernement, même si le ministre des Finances en assume la coprésidence. Dès les premières pages du présent fascicule, le ministre souligne d’ailleurs l’indépendance du comité, ce qui donnera aux propositions formulées l’intérêt et la crédibilité souhaités.

La démarche du comité

Il importe pour le comité que ses travaux s’intègrent dans l’ensemble du processus de consultation prébudgétaire. À cette fin, le comité a choisi d’adopter une démarche en trois étapes, chacune des étapes donnant lieu à la publication d’un fascicule distinct. Le présent document constitue l’aboutissement de la première de ces étapes. Les deux autres fascicules seront rendus publics d’ici la présentation du budget 2010-2011

Des dépenses publiques plus élevées qu’en Ontario

En 2008-2009, les dépenses publiques du Québec  (dépenses des administrations provinciales et locales) ont atteint 86,1 milliards de dollars. On constate que si le Québec offrait aux citoyens le panier de services financé publiquement par l’Ontario, il réduirait ses dépenses de 17,6 milliards de dollars. Cela signifie que l’État québécois finance 26 % de plus de services publics que l’Ontario.

Déjà, je donne une bonne note au comité, ils ont comparé le statut des dépenses du Québec par rapport à l’Ontario, il est toujours plus pertinent de comparer la situation du Québec avec les provinces et États de proximité, car notre compétitivité est fortement influencée, quand nos compagnies exportatrices font des produits similaires.

Dépense publique - 1

Un écart qui n’est pas nouveau

L’écart existant entre le financement public des services au Québec et en Ontario n’est pas nouveau. On constate cependant qu’il s’est élargi au cours de la dernière décennie, et qu’il est maintenant observé pour la quasi-totalité des services offerts, quelle qu’en soit la nature.

Depuis 1988-1989, l’écart des dépenses publiques entre le Québec et l’Ontario a plus que triplé, passant de 5,6 milliards de dollars à 17,5 milliards de dollars.

Un écart que l’on retrouve dans toutes les catégories de dépenses

Calculé par habitant, cet écart croissant est observé pour quatre catégories de dépenses de programmes : santé, éducation, famille et services sociaux ainsi que les autres dépenses.

Un élément clé est à noter, pourquoi nous avons un écart qui a triplé par rapport à l’Ontario ?

Selon  J. Luc Migué, au-delà de 30 % du PIB, les dépenses publiques n'ajoutent rien au bien-être de la population selon les indices conventionnels de bien-être, telles l'espérance de vie, la mortalité infantile, la fréquentation scolaire, etc.

Écarts des dépenses entre l'ontario et le Québec

(1) Écart entre les dépenses effectives au Québec et les dépenses financées publiquement en Ontario ajustées au coût de production des services publics au Québec (prix et salaires) et normalisées à la population du Québec.

Si nous faisons la somme des écarts depuis 20 ans, le Québec a dépensé plus de
57 milliards de plus que l’Ontario pour ces services publics.

Suite : Le Québec face à ses défis, Fascicule 1. (1-1)