Le Québec face à ses défis, Fascicule 1. (1-2)

(3)    Le troisième écart en importance est imputable aux dépenses effectuées sous l’intitulé du « développement de l’industrie et des ressources ».

(A) - Ici, la majeure partie de l’écart entre le Québec et l’Ontario provient des crédits d’impôt, et des mesures spécifiques définies afin de soutenir la recherche scientifique et le développement expérimental, l’investissement, la nouvelle économie et les régions.

Ceci est un autre débat important, combien de fois que nos politiciens utilisent les fonds publics pour soutenir des régions, des entreprises spécifiques, ou des groupes de pression (ex : UPA) pour gagner du capital politique avec l’argent des contribuables, bien sûr !

Le portail du gouvernement du Québec présente 134 programmes de subventions et de crédits fiscaux aux entreprises. Le gouvernement paie 3,6 milliards $ par année « au titre du développement de l’industrie et des ressources »; en pratique, il s’agit surtout de subventions de toutes sortes aux entreprises.

Trois mille six cents millions de dollars, c’est plus du double du chiffre équivalent pour l’Ontario avec beaucoup moins d’entreprises.

L’argent qui est perçu sur les entreprises rentables est distribué à d’autres groupes, réduisant ainsi leur compétitivité et faisant fuir les futurs investisseurs à cause du poids fiscal imposé par le Québec.

De plus, certaines entreprises qui reçoivent de l'aide liée aux salaires ne l'investissent pas, mais se servent de l'argent pour réduire les prix de leurs produits, c’est du cannibalisme subventionné.

Non seulement on donne plus de subventions que l’Ontario, mais nous n’avons même pas des méthodes d’évaluation pour savoir s’ils sont efficaces

Évaluation douteuse: (Marcel Boyer et Paul Daniel Muller)

1.       Évaluations des divers programmes et politiques sont souvent manquantes.

2.       Sont, dans la presque totalité des cas, superficielles et ne résisteraient pas à une analyse économique un tant soit peu rigoureuse.

3.       Évaluations de ces programmes sont truffées de double, voire de triple comptage des résultats.

4.       Une ignorance plus ou moins consciente de leurs coûts réels.

5.       Évaluations ont souvent pour but d’apporter une caution « morale » à des interventions mal conçues des pouvoirs publics.

6.       Le programme engendre une culture de dépendance envers le gouvernement.

7.      Nuit à la transparence, masque les magouilles potentielles et donc les favorise, les mesures d’aide sont souvent formulées, justifiées ou critiquées à l’aide d’arguments subjectifs et contestables.

«À lire l'investigation de Renaud Lachance, on le serait à moins. Mais, il y a plus troublant encore dans ce rapport spécial dévoilé mercredi. C'est la nonchalance avec laquelle Investissement Québec a supervisé ces fameux fonds régionaux.»

En fait ce qu’on fait, on achète les votes des entrepreneurs (groupe d’intérêts), le même comportement en  créant des programmes sociaux-démocrates qu’on n’a pas les moyens, on achète les votes, cette fois-ci celle du peuple.

Combien de subventions sont données par intérêts politiques ?

Aurait-on besoin d’une enquête publique, pour savoir s’il n’y a pas de collusion entre les politiciens et ceux qui reçoivent des subventions ?

(B) -L’écart entre le Québec et l’Ontario s’explique également par des subventions plus importantes au Québec. Ces subventions profitent notamment au secteur de l’agriculture.

Voici un résumé d’un de mes carnets au sujet de l’UPA, ça résume assez bien, ce que je pense des subventions agricoles au Québec.

UPA: Le gouvernement très timide, lundi 23 novembre 2009

«Le gouvernement Charest a aussi annoncé qu'il refilera au service de la dette publique le déficit de 1 milliard $ accumulés par la Financière agricole».

Bravo !, encore une belle fumisterie comptable. Déjà vous transférez directement les dépenses des infrastructures directement sur la dette, sans passer par la dépense, ce que les autres provinces ne font pas, en trouvant comme excuse que c'est un bien durable.

Vous allez tenter de m'expliquer qu'un porc est un bien durable, vous allez l'amortir pendant trente ans ?

En fait M. les concitoyens on vient d'ajouter au déficit un autre milliard de dollars, donc 5.7 milliards. Mais comme on ne veut pas vous effrayer, on va la considérer comme un pont, une école, une autoroute et la passer directement à la dette.

C'est pour cette raison que le gouvernement Charest depuis qu'il est au pouvoir a toujours réussi des déficits zéro
, à chaque fois qu'il y avait une dépense exceptionnelle ont la transférait directement sur la dette, facile ...

Certains vont me dire que soutenir l'industrie agricole génère beaucoup d'emplois peut-être, mais dépenser plus de 600 millions par année pour soutenir une industrie non rentable, quant on est même pas capable de payer les comptes courants est-ce raisonnables ?

Tant qu'à suivre ce raisonnement, supportons l'industrie du textile tant qu'à faire !

Savez-vous pourquoi il maintient le support de l'industrie porcine ?

Bien, voyons c'est à cause des votes, les votes des régions (groupe d’intérêts), déterminent normalement le futur gouvernement majoritaire au Québec. Oubliez cela ! les décisions pour l'intérêt du bien collectif.»

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