Le Québec face à ses défis, Fascicule 1. (1-3)

(4)    Dans le secteur de la santé, l’écart entre le Québec et l’Ontario a été chiffré à 1,5 milliard de dollars. Il s’agit d’un écart relativement limité, par rapport à l’importance des dépenses en cause, et cela, bien que le Québec offre davantage de services que l’Ontario, notamment par son régime québécois d’assurance médicaments.

Par contre, il ne parle pas d’efficacité, sujet par contre dans le fascicule-2, ils vont sérieusement entamés.

D’après l’article de Johanne Castonguay,  Créer un marché interne de la santé, Argent, 14 janvier 2010

Le Québec a la pire performance de l’accroissement des coûts de santé.

Si la croissance des dépenses de santé au Québec avaient été de 2,1%, comme en France, plutôt que de 5,4% depuis 1995, le budget du Ministère de la santé du Québec serait en 2009-2010 inférieur de 38% au niveau observé en 2009-2010,une économie annuelle récurrente de 10 milliards de $

10 milliards de plus dans nos coffres, si notre de santé avait été plus efficace.

Ce qui démontrent à quels points que les puissants groupes de pression au Québec, veulent garder le statu quo (Syndicats, Technocrates, Ordre des médecins), mot d’ordre : si on ne se compare pas, on ne pourra pas démontrer notre laxisme.

«Toutes les provinces canadiennes, à l’exception du Québec, publient leur coût moyen par maladie selon la gravité. En effet, au Québec, peu d’établissements connaissent le coût de leurs interventions. Ils ne peuvent donc pas évaluer leur fonctionnement d’une année par rapport à l’autre ou se comparer avec les autres établissements et s’améliorer en se comparant, Johanne Castonguay»

Wal-Mart est capable de savoir combien de dentifrice Colgate Total 170 ml qui se vend dans le monde entier en temps réel, et nous avec 27 milliards on n’est même pas capable de savoir combien coûte une simple opération de la hanche ?

Ça va de soi, si vous être incapable de savoir le coût, vous être incapable de savoir quel établissement est le plus productif.

Croyez –vous qu'une compagnie pourrait survivre, si elle ne connaît pas ses coûts d’opérations ?

Un système santé mixte n’est pas la solution ultime, mais nous donnerait des outils comparatifs. Ce n’est pas une question d’avoir un système à 2 vitesses comme certain prétende, mais d’avoir de la concurrence. Il y a un constat qui est accepté dans le monde entier, un monopole n’est pas productif, peu importe qu’il soit privé ou public.

Québec Droite est tout à fait d’accord avec un régime à deux vitesses:

La vitesse des syndicats et la vitesse du privé,
on va voir qui sera le plus performant.

Je vous fais une analogie avec les écoles publiques et privées, pensez-vous vraiment que nos écoles publiques seraient plus performantes s’il n’y avait pas d’écoles privées, absolument pas. Même si nos écoles publiques ont de la difficulté d’efficacité (syndicats et technocratie), ils se font constamment challenger par l’école privée, une chance, imaginer la situation s’il n’y avait pas de comparaison.

Dans le fascicule 2, on arrive à la même conclusion :

Un avantage : la présence du secteur privé dans l’enseignement primaire et secondaire

La présence d’un important secteur privé d’enseignement, surtout au niveau secondaire, permet au Québec de bénéficier de l’émulation existant entre les deux systèmes.

La coexistence d’un système public et d’un système privé introduit une concurrence qui bénéficie aux citoyens.

La présence d’écoles privées force les écoles publiques à être inventives, afin de conserver leur clientèle.

Cela joue également dans l’autre sens : les écoles publiques, par leurs initiatives, imposent aux écoles privées des critères de performance qui bénéficient aux élèves.

La coexistence du secteur public avec un secteur privé important et dynamique doit ainsi être considérée comme un atout, même si l’on reproche au secteur privé d’écrémer les élèves du secteur public.

D’où pourquoi la mixité.

N’oubliez pas notre mantra :

Concurrence oblige efficacité, efficacité oblige imputabilité

On demande aux gens de payer les impôts les plus régressifs de toute l’Amérique, et notre gouvernement qui dépense 28 milliards en santé et est incapable de savoir le coût d’une simple opération chirurgical ?

Oui le Québec, est distinct pas à peu près !

Suite : Le Québec face à ses défis, Fascicule 1. (1-4)