Le retour des péages pourrait générer jusqu’à 1,6G$, (débat 2-2)

    Encore sur le principe je suis d’accord, mais ça reste une taxe camouflée si l'on ne réduit pas le poids de l’état ou sa réingénierie.

    De plus, j’ai un bémol, il faudrait que l’argent qui est généré par les péages serve bien pour la réfection des routes, on connaît l’histoire de la SAAQ quant le gouvernement québécois avait pigé 2,2 milliards dans la caisse au cours des années 1980 et 1990, ce qui a eu pour effet de faire cotiser indûment les automobilistes et d'affecter l'indemnisation des victimes, le gouvernement avait asséché les réserves de la SAAQ.

    Vous avez un bon commentaire d’un blogueur, sur la gestion des autoroutes payant en Europe.

    Extrait de: Le retour des péages pourrait générer jusqu’à 1,6G$, Mathieu Laberge, CIRANO, 12 janvier 2010

    Le gouvernement du Québec pourrait générer des recettes nettes allant jusqu’à 1,6 milliard $ par année en installant des postes de péage sur une partie ou sur l’ensemble de son réseau autoroutier principal. Les montants du péage seraient perçus électroniquement et n’occasionneraient conséquemment aucun ralentissement. En octobre 2009, 60 % des Québécois se sont dits d’accord avec le retour des péages afin de faciliter le retour à l’équilibre budgétaire.

    Le montant moyen du péage serait fixé à 10 cents le kilomètre dans la région métropolitaine de Montréal et à 5 cents hors de celle-ci. À titre de comparaison, dix cents le kmh représente 58 % du montant exigé pour le passage sur la route 407 à Toronto.

    Le péage varierait en fonction du moment de la journée où l’automobiliste utilise la route (en période de pointe ou non). Il serait supérieur à ce montant moyen durant les heures de pointes et inférieur à celui-ci, voire nul, hors de ceux-ci. Dans le cas des ponts de l’île de Montréal, le montant du péage serait fixé en fonction du péage sur le futur pont de l’autoroute 25 au nord de Montréal et varierait également en fonction du moment auquel l’automobiliste utilise le pont.

    D’autres scénarios de moindre ampleur, inclus dans le plan global, prévoient la tarification des autoroutes dans la région de Montréal ou celles autour des principales villes québécoises. Ces scénarios pris isolément permettraient de générer des recettes entre 142 et 737 millions $ annuellement.

    Ces scénarios sont applicables aux autoroutes à deux chiffres et à leurs extensions à trois chiffres pour lesquelles une route alternative existe. Les autres routes à trois chiffres et les autoroutes pour lesquelles aucune alternative n’existe sont exclues. Ces recettes tiennent compte des coûts de perception (15 % des recettes brutes), des créances irrécouvrables (5 % des recettes totales) et de la diminution d’achalandage (9 % dans la région métropolitaine de Montréal et 4,5 % hors de celle-ci) suite à l’imposition d’un tarif.

    Pour un cofinancement des autoroutes

    En 2007, le gouvernement du Québec a lancé un vaste programme de réfection et de construction de routes et d’autoroutes qui coûtera plus de 10 milliards $ sur cinq ans, entièrement financé par endettement. Cela implique des coûts d’intérêt annuels importants pour le « service » de cette dette. Les recettes du péages pourraient donc être affectées en partie au financement des travaux de réfection sur les autoroutes tarifées.

    Ainsi, chaque partie financerait sa juste part de l’entretien des routes. Les utilisateurs actuels et futurs paieraient en fonction de leur utilisation réelle des routes via les péages. L’ensemble des contribuables, qui bénéficient des échanges commerciaux et de la productivité accrus qu’assure un réseau routier en bonne condition, paieraient le service de la dette via leurs taxes et leurs impôts.

    Moins de congestion, moins de CO2

    Le retour des péages sur les routes québécoises présenterait de nombreux avantages autres que les recettes générées. D’abord, des péages plus élevés lors des heures de pointe permettraient de rediriger une partie du trafic vers des heures où l’achalandage est moins intensif. Il en résulterait une diminution de la congestion routière à l’approche des principales villes québécoises. Cet avantage ne devrait pas être négligé. À la fin des années 1990, l’Insitut C.D. Howe estimait la valeur du temps perdu et de l’essence gaspillée dans les bouchons de circulation entre 700 et 980 millions $ annuellement à Montréal, entre 37 et 68 millions à Québec et entre 40 et 89 millions $ à Ottawa-Gatineau. Or, depuis le tournant des années 2000, le flux de trafic a généralement augmenté ce qui a pu accroître le coût de la congestion routière.

    Par ailleurs, en augmentant coût d’utilisation de la route par les automobilistes, l’imposition de péages aurait pour effet de valoriser le transport collectif : autobus, métro, covoiturage, etc. Cela contriburait à diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées au transport, surtout dans la région métropolitaine de Montréal où des alternatives efficaces de transport existent.
     Gilles Bezzoli, 12 janvier 2010 | 9h27

    Pourquoi ne pas faire comme en Europe?

    Certains pays ont donné des sections ou tronçons d'autoroute en concession à des sociétés privées,qui encaissent évidemment les recettes des péages mais qui doivent en contrepartie assurer la sécurité sur ces autoroutes,ce qui implique la réfection dès que le revêtement de dégrade,donc zéro ''nid de poule'',l'entretien des abords de l'autoroute,des barrières de sécurité,etc...etc...

    Ce qui veut dire création d'emploi dans les BTP (bâtiment-travaux publics)et aussi pour l'entretien des bords d'autoroutes,péages,etc...

    Au moins nos paiements aux péages ne seraient pas juste un impôt supplémentaire car en échange on aurait un réseau autoroutier digne de ce nom...

    On pourrait également mettre sur pied un tracé autoroutier pour les grands axes dit ''rapide'' avec une vitesse limité à 130 kms/h en période sans neige pour les gens Pressés entre Montreal et Toronto ou Ottawa par exemple ou Montreal-Québec mais qui paieraient plus cher le péage de ces sections ''rapides''qui devront disposer d'éléments supplémentaires en rapport avec la sécurité (affichage de signalisation électronique,etc...)

    Donc création d'emploi et auto-financement des autoroutes concernés...L'argent des contribuables actuellement utilisé pour la réfection des ces routes pourrait être affecté à autre chose ou à la dette...

    Michel Germain [Visiteur]
    Pour ce qui est des péages il y a une petite chose que personne ne semble comprendre quand on se compare aux USA, oui il y a des péages mais pas sur toutes les autoroutes, il y a toujours une autoroute FREE pour ceux qui ne veulent pas payer, et d'autres pour ceux qui veulent payer pour se rendre plus vite a destination.

    Pas de problèmes a mettre des péages sur de "Nouvelles autoroutes ou nouveaux ponts" qui vont se financer a même ces péages mais pour ceux qui sont déjà existant et payés et qu'il n'y a pas d'autres voie de circulation rapide et bien dommage mais niet, c'est un service essentiels, faut pas être un génie pour comprendre que plus on taxes moins il y a de consommateurs et moins il y a de consommateurs moins on collecte de taxes... juste le principe de la saucisses Hydrade... finalement tout le monde est perdant.

    Mathieu Laberge
    Mathieu Laberge est titulaire d'une maîtrise en économie internationale et économétrie de l'Université de Nottingham. Il est directeur de projet et économiste au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). Auparavant, il a enseigné l'économie et les statistiques au Collège Gérald-Godin et il a collaboré aux pages Forum du quotidien La Presse. Ses principaux intérêts de recherche sont l'économie des comportements sociaux (terrorisme, sécurité nationale et criminalité), l'économie des finances publiques (principes de gouvernance, gestion des infrastructures, éducation et fiscalité) ainsi que la modélisation mathématique des phénomènes économiques.