L’école privé plus performante que l’école publique

Savez-vous pourquoi les écoles privées donnent de meilleurs résultats, parce qu’ils sont imputables.

1.       Elle doit non seulement évaluer ses professeurs, elle doit valoriser les bons professeurs, s’ils ne sont pas bons elle doit les renvoyer.

2.       Elle doit être assidue sur la qualité de l’enseignement, évaluer ces programmes, évaluer quels équipements additionnels devraient s’ajouter, pour se différencier des autres écoles privées.

3.       Car c’est sa survie qui est en jeu, les parents sont exigeants, car ils payent, de plus il y a de la concurrence, si elle ne performe pas elle cessera d’exister.

Dans le public très peu d’évaluation, quasi impossible de licencier un professeur incompétent ou par manque de motivation, demander à un directeur d’école il va le confirmer.

1.       La convention collective, la loi en éducation impose la règle du commun dénominateur, de la standardisation: tout le monde il est égal bon prof mauvais prof. tout le monde est pareil.

2.       Pris dans un système qui privilégie la norme au détriment des singularités, le personnel des écoles se démotive, ayant l'impression que son travail est désavoué par les commissions scolaires et le gouvernement, les écoles étouffent, victimes de la bureaucratie et de la technocratie.

On connaît suffisamment les symptômes du secteur public, comment il est embourbé et comment sa structure est lourde.

Souvent on mentionne que l’école privée performe mieux parce qu’elle choisit ses élèves, je pense que le blogueur Pierre-Luc.-B vous affirme le contraire.

Mais j’ai un argument béton pour soutenir ces dires, souvenez-vous du terme que j’ai employé au début du carnet IMPUTABILITÉ.

Je mentionne de nouveau l’histoire des charters schools.

«Durant les années 1980, explique Malcolm Peabody, président de l'association Les amis du libre choix dans les écoles urbaines, toutes les tentatives pour réformer les écoles ont raté. Elles ont été coulées par la bureaucratie de l'enseignement public et des syndicats de professeurs.

Quand la bureaucratie exerce un contrôle sur les écoles, c'est un désastre.»

Des groupes de professeurs avec des groupes de parents décident de faire leur propre école, pas de syndicats, pas de commissions scolaires, pas de ministères de l’Éducation.

Rien de tout cela, juste de la motivation et prendre à cœur l’éducation des élèves, ainsi les 'Charter School' sont nés

Les obligations :

1.       Elle reçoit le même montant qu’un étudiant de l’école publique.

2.       Elles doivent être des associations à but non lucratif, gratuites et ouvertes à tous.

3.       Elles ne peuvent être que laïques.

4.       Pour le reste, elles organisent leur enseignement comme elles l'entendent.

5.       Elles sont dégagées de toute tutelle administrative.

6.       On ne les juge que sur les résultats scolaires obtenus.

Les résultats:

Cinq mille écoles se sont créées sur ce modèle, 1,3 million d'enfants aux États-Unis. À Washington DC, les charter schools ont déjà raflé 28 033 des 73 120 élèves du secteur public. Leurs classes ne comportent jamais plus de dix-huit élèves, les établissements sont de petite taille (250 élèves en moyenne).

Leurs résultats scolaires sont infiniment supérieurs à ceux des écoles publiques.

À Washington, les jeunes Noirs ou les Latinos qui constituent 91 % des recrues des charter sortent du secondaire avec des taux de réussite en lecture et en mathématiques deux fois supérieurs à ceux des écoles publiques. Les élus sont ravis. L'État, sans dépenser un sou de plus qu'ailleurs, offre aux minorités défavorisées de meilleures chances de promotion sociale.

Que doit-on apprendre de cette expérience, quand on laisse la responsabilité aux professeurs et aux parents, on vous donne les gouvernes, aucun compte à rendre à personne, juste les examens à la fin de l’année, de grandes réussites peuvent subvenir. Ils étaient les pires cas de la société et ils ont mieux réussi que l’école publique. Pourquoi, parce que les professeurs sont devenus responsables et imputables, pas d’ancienneté, pas de bureaucratie, juste vous, vous êtres les seuls mettre à bord, vous diriger votre propre école, seul bilan la réussite des élèves.

Alors, quant on dépasse les rendements des écoles publiques, ce n’est pas une question d’être élitiste, mais une question de liberté, de responsabilité et d’imputabilité, 5000 écoles charter le prouve à chaque jour.

 

Extrait de : Quand l’école se prend en main, p. 209

On parle de plus en plus d'autonomie pédagogique, de responsabilisation et de professionnalisation de l’enseignant comme préalable à l'imputabilité. On ne peut responsabiliser un enseignant et l'amener à être imputable de son enseignement si on ne le laisse pas être maître de son enseignement. C'est là une caractéristique propre à un professionnel.

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    # by Anonyme - 22 avril 2010 à 16 h 30

    Je travaille dans une école publique et j’en suis très fière! L’équipe d’enseignants autour de moi est dynamique et motivée. Une chance qu’on est là pour les milliers d’élèves qui ont des difficultés d’apprentissage! Hé oui! Ça existe! Chers défendeurs de l’école privée qui sélectionne ses élèves, êtes-vous prêts à démocratiser vos écoles? Il est temps qu’on donne une chance égale de réussir aux élèves, peut importe leur classe sociale ou leur particularité d’apprentissage. Mettons tous nos énergies là-dessus! Pour un Québec meilleur, démocratisons l’école privée et soutenons mille fois plus l’école publique!

    Une enseignante qui défend l’école publique avec conviction.