L’heure des choix a sonné

Bravo !

Continuer à faire de la comparaison avec les autres provinces et d’autres pays.

Malheureusement pour les Québécois, nos gouvernements Québécois, ont été irresponsables depuis des décennies, il y a de très bons leaders dans le monde, utilisons-les comme référence.

Si l'on veut s’en sortir, on doit prendre des décisions difficiles, réductions du poids de l’État, et rééquilibrer les charges fiscales par rapport à nos voisins directs.

J’ai souvent dit que nos concurrents les plus sérieux ne sont pas la Chine, mais nos voisins de proximité, si notre fiscalité est trop lourde par rapport aux autres provinces ou États, on a de sérieuses difficultés à exporter et l’investissement privé va s’amincir à l’épaisseur d’une simple feuille de papier.

Excellent d’avoir parlé de cette aberration, on dépense plus de 1.6 milliard pour les congés parentaux, et ça fait plus de 47 ans que nous avons une immigration interprovinciale négative, on n’est même pas capable de garder nos propres Québécois, déjà formé et éduqué.

Je dois féliciter personnellement Argent, Canoë et TVA depuis quelques semaines, pour faire de la pression sur le gouvernement pour qu’il puisse prendre de bonnes décisions et d’éduquer parallèlement la population.

Extrait de: L’heure des choix a sonné, Claude Garcia, Argent, 18 Janvier 2010

Dans le cadre de ses consultations pré-budgétaires, le ministre des Finances, monsieur Raymond Bachand, a mis sur pied un Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques, comité composé de quatre économistes chevronnés. Ces derniers ont rendu public, le 14 décembre 2009, un constat alarmant. Au Québec, on enregistre :

- des dépenses publiques 26 % plus élevées qu’en Ontario,

- un revenu moyen inférieur de 23 % à la moyenne canadienne,

- un fardeau fiscal supérieur de 17 % à celui des autres Canadiens,

- une dette publique, en proportion de notre capacité de payer, deux fois plus élevée que celle des autres Canadiens.

Cette situation n’a pas empêché le Québec de mieux se tirer de la récession actuelle que le reste du Canada. Le Québec a une économie beaucoup mieux diversifiée que les provinces de l’ouest qui comptent énormément sur les ressources naturelles. Ces provinces ont expérimenté une hausse du chômage plus prononcée que nous; elles n’en demeurent pas moins encore aujourd’hui beaucoup plus riches que nous le sommes et elles profiteront davantage de la reprise qui s’amorce.

L’Ontario, humiliée par son admission à la péréquation, a déjà annoncé plusieurs mesures susceptibles d’améliorer sa performance économique. Le taux d’impôt ontarien sur les bénéfices des entreprises passera de 14 % à 10 % d’ici 2013, soit 19 % de moins que le taux actuel du Québec. L’Ontario harmonisera sa taxe de vente avec la TPS le 1er juillet 2010, une autre mesure qui favorisera les investissements. Le Québec, qui a déjà fait cette harmonisation sous le leadership de monsieur Robert Bourassa, perdra ainsi un autre avantage concurrentiel.

L’Ontario n’est pas la seule province qui améliore sa position concurrentielle. La Colombie-Britannique harmonise également sa taxe de vente avec la TPS et réduit à 10 % son taux d’imposition sur les profits des corporations d’ici le 1er janvier 2011. Même le Nouveau-Brunswick profite de la transaction entre Hydro-Québec et Énergie NB pour mieux nous concurrencer. Le gouvernement de cette province a annoncé, dans son dernier budget, des réductions substantielles d’impôt pour les entreprises et les individus. Les entreprises paieront leur électricité au prix québécois et ne verseront que 8 % de leurs bénéfices au trésor provincial.

Sans doute, faut-il protéger le modèle québécois. Mais si nos concitoyens tiennent tant à ce modèle, pourquoi le Québec perd-il plus de citoyens qu’il n’en gagne au jeu de l’immigration inter-provinciale? Ce sont les provinces plus riches que nous qui attirent les Québécois éduqués ici. Il en résulte une baisse constante de notre poids économique et politique à l’intérieur du Canada.

Le nouveau Régime québécois d’assurance parentale, qui a fait augmenter le taux de natalité québécois au delà de celui du reste du Canada, va-t-il mettre fin à notre déclin démographique relatif? Il y a un petit problème toutefois puisque, jusqu’à maintenant, on a financé ce programme avec notre carte de crédit. D’ici la fin de 2010, il aura fait augmenter notre dette de près d’un milliard $.

L’heure des choix a sonné. Plusieurs propositions pour améliorer la situation des finances publiques sont sur la table. Un gouvernement majoritaire, dans la première moitié de son mandat, est dans une situation idéale pour proposer aux Québécois un plan d’action crédible pour établir les finances publiques du Québec sur une base solide. C’est à ce prix seulement que nous serons en mesure de maintenir les principaux acquis du modèle québécois.