Montréal, bond de 6% du fardeau fiscal

J’ai pigé plusieurs articles (je m’excuse pour les droits d’auteurs), pour faire ce carnet …

Le budget 2010 s'élève à 4,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 5,6 % par rapport à celui de l'an dernier.

Soyez pas surpris, la ville de Montréal va toujours manquer de l’argent, un peu comme le Québec, tant aussi longtemps on ne fera pas une réingénierie de l’état, cassé les monopoles des services publics gérés par les monopôles syndicaux, ça sera un éternel puits sans fond.

Selon le maire Tremblay, les deux tiers des augmentations de taxes sont liés à la crise économique qui a frappé la planète. Cette crise a affecté les rendements des marchés financiers et obligé la Ville à consacrer une somme supplémentaire de 89 millions de dollars aux régimes de retraite de ses employés. La Ville a également vu fondre ses revenus de placements de 32 millions, les droits de mutation de 10 millions et les revenus liés aux nouveaux bâtiments de 10 millions.

Avez-nous une idée de l’ampleur du déficit actuariel des fonds de pension des cols blancs/bleus de Montréal ?

Si OUI bravo!, car peu le gens le sait ce n’est pas publique, beaucoup de gens on essayer de connaître, mais sans succès. Alors imaginer qu’est que ça va être quant le party des baby-boomers vont être à leur retraite à 75 % de leur salaire.

En revanche, l'administration Tremblay a décidé de faire une plus grande place aux transports en commun en augmentant les investissements dans ce secteur. La Ville consacrera à cette enveloppe 450 millions en 2010. La Société de transport de Montréal (STM) obtiendra de la Ville une contribution de 389,6 millions, soit une hausse de 17,6 % par rapport à 2009. Montréal devra toutefois éponger ce qui reste du déficit 2009 de la STM, soit 19,2 millions, faute d'avoir obtenu du gouvernement du Québec qu'il s'en charge. Comme un déficit de 40 millions est à nouveau anticipé en 2010, l'administration espère que cette fois, Québec viendra à sa rescousse.

Le Québec a des plus gros soucis de budget que Montréal actuellement.

«Une hausse de taxes combinée à une baisse des investissements est la pire recette dans la réalité économique actuelle», a commenté Louise Harel, qui reproche au maire d'imposer des hausses de taxes neuf fois supérieures au taux d'inflation.

Dans toutes les sphères gouvernementales, ça fait longtemps qu’on ne se préoccupe plus du taux d’inflation, pour taxer.

Nos élus municipaux se comportent exactement comme le gouvernement du Québec, quant il manque d’argent on taxe.

Poule aux œufs d'or

Une critique que semblent partager tant les commerçants que les propriétaires immobiliers de Montréal. En outre, Destination Montréal et l'Association des Sociétés de développement commercial de Montréal (ASDCM) réagissent tout aussi vivement.

Cette dernière soutient que les hausses de taxes vont réduire les revenus nets des commerçants, affaiblir ses artères commerciales et réduire le pouvoir d’achat des consommateurs. Elle juge de plus, inéquitable la taxe sur le stationnement du centre-ville, qui s’en trouvera non seulement fragilisé, mais également désavantagé par rapport au reste de l’offre commerciale de la région métropolitaine.

Demandé une telle réflexion avec des élus municipaux, qui n’ont jamais créé de la richesse, c’est beaucoup demander. Pas compliqués, voyant qu’ils ne font pas d’argent, ils vont fermer boutique, ou transférer les opérations ailleurs.

«Après les parcomètres, les stationnements, soupire André Poulin, le directeur général de Destination Centre-ville. On ne se rend pas compte à l’Hôtel de ville qu’en agissant de la sorte, c’est comme si on abusait d’une poule aux œufs d’or.»

M. Poulin considère que l’idée de taxer le stationnement pour des considérations environnementales relève « d’hypothèses simplistes, car si le centre-ville est moins accessible, les automobilistes ne prendront pas le transport en commun pour y accéder, ils vont plutôt aller ailleurs et faire plus de kilomètres avec leur voiture. »

Évidemment, allez voir les stationnements des centres commerciaux à proximité de Montréal, DIX 30, Anjou, Laval, St-Bruno, ils sont remplis durant la fin de semaine, et le centre-ville se vide entre temps.

À un moment donné, dit-il, les commerces et bureaux du centre-ville vont percevoir toutes ces augmentations comme une invitation à aller s’installer ailleurs. Un peu comme BCE, qui a fini par déménager son siège social du centre-ville à l’île des Sœurs.

Pourquoi, l’île des sœurs, pas compliquée juste à côté du pont Champlain, tu reste en banlieue, traverse le pont et oups tu es déjà a ton lieu de travail, même pas besoin de rentrer à Montréal.

Bien qu’en faveur du développement du transport en commun qui profite aux entreprises et aux citoyens, la Chambre de commerce a émis certaines inquiétudes. « Encore faut-il que les Montréalais puissent conserver leurs emplois. (…) 35 300 emplois ont été détruits sur l’île de Montréal en 2009 alors qu’il s’en est créé 33 400 dans le reste de la région métropolitaine ».

7,6 %, c'est le taux de locaux inoccupés sur l'artère commerciale la plus importante de Montréal, la rue Sainte-Catherine.

C’est déjà haut, j’ai hâte de le voir l’année prochaine…

Sydney Tessier, directeur général de Vinci Park, le plus gros gestionnaire de parc de stationnement à Montréal, craint que cette nouvelle taxe entraîne inévitablement de nouvelle hausse dans les tarifs de stationnement. «Aucun propriétaire immobilier, que ce soit de tours à bureaux ou de centre commerciaux ne roulent sur l¹or par les temps qui courent. Nous ne vivons pas de bien bonnes années.»

Eh oui, bienvenue dans la galère …

Ce dernier fait remarquer que le centre-ville de Montréal n¹est pas des plus en santé actuellement. «Rien à voir, dit-il, avec des villes comme Toronto, New York, Madrid ou Londres. Le centre-ville de Montréal est fragile et tout fardeau supplémentaire sur ses épaules risque de faire mal.» Il n'exclue pas la possibilité que les propriétaires refilent la facturent aux usagers, ce qui se traduirait par de nouvelles hausses pour les automobilistes.

Les dépenses assumées par la métropole sont en «croissance exponentielle», a indiqué le maire. Les charges de l’agglomération montréalaise augmentent de 9,4 % par rapport à l’an passé. «Nous sommes une métropole et nous assumons les responsabilités d’une métropole», a martelé Gérald Tremblay. À titre d’exemple, les problèmes de gang de rue, de pauvreté et d’itinérance gonflent les dépenses de services policiers montréalais près de 30 M$.

De son côté, la Chambre de commerce de Montréal est restée perplexe devant la hausse des dépenses de la ville de 5,6 % alors que les entreprises doivent faire des efforts pour survivre à la crise. « Le budget de la Ville devrait insister davantage sur un contrôle serré de ses dépenses de fonctionnement et l’amélioration de la productivité des services municipaux. »

Ce n’est pas juste un problème de gang de rue, cette ville est totalement mal géré, la plus grosse dépense de la ville se sont les salaires.

Évidemment si le gouvernement du Québec n’as pas le courage de réduire la masse salariale de sa fonction publique, pensez-vous que le Maire Tremblay a plus de courage, malheureusement nous n’avons pas le Maire Labeaume qui n’as pas peur d’attaquer sa masse salariale pour équilibrer ces budgets.

L’administration du maire Tremblay préférerait toutefois obtenir une plus grande part de la taxe d’accise sur l’essence. Cette solution serait plus pratique, selon le maire, et elle pourrait être mise en place plus rapidement. «À ce moment-là, on ne parle plus de péage. C’est immédiat», a assuré le maire.

Que c’est simple, on a besoin plus d’argent, on taxe, totalement pathétique.

 

Le vrai problème:


Les cols bleus entameront 40 jours de grève tournante dans moins de deux semaines, a appris La Presse. Leur syndicat en avisera officiellement les autorités municipales aujourd'hui, pendant que le maire Gérald Tremblay dévoilera son budget.

Les 5000 travailleurs manuels de la Ville lanceront le débrayage le 25 janvier, un arrondissement à la fois pour en atténuer l'impact sur la population, selon le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal.

Savez-vous que les cols bleus ont un salaire moyen supérieur à 11.2% par rapport au secteur privé, et si on ajoute les avantages sociaux 35.9%, ça vous dirait de réduire leurs avantages pour équilibrer le budget ?

Comment ont-ils réussi ? Facile chantage syndicale depuis des décennies, si tu nous donnes pas ce qu’on veut, t’as plus de transport, plus de vidanges, il y a même eu un moment durant la grève des pompiers, ils ont laissé des maisons se brûler, en fait la ville arrête de fonctionner etc. …

Cumulation de gain, à coup de chantage syndical.

«On veut agir, démontrer le sérieux de notre démarche tout en ne prenant pas la population en otage», a résumé le président du syndicat, Michel Parent.

Les cols bleus sont sans contrat de travail depuis deux ans et demi. Ils dénoncent à la fois la lenteur des négociations et le recours croissant de la Ville à l'entreprise privée.

Les services municipaux seront donc suspendus dans l'arrondissement de Ville-Marie le 25 janvier. Le lendemain, c'est dans Notre-Dame-de-Grâce-Côte-des-Neiges que les travailleurs débraieront. Suivront Saint-Laurent, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et ainsi de suite.

La grève tournante durera jusqu'au 5 mars. Chacun des 19 arrondissements sera touché deux fois. Quant aux services qui ne sont rattachés à aucun arrondissement en particulier, comme les grands parcs et les usines de traitement des eaux, ils seront aussi paralysés par deux jours de grève, mais ce seront des jours de week-end.

«Au lieu de faire une grève générale où on met tout le monde en grève et où on risque de paralyser la ville, on y va arrondissement par arrondissement, a résumé M. Parent. On souhaite pénaliser le moins possible la population tout en maintenant le crescendo contre l'administration.»

Déneigement

Le syndicat souhaite que le déneigement soit maintenu dans les arrondissements où plus de la moitié de ce service est assuré par des employés municipaux. À LaSalle, par exemple, le déblayage et l'enlèvement de la neige sont entièrement réalisés par des cols bleus.

Mais dans les arrondissements où plus de 50% du déneigement est confié à des entrepreneurs privés, le syndicat donnera le mot d'ordre de ne pas travailler. C'est le cas notamment dans Ville-Marie, Outremont et Saint-Léonard.

Les travailleurs devront toutefois obtenir l'aval du Conseil des services essentiels avant de lancer les moyens de pression.

Les négociations achoppent sur plusieurs points, notamment les augmentations de salaire et le plancher d'emplois. Selon le syndicat, la sous-traitance est le principal enjeu des pourparlers.

C’est quoi un plancher d’emplois, on ne peut pas licencier même si on a plus d’ouvrage, ça existe ce programme dans le privé ?

La sous-traitance dans le privé se fait constamment pour améliorer ses coûts de production, la ville n’as pas le droit de réduire ses coûts d’opérations ?

Les cols bleus demandent à la Ville de moins recourir aux firmes privées pour les services comme le déneigement et de plutôt conférer un statut permanent aux quelque 600 employés auxiliaires qu'elle emploie déjà.

Bien sûr, on n’a même pas d’argent pour réparer les nids de poule, mais on vas donner leurs permanences avec tous leurs avantages sociaux.

Mais c’est quoi la permanence, un ‘job’ assuré à vie, ça existe tu dans le privé une job permanent ?

C’est justement ce genre de chantage que les villes ne veux plus, il y a une tendance générale dans le monde entier de la réingénierie des services municipaux, on les donne au privé, ex : transport on la donne à 3 ou 4 agences privées, se font une concurrence entre eux, maintiens des salaires raisonnables, et s’ils ne font pas l’affaire on retire leur agence, car ils sont IMPUTABLES.

N’oubliez pas notre mantra: Concurrence, Efficacité, Imputabilité 

Si on règle pas le problème de fond, ça sera toujours un puits sans fonds et le peuple québécois sera toujours de plus en plus pauvre, malheureusement.