Péréquation – les effets pervers (3)

Les montants de péréquation au bien-être des provinces où les ressources naturelles riches provinces ont effectivement leurs impôts pour subventionner les programmes dans les provinces dont les recettes fiscales sont inférieures à la moyenne nationale.

Cela crée des effets pervers où les provinces comme le Manitoba et l'Île dépensent plus par habitant pour la santé et l'éducation que l'Ontario. Les contribuables ontariens et l’Alberta finissent par payer de meilleurs soins de santé à l’extérieur de leur province.

Extrait de: Le comble de l’irresponsabilité, André Pratte, La Presse, 22 mars 2009

Pour le Québec, malheureusement, depuis quelques années, l'argumentaire du gouvernement du Québec est très affaibli par sa propre gestion des finances publiques

Selon les projections des Finances, les dépenses du gouvernement auront crû de 10,9 milliards de 2006-2007 à 2010-2011. Pendant la même période, ses revenus autonomes auront augmenté de seulement 807 millions. Où Québec trouvera-t-il les 10 milliards qui lui manquent? Dans l'augmentation des transferts fédéraux: + 4,1 milliards. Le reste sera emprunté.

Autrement dit, le gouvernement du Québec réclame qu'Ottawa augmente davantage ses transferts alors que lui-même ne prend pas ses responsabilités, c'est-à-dire qu'il ne prend les moyens ni pour augmenter ses revenus ni pour contraindre la croissance de ses dépenses.

Malgré une capacité fiscale plus faible que des provinces comme l'Ontario et l'Alberta, le Québec offre à ses citoyens des services publics qui ne sont pas «sensiblement comparables» à ceux offerts par les autres provinces, mais beaucoup plus étendus. Ainsi, lorsque le gouvernement du Québec demande au fédéral d'augmenter ses transferts, il demande aux autres Canadiens de subventionner les généreux programmes qu'il offre à ses citoyens et dont eux-mêmes ne bénéficient pas!

D’où l’argumentaire du ministre de l’Ontario

As McGuinty told reporters in Ottawa Thursday, "sending all that Ontario money for redistribution to the rest of Canada made great sense a few decades ago when ... other provinces needed the programs and services that help create prosperity and needed a little help getting there. But it doesn't make sense today."

Le message est assez simple, sans ces transferts massifs du gouvernement fédéral, nous aurions déjà fermé la plupart de l'écart entre les provinces prospères au Canada et ceux qui jouent de rattrapage économique. Nous avons toujours les transferts, et nous avons encore l'écart. Si les subventions de péréquation sont importantes comme la solution à nos problèmes de disparité régionale, ces problèmes auraient été résolus depuis longtemps.

Leur problème fondamental est que leurs économies ne sont tout simplement pas suffisamment productives pour soutenir le niveau de vie à laquelle ils pensent qu'ils ont droit.


Péréquation, en fait, s’est révélée avoir été une malédiction plutôt qu'une bénédiction, car elle a réduit la pression économique sur les régions les plus pauvres à s'adapter à la réalité de leur situation.

En fait, c’est un peu l’équivalent d’un enfant qui est rendu a l’âge adulte qui vous demande toujours de l’argent, pas assez d’argent pour payer son loyer, pas assez d’argent pour payer ces assurances, pourtant il travaille, se permet de partir en Europe, se permet de manger constamment au restaurant.

Alors que faîtes vous ? vous coupez les vivres.

Le Québec agit de la même façon, il quête de l’argent parce qu’il se dit trop pauvre, mais donne des programmes sociaux démocrates tellement généreux tel que les garderies, les congés parentaux qu’aucune province riche ne peut se le permettre.

Ce comportement irresponsable devient de plus en plus difficile à soutenir politiquement dans une période économique ou à toute fin, le principal pourvoyeur est l’Alberta.