Un contrat sans appel d’offres sent le copinage à Laval

Pas de commission d’enquête, cherchez pourquoi ?

Extrait de: Un contrat sans appel d’offres sent le copinage à Laval , Fabrice de Pierrebourg,Rue Frontenac,  Mardi, 05 janvier

La Ville de Laval a versé près de 900 000 $ sans soumission préalable à la firme Schokbeton Québec, dont un des vice-présidents, Benoît Fradet, est aussi conseiller municipal, pour transporter et entreposer des poutres de béton provenant du viaduc du Souvenir, a appris RueFrontenac.com.

Installée à Saint-Eustache, Schokbeton Québec inc., dont la spécialité est le béton préfabriqué, est dirigée par des membres de la famille de Marc Bibeau, des fidèles du Parti libéral provincial et des proches de Jean Charest.

Quasiment tous ses administrateurs sont des contributeurs importants et réguliers du PLQ, comme nous avons pu le vérifier dans les fichiers du DGE du Québec.

Selon les données du registre des entreprises du Québec, l’actionnaire majoritaire est une compagnie à numéro dont le président est Marc Bibeau.

La firme Schokbeton a obtenu un contrat de près de 900 000 $ de l’administration lavalloise sans appel d’offres.

Cet homme, déjà décrit comme un des plus importants « collecteurs de fonds » du PLQ, aurait aussi été intégré à un cabinet fantôme constitué par Jean Charest il y a quelques années.

Un élu de la Ville embauché comme v.-p.

Selon les données obtenues auprès de la Ville de Laval, Schokbeton a reçu le 20 décembre 2000 et le 28 mai 2002 deux paiements de 474 250,78 $ et 417 604,10 $ pour des travaux « de dégagement, de démantèlement, de transport et d’entreposage du viaduc du Souvenir ».

Le conseiller municipal et vice-président de Schokbeton, Benoît Fradet.

Coïncidence, c’est aussi en mai 2002, date du dernier paiement effectué par la Ville de Laval, que Benoît Fradet a été embauché comme vice-président de Schokbeton.

Mentionnons toutefois que le bureau du maire Vaillancourt n’a pas caché son agacement face à notre insistance à connaître dans quelles circonstances la compagnie Schokbeton avait obtenu ce lucratif contrat d’entreposage de poutres de béton, et pourquoi elle et non une autre.