Le Québec: une démocratie dictatoriale

Tel est le régime de notre mode de scrutin majoritaire uninominal.

Ça fait plus de 40 ans qu’on en discute, rien n’est fait, par contre, on a le pire cas actuellement d’abus de pouvoir.

Notre mode de scrutin décourage les électeurs à voter, en 2008  (42.7 % des électrices et électeurs inscrits soit 2 448 612 personnes) ne sont pas allé voté au Québec, on se retrouve donc avec un parti libéral qui est devenu majoritaire avec 28% de l’électorat.

Dans ce mode de scrutin quant un parti est majoritaire, le premier ministre devient un dictateur, d’autant plus il y a aucune règle budgétaire pour le circonscrire, donc il devient un dictateur sans restriction.

1)      Quand un premier ministre refuse une commission d’enquête, demandé par le peuple.

2)      Quand un premier ministre vote un budget sous bâillon.

3)      Quand un premier ministre ne respecte même plus les recommandations du vérificateur.

4)      Quand un premier ministre présente de faux budgets équilibrés grâce à la manipulation comptable.

5)      Quand le premier ministre se préoccupe plus de l’intérêt de son parti que d’agir en fonction de l'intérêt public.

6)      Quant un premier ministre veut changer la carte électorale (projet 78) en choisissant l’électorat à son avantage.

7)      Quand un premier ministre a des comportements irresponsables et immoraux envers la population.

On doit sérieusement revoir le mode de scrutin.

Statut:

Parmi les pays démocratiques du monde entier, il n'existe plus que trois pays (la Grande-Bretagne, l'Inde, les États-Unis) ayant un système électoral comme le nôtre, soit un scrutin majoritaire uninominal à un tour, la majorité des autres pays ayant un système de représentation proportionnelle ou un mélange des deux systèmes.

Note : Les États-Unis et l’Angleterre ont des règles budgétaires plus sévères lors de l’élaboration des budgets.

Scrutin majoritaire uninominal à un tour

Ces systèmes exigent que l’on vote pour un seul représentant ou un seul parti politique, et ce, pour chacune des circonscriptions électorales du territoire. Les candidats sont élus s’ils obtiennent une majorité simple des votes.  En d’autres mots, un candidat est élu s’il est celui qui a obtenu le plus de votes dans une circonscription électorale.

Faiblesse :

1.       Écarts importants entre le vote de la population et la composition de l'Assemblée nationale

2.       Parce qu'il permet à un parti de gouverner sans avoir obtenu la majorité des votes. Le fait qu'un parti peut avoir une majorité parlementaire sans avoir une majorité populaire fausse la démocratie et accentue le scepticisme des concitoyens sur la pertinence d'aller voter.

3.       Parce que, dans un très grand nombre de circonscriptions, le député a été élu avec moins de 50% des voix et que les voix de ses opposants ne sont pas prises en compte dans le résultat de l'élection Comme d'habitude, des partis se retrouvent avec des monopoles de la députation dans certaines régions alors que le vote de l'électorat y a été tout aussi nuancé que dans l'ensemble du Québec.

4.       Parce qu'il ne permet pas l'expression du pluralisme politique. Les Québécois ne se divisent plus en deux seules grandes "familles politiques"... ou même en trois! Leurs opinions sont souvent beaucoup plus diversifiées

5.       Parce qu'il crée très souvent une majorité de perdants. Combien de citoyens ont "perdu leurs votes" au Québec depuis que le mode de scrutin actuel existe? Des milliers... La démonstration est simple à faire.

6.       Ce système favorise l'instauration d'une alternance entre deux seuls partis (PQ, Libéraux), empêchant le renouvellement de la classe politique, il y a possibilité qu'un système de trafic d'influence se mette en place.

7.       L'objectif du mode de scrutin actuel est de former un gouvernement avec le parti ayant remporté le plus grand nombre de circonscriptions. Pour ce faire, les partis doivent réussir à concentrer géographiquement leurs appuis, peut devenir majoritaire en maîtrisant certaines régions.

Exemple : Montréal n'est pas un enjeu politique, car la moitie est Libéral, l'autre moitié est Péquiste, donc Montréal devient neutre, d’où les politiciens vont se concentrer en région.

Modes de scrutin proportionnel:

Il existe plusieurs modèles de scrutin proportionnel et chacun constitue toujours un compromis entre diverses considérations. Ainsi, selon le modèle adopté, on retrouverait plus ou moins de pluralisme politique; les écarts entre le vote de la population et la composition de l'Assemblée nationale seraient plus ou moins réduits, le poids des votes serait plus ou moins égalisé; le nombre de votes "perdus" serait plus ou moins diminué; les gouvernements élus se rapprocheraient plus ou moins de la majorité absolue des voix exprimées; les possibilités d'atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes ou de faire élire plus de personnes issues de la diversité ethnoculturelle seraient plus ou moins fortes selon leur nombre, leur position dans les listes de candidatures et la longueur de ces listes, etc.

Mais chose certaine, comparés au mode de scrutin majoritaire uninominal, les modes de scrutin proportionnels permettent de faire des avancées importantes sur ces questions, entre autres en regard de la capacité de refléter davantage la volonté populaire exprimée par le vote de l'électorat, de diminuer les distorsions du vote et de favoriser le pluralisme politique. En ce sens, ils amènent une amélioration considérable à l'exercice démocratique que constitue une élection.

Historique:

Relativement simple les deux vieux partis, veulent se partager le pouvoir entre eux au lieu de négocier avec d’autres partis, alors la volonté du peuple on peut passer.

Au Québec... cela fait 40 ans qu'on en parle. Aucun des deux partis politiques qui a occupé le pouvoir durant cette période n'a procédé à la réforme. Pourtant, lors des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques tenus en 2002-2003 sous le gouvernement du Parti Québécois, 90% des 1000 participants se sont montré favorables à un changement de mode de scrutin. En 2006, lors de la Commission spéciale sur la Loi électorale instaurée par le gouvernement du Parti Libéral, et à laquelle 2000 personnes et organismes ont participé, il s'est manifesté une tendance très largement majoritaire pour l'implantation d'un système proportionnel produisant de meilleurs résultats que ce que proposait l'avant-projet de loi.. Plutôt que de réaliser la réforme, le précédent gouvernement a préféré mandater le Directeur général des élections pour qu'il procède à une étude sur le sujet. De nouveau, il flotte en suspens dans les limbes parlementaires, semble-t-il…

Les médias:

Les journalistes, blasés, respectent aussi la consigne du silence se gardant bien d’intervenir comme empêcheurs de danser en rond. Les médias de masse, ne jouent en effet pas leur rôle de promouvoir une meilleure démocratie, préférant se faire complices de l’inaction scandaleuse des deux chefs de partis, repoussant aux calendes grecques le règlement de cette question pourtant indispensable à la revitalisation de la démocratie québécoise.

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    # by Sébas - 5 février 2010 à 17 h 09

    Comme toujours, j'aime bien vos analyses. Pas de blagues, j'aime beaucoup votre blogue.

    Bon, après les fleurs, le pot (en carton)

    Matière à réflexion:

    Québec Solidaire est POUR la proportionnelle et 100% contre la démocratie directe... proposée par Jean Luc Migué.

    Extrait d'un de vos textes:

    "Référendums et initiatives populaires

    · Lorsque les décisions gouvernementales sont soumises au scrutin majoritaire direct, chacun des citoyens vote sur chaque mesure dans un référendum distinct, sans considération des décisions à venir ultérieurement ou prises antérieurement. La démocratie directe retire aux politiciens les outils indispensables au maquignonnage (l'échange de votes) qu'ils pratiquent pour gagner les votes en régime de démocratie représentative. Le marché politique pipé qui caractérise notre régime perdrait une part de ses travers. Les initiatives populaires, où de simples citoyens prennent l'initiative de soumettre une proposition au vote, servent à faire obstacle à la domination des groupes organisés. La faible taille de l'État suisse peut illustrer le sens de cet impact.

    · Cette argumentation explique en même temps l'hostilité des politiciens au principe du référendum et des initiatives populaires. À leurs yeux, l'homme de la rue est trop ignorant pour faire les bons choix. Chez nous, seuls les politiciens peuvent mettre en branle une consultation référendaire et, on le devine, ils le font rarement. La formule freine la puissance des groupes d'intérêt et renforce la voix des simples citoyens aux dépens de l'élite politique

    · La thèse que défendent Romer et Rosenthal (1979) et le résultat qu'obtiennent la plupart des observateurs veulent que l'impact général du référendum soit favorable à l'efficacité des choix publics. Ces deux auteurs concluent qu'en effet les référendums ont plutôt tendance à freiner l'instinct de dépenser qui caractérise toutes les administrations. La Suisse et la Californie font l'objet de critique pour recourir systématiquement à la démocratie directe. Soulignons que le reproche émane des élites politiques et des médias qui s'en font les échos."

    http://www.quebecdroite.com/2010/01/democraties-en-pueril.html