Taxes sur les salaires: un écart de 30% avec l'Ontario
Posted by Québec de Droite in Cout de la masse salariale, Investissement privé, Liberté économique on mardi 9 février 2010
J’ai souvent dit que ton compétiteur direct n’est pas la Chine, mais ton voisin.
Le rôle du gouvernement dans le développement économique doit se concentrer sur l’amélioration du climat d’affaires.
Pourquoi une compagnie investira plus dans une province plus que dans une autre ?
C’est au Québec qu’il en coûte le plus cher parmi toutes les provinces à ce chapitre. L’Ontario, qui prélève aussi un impôt-santé sur la masse salariale des entreprises (équivalent des cotisations au FSS au Québec), présente néanmoins des taux plus bas que les nôtres et prélève des montants moindres
Taxer davantage les salaires que le font nos voisins handicape les employeurs d’ici et nuit au pouvoir d’achat des travailleurs.
Notons que l’employé constate l’impact des contributions qu’il verse sur son talon de paie, mais ne voit pas ce que verse l’employeur.
Ainsi, une taxe sur la masse salariale augmente le coût d’un salaire pour l’employeur et diminue le salaire net pour l’employé. Par exemple, un salaire de 40 000 $ représente dans les faits une dépense de 45 831 $ pour l’employeur alors que l’employé ne recevra que 37 457 $ avant impôt, soit 82 % de ce qu’il en coûtera à son employeur.
Qui plus est, toutes les entreprises doivent verser ces taxes, même celles qui ne font pas de profits, comme c’est le cas également avec la taxe sur le capital, dont le gouvernement du Québec a annoncé l’élimination complète au 1er janvier 2011.
Les différentes taxes sur les salaires imposées aux employeurs du Québec nuisent à sa compétitivité selon Jacques Lamarre, ex-président de la firme de génie-conseil SNC-Lavalin.
Extrait de: Taxes sur les salaires: un écart de 30% avec l'Ontario, Mathieu Lavallée, Argent, 9 février 2010
À son avis, c'est particulièrement vrai pour le secteur des services qui selon lui, constitue le secteur d'avenir pour la province.
Il souligne d'ailleurs que depuis les 15 dernières années, la place qu'occupe le secteur tertiaire dans l'économie québécoise est passée de 70 à 80 %, alors que le secteur manufacturier a perdu du gallon, passant de 20 à 10 %.
« Les taxes vont tuer la poule aux œufs d'or », a-t-il commenté.
C'est que selon l'Institut économique de Montréal (IEDM), les charges sociales imposées aux employeurs, aussi appelées taxes sur la masse salariale, sont de 20 à 30 % plus élevées au Québec par rapport à l'Ontario, selon les méthodes de calcul. Par rapport à l'Alberta, l'écart est d'environ 50 %.
Au Québec, les différentes charges sociales imposées aux entreprises pour financer les différents régimes de rentes, l'assurance emploi, l'assurance parentale, les soins de santé et les protections contre les accidents de travail représentent 11,5 % de la masse salariale selon l'IEDM.
En Ontario, on réclame 8,8 % de la masse salariale d'une entreprise pour financer les mêmes programmes. En Colombie-Britannique et en Alberta, ces cotisations sont de 8 et 6,5 % respectivement.
Selon Michel Kelly-Gagnon, président de l'IEDM, c'est le financement des soins de santé au Québec qui fait le plus mal aux entreprises d'ici, ainsi que les protections contre les accidents du travail.
M. Lamarre a qualifié de « pénalisantes » ces taxes sur la masse salariale, qui ne permettent pas aux entreprises québécoises de se démarquer par rapport à la compétition internationale.
« Pour une entreprise comme SNC-Lavalin, pour certains contrats internationaux, cela pouvait vouloir dire qu'on l'exécutait dans une autre province parce que les coûts de main-d'œuvre étaient moins élevés », a commenté M. Lamarre.
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