Autre exemple de mauvaise gestion à la Ville de Montréal

Comment-peut accorder un chèque en blanc, sans connaitre les dépenses, typique quant ce n’est pas ton argent, ce n’est pas grave !

Quand la Ville a négocié avec le syndicat pour ce régime d'assurances collectives, elle a accepté de payer sa (grosse) part et de céder la gestion au syndicat, À CONDITION que le syndicat la tienne informée des investissements, des développements et de l'évolution de ce régime d'assurances. Or, depuis presque cinq ans, le syndicat des cols bleus refuse de divulguer les chiffres, de montrer les contrats et les résultats de ce régime.

Cinq millions $ par année et la Ville ne sait pas où va l'argent.

Extrait de: Autre exemple de mauvaise gestion à la Ville de Montréal, Jean-Paul Gagné, Les Affaires,  12-03-2010

L'incurie dans l'administration de la Ville de Montréal est bien connue, mais les nouveaux cas de mauvaise gestion ne cessent d'étonner.

Une nouvelle récente du Canal Argent, qui a été confirmée par le Ville de Montréal, nous apprend que celle-ci verse cinq millions de dollars (M$) par année au syndicat des cols bleus pour sa contribution au financement du régime d'assurance maladie de ceux-ci, mais elle ne sait pas comment cet argent est dépensé.

Il s'agit à toute fin utile d'un chèque en blanc puisque le syndicat refuse de rendre compte à la Ville des dépenses du régime. Autrement-dit, la Ville pourrait verser plus que sa part et le syndicat pourrait empocher le reste.

Il s'agit d'une somme de quelque 1 670 $ par employé par année. Le régime couvre l'assurance médicaments, les soins dentaires et certains services connexes.

20 M$ en quatre ans

Cette situation dure depuis quatre ans, si bien que les contribuables de Montréal ont versé 20 M$ pendant cette période, sans savoir si cet argent a été dépensé à bon escient et si une partie de ce montant a été versée en trop.

Le refus du syndicat de donner de l'information sur l'utilisation des sommes versées par la Ville est un geste de mépris des contribuables.

Deux questions :

1. Comment se fait-il que la Ville de Montréal ne gère pas elle-même son régime d'assurance maladie comme le font généralement les employeurs ?

2. Comment se fait-il que la Ville a-t-elle signé une entente qui équivaut à verser un chèque en blanc à un syndicat d'employés?

3. La Ville ne devrait-elle suspendre ses versements aussi longtemps que le syndicat ne lui aura pas montré les pièces justificatives des réclamations faites dans le cadre du régime d'assurance maladie des cols bleus ?

Demandes syndicales

La Ville de Montréal et le syndicat de ses cols bleus tentent actuellement de renouveler la convention collective de ses derniers.

Ceux-ci demanderaient une hausse de salaire de 9,3 % sur quatre ans, alors que la Ville leur offre 4,1% pour la même période. Le syndicat exigerait aussi l'ajout de 624 postes permanents et une somme supplémentaire de 8 M$ pour le régime d'assurance maladie