Centrales à deux vitesses
Posted by Québec de Droite in Fonction publique, Régime de prestation déterminé on vendredi 5 mars 2010
Extrait de: Des retraites dorées, J. Jacques Samson, le journal de Québec, 04/03/2010
Centrales à deux vitesses
Confrontés à cette démonstration actuarielle implacable, des dirigeants syndicaux n’ont rien trouvé de mieux que de discréditer l’IEDM qui a commandité cette recherche. Leur corporatisme leur interdit toute admission, même devant des évidences. Les cotisants du secteur privé à ces organisations syndicales devraient être les premiers à inviter les leaders à davantage de réalisme dans leurs revendications et à cesser de privilégier les membres du secteur public à leur détriment.
Les fédérations de syndicats du secteur public ont un poids dominant à l’intérieur des centrales syndicales et ces dernières font primer les intérêts homogènes de cette catégorie de cotisants sur ceux des membres du secteur privé. Les organisations patronales et d’affaires parlent maintenant non seulement au nom de leurs membres, mais elles se font, par défaut, les porte-voix des contribuables non organisés ou syndiqués du secteur privé. Les mêmes centrales syndicales, qui s’opposent toujours farouchement à des services publics à deux vitesses, en santé par exemple, une pour les mieux nantis et une autre pour l’ensemble des citoyens, ont développé et protègent des conditions de travail à deux vitesses, une pour les employés de l’État et une autre pour ceux du privé, forcés de gaver les premiers.
Les gras dur
Les employés de la fonction publique québécoise, ceux des réseaux de la santé et de l’éducation, sont régulièrement lapidés dans le contexte des présentes négociations. D’autres sont cependant encore bien plus gras dur qu’eux. Les salariés des administrations municipales jouissent d’un avantage de 25 % de leur rémunération globale sur ceux du gouvernement québécois, ceux des sociétés d’État, de 21 %, et ceux des universités, de 8 %. Dans tous les cas, la paie de ces travailleurs sort toujours des mêmes poches. Celles des contribuables.
Ces distorsions entre le public et le privé seront toujours indéfendables
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